Les commissions de suivi au coeur d’une action collective

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Les commissions intégrées sont revenues dans l’actualité cette semaine. Deux cabinets ontariens ont déposé de nouvelles demandes d’autorisation d’exercer une action collective en ajoutant trois autres institutions financières au rang des défenderesses alléguées. L’enjeu : les commissions de suivi versées à des courtiers à escompte visant à rémunérer les conseils qu’ils ne donnent pas.

Les cabinets Siskinds et Bates Barristers en sont au début de leur démarche. En élargissant leur recours aux banques Royale, de Montréal et Nationale cette semaine, le nombre d’actions collectives déposées passe à sept, la liste des défenderesses alléguées incluant également la TD, Scotia/Dynamique, CIBC et Mackenzie. En résumé il est allégué dans ces actions que les défenderesses ont versé des commissions de suivi aux courtiers à escompte auprès desquels leurs fonds communs de placement ont été vendus ou détenus. Ces paiements sont inappropriés, les investisseurs de ces fonds n’ayant reçu aucun service, du type conseils, pour ces frais qu’ils ont payés. Les actions visent à indemniser les investisseurs concernés, ajoutent les cabinets. Le montant concerné a été estimé à 1,3 milliard.

Ces commissions de suivi oscillent autour d’une moyenne de 0,78 %. Elles varient entre 0,25 et 1,5 %, et s’insèrent au sein d’un ratio de frais de gestion se situant généralement entre 1 et 3 %. Elles sont intégrées aux frais de gestion du fonds d’investissement et sont versées annuellement au courtier ou au conseiller en rémunération des services-conseils qu’il prodigue au fil du temps. Or les courtiers à escompte ne peuvent offrir de conseils.

Plusieurs étiquettes

Dans l’industrie, les fonds d’investissement portent plusieurs étiquettes, selon notamment la structure de frais à laquelle ils sont associés. Les fonds de série A, achetés par la plupart des investisseurs, renferment un ratio de frais de gestion plus élevé, comprenant des commissions de suivi visant à rémunérer le rôle conseil et d’accompagnement de l’intermédiaire. Pour leur part, les fonds de série D sont assortis d’un ratio moindre s’expliquant par des commissions de suivi réduites. Ils sont destinés aux investisseurs faisant appel aux services de courtiers à escompte, ou exécutant. Les investisseurs s’en remettant à un compte à honoraire auprès de leur conseiller peuvent se voir offrir des fonds de série F, qui ne versent pas de commission au conseiller.

Biais réglementaire

Le Globe and Mail écrivait cette semaine que la majorité des quelque 15 courtiers à escompte au Canada continuaient à vendre des fonds de série A malgré l’opinion contraire des agences de réglementation et, s’ils avertissaient de la présence d’une structure de frais plus élevés, plusieurs faisaient défaut de proposer un fonds de série D lorsque disponible. Aussi, le quotidien torontois rappelait que le nouveau gouvernement ontarien avait bloqué en septembre dernier la démarche des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), entreprises sous le gouvernement précédent, visant notamment à bannir les commissions de suivi versées aux courtiers à escompte.

Au Québec, on retient, au contraire, les propositions soumises par les ACVM en juin 2018. Cette décision réglementaire a été suivie d’un projet de consultation, publié en septembre, ouvrant une période de consultation de 90 jours terminée en décembre dernier. Pierre angulaire d’une vaste consultation publique lancée en 2012, les commissions intégrées associées aux produits offerts par des organismes de placement collectif (OPC) vont demeurer, à l’exception de ceux vendus par les courtiers exécutants. Ces derniers « se bornent principalement à exécuter des ordres et ne font pas de recommandations en matière d’investissement. Bien que les services offerts par les courtiers exécutants soient limités, avec peu d’exceptions, ceux-ci reçoivent habituellement les mêmes commissions de suivi que les courtiers de plein exercice. On se retrouve ainsi avec des investisseurs indépendants qui détiennent des titres d’OPC acquis par l’intermédiaire de courtiers exécutants, mais paient des conseils qu’ils n’ont pas reçus ni sollicités », ont conclu les ACVM.

Ces recours des cabinets ontariens n’ont pas encore été autorisés et les allégations n’ont pas été prouvées. Mais ils reposent sur un biais réglementaire favorable.

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Paris Kid Week hiver 2019 : nos coups de coeur

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En même temps que le Playtime Paris, Kid Week est le rendez-vous parisien intimiste et professionnel du début d’année en matière de mode enfantine. Pour cette quatrième édition complètement repensée, Kid Week s’installait à la galerie Joseph en plein coeur du Marais, haut lieu de la semaine de la mode. MilK est bien évidemment passé par ici à la découverte des tendances de demain.
Bonton, Bellerose, Finger In The Nose, Tinycottons, Grey label, Mingo Kids ou encore la dernière collection unisexe de Céline Dion (oui oui), les marques d’ici et d’ailleurs étaient au rendez-vous.
Première tendance ; une prédominance des tons chaleureux (ocre, marron, terracotta). Nos petits se pareront également de poils d’alpaga, de pantalons en velours, de fausses fourrures, de pulls brodés et parkas chaudes, pour affronter le froid avec style.

Coups de coeur et happy news : chez les américains RYLEE + CRU, la collection bohème s’orne de matières douces et couleurs sobres, de rayures, fleurs, pois et carreaux pour des looks efficaces (grande nouveauté également, une ligne spécialement pour bébés). Gray Label réitère avec ses nuances naturelles et son vestiaire épuré. Mingo réinterpréte les basiques ultra confortables. Sonia Rykiel joue avec sa rayure mythique. Les israéliens Nununu collaborent avec Céline Dion et lancent “Célinununu”, une marque no gender black and white. Finger in the Nose excelle avec ses doudounes. Toasties développe toute une gamme d’accessoires. Unauthorized étend son vestiaire pointu, spécialement pour les petits garçons. Riveras s’entoure de Léa et Jojo… L’hiver prochain sera douillet, ensoleillé grâce à des teintes chaudes, et toujours aussi créatif via des collaborations inattendues. Mais avant, place à l’été !


Kid-Show

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Dot to Dot Hiver 2020 : nos coups de coeur

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Après le Pitti Bimbo à Florence, Maison & Objet et le Playtime à Paris, le FIMI à Madrid et le Ciff Youth à Copenhague, la team MilK a posé ses bagages 2 jours au Dot to Dot, à Londres. Cette année, the new place to be était the Crypt on the Green. C’était ici, au coeur de Clerkenwell, que les marques de mode enfantine, professionnels du secteur et aficionados s’étaient donné rendez-vous.

Italie, Corée du Sud, Etats-Unis, Espagne, Lettonie… Les créateurs indépendants – sélectionnés avec soin – venaient cette édition, des quatre coins du globe. L’occasion de découvrir de jeunes pousses comme Wex Baby (et ses illustrations frenchies), Fin + Zee (et ses vestes en Denim), Greta’s Room (et ses cols espiègles brodés), Another Fox, Sunny Side of London, Totem Kids, Wildchild London..
On a aperçu aussi, la seconde collection éco-responsable et mixte de Lillan Gorillan (ambiance jungle Fever), les combinaisons façon cosmonaute Compass Kids à customiser, Pigeon Organics et ses looks 70’s (bon point : la marque reverse une part de son chiffre d’affaires à diverses associations comme Médecins sans Frontières), la maille (des gants aux bonnets en passants par écharpes et pulls) de Mabli réalisée au Pays de Galle, les premiers bijoux – délicats, minimalistes et discrets – de Poem, le ciré/sac à dos chez Lule Design (et ses petits chaussons en cuir), et last but not least, le lancement d’une nouvelle matière à partir d’ananas, pour remplacer le cuir chez Infantium Victoria !

Notre crush hiver 2019-2020 : Les looks colorés (et plus spécialement les vestes workers) et fluffy chez Bebebebe, la petite marque sud coréenne !

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Autour du Yangtse, l’aventure chinoise au coeur de Paris

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LA CRITIQUE D’EMMANUEL RUBIN – Cette deuxième adresse parisienne offre une cuisine du Jiangsu tout à la fois rustique et prospère, prodigue à l’émollient, aux cuissons lentes, aux chairs découpées et à ces feux d’épices sans artifice.

Déjà plébiscitée, dans le IXe, comme l’une des plus probantes de la scène régionaliste chinoise, l’enseigne se dédouble en infiltrant le cœur de Paris, sans plus de cosmétique qu’une carte fleuve que l’on effeuille dans l’excitation des carnets de route. Des pages et des plats qui révèlent, à leur façon, Shanghaï, Nankin, les plaines et les rives de la province du Jiangsu. Et de se perdre autant que de se plaire à vagabonder de la baguette, dans cette gastronomie de longue  haleine, tout à la fois rustique et prospère, prodigue à l’émollient, aux cuissons lentes, aux chairs découpées et à ces feux d’épices sans artifice. L’aventure commence  à Saint-Honoré.

Avec qui? Un(e) Langues O’.

Une, deux, trois assiettes… Xiao Long Bao (bouchées vapeur au porc): étonnantes petites bulles à manier avec précaution. Tête de lion (grosse boule de porc haché en cocotte et bouillon): opulente.  Porc braisé Dongpo:  crousti-moelleux. Attention, le canard aux huit parfums à la shanghaïenne est proposé sur commande, la veille.

Service? En version très,  très originale.

L’addition? Rien d’une canonnière! Entre 30 et 50 €, selon l’appétit et la curiosité.

Quelle table? La première sur la gauche, en entrant.

Autour du Yangtse. 150, rue Saint-Honoré (Ier). Tél.: 01 42 61 27 08. Tlj sf dim. Métro: Louvre-Rivoli.

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Les rites au coeur du lien social

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Nous avons coutume d’identifier les rites à la religion. Certes, ils y occupent une place centrale et manifeste. […] Mais c’est une erreur trop courante que de les y confiner. Les ethnologues et sociologues insistent depuis longtemps, en effet, pour en révéler la présence dans d’autres sphères du social, même dans les sociétés engagées dans un processus de sécularisation avancé comme la nôtre. Car les rites sont constitutifs des liens sociaux. Ils font écho à l’importance des sens, des affects, des émotions, de l’imaginaire dans nos vies. « On peut dire sans exagération que le rite est plus important pour la société que les mots pour la pensée. Car on peut toujours savoir quelque chose et ne trouver qu’après les mots pour exprimer ce qu’on sait. Mais il n’y a pas de rapports sociaux sans actes symboliques » (Mary Douglas, De la souillure).

Nous sommes des êtres à la fois rationnels et profondément sensibles, imaginatifs, symboliques, spirituels — en quête de sens à travers les sens, contrairement à ce dont voudrait nous convaincre le rationalisme étroit et l’économicisme ambiants, faisant étrangement de l’ombre à la réalité rituelle, pourtant fondamentale. L’air du temps valorise plutôt à outrance les comportements comptables, l’utilité, l’efficacité, la technique. Il jette inévitablement le discrédit sur une manière d’être enracinée dans le symbolique, l’imaginaire, le sensible. Comme si la raison et l’émotion étaient des soeurs ennemies. Ce faisant, nous en venons à méconnaître notre appétence rituelle, notre besoin du beau comme du pain, du sens comme de l’air — l’espace commun du mystère. Nous agissons dès lors un peu comme le monsieur Jourdain de Molière, opérant des rites sans le savoir tout en condamnant cette pratique comme vétuste et aliénante. Mais alors, croyant nous émanciper, nous nous fermons à la dimension symbolique et religieuse de notre être, de même qu’à la richesse des manifestations rituelles des religions, jugées primitives et insignifiantes ; l’existence et la vie collective s’appauvrissent et s’affadissent alors. C’est sans dire qu’ainsi se développent des formes de compensation, technologiques ou médicamenteuses, pas toujours souhaitables et qui pourraient en quelque sorte préparer le retour du refoulé : des manifestations de violence, celle qui est tapie dans l’expérience humaine et qui ne peut vraiment être évacuée, apprivoisée, pacifiée sans les ressources multiples de l’imaginaire dont les rites font partie. […]

Émotions collectives

Les rites arrêtent symboliquement le temps qui passe, permettent d’habiter pleinement le présent, d’y puiser le sens qui fait vivre et vibrer. C’est là l’oeuvre singulière des rites. Ils mettent en scène et en sens les lieux et les liens vitaux qui nous unissent, font surgir des émotions collectives qui, en retour, nous soudent les uns les autres comme fratrie, communauté de destin. Pas étonnant que l’effervescence, l’émerveillement, l’enthousiasme — qui étymologiquement renvoient au fait d’être possédé par un dieu — soient au rendez-vous avec les rites, car ces émotions expriment bien leur « efficacité » symbolique à créer des liens.

Naître, vivre, grandir, jouer, aimer, souffrir, partager, faire mémoire, transmettre, mourir : toutes ces grandes étapes ou ces moments forts dans la vie ne concernent jamais seulement que nous ; ils mobilisent nos raisons de vivre, et donc la vie dans sa totalité et le sens même du monde — qui peut avoir, pour certains, comme le soulignait Wittgenstein dans ses carnets de guerre, le nom de Dieu.

Certes, les rites, comme toute action, peuvent se pétrifier. Se couper de la vie et de la créativité. Refuser le métissage. Ne plus parler, s’anémier, étouffer le sens de la vie au lieu de le célébrer, de l’animer. On le voit bien dans les religions quand les lieux de culte se coupent de la vie, de la société, du monde, quand les rites devenus autoréférentiels participent alors à l’affadissement de la foi ou de la croyance.

Le pouvoir, qui, pour être effectif, doit étendre ses racines dans le monde symbolique, a également recours aux rites pour maintenir l’ordre. Pour déjouer ces rites, il faut savoir les reconnaître et, parfois, leur en opposer d’autres, subversifs. Or, les temps présents — la crise écologique, l’impasse sociétale du capitalisme — contribuent à insuffler à foison des matériaux symboliques aux rites, pour les rendre aptes à cela, en liant les yeux et les mains au coeur, à l’âme, aux autres, à l’Autre.

S’ils peuvent être le simple reflet de l’air du temps, happés par l’hyperindividualisme, la course effrénée à la consommation et l’obsession de la nouveauté et du changement, les rites peuvent aussi être des formes de résistance vitale, opérant des rapprochements affectifs avec la nature et au sein de la société ; des sources d’apaisement et de réjouissance malgré le tragique de l’existence et les douleurs du monde ; et, enfin, reconnaissance d’une altérité bouleversante au coeur du monde, qui nous aiguillonne pour nous mettre au service et nous rendre solidaires des plus pauvres et des plus démunis.

 

Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ? Écrivez à rdutrisac@ledevoir.com.

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Salon du Livre et de la Presse Jeunesse : nos coups de coeur

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Le thème de cette édition “Nos futurs”, invite les autrices et auteurs à croiser leurs créations avec la façon dont la jeune génération imagine et invente son avenir. Un sujet qui questionne sans concession le pouvoir de l’écriture sur nos trajectoires intimes comme sur notre futur commun. Une thématique qui explore les multiples manières dont les artistes de littérature jeunesse revisitent le passé, s’impliquent dans les grandes questions d’aujourd’hui et contribuent à imaginer l’avenir. L’occasion de nous rappeler le pouvoir et l’impact que les livres peuvent avoir sur la jeune génération.

Morceaux choisis des ouvrages qui ont retenu notre attention. Un choix non exhaustif, tant la proposition est gigantesque et de qualité. Allez-y ce week end !

Pour plus d’infos, c’est par ici 

Les crayons rentrent à la maison

de Drew Daywalt et Oliver Jeffers

éditions Kaléidoscope

La suite de l’excellent Rébellion chez les crayons, un premier opus dans lequel les crayons de Duncan étaient épuisés à force de lui servir à coucher ses dessins sur papier… Les voilà mis au repos bien mérité ! Chaque crayon lui envoie une carte postale de la destination où il passe ses vacances.

La rumeur

de Zaza Pinson et Christine Davenier

éditions Kaléidoscope

Un hérisson, nouveau venu dans la classe et différent des autres est mis à l’écart, et fait l’objet de rumeurs… il serait un voleur…hérisson va finir par craquer et ne pas revenir en classe, ce qui va faire réfléchir ses camarades… et s’i ils l’avaient mal jugé ?… Un bel album utile pour évoquer avec les enfants la notion tristement d’actualité de harcèlement scolaire, qui survient parfois dès la maternelle.

Le Carnaval Jazz des Animaux

de Taï-Marc Le Thanh et Rose Poupelain

éditions Gaultier Languereau

Le célèbre Carnaval des Animaux de Camille Saint Saëns, fait l’objet d’une audacieuse revisite jazz, racontée par le non moins audacieux Edouard Baer. Le Carnaval des Animaux comme vous ne l’avez jamais entendu !

Vive la danse !

de Didier Lévy et Magali Le Huche

éditions Sarbacane

Hector est un enfant remuant, comme on en qualifie tant…Le jour où il se met à la danse c’est le coup de foudre et la révélation ! Mais pas facile pour tout le monde d’accepter que cette discipline soit la passion d’un garçon… Un bel album qui traite de l’acceptation de soi et du regard des autres.

Anatole qui ne séchait jamais

de Stéphanie Boulay et Agathe Bray-Bourret

éditions Fonfon

Anatole est inconsolable et personne ne semble pouvoir soulager sa peine, jusqu’à ce que sa grande soeur Régine se donne pour mission de comprendre ce qui le rend si malheureux… Un autre très bel album sur la quête identitaire et l’acceptation de soi, malgré le regard des autres.

Top Car

de David Cali et Sébastien Mourrain

Les éditions des éléphants

Jacques rêve jour et nuit de la sublime Vénus, voiture objet de son désir qu’il convoite désespérément, imaginant mille et une façons de gagner les 99 999 pez qui lui permettront de l’acheter. Quand il parvient enfin à trouver une solution pour se l’offrir… sort l’Aphrodite, encore plus belle, encore plus grande… Un bel album qui donne à réfléchir sur la société de consommation…

Le Crapaud au pays des trois lunes

de Moïra Conrath, Olivier Prou et Ivan Sollogoub

Le label dans la forêt

Edgar, un gros crapaud un poil ronchon n’aime pas se mouiller et ne sait pas nager. Jusqu’à ce qu’un soir une rainette ne lui révèle ses quatre vérités : “Mon pauvre Edgar, tu es le plus laid des plus laids de tous les crapauds de la mare. Et bon sang que tu sens mauvais !” Edgar aperçoit alors son reflet dans l’eau… Une aventure initiatique à la recherche de la beauté intérieure, menée sous l’oeil d’une drôle de lune et au fil des sons de chants traditionnels du monde. Un album musical tout en poésie à découvrir absolument.

Au 10 rue des Jardins, Recettes du monde à partager

de Felicita Sala

Editions Cambourakis

Une fête se prépare au 10, rue des Jardins, où chacun s’affaire dans son appartement à préparer une spécialité pour garnir la table du grand repas convivial que tous partageront ensuite ! Un magnifique album qui se révèle aussi un véritable livre de cuisine proposant une quinzaine de recettes sucrées ou salées, du monde entier. Un tour du monde culinaire qui invite au partage et à la convivialité.

Le meilleur resto du monde

de Dorothée de Monfreid

Editions Loulou & Cie de l’Ecole des Loisirs

Revoilà les toutous de Dorothée de Monfreid ! Kaki, Zaza, Omar, Micha ou Popov, la fine équipe canine installe cette fois un restaurant dans la forêt. Chacun a une mission bien précise qu’il s’applique à respecter. Sauf que le cuisinier va oublier le principal… préparer les plats mis au menu ! Heureusement comme toujours avec eux tout va finir par s’arranger au mieux…

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L’éducation au cœur du discours inaugural de François Legault

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François Legault a donné le coup d’envoi mercredi à un « redressement national » en éducation, y voyant une façon d’assurer l’« avenir de la nation québécoise ». Le premier ministre a autrement mis en garde contre « la peur du changement ».

« C‘est par l’éducation que le Québec a réussi à rattraper son retard, dans les années 1960. C’est encore par l’éducation qu’on va réussir à relever les défis qui nous attendent », a-t-il fait valoir dans son discours d’ouverture devant l’Assemblée nationale.

Prônant un « nationalisme rassembleur », M. Legault a chargé ses 26 ministres « d’assurer le développement économique de la nation québécoise à l’intérieur du Canada, tout en défendant avec fierté son autonomie, sa langue, ses valeurs et sa culture ».

Curieusement, le thème de la culture a été pratiquement occulté du discours d’ouverture de la session parlementaire du premier ministre. La culture représente « l’âme d’un peuple », quelque chose qui « nous rend fiers », a-t-il dit. Mais, pour cet « important moteur économique », point d’engagement.

En revanche, M. Legault s’est dit déterminé à légiférer sans trop tarder afin d’interdire le port de signes religieux aux employés de l’État « en position d’autorité, y compris les enseignants ». « Il s’agit d’une position raisonnable. On va donc être très fermes, à ce sujet, et on a l’intention de bouger rapidement », a-t-il lancé dans le Salon bleu.

Le chef du gouvernement a aussi réitéré son engagement à réduire le nombre d’immigrants admis au Québec « pour avoir les moyens de mieux intégrer les immigrants au marché du travail, à la majorité francophone et au partage de nos valeurs communes, en particulier l’égalité hommes-femmes ».

« En prendre moins, mais en prendre soin », a-t-il résumé, se gardant de mentionner le nombre d’immigrants attendus en 2019. M. Legault n’a pas dit un mot non plus des « test des valeurs » et « test de français » pour les nouveaux arrivants qu’il avait promis durant la campagne électorale.

Dans une première frappe préventive contre l’opposition, M. Legault a appelé les élus à « débattre d’immigration calmement et sereinement, en évitant les accusations délirantes ». Plusieurs députés libéraux ont alors grommelé. D’autres se sont pris la tête.

Priorité à l’éducation

Après s’être engagé à augmenter année après année le financement du réseau d’éducation, M. Legault a promis de favoriser le développement des enfants à leur plein potentiel en déployant des maternelles 4 ans et en consolidant les centres de la petite enfance (CPE), « deux réseaux complémentaires ».

 

« Ce que je trouve le plus décevant, c’est d’entendre le discours fataliste : “On ne sera pas capables d’offrir des services à tous les enfants de 4 ans d’ici cinq ans.” Je trouve que ce discours manque de volonté politique et d’ambition », a-t-il déclaré, balayant du regard les élus d’opposition.

Outre l’éducation, les « grandes priorités du gouvernement » seront l’économie et la santé, a-t-il ensuite confirmé.

« Voir rapidement un médecin, une infirmière ou un pharmacien quand ils sont malades » : voilà la grande promesse du gouvernement Legault en matière de santé. Là aussi, son discours a été l’occasion de réitérer des intentions mises en avant à maintes reprises : notamment de changer le mode de rémunération des médecins de famille, d’augmenter l’offre de soins à domicile et de commencer à implanter des maisons des aînés. L’âge légal pour consommer du cannabis sera autrement bel et bien établi à 21 ans.

« Faire beaucoup mieux en économie »

L’allocution a sans surprise fait une grande place au thème économique, cher à la Coalition avenir Québec. M. Legault a martelé qu’il se veut « ambitieux pour le Québec ». « J’ai la conviction que la nation québécoise est capable de faire beaucoup mieux en économie. […] C’est une question d’autonomie, mais aussi une question de fierté », a fait valoir l’ex-chef d’entreprise.

À l’approche de la mise à jour économique et financière de son ministre des Finances, il a réitéré sa promesse de « remettre de l’argent dans les poches » des Québécois en créant un nouveau programme d’allocation familiale plus généreux ; en réinstallant le tarif unique dans les CPE ? sans en préciser le montant ? et en adoptant un taux unique de taxe scolaire arrimé au plus bas taux actuel.

En matière d’investissement, M. Legault a lancé l’appel suivant aux entrepreneurs québécois : « Sortez les projets de vos tiroirs et venez nous voir. On va vous aider à réaliser [vos projets]. C’est le temps d’investir ! »

Les chefs des représentations du Québec à l’étranger développeront un « accent qui va être plus commercial, pour promouvoir nos exportations », a indiqué M. Legault.

Sur le plan énergétique, François Legault estime qu’il « faut voir le Québec comme la batterie du nord-est de l’Amérique. Le Québec a le potentiel de devenir une superpuissance énergétique. » L’énergie propre du Québec doit ainsi devenir un « attrait pour les investissements privés », a-t-il dit.

Et si les ventes d’électricité augmentent au point de justifier une relance la production, François Legault pense que c’est par l’éolien que ce développement doit d’abord passer. Des barrages seraient justifiés s’il y a des contrats d’exportation signés.

Défi climatique : « voir la réalité en face »

Souvent qualifié « d’angle mort » dans le discours de M. Legault, le thème de l’environnement a été abordé de front mercredi.

« La survie de notre planète est en jeu », reconnaît M. Legault, appelant la population à « voir la réalité en face et à [se] retrousser les manches ». Quels gestes concrets le gouvernement Legault entend-il faire pour réduire les GES ? À cela, le premier ministre répond qu’il misera sur un investissement important dans les transports en commun et dans l’électrification des transports.

Mais il a aussi souligné que « si on est sérieux dans notre volonté de lutter contre les changements climatiques, il faut éviter les discours idéologiques voulant que tous les projets de construction soient néfastes ».

L’homme politique de 61 a revendiqué l’indépendance d’esprit de son gouvernement. « Je suis déterminé à ne pas gouverner pour les groupes de pression, ni pour les syndicats ni pour le patronat. On doit gouverner pour tous les Québécois. »

Peu de concret, déplore l’opposition

 

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Un homme de coeur, de raison et de parole

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Homme de patrie, de coeur, de conviction. Homme de parole mais aussi d’action. Homme de culture, de dialogue et de famille. Ami, amoureux, patron, collègue. Le premier ministre Bernard Landry a tiré son ultime révérence à son Québec. Tout n’a pas été dit sur cet ardent défenseur d’un Québec libre. Pour le raconter sous des angles plus personnels et méconnus, nous avons tendu la plume à des proches, à d’anciens collègues et même à des adversaires. En leurs mots tendres et lucides, tous le racontent avec un immense respect, en guise de dernier au revoir.

Assis devant une fenêtre de sa maison de Verchères, Bernard pouvait contempler le grand fleuve qu’avaient remonté les vaisseaux du Roy, porteurs des pionniers venus fonder la Nouvelle-France. C’est ainsi que je l’ai vu lors de notre dernière rencontre. Ne respirant que branché à une bonbonne d’oxygène, il ignorait superbement sa fin prochaine, tout à l’évocation du pays qui habitait son rêve passionné.

Idéaliste, utopiste, chasseur de nuages, grisé d’imaginaire, courant vers des destinations inaccessibles, chercheur de l’impossible : tout a été dit, gentiment ou autrement, de l’obsession pour la plénitude québécoise qu’inspira à ce jeune étudiant de Joliette la fréquentation de notre histoire et de celles des autres peuples.

Un rêveur, donc, mais du genre déterminé à passer à l’action. C’est ainsi que Bernard Landry est entré en politique comme en religion, avec d’autant plus d’enthousiasme que tous — lui le premier, peut-être — reconnurent très tôt chez lui une vive intelligence, une personnalité intense et un éclatant don de la parole. J’entends ici la parole faite action, imagée, tour à tour séductrice et incisive, mais par-dessus tout amoureuse de notre langue. Bernard Landry aimait et a servi la langue française, bien sûr par fidélité envers ses pères, mais aussi pour ce qu’elle est, un joyau du patrimoine universel de l’humanité. On me pardonnera de le dire : je n’ai jamais entendu d’acteur politique doté d’un tel bonheur d’expression.

 

Si l’étude des classiques lui fit découvrir le monde de la culture, c’est du combat politique qu’il reçut les dures leçons du réalisme. Il apprit à soumettre au bon sens ses élans lyriques et à traduire son engagement souverainiste en politiques ancrées dans le terreau du faisable.

La souveraineté, en avant

Dans la suite des sommets sur les finances publiques et l’emploi, le soutien sans faille que Bernard Landry apporta comme ministre des Finances à la politique de redressement du gouvernement illustre la symbiose de vues dont il était capable, sur le double plan de la responsabilité fiscale et de la sensibilité sociale. Il s’attela d’abord, aux côtés de Jacques Léonard, président du Conseil du trésor, à l’effacement d’un dangereux déficit. Il contribua ensuite puissamment à la mise en place de généreux programmes, telles l’économie sociale, l’assurance médicaments, l’équité salariale, les garderies, la politique familiale, et, pour finir, au dégagement d’un substantiel surplus budgétaire.

Que lui vint-il à l’esprit, au moment de rendre son dernier souffle auprès de sa fidèle Chantal et de jeter un ultime regard sur ce fleuve fait pour traverser un pays ?

 

Ce progressiste refusa toujours de s’affubler des étiquettes de droite ou de gauche. À l’instar de René Lévesque et de Jacques Parizeau, il comprenait que le Parti québécois était fondamentalement une coalition de gens qui, bien que de tendances diverses, trouvaient leur point de convergence dans la promotion du projet souverainiste. Ne disait-il pas que « la souveraineté n’est ni à gauche ni à droite, mais en avant » ? N’avons-nous pas entendu cet ardent souverainiste mettre le premier ministre Parizeau en garde contre le déclenchement hâtif d’une offensive référendaire qu’il jugeait exposée à un massacre similaire à celui des cavaliers anglais follement lancés contre les canons russes durant la guerre de Crimée de 1854 ?

Sens des responsabilités

Devenu premier ministre lui-même et pressé par l’aile radicale du Parti québécois de tenir un référendum, il fit voir la nécessité d’épargner au Québec les lendemains amers et débilitants d’un troisième rejet du projet souverainiste. Seule « l’assurance morale d’une réussite » pouvait selon lui permettre le lancement d’une autre consultation référendaire. Certains éléments de son parti se sont alors plu à imputer à l’indécision de leur chef ce qui procédait tout simplement, et plus noblement, de son sens des responsabilités envers son peuple. En réalité, il n’y a jamais rien eu de petit ou de disgracieux dans l’idée que Bernard Landry se faisait de la politique et des institutions démocratiques.

Que lui vint-il à l’esprit, au moment de rendre son dernier souffle auprès de sa fidèle Chantal et de jeter un ultime regard sur ce fleuve fait pour traverser un pays ? On aime penser qu’il est parti avec la vision lumineuse d’autres cohortes de jeunes Québécois décidés à vouer leurs énergies et leur talent à la réalisation de leurs rêves pour l’avenir du Québec.

Quant à nous, ses compagnons de route, nous ne pouvons que dire adieu à cet homme que nous avons admiré, respecté et aimé.

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Un coup au cœur | Le Devoir

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Radio-Canada, qui vient de me demander une brève entrevue, m’a appris la mort de Bernard Landry, un ami des Franco-Ontariens. Moi qui revenais d’un rendez-vous chez mon cardiologue, ça m’a donné un coup au coeur. Je le rencontrais souvent. C’était un homme de service qui se souvenait de sa devise scoute, « toujours prêt », et la mettait en pratique pour le rayonnement de la langue française, et un homme qui aimait parler de la patrie.

En 2001, au grand rassemblement du tricentenaire de la signature de la Grande Paix, je lui demandais : « En tant que premier ministre d’un État français, qu’allez-vous faire pour les Franco-Ontariens ? » Il m’avait répondu : « Nous allons d’abord parler de l’indépendance chaque jour, jusqu’à ce qu’elle se fasse, mais nous continuerons à soutenir le mieux-être du fait français chez vous. » Déjà, en tant que ministre québécois, il nous appuyait depuis le premier gouvernement Lévesque, et encore nous a-t-il soutenus financièrement dans notre lutte SOS Montfort.

L’Assemblée des Patriotes de l’Amérique française lui avait déjà fait part de notre volonté de lui remettre le Grand Prix Honoré-Mercier. Nous allons vouloir lui rendre cet hommage, à titre posthume, aux Lundis de l’histoire que nous tenons à la Maison Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dont il est le président honoraire.

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Au cœur de la distillerie futuriste du whisky le plus recherché de la planète

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INNOVATION – Dans un environnement naturellement majestueux, au cœur de l’Écosse, la marque de whisky légendaire The Macallan vient d’inaugurer une distillerie futuriste pour écrire le prochain chapitre de son histoire.

Le projet a été mené tambour battant. Annoncé en 2012, le chantier a démarré en décembre 2014, les premiers whiskys ont commencé à couler dans les alambics en décembre dernier et la distillerie a ouvert ses portes au public le 2 juin. Cet ensemble architectural se niche au cœur d’un domaine de 150 hectares, autour de la demeure historique de la marque, l’Easter Elchies House, un manoir des Highlands construit en 1700. La nouvelle unité et le centre de visite The Macallan vont accompagner le développement à l’international de ce whisky intimiste et très recherché. «Cette aventure inédite nous permet d’envisager l’avenir avec confiance. Nous espérons que cette extension Macallan apportera des retombées significatives au secteur du tourisme, aux exportations de whisky écossais et à l’économie locale», explique Ian Curle, directeur exécutif d’Edrington Group, propriétaire de la marque.

François BOUCHON/Le Figaro

Le cabinet d’architecture Rogers Stirk Harbour + Partners – qui a signé entre autres le terminal 5 de l’aéroport de Heathrow à Londres ou le Centre Pompidou à Paris avec Renzo Piano – a conçu l’ensemble en se plongeant dans les plans historiques du domaine qui date du début du XVIIIe siècle. Ainsi, le bâtiment épouse au plus près les courbes du terrain et se fond dans le paysage grandiose d’un plateau surplombant la rivière Spey, dans le nord-est de l’Écosse. Un geste architectural unique et étonnant dans cette région classée «zone de grande valeur environnementale» où on peut, tous le disent, en un seul jour s’offrir les quatre saisons. Cette réalisation d’avant-garde multiplie les prouesses techniques et magnifie l’originalité des espaces. Toby Jeavons, l’architecte délégué, se souvient qu’il lui a fallu s’initier dans les moindres détails au parcours de la production pour en imaginer cette version, conçue de A à Z, tout en jouant et en respectant les constructions existantes et historiques. «La clef de notre projet devait être l’émotion. Nous avons choisi de guider le visiteur au cœur du processus de fabrication, pour lui faire vivre une expérience unique.»

François BOUCHON/Le Figaro

Si The Macallan voit loin, la marque n’en est pas à son coup d’essai. Il y a environ trente ans, un premier entrepôt en acier inoxydable a été construit ici. Inattendu à l’époque mais très vite copié. Dans cinq ans, quatorze autres bâtiments sortiront de terre sur le domaine. «Nous voulons toujours repousser nos limites, explique Ken Grier, directeur artistique de la marque. Chaque génération cherche quelque chose de différent.» Une actualisation qui englobe aussi l’immense parc entièrement redessiné et réaménagé pour profiter au mieux des ressources naturelles, l’eau en particulier. Ici près de 95  % de l’énergie consommée est issue de sources renouvelables.

François BOUCHON/Le Figaro

Ce qui frappe d’emblée, c’est l’équilibre évident qui s’impose entre le décor naturel, ces paysages sauvages de la campagne écossaise et celui résolument futuriste de cette distillerie construite en trois ans et six mois qui bouscule l’image d’une marque référente. Un décor digne d’un James Bond que ne renierait pas Sean Connery ou qui rappelle aussi celui de la série télé culteLe Prisonnier. Mais ici personne n’est un numéro et chacun a son rôle à jouer pour valoriser et mettre en scène le whisky maison.

François BOUCHON/Le Figaro

Outre les matériaux naturels – la pierre locale, le bois… – qui s’imposaient, il a fallu s’appuyer sur des solutions technologiques parfois inédites pour tisser ce lien harmonieux avec l’environnement. Ainsi la toiture – ondulée et engazonnée – s’avère être l’une des structures en bois les plus complexes au monde avec ses 380.000 pièces, dont 1 800 poutres distinctes. Au final, près de 400 artisans spécialisés dans plus de 20 corps de métier différents sont intervenus.

La transparence est la clef du projet pour que le visiteur profite de l'expérience dans la distillerie. Le mur de verre isole les lieux stratégiques de fabrication et facilite le dialogue entre les univers. <br/>
La transparence est la clef du projet pour que le visiteur profite de l’expérience dans la distillerie. Le mur de verre isole les lieux stratégiques de fabrication et facilite le dialogue entre les univers.
François BOUCHON/Le Figaro

François BOUCHON/Le Figaro

Cette exigence de qualité est au diapason de celle distillée dans la fabrication du précieux breuvage dont la production doit augmenter d’un tiers avec ces nouveaux aménagements. Pas question de lésiner sur les derniers alambics réalisés par la société écossaise Forsyths, qui fabrique depuis les années 1950 des modèles petits et de forme spécifique (quasi exclusive) destinés à The Macallan. Ces maîtres incontestés de l’alambic emploient toujours la technique du martelage à la main utilisée autrefois pour façonner le cuivre. «Nous apportons le plus grand soin à garantir que le spiritueux produit dans cette distillerie soit identique à celui fabriqué dans notre précédent centre de production.

Les matériaux utilisés pour la construction s'inscrivent dans l'environnement et font écho aux ingrédients nécessaires à la production du whisky. Et au milieu coule la rivière, mythique, la Spey...
Les matériaux utilisés pour la construction s’inscrivent dans l’environnement et font écho aux ingrédients nécessaires à la production du whisky. Et au milieu coule la rivière, mythique, la Spey… François BOUCHON/Le Figaro

C’est le début d’un chapitre passionnant dans la saga de la marque», poursuit Ken Grier. Priorité est donc toujours donnée à la sélection rigoureuse des matières premières. The Macallan est l’un des single malt scotch whisky parmi les plus primés au monde, aujourd’hui leader sur certains des marchés mondiaux les plus importants des whiskys écossais, notamment les États-Unis, Taïwan et le Japon. Sa personnalité s’est structurée autour d’une exigence de qualité obsessionnelle et plus que jamais palpable, notamment dans la sélection des fûts de chêne imprégnés de xérès, fabriqués par la même famille depuis quatre générations.

François BOUCHON/Le Figaro

La première série de spiritueux a donc été réalisée dans la nouvelle unité en novembre 2017 et la production globale transférée dans la distillerie en décembre 2017. «Un moment unique pour notre équipe, confirme le Dr Nick Savage, maître distillateur de The Macallan. Cette distillerie constitue un formidable atout en termes d’innovation.» Même enthousiasme chez Nicola Riske, ambassadrice de la marque pour l’Europe centrale et le Sud, lorsqu’elle présente les whiskys de 12, 18 et 25 ans d’âge proposés dans de nouveaux flacons anticontrefaçon ou la gamme trilogie des 12 ans.

François BOUCHON/Le Figaro

Avant de s’installer à Madrid, elle s’est formée en se souvenant qu’elle avait des racines écossaises. Pour mieux faire «le chemin vers le futur », elle continue à apprendre auprès de chaque département ou bien encore du tonnelier, un « maître du bois», pour savoir comment sont fabriqués ces fûts «exceptionnels, qui jouent avec les distillats». D’une importance capitale, insiste-t-elle, pour apprécier la série des Éditions spéciales ces créations emblématiques de la distillerie – 600 bouteilles, pas une de plus – proposées aux collectionneurs du monde entier et qui accompagnent aujourd’hui l’actualité de The Macallan.

François BOUCHON/Le Figaro

Ainsi l’Edition 4, signée par le Master Nick Savage, célèbre la nouvelle distillerie dont le dessin orne la boîte. Arômes boisés, racine de gingembre, fruits secs, une fondation puissante. À chaque édition, sa couleur et son concepteur. Ainsi ce sont les frères Roca qui ont donné le ton de l’Edition 2, le maître parfumeur Rogadove, celui de l’Edition 3, qui joue les notes florales, le citron et les épices sur fond de vanille. Ou encore pour Genesis, présenté en avant-première lors de la soirée d’ouverture, 72 ans d’âge, proposé dans une bouteille Lalique qui s’inspire des courbes de la distillerie et distribué dès le mois de septembre. Entre le groupe Edrington, qui détient aussi les principales marques mondiales de whisky écossais et de rhum premium, et Baron Philippe de Rothschild France Distribution (RFD), qui assure sa diffusion sur le marché français, The Macallan est entre de bonnes mains et son avenir semble tout tracé dans un pays et une région qui séduisent de plus en plus les touristes, où les visiteurs ne cessent d’affluer sur le chemin des distilleries et dont le nombre n’a pas fini d’augmenter.


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118.500 $ pour un whisky japonais Karuizawa 1960 ; 628.205 $ pour une impériale de 6 litres de The Macallan… Dans les deux dernières années, les maisons Bonhams et Sotheby’s ont fait monter les enchères à Hongkong et les flacons les plus rares battent des records. Les carafes Macallan signées par Lalique sont les plus convoitées. Le prix de la dernière édition, 32.000 €, pourrait être multiplié par vingt dans les ventes aux enchères.

Si un Glen Grant 50 ans est proposé 50.000 € les 70 ml, il faut aujourd’hui débourser 10.000 € pour s’offrir un Laphroaig, proposé à 450 € en 2006. Le single malt d’Aberlour de 40 ans en édition limitée présenté dans une malle en cuir est disponible pour 4 500 €. Une marque très recherchée comme Port Ellen peut se vendre 2 000 € la bouteille. Ardbeg ou Glenlivet profitent aussi de l’engouement.

Depuis 2000, les prix des whiskys rares se sont envolés. Ces derniers mois, la valeur moyenne des 100 whiskys les plus cotés a augmenté de 35 %, selon le site Rarewhisky101.com.

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