Instagram, comparé à une drogue par certains de ses premiers employés

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« J’ai l’impression que nous sommes tous accros à une drogue qui ne nous gèle plus », affirme-t-elle pour illustrer les changements dans la relation entre les utilisateurs d’Instagram et l’application.

En 2012, Mme Richardson était responsable de mettre de l’avant les meilleurs comptes Instagram du réseau social, un travail de moine qu’elle effectuait avec une grande passion, à la main, sans l’aide d’un algorithme.

« Dans les premiers temps, vous sentiez que votre publication était vue par des personnes qui se souciaient de vous et dont vous vous souciez, explique-t-elle. Ce sentiment est complètement disparu pour moi. »

Une transition douloureuse

À peine deux mois après son arrivée, les cofondateurs d’Instagram, Kevin Systrom et Mike Krieger, ont vendu l’entreprise à Facebook pour environ 1 milliard de dollars américains. Pour Bailey Richardson, ce moment a marqué le début de la fin pour son réseau social préféré.

En peu de temps, l’équipe de Facebook a transformé l’application de fond en comble afin d’augmenter la rétention des utilisateurs. La petite équipe gérée par Mme Richardson n’a pas été épargnée par les changements : la sélection manuelle des comptes à mettre de l’avant allait devoir être automatisée par un algorithme.

Un point de vue subjectif, selon Instagram

Ce choix était une erreur de jugement de la part de Facebook, estime Bailey Richardson, qui croit que l’entreprise ne comprenait pas que le véritable attrait de l’application venait du fait qu’il existait une connexion humaine entre ses membres et son équipe.

Interrogé par le Washington Post, Instagram s’est défendue d’avoir voulu détruire le travail des premiers artisans de l’application. « Nous n’essayons pas de faire en sorte que vous quittiez Instagram en vous sentant moins bien que lorsque vous êtes arrivés », a indiqué Ian Spalter, chef du design d’Instagram.

Selon M. Spalter, les frustrations exprimées par les personnes qui partagent l’opinion de Mme Richardson sont subjectives et d’autres utilisateurs peuvent, au contraire, se réjouir des changements apportés à l’application.

Qu’à cela ne tienne, après l’acquisition d’Instagram par Facebook, l’entreprise et son application ne correspondaient plus à la vision que Mme Bailey en avait auparavant. En 2014, deux ans à peine après son arrivée, elle a annoncé sa démission, tout comme la majorité des employés rencontrés par le Washington Post.

Le malaise des anciens employés

D’autres membres du premier groupe d’employés d’Instagram ont tenu des propos similaires à ceux de Bailey Richardson alors qu’ils étaient interviewés par le journal américain. Trois employés ont eux aussi comparé Instagram à une drogue dont les effets se sont amenuisés avec le temps.

L’un d’entre eux a même dit se sentir mal à l’aise d’évoquer son passé au sein de l’entreprise dans la vie de tous les jours. Presque tous ceux à qui le quotidien américain a parlé ont indiqué se servir beaucoup moins d’Instagram ou l’avoir carrément effacée.

Attiser la dépendance

Leurs préoccupations font écho à celles de personnes influentes de la Silicon Valley qui ont exprimé leurs inquiétudes et leurs regrets ces derniers mois par rapport aux services et produits qu’ils ont mis au point.

Sean Parker, le premier président de Facebook, a notamment affirmé en novembre 2017 que la dépendance à ce réseau social était attisée volontairement.

Un autre ancien haut gradé de Facebook, Chamath Palihapitiya, estime pour sa part qu’il a participé à la création d’« outils qui sont en train de déchirer le tissu social qui définit le fonctionnement de la société. »

L’entreprise de Mark Zuckerberg est actuellement secouée par une vague de départs de ses dirigeants, dont ceux d’entreprises qu’elle a acquises au cours des dernières années, comme Instagram, WhatsApp et Oculus. L’un d’eux, le cofondateur de WhatsApp Brian Acton, milite d’ailleurs activement pour convaincre les gens de supprimer leur compte Facebook.

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