Toronto à la conquête du sport électronique

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Un texte de Christian Noël

« Enfin Toronto a sa propre équipe, il était temps! » Dan et Carter, deux frères, font la file pour assister au lancement officiel du Toronto Defiant. En fait, ils sont arrivés en premier. Ils ont apporté une figurine représentant un des personnages du jeu vidéo Overwatch dans l’espoir de la faire autographier par des athlètes de sport électronique.

Dan et Carter espèrent faire autographier leur représentation de l’un des personnages du jeu Overwatch. Photo : Radio-Canada/Christian Noël

J’aime regarder le hockey et le baseball à l’occasion, mais je me sens beaucoup plus engagé par le sport électronique et la ligue Overwatch.

Daniel, un amateur du Toronto Defiant

La file d’attente s’étend sur tout un pâté de maisons. Des amateurs passionnés qui ne ratent jamais un match, qui portent des chandails aux couleurs de leur équipe et qui connaissent par coeur les statistiques de leur joueur préféré.

Dans la foule, des jeunes et des moins jeunes, des garçons, mais aussi beaucoup de filles. Parmi elles, Ifrah Noor, qui admet passer beaucoup trop de temps à jouer et à regarder Overwatch.

Ifrah Noor, amatrice du Toronto Defiant Photo : Radio-Canada/Christian Noël

La saison dernière, j’ai regardé plusieurs matchs, mais je devais prendre pour une équipe américaine. Maintenant qu’on a une équipe canadienne, je ne vais pas en rater un.

Ifrah Noor, amatrice du Toronto Defiant

Overwatch, c’est quoi au juste?

C’est un jeu vidéo de tir à la première personne qui se joue seul ou en équipe. La ligue Overwatch compte 20 équipes sur trois continents. Lors d’un match, deux équipes de six joueurs s’affrontent, chacun contrôle un personnage avec des forces et des faiblesses différentes. L’objectif est parfois d’attaquer une cible stratégique ou de défendre un convoi en mouvement.

Une franchise de 35 M$

Détenir une franchise professionnelle de sport électronique sera bientôt aussi rentable qu’une équipe de sport traditionnelle, croit Chris Overholt, le propriétaire de l’équipe Toronto Defiant. « C’est un débouché d’affaire prometteur! »

Chris Overholt est le propriétaire de l’équipe Toronto Defiant. Photo : Radio-Canada/Christian Noël

Chris Overholt a 15 ans d’expérience dans le marketing du sport. Il a travaillé pour les Raptors de Toronto, les Dolphins de Miami et, plus récemment, comme PDG du Comité olympique canadien.

Le modèle d’affaires est le même que le sport traditionnel : on vend des billets, des droits de diffusion, des commandites, de la marchandise, et on reçoit des revenus partagés par la ligue.

Chris Overholt, propriétaire du Toronto Defiant

Quand on lui demande si l’équipe sera rentable cette année ou l’année prochaine, il évite de répondre à la question. « C’est trop tôt pour le savoir, affirme-t-il, ça dépendra du niveau d’engouement local qu’on pourra générer. »

Popularité internationale

Le nombre d’amateurs de sport électronique grimpe en flèche partout dans le monde. Ils étaient 121 millions de spectateurs en 2016. Les analystes prévoient que ce chiffre doublera d’ici 2021.

À lui seul, Overwatch a 40 millions d’adeptes dans le monde. Le Canada arrive troisième en ce qui concerne le nombre de spectateurs pour ce jeu, après la Corée du Sud et les États-Unis.

Le sport électronique fait saliver beaucoup de gens d’affaires dans le milieu du sport. Parmi les investisseurs notoires, il y a l’ex-vedette de basketball Michael Jordan et le chanteur Drake. Même des clubs de sports traditionnels se tournent vers le monde virtuel. La famille Kraft, propriétaire des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, et Comcast, propriétaire de Flyers de Philadelphie, détiennent une franchise dans la ligue Overwatch.

De vrais athlètes?

L’engouement pour le sport électronique peut surprendre le public en général, mais pas les initiés comme Kristopher Alexander, un ex-joueur professionnel de Street Fighter qui a été parmi les 20 meilleurs au monde. Maintenant, il est professeur en design de jeu vidéo au Collège Humber de Toronto.

Kristopher Alexander est un ex-joueur professionnel de Street Fighter. Photo : Radio-Canada/Christian Noël

Selon lui, les joueurs de jeu vidéo sont de vrais athlètes. « Ils font de 200 à 300 clics à la minute », souligne-t-il. Il croit qu’ils seront bientôt reconnus comme des sportifs, comme ce fut le cas pour ceux qui pratiquent le ski acrobatique ou la planche à roulettes.

Avant on disait : “Regarde ces punks qui font des acrobaties. Ce n’est pas un sport, c’est juste un jeu!” Le stéréotype a disparu et ce sont maintenant des sports olympiques. Ce sera la même chose avec le sport électronique.

Kristopher Alexander, professeur au Collège Humber de Toronto

D’ailleurs, Nike vient de signer un contrat avec son premier athlète de sport électronique. Des entreprises comme Red Bull, Coca-Cola, Intel, Audit et Airbus commanditent également différentes ligues ou événements de sport électronique.

Dans les dédales du Collège Humber, Kristopher Alexander nous fait visiter un laboratoire secret. Le local est rempli d’ordinateurs hyper-rapides avec des chaises ergonomiques.

« C’est notre salle d’entraînement pour notre équipe officielle de jeu vidéo », confie-t-il. Avant, les collèges et universités investissaient dans les gymnases et les terrains de football. Aujourd’hui, c’est remplacé par l’infrastructure informatique pour le sport électronique. « Bientôt, on offrira des bourses, comme aux États-Unis, pour attirer les meilleurs athlètes virtuels. »

« Une occasion d’affaires en or »

Lors du lancement officiel du Toronto Defiant, la foule était bigarrée. Les amateurs du jeu Overwatch vêtus des couleurs de la ligue se mêlaient aux invités en veston-cravate comme Daniel Lee, un investisseur qui représente une grande banque canadienne. « Le sport électronique, dit-il, c’est une occasion d’affaires en or. »

C’est très populaire chez les jeunes consommateurs de 18 à 35 ans, un segment de marché crucial. Et ça ouvre la porte au marché coréen et chinois, là où le sport électronique compte le plus d’adeptes.

Daniel Lee, investisseur

À l’échelle internationale, les gens dépensent aujourd’hui plus d’argent dans des produits liés aux sports électroniques que pour la NFL. Les ventes de billets et produits dérivés pourraient dépasser 1 milliard de dollars dès l’an prochain.

« Le monde du sport est en pleine évolution », déclare Daniel Lee. Les jeunes désertent les stades traditionnels et préfèrent la diffusion en direct sur Internet. « Le sport électronique, c’est l’avenir, dit-il, et Toronto sera au centre de cette révolution. »

Mais pour le moment, c’est plus un espoir qu’un fait accompli. Le défi pour une équipe comme le Toronto Defian est de capter l’attention des non-initiés et de construire un aréna électronique pour que leurs amateurs puissent assister aux matchs en personne. Lors de la prochaine saison de la ligue Overwatch, tous les matchs se joueront en Californie, là où se trouve Blizzard Entertainement, le créateur du jeu.

Car d’abord et avant tout, la ligue Overwatch est un immense outil de marketing pour faire la promotion de ce jeu vidéo partout dans le monde.

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Lexus UX 250h, à la conquête de l’Ouest

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ESSAI – Le premier crossover compact de Lexus s’appuie sur sa motorisation hybride pour afficher une sobriété exemplaire et faire la différence avec ses rivales.

C’est tout le paradoxe de Lexus. Reconnue pour la qualité de ses produits et sa signature hybride, un parti pris dans l’air du temps, la marque de luxe de Toyota peine encore à s’imposer en Europe face aux trois mastodontes du marché (Audi, BMW et Mercedes). Une situation qui pourrait bien changer au cours de l’année 2019, à la faveur de l’arrivée sur le marché de l’UX, un véhicule de loisir compact en phase avec la physionomie du marché européen. Lexus projette d’augmenter ses volumes de 25 % pour atteindre 100 000 unités en Europe. En France, avec ce modèle, le constructeur espère quasiment doubler ses ventes et franchir le cap des 10 000 unités, à partir de 2020.

Les lignes démonstratives s'inspirent des derniers modèles Lexus.
Les lignes démonstratives s’inspirent des derniers modèles Lexus. Rouffignac Bernard

Non content de surfer sur la vague hybride, l’UX comble un vide dans la gamme et se place au cœur du marché des véhicules de loisirs, entre la berline CT 200h et le SUV NX qui revendique le statut de grand frère. De ce dernier, l’UX épouse le style piquant et démonstratif qui le distinguera de ses concurrentes que sont l’Audi Q3, la BMW X1, la Jaguar E-Pace et la Mercedes GLA. À l’instar du crossover étoilé, l’UX s’apparente plutôt à une berline surélevée qu’à un SUV avec sa garde au sol de 160 mm. S’il prend la tête de la catégorie en longueur (4,49 m), il ne peut rivaliser avec les modèles allemands en habitabilité aux places arrière. Son empattement de 2,64 m est identique à celui du Toyota C-HR à qui sa plateforme GA-C doit beaucoup. L’UX diffère de sa cousine par une rigidité accrue due à l’association du collage et du soudage et par la possibilité de greffer une suspension adaptative, en option sur la finition UX F Sport et de série sur les versions haut de gamme.

L'intérieur du Lexus UX se distingue par une planche de bord profonde et un grand champ de vision.
L’intérieur du Lexus UX se distingue par une planche de bord profonde et un grand champ de vision. Rouffignac Bernard

Toute à sa logique de séduire l’automobiliste européen, l’UX s’appuie sur une ergonomie nettement améliorée. La console centrale est désormais orientée vers le conducteur comme chez BMW; la forêt de commandes caractéristique du NX s’est estompée; écran central de 7 ou 10,3 pouces s’inspire d’une tablette. Pour naviguer dans le menu, le curseur se déplace à l’aide d’un doigt sur le pavé tactile situé sur le tunnel central. Malgré la présence d’un retour d’effort, il faudra un peu de pratique avant de pointer la flèche sur la fonction désirée. Quant au choix des matériaux et à leur assemblage, il répond au même souci d’exigence que les autres modèles Lexus et prend ainsi ses distances avec ses rivales.

La banquette arrière est vraiment dessinée pour deux personnes.
La banquette arrière est vraiment dessinée pour deux personnes. Rouffignac Bernard

Si l’espace est généreux aux places avant, on ne peut hélas pas en dire autant de la banquette arrière vraiment dessinée pour deux personnes et à l’accès vraiment exigu. L’UX est surtout handicapé par le volume de son coffre, rendant au moins 80 litres (277 litres) au C-HR en raison de l’intégration sous le plancher de la batterie du circuit 12 volts. Les ingénieurs espèrent cependant atteindre les 300 litres lors du lancement du véhicule, début 2019. En matière de technologie, le crossover Lexus n’a rien à envier à ses concurrents et reçoit l’affichage tête haute, des aérateurs éclairés et la batterie d’aides à la conduite, dont le système Safety+ de détection des piétons de nuit, des cyclistes de jour uniquement. La version Exécutive a même droit à la caméra panoramique (360 degrés) et à la fameuse chaîne hi-fi Mark Levinson de 668 watts. Une installation qui servira à masquer quelques bruits aérodynamiques au-dessus de 100 km/h car, pour le reste, l’UX est un modèle de silence.

Là réside son premier atout par rapport à ses concurrents, l’UX s’appuie sur sa technologie hybride de quatrième génération pour démarrer sur son moteur électrique. Le 4-cylindres 2 litres de 146 chevaux à cycle Atkinson ne s’anime à l’aide d’une seconde machine électrique que lorsque la batterie est vidée ou que l’on sollicite la puissance. Il établit un nouveau record de rendement à 41 % pour un moteur à essence, grâce à un apport volumétrique élevé (14: 1), une distribution variable à l’admission et une double injection D4-S (directe et indirecte) optimisée. Dans la pratique, on ne roule jamais très longtemps dans le silence de la propulsion électrique mais les stratégies de fonctionnement privilégient ce module. La batterie placée sous la banquette se recharge très vite.

L'UX 250h fait preuve d'une grande sobriété, échappant au malus.
L’UX 250h fait preuve d’une grande sobriété, échappant au malus. Rouffignac Bernard

Dans une descente, le système peut couper le moteur thermique jusqu’à 115 km/h. Au gré des kilomètres qui s’égrènent dans une ambiance apaisée, on est surtout frappé par le parfait accord moteur-transmission qui se caractérise par la disparition de l’emballement caractéristique du 1.8 litre du C-HR. Certes, malgré ses 178 chevaux de puissance cumulée, l’UX ne peut contester la supériorité des allemandes en termes d’agilité et de performances en raison d’une masse élevée, malgré des ailes, un capot avant et des portes en aluminium. La direction peu informative et dénuée de rappel en ville ainsi que le freinage délicat à doser ne contribuent pas au dynamisme de l’UX. Il est crédité de 8,5 secondes pour atteindre les 100 km/h. Mais à l’heure où les automobilistes traquent les coûts, le crossover pourrait bien empocher la mise. Sa consommation normalisée de 4,1 l/100 km lui vaut d’échapper au malus (96 g/km de CO2). Même la version 4 roues motrices E-Four (+ 1 500 euros) brille par sa sobriété, revendiquant 4,6 l/100 km (106 g de CO2). Ce modèle ajoute un troisième moteur électrique qui entraîne les roues arrière. Délivrant seulement 7 chevaux, il n’active la transmission intégrale que jusqu’à 70 km/h.

Notre avis

Lexus a tardé à proposer un véhicule de loisirs compact mais il arrive à point nommé avec un UX sans équivalent sur le marché du fait de son hybridation. Sa sobriété qui le dispense de malus, son confort remarquable, sa finition soignée, sa dotation généreuse et ses formes aguichantes pourraient lui valoir les faveurs d’une clientèle aspirant au changement. Il lui faudra alors fermer les yeux sur une transmission intégrale ne fonctionnant qu’à basse vitesse et sur un espace de chargement vraiment réduit.

Fiche technique

Moteur: 4 cylindrs essence hybride, 1.987 cm3

Puissance: 178 ch à 5.200 tr/min

Couple: 180 Nm à 4.400 tr/min

Transmission: traction ou intégrale

Boîte: électrique à variation continue

Dimensions (L/l/h): 4.495/1.840/1.520 mm

Coffre: environ 300 dm3

Poids: de 1.540 à 1.620 kg

0 à 100 km/h: 8,5 et 8,7 s

Vitesse: 177 km/h

Consommation: 4,1 et 4,5 l/100 km

Emissions de C02: 96 et 106 g/km

Prix: de 36.990 à 56.490 €

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