Affaire SNC-Lavalin: le principal conseiller de Justin Trudeau, Gerald Butts, démissionne

[ad_1]

Le secrétaire principal du premier ministre Justin Trudeau — son premier et plus proche conseiller — a démissionné de son poste dans la foulée de la controverse entourant SNC-Lavalin et le départ du cabinet de Jody Wilson-Raybould. Gerald Butts affirme n’avoir rien fait de mal mais devoir partir pour protéger le gouvernement.

« Récemment, des sources anonymes m’ont accusé d’avoir fait pression sur l’ancienne procureure générale, l’honorable Jody Wilson-Raybould, afin d’offrir à SNC-Lavalin la possibilité de négocier un accord de réparation, écrit M. Butts dans son communiqué de presse. Je nie catégoriquement les allégations selon lesquelles moi ou un membre de ce cabinet aurait tenté d’influencer Mme Wilson-Raybould. Nous respectons le rôle unique qu’est celui de procureure générale. Mon entourage et moi avons agi avec intégrité et dans le meilleur intérêt des Canadiens en tout temps. »

Depuis que le Globe and Mail a allégué que l’entourage de M. Trudeau avait fait pression sur la ministre de la Justice d’alors pour qu’elle ne dépose pas d’accusations criminelles contre le géant SNC-Lavalin et négocie plutôt un accord de poursuite suspendue, M. Butts était dans la mire publique. Il a parlé avec Mme Wilson-Raybould en décembre à ce sujet et lui a conseillé de s’adresser au greffier du Conseil privé (le premier fonctionnaire de la fonction publique fédérale). Pour cette raison, les partis d’opposition à la Chambre des communes voulaient entendre sa version des faits en comité parlementaire. Jusqu’à présent, la majorité libérale sur le comité s’y opposait. Le comité doit se rencontrer à huis clos demain pour reconsidérer la question. M. Butts réitère qu’il n’a rien à se reprocher, mais que les apparences ont aussi leur importance.

« Toutes allégations selon lesquelles moi ou un membre de notre personnel aurait fait pression sur la procureure générale sont simplement fausses », écrit-il avant d’ajouter : « Mais la réalité, c’est que ces allégations existent. Elles ne peuvent pas et elles ne doivent pas en aucun cas faire obstacle au travail essentiel qu’effectue le premier ministre et son bureau au nom de tous les Canadiens. Ma réputation est ma responsabilité. C’est à moi de la défendre. C’est dans les meilleurs intérêts du cabinet et de son important travail que je démissionne. »

Dans un bref commentaire publié sur Twitter, M. Trudeau a déclaré que « Gerald Butts a servi notre gouvernement — et notre pays — avec intégrité, sagesse et dévouement. Je tiens à le remercier pour son service et son amitié indéfectible. » 

 

Dans son autobiographie de 2014, Justin Trudeau décrit Gerald Butts comme son « meilleur ami » et son « plus proche conseiller ». Les deux hommes ont étudié ensemble la littérature anglaise à McGill et ont fait partie de la même équipe de débats. Gerald Butts a même aidé Justin Trudeau à rédiger la fameuse eulogie qu’il a prononcée aux funérailles d’État de son père en 2000, eulogie touchante qui avait grandement contribué à allumer l’intérêt du public pour le jeune homme et à générer des spéculations sur ses ambitions politiques.

   

Immanquablement, M. Butts se trouvait aux côtés de M. Trudeau depuis octobre 2012, lorsqu’il s’est joint à sa campagne au leadership. Aucune décision importante n’était prise sans que les deux hommes en discutent. Il était plus que son bras droit : il était aussi ses yeux et ses oreilles. Par exemple, lorsque la ministre Chrystia Freeland voyageait aux États-Unis pour négocier l’accord de libre-échange, M. Butts l’accompagnait.

Gerald Butts, 47 ans, est un opérateur politique de l’ombre depuis toujours. Dans sa jeunesse, sur recommandation de sa tante sénatrice, il travaille pour le sénateur Allan MacEachen à la préparation de mémoires qui ne seront jamais publiées. Il passe ensuite à la scène politique provinciale, devenant en 1999 le conseiller principal du libéral Dalton McGuinty.

Gerald Butts accompagne ce dernier pendant ses deux mandats de premier ministre de l’Ontario. Déjà à cette époque, on le considérait comme le cerveau politique de l’administration McGuinty et il avait conservé ce rôle auprès de Justin Trudeau.

Il fait une pause de la politique en 2008, devenant le président du groupe environnemental World Wildlife Fund (WWF). La cause environnementale lui tenait à coeur. Dans sa lettre de démission, il se permet d’ailleurs quelques commentaires sur l’importance de la lutte aux changements climatiques, disant espérer que la réponse canadienne à ce défi sera « collective, non-partisane et urgente comme la science l’implore ».

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس