Saint-Adolphe: le ministre sévit contre Hydro-Québec

[ad_1]

Hydro-Québec va devoir rendre des comptes au ministère de l’Environnement pendant trois ans pour les dégâts causés le long du chantier de la ligne de haute tension qui passe par Saint-Adolphe-d’Howard.

En décembre, la ministre de l’Environnement d’alors, MarieChantal Chassé, avait émis un « avis préalable à l’ordonnance » pour informer la société d’État qu’elle avait l’intention de sévir contre elle dans ce dossier.

Hydro-Québec a eu par la suite la possibilité de faire des représentations pour éviter ladite ordonnance. Or, selon les informations du Devoir, cette ordonnance sera bel et bien délivrée.

Une conférence de presse doit avoir lieu à ce sujet vendredi à Saint-Adolphe en présence du ministre de l’Environnement, Benoît Charette, et de la députée locale, Agnès Grondin.

D’une longueur de 42 kilomètres, le chantier de la ligne Grand-Brûlé–Saint-Sauveur vise à mieux fournir en électricité la couronne nord de Montréal.

Depuis l’été, Hydro-Québec et ses sous-traitants ont reçu au moins 15 constats d’infraction du ministère pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l’environnement lors des travaux. La société d’État a aussi reçu deux sanctions administratives avec des amendes, dont la dernière de 10 000 $ remonte à novembre.

Des comptes à rendre

Le ministère reproche à la société d’État d’avoir fait preuve de négligence et de ne pas avoir pris suffisamment de précautions pour empêcher que le chantier entraîne d’importantes boues et des dépôts de sédiments dans les lacs à proximité. S’ajoutent à cela des interventions non autorisées sur des cours d’eau et des atteintes aux milieux humides.

L’ordonnance force Hydro-Québec à tout mettre en oeuvre pour prévenir de nouveaux dégâts tout en remettant en état les milieux humides touchés. Pendant trois ans, la société d’État devra déposer au ministère un rapport de suivi annuel sur l’état du site.

Il s’agit d’une mesure de contrôle assez exceptionnelle. En dix ans, c’est la première fois qu’Hydro-Québec fait l’objet d’un tel recours.

Invitée à réagir jeudi, la société d’État a voulu faire preuve de bonne foi. « Nous allons prendre l’annonce du ministre avec humilité et nous partageons son intention de prendre les mesures nécessaires pour protéger l’environnement », a déclaré son porte-parole Maxence Huard-Lefebvre.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

De faux comptes Twitter étrangers contre les pipelines et l’immigration au Canada

[ad_1]

Un texte de Jeff Yates avec Roberto Rocha

Au total, quelque 21 600 messages Twitter de ces faux comptes ont directement visé les Canadiens. De plus, un réseau de comptes automatisés a agi de façon concertée pour amplifier des messages négatifs envers des projets de pipelines canadiens, dont les pipelines Keystone XL et Kinder Morgan.

Twitter a supprimé ces comptes depuis. Le réseau social soupçonne qu’ils étaient gérés en Russie, en Iran et au Venezuela.

Dès 2013, 245 de ces faux comptes ont partagé les publications d’activistes, de politiciens et de médias canadiens, notamment concernant les possibles impacts environnementaux des projets et l’opposition citoyenne.

Le plus grand nombre de partages de publications au sujet des pipelines a eu lieu le 24 janvier 2017, quand le président américain, Donald Trump, a signé un décret présidentiel donnant le feu vert aux projets Keystone XL et Dakota Access. En tout, des tweets mentionnant ces pipelines ont été partagés quelque 9240 fois au total au Canada et aux États-Unis.

Même si ces faux comptes et leurs publications ne sont plus disponibles sur Twitter, le réseau social les a rendus publics le 3 février (Nouvelle fenêtre). Cela s’inscrit dans une volonté de Twitter d’être plus transparent et de combattre l’ingérence étrangère lors d’élections.

L’année dernière, Radio-Canada et CBC (Nouvelle fenêtre) rapportaient que de faux comptes russes semblaient avoir tenté de semer la division au Canada en retweetant des messages polémiques à propos d’enjeux controversés comme les réfugiés et l’immigration. Cette nouvelle base de données démontre que des campagnes semblables auraient pu provenir d’autres pays.

Les faux comptes iraniens fustigent les pipelines

Les gestionnaires des faux comptes semblaient bien connaître le débat des pipelines au Canada, partageant les publications de plusieurs de ses figures clés.

L’activiste canadien Mike Hudema, de Greenpeace, figure au huitième rang des comptes les plus partagés par ces faux comptes. M. Hudema s’est montré farouchement opposé aux pipelines et au développement des sables bitumineux. Les faux comptes éliminés par Twitter ont partagé ses publications 53 fois au total.

Beaucoup de ces faux comptes avaient peu d’abonnés, mais leur comportement indique qu’ils essayaient potentiellement d’amplifier et d’orienter le débat sur Twitter, selon Kate Starbird, professeure adjointe au département du design et de l’ingénierie centré sur l’humain à l’Université de Washington.

Mme Starbird a étudié les discussions en ligne à propos du mouvement Black Lives Matter en 2016. Elle a déterminé que de faux comptes russes avaient réussi à infiltrer des mouvements militants dans les deux camps et les avaient mis en opposition. « Ils essaient de s’immiscer dans une communauté très active politiquement, d’amplifier leurs messages pour avoir l’air d’être un d’eux, puis de graduellement essayer d’orienter le message pour mieux refléter leurs objectifs politiques, affirme-t-elle. Tous les comptes ne réussiront pas, mais une fois de temps en temps, ça fonctionne. »

Même si les faux comptes supprimés par Twitter ont publié relativement peu de tweets au Canada et généré peu de réactions, ils auraient pu quand même représenter une menace s’ils avaient été laissés en ligne, croit Mme Starbird. Elle explique que plusieurs chercheurs avaient détecté des traces de campagnes d’ingérence sur le web il y a quelques années, mais les ont ignorées puisqu’elles étaient à petite échelle. « Ces campagnes étaient probablement importantes à l’époque, mais nous n’avions pas saisi ce qui se passait », reconnaît-elle.

L’Iran, le pétrole et les pipelines

Bien que Twitter ne peut pas confirmer que les 2617 faux comptes iraniens sont liés au gouvernement de ce pays, le réseau social affirme avoir supprimé les comptes pour avoir participé à « une campagne d’influence que nous croyons potentiellement provenir de l’Iran ».

Selon Sami Aoun, professeur à l’Université de Sherbrooke et expert en politique au Moyen-Orient, l’Iran a intérêt à voir les projets de pipelines canadiens et américains achopper. Le gouvernement utilise aussi la propagande sur le web pour en arriver à ses fins, selon lui.

« Les Iraniens tentent de court-circuiter les sanctions américaines en vendant leur pétrole en Asie. Pour garder un certain avantage en Chine et en Inde, il se peut qu’ils essaient d’empêcher le Canada de développer des pipelines, qui pourraient permettre au Canada d’avoir un meilleur accès à ces marchés », explique M. Aoun, directeur de l’Observatoire du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal.

L’année dernière, le Congrès américain avait constaté que de faux comptes tentaient d’influencer le débat sur les pipelines (Nouvelle fenêtre) au Canada et aux États-Unis. Plus de 9000 publications sur de nombreux réseaux sociaux liés à l’ingérence politique russe avaient été identifiées par un comité de la Chambre des représentants.

La stratégie d’Ottawa

La décision de Twitter de dévoiler la liste de ces faux comptes et leurs publications est survenue moins d’une semaine après que le gouvernement du Canada eut mis en place une série de mesures pour combattre l’ingérence étrangère visant les élections au pays.

En vue du scrutin d’octobre, la ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, a annoncé le 30 janvier la création du Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignement visant les élections (MSRE). Ce groupe comprend :

  • le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS);
  • la Gendarmerie royale du Canada (GRC);
  • le Centre de sécurité des télécommunications (CST)
  • Affaires mondiales Canada (AMC).

Il a pour mandat entre autres de surveiller les tentatives d’ingérence étrangères sur le web.

« Bien que les médias sociaux et les plateformes numériques ont créé des endroits qui permettent aux Canadiens de dialoguer à propos d’enjeux importants, elles ont aussi été manipulées pour propager de la désinformation, créer la confusion et exploiter les divisions sociales, affirme Amy Butcher, porte-parole de la ministre Gould. Nous nous attendons à ce que ces [réseaux sociaux] prennent des mesures concrètes pour combattre la manipulation. »

Par ailleurs, l’année dernière, le Centre de sécurité des télécommunications a publié un rapport détaillant les cybermenaces potentielles visant la démocratie canadienne. Les réseaux de faux comptes automatisés et les campagnes d’influence sur les réseaux sociaux faisaient partie des menaces identifiées. Joint pour commenter cette nouvelle tentative, un porte-parole du CST a affirmé que l’agence « ne peut pas commenter des acteurs potentiels de menaces, leurs activités ou quelconque opération du CST ».

Kate Starbird pense quant à elle que l’ingérence politique est l’affaire de tous. « Si vous êtes un être humain sur cette Terre et vous passez du temps en ligne, j’assume que vous allez voir tôt ou tard quelque chose qui provient d’une des campagnes d’influence présentement en place », soutient-elle.

Ailleurs dans le monde

Plusieurs pays occidentaux s’inquiètent de l’ingérence étrangère sur les réseaux sociaux.

Pendant la campagne présidentielle de 2016 aux États-Unis, une vaste campagne liée à l’Internet Research Agency (IRA), une « usine à trolls » basée à Saint-Pétersbourg et réputée proche du Kremlin a été déterrée par de nombreux chercheurs, journalistes et agences gouvernementales américaines.

En février 2018, 13 ressortissants russes liés à l’IRA ont été inculpés par le procureur spécial Robert Mueller pour avoir participé à une possible tentative d’influence sur la politique américaine.

Les comptes automatisés russes ont amplifié la crainte de l’immigration

En plus de la possible campagne d’influence iranienne, une série de faux comptes russes ont aussi tenté de viser les Canadiens, cette fois-ci avec des messages qui cherchaient à amplifier les craintes de l’immigration et les théories conspirationnistes.

Une bonne partie de ces messages semblent avoir été publiés en réaction à des sujets d’actualité, comme la tuerie de la mosquée de Québec, en janvier 2017, ou l’annonce du président Trump de vouloir bloquer l’arrivée de citoyens de certains pays à forte majorité musulmane.

Dans la plupart des cas, le même tweet, souvent copié d’un vrai compte, a été amplifié par l’ensemble du réseau de faux comptes. Ces messages, par exemple, ont été propagés de multiples fois (traduction libre de l’anglais).

  • Le 9 septembre 2015 : « Il est maintenant temps de porter le blâme : #Alyan et le mythe d’un #Canada « généreux »! #CriseRéfugiés #Réfugiés »
  • Le 28 janvier 2017 : « Le Canada veut accueillir des « réfugiés » musulmans non vérifiés qui ont été arrêtés dans des aéroports américains »
  • Le 15 juillet 2017 : « Le mondialiste Trudeau demande aux Américains de se débarrasser de leurs frontières et du slogan « l’Amérique en premier » »

De faux comptes liés à la Russie ont aussi partagé des messages d’au moins 24 Canadiens qui faisaient la promotion de la conspiration QAnon. Cette théorie complotiste avance qu’un membre de l’administration Tump publie secrètement des messages sur le forum anonyme 8chan, se faisant passer pour un certain « Q ».

Cette personne a fait un certain nombre d’affirmations sans fondement. En octobre 2017, elle indiquait que la candidate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, était sur le point d’être arrêtée et jetée devant un tribunal militaire. Depuis maintenant un an, cette personne laisse croire que M. Trump déclenchera sous peu « la Tempête » (« The Storm »), une sorte de coup d’État interne qui vise à éliminer les ennemis de « l’État profond » (« Deep state ») du gouvernement américain. En dépit des promesses de « Q » dans quelque 2600 publications, aucune de ces prédictions ne s’est avérée.

L’arrivée de cette conspiration américaine au Canada en a fait sourciller plusieurs. Des slogans de QAnon ont été repérés lors de manifestations des gilets jaunes dans de nombreuses villes canadiennes en fin 2018.

Méthodologie

Nous avons téléchargé et analysé 9,6 millions de publications provenant de faux comptes rendus publics par Twitter. (Nouvelle fenêtre)

Pour isoler les publications qui visaient les Canadiens, nous avons utilisé 67 mots-clés en anglais contenant le nom de personnalités canadiennes connues (Justin Trudeau, Andrew Scheer, Ezra Levant), des lieux (Toronto, Alberta), des organismes (Kinder Morgan, CBC, NPD), en plus de mots-clics populaires, comme #cdnpoli, #onpoli et #polqc.

Ces tweets ne représentent pas nécessairement tous ceux qui parlent du Canada, et certains messages qui visent des Américains ont pu se retrouver dans cette base de données.

Le code utilisé pour analyser les tweets se retrouve sur GitHub (Nouvelle fenêtre) (en anglais seulement).

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Immigration: François Legault proteste contre le refus du fédéral

[ad_1]

Le premier ministre François Legault proteste contre le refus d’Ottawa de permettre au Québec de fixer ses propres critères de sélection des résidents permanents.

« Si M. Trudeau nous empêche d’arriver à cet objectif [de mieux répondre aux besoins de main-d’oeuvre et de créer des tests de connaissance du français et des valeurs québécoises], il va payer un prix politique », a averti M. Legault à quelque huit mois des prochaines élections fédérales.

Par médias interposés, il a pris soin de rappeler à son homologue fédéral, Justin Trudeau, le « mandat fort » de revoir le système d’immigration que lui a confié la population québécoise le 1er octobre dernier. « On a l’appui des Québécois », a-t-il insisté en marge d’une annonce à Beauceville, vendredi. « [M. Trudeau] ne devrait pas être surpris de la demande qui a été faite hier. […] C’était dans notre programme électoral et on a eu une belle victoire, solide », a-t-il ajouté.

Le projet de loi 9 accorde de nouveaux pouvoirs au ministre québécois de l’Immigration, notamment celui de déterminer les « conditions qui affectent la résidence permanente », qui est octroyée par Ottawa aux ressortissants étrangers établis au Québec, et ce, pour assurer « la satisfaction des besoins régionaux ou sectoriels de main-d’oeuvre » ou encore « l’intégration linguistique, sociale ou économique » du nouvel arrivant.

À Ottawa, le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic Leblanc, a balayé du revers de la main la demande du gouvernement québécois de fixer ses propres conditions à la délivrance, au maintien ou au retrait du statut de résident permanent canadien de tout nouvel arrivant sur le territoire québécois. « Plus d’analyses sur le projet de loi 9 sont nécessaires, mais de prime abord, nous ne sommes pas favorables à la réintroduction de la résidence permanente conditionnelle », a-t-il indiqué moins de 24 heures après le dépôt du projet de loi 9 à l’Assemblée nationale. « Ce n’est pas un non. Ici, c’est une invitation à discuter, puis travailler ensemble », a dit de son côté le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé se désole de cette deuxième rebuffade infligée par Ottawa au Québec en une semaine : non à une déclaration de revenus unique traitée par le Québec, non à davantage de pouvoir en matière d’immigration. « On propose au gouvernement de la CAQ un projet emballant qui mettra fin à ces refus : l’indépendance du Québec », a lancé la députée de Joliette, Véronique Hivon.

L’élection d’un gouvernement « nationaliste », « autonomiste » se traduira nécessairement par des « gains » pour le Québec face à Ottawa, a réitéré M. Legault vendredi. Quels sont les gains réalisés depuis la prise de pouvoir de la CAQ ? lui a-t-on demandé. « Je viens d’arriver », a rétorqué le premier ministre, avant d’ajouter : « Je pense qu’on a obtenu de l’argent sur un certain nombre de dossiers du gouvernement fédéral… »

Consensus québécois ?

M. Legault a demandé vendredi à tous les partis politiques de serrer les coudes afin de « protéger l’autonomie du Québec ». À ses yeux, la demande faite à Ottawa de « ravoir le pouvoir de fixer des conditions dans le choix des nouveaux arrivants, ce qui avait été obtenu par Robert Bourrassa en 1993, [mais] laissé par [Philippe] Couillard et Kathleen Weil il y a quelques années » devrait faire l’objet d’« un consensus » à l’Assemblée nationale.

Même s’il n’appuie pas la réforme du système d’immigration proposée par le gouvernement caquiste, l’élu de Québec solidaire Andrés Fontecilla revendique « tous les pouvoirs au Québec en immigration comme dans tous les domaines ». « Le projet de loi de la CAQ semble traiter les humains comme de la marchandise et jette à la poubelle 18 000 dossiers, qui représentent 60 000 personnes, 60 000 projets de vie ruinés, dont un certain nombre vivant déjà au Québec depuis quelques années », a-t-il déploré.

Contestation judiciaire ?

M. Legault a soutenu vendredi que l’annulation des 18 000 demandes en attente au ministère de l’Immigration, qui est prévue dans le projet de loi 9, est légale. L’auteur du projet de loi, « Simon Jolin-Barrette est lui même un avocat », a-t-il fait remarquer. « Je n’ai pas d’inquiétudes. »

De leur côté, des avocats spécialisés en immigration « évalu[ent] les recours » juridiques des quelque 50 000 personnes dont la demande d’immigration serait annulée au lendemain d’une éventuelle adoption du projet de loi 9.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Bruxelles contre l’Europe | Le Devoir

[ad_1]

Faut-il y voir un nouvel exemple du déclin de l’Europe ? Mercredi, la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, a annoncé qu’elle imposerait son veto à la fusion des entreprises Alstom et Siemens. Selon Bruxelles, la fusion des géants français et allemand du chemin de fer, pourtant souhaitée par les deux pays, enfreint les règles de la concurrence européenne. C’est ainsi que Bruxelles vient d’immoler sur l’autel du sacro-saint marché libre la possibilité de créer un géant européen du chemin de fer, et cela, alors même que le mastodonte chinois CRRC est déjà numéro un mondial.

Pourtant, faites le test. Demandez à n’importe qui de nommer la plus grande réalisation de l’Europe depuis 50 ans et il y a fort à parier que surgira le nom d’Airbus. Mais ce qui était possible dans l’Europe de de Gaulle et de Willy Brandt pour contrer l’Américain Boeing ne l’est plus aujourd’hui. Avec pour résultat que l’Europe ne compte pratiquement aucun géant dans des domaines aussi importants que le nucléaire, la téléphonie, l’Internet et le numérique.

 

De là à conclure qu’en passant du Marché commun à la monnaie unique, le continent a fabriqué son propre déclin, il n’y a qu’un pas. C’est la thèse que défend brillamment le livre de l’économiste Ashoka Mody intitulé Eurotragedy (Oxford University Press). Ancien du FMI et de la Banque mondiale, Mody ne flirte ni avec le Rassemblement national, en France, ni avec Syriza, en Grèce. Son livre a d’ailleurs remporté le prestigieux prix du Livre économique de l’année décerné par l’Association des éditeurs américains.

Dans ces 600 pages, l’économiste de Princeton raconte une tragédie qui, depuis vingt ans, mène l’Europe de déboires en déboires. Selon lui, non seulement la monnaie unique fut une erreur magistrale, mais depuis, l’Europe s’est enfermée dans une véritable « bulle cognitive » qui ne fait qu’aggraver son erreur et la rend sourde à ce que disent les peuples et la réalité économique.

Les esprits les plus éclairés avaient pourtant tiré la sonnette d’alarme. Trente ans avant la crise grecque, Nicholas Kaldor, de l’Université de Cambridge, avait mis en garde les Européens contre un projet qui, en obligeant les pays les plus riches à soutenir les plus pauvres, diviserait profondément les vieilles nations européennes. Car il a toujours été clair que jamais l’Allemagne n’accepterait la moindre forme de péréquation, une condition pourtant indissociable de toute union monétaire.

Bien avant la monnaie unique, le « serpent monétaire européen » et le Mécanisme européen des taux de change avaient montré l’impossibilité d’imposer une discipline monétaire commune à des pays aussi différents, explique Mody. Mais l’idéologie ne s’embarrasse ni du réel ni des peuples et de leur histoire. Les résultats ne se feront pas attendre. Sitôt les taux de change devenus fixes, la France verra ses excédents commerciaux fondre au soleil. Avec le recul, on voit que Paris a été pris à son propre jeu, dit Mody, lui qui croyait harnacher ainsi l’étalon allemand. Non seulement l’économie allemande a-t-elle continué à dominer l’Europe, mais l’euro permet aujourd’hui à Berlin de dicter ses réformes économiques à la France.

Parodiant Aristote, l’économiste se demande comment « des hommes et des femmes éminemment bons et justes » ont pu déclencher une telle tragédie « non par vice et dépravation », mais par « erreur et faiblesse ». Selon lui, l’euro fut d’abord et avant tout un choix idéologique défiant toutes les lois de l’économie et de la géopolitique. Dans un monde de taux flottants, les pays européens se privaient de cette souveraineté monétaire qui agit comme un « pare-chocs ». Les dévaluations permettent aux plus faibles de reprendre leur souffle, contrairement à ce que croyaient Pompidou et Giscard d’Estaing, qui y voyaient un objet de honte.

 

En entrevue sur le site Atlantico, l’économiste note que les électeurs qui avaient voté en France contre le traité de Maastricht (1992) ressemblent étrangement à ces gilets jaunes qui ont récemment occupé les ronds-points. C’est de cette époque que date, dit-il, le début de la rébellion d’une partie de la population contre l’Europe. « Au lieu d’entendre la voix du peuple et de colmater la fracture, les responsables européens ont décidé de l’ignorer. »

Ashoka Mody n’est pas antieuropéen. Au contraire, il rêve même d’une « nouvelle république des lettres » fondée sur la diversité des peuples européens. Selon lui, l’idéologie du « toujours plus d’Europe » est en train de déconstruire l’extraordinaire réussite économique qui avait caractérisé le Marché commun. Le refus de fusionner Alstom et Siemens en fournit aujourd’hui la preuve par l’absurde. Même le « couple franco-allemand » s’en trouve ébranlé.

Soit Bruxelles accepte de redonner leur souveraineté aux États membres, dit l’économiste, soit l’euro continuera à agir comme « une force de décélération économique ». Dans ce cas, l’optimisme n’est guère de mise. Chaque nouvelle crise « surviendra dans un contexte de vulnérabilité financière et économique encore plus grand ». Or, la prochaine pourrait bien « déchirer durablement le délicat tissu européen ».

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Facebook félicité par l’Union européenne pour sa lutte contre les discours haineux

[ad_1]

Ce bilan montre une nette progression en la matière depuis 2016, alors qu’à peine plus du quart de ces contenus étaient supprimés, d’après un rapport de la CE.

YouTube a été la plateforme ayant retiré le plus de discours haineux (85,4 %), suivie de près par Facebook (82,4 %).

Twitter est la seule entreprise à avoir vu son bilan se dégrader depuis le dernier coup de sonde, passant de 45,7 % en décembre 2017 à 43,5 % en décembre 2018. Il s’agit tout de même d’une amélioration par rapport à 2016 (19,1 %).

La vitesse de réaction de ces entreprises s’est également améliorée, selon les autorités européennes. Elles sont arrivées à vérifier 89 % des contenus signalés en moins de 24 heures, comparativement à 40 % en 2016.

Les entreprises doivent toutefois être plus transparentes dans leurs rapports avec les utilisateurs en ce qui a trait au retrait de contenus problématiques, écrit la CE.

De rares félicitations pour Facebook

La Commission européenne, la branche exécutive de l’Union européenne, produit ce rapport annuel depuis 2016. Les entreprises technologiques peuvent s’inscrire volontairement afin que les statistiques sur leurs plateformes soient incluses.

Le rapport est une rare bonne nouvelle pour Facebook, qui a vécu une année très mouvementée, cumulant les scandales. L’entreprise a été prise à partie par de nombreux gouvernements qui l’accusent de ne pas respecter ses engagements en matière de vie privée. Le réseau social et sa filiale WhatsApp sont aussi souvent accusés de laisser proliférer de fausses nouvelles, des théories du complot et des actes violents sur leurs plateformes.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Plutôt qu’une journée contre l’islamophobie

[ad_1]

L’idée d’une « Journée contre l’islamophobie » ne fait pas l’unanimité, tant s’en faut… Je suggérerais plutôt une « Journée mondiale de la fraternité », ce qui est moins ambigu (le terme islamophobie porte à confusion), plus inclusif (la phobie, le racisme ne sont pas dirigés que contre les musulmans), moins péjoratif (mieux vaut avoir une journée misant sur la fraternité que sur la peur, la xénophobie).

Et cette journée serait beaucoup plus rassembleuse si, à terme, elle dépassait les limites de notre pays. La mondialisation met plus que jamais en présence des peuples, des races, des religions, des cultures différentes, et il serait temps que ce phénomène fasse l’objet d’une prise de conscience de ses implications et qu’il encourage les élans de fraternité qui ne seraient plus uniquement suscités par les événements tragiques comme ceux de la tuerie à la mosquée de Québec.

Une telle journée vaudrait bien la « Journée contre le texto au volant », comme cela a été proposé.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Un système de défense contre l’ingérence lors des élections

[ad_1]

Le gouvernement Trudeau assure avoir tiré des leçons de l’ingérence électorale perpétrée chez ses alliés. Et pour s’en prémunir, il compte avertir pour la première fois les électeurs canadiens si de telles tentatives sont menées pendant la prochaine campagne électorale. Un engagement que saluent les experts, mais qui inquiète l’opposition, qui aimerait décider elle aussi si de telles « bombes politiques » ont à être dévoilées.

La ministre des Institutions démocratiques ne se faisait pas d’illusions, mercredi, quant au contexte dans lequel se déroulera l’élection du mois d’octobre. « Nous sommes membre du G7, de l’OTAN, des Five Eyes ; nous serions naïfs de supposer que nous ne sommes pas la cible d’une cyberattaque », a consenti Karina Gould en présentant le plan de match de son gouvernement.

Pour répondre à ces menaces, le fédéral réunira un groupe de hauts fonctionnaires qui les évalueront, au cours de la période électorale, et qui avertiront le public canadien s’il y a un réel risque que l’élection fédérale soit perturbée. La menace devra être « importante », posée par des activités « secrètes, clandestines ou criminelles ». Elle pourrait être posée par un « acteur intérieur », ont admis des fonctionnaires lors d’une séance d’information. Mais celui-ci devrait propager de la désinformation avec une « intention malveillante », et pas simplement susciter un débat démocratique, ont-ils plaidé.

Le greffier du Conseil privé, le conseiller du premier ministre pour la sécurité nationale et le renseignement, et les sous-ministres de la Justice, de la Sécurité publique et des Affaires étrangères décideront s’ils sonnent l’alarme.

« Soyons clairs : il ne s’agit pas d’arbitrer les élections, a insisté la ministre Gould. Il s’agit d’alerter les Canadiens lorsqu’un incident compromet leur droit à une élection libre et juste. S’il se passe quelque chose pendant la campagne électorale, les Canadiens pourront être assurés que les bonnes personnes ont décidé de le rendre public, que l’information est juste et que l’annonce n’est pas de nature partisane. »

Les partis d’opposition ont cependant aussitôt critiqué le processus des libéraux, déplorant qu’il soit confié à cinq hauts fonctionnaires nommés par le premier ministre.

Le néodémocrate Nathan Cullen réclame que le directeur général des élections fasse lui aussi partie du groupe décisionnel. « Je ne vois pas pourquoi la personne dont l’unique mandat est d’organiser des élections justes et libres ne serait pas impliquée dans cette conversation », a-t-il argué.

La conservatrice Stephanie Kusie demande que les partis politiques soient du groupe. « Il est important, pour qu’on ait un processus démocratique juste, que ces décisions ne reposent pas uniquement sur le gouvernement Trudeau. »

Les experts ont cependant rejeté l’idée que ces hauts fonctionnaires soient partiaux, rappelant que les sous-ministres — bien qu’ils soient nommés par le premier ministre — ont servi sous divers gouvernements au fil d’une longue carrière.

Stephanie Carvin, professeure adjointe en sécurité nationale à l’Université Carleton, évoque en outre l’exemple de la dernière campagne présidentielle américaine. Barack Obama avait souhaité révéler l’ingérence russe, mais les républicains avaient refusé. La preuve qu’une participation politique peut rendre l’exercice partisan, note-t-elle.

Une protection suffisante ?

L’annonce des libéraux est une « étape importante », selon Stephanie Carvin, mais elle ne s’attaque pas à toute la panoplie de formes que peut prendre l’ingérence étrangère. Outre le piratage informatique ou les robots du Web, des États pourraient aussi faire planter le réseau Internet le jour du vote, évoque-t-elle. Une énième menace que les espions canadiens ne peuvent pas contrer sans l’adoption du projet de loi C-59 (à l’étude au Sénat), qui élargit leurs pouvoirs.

« Cela ne préviendra pas l’ingérence. La question est de savoir si cela pourra empêcher qu’il y ait de réels dommages », commente Wesley Wark, professeur invité de sécurité et de renseignement à l’Université d’Ottawa. Tout dépendra de l’ampleur des menaces et de leur degré de perfectionnement. « Mais les Canadiens peuvent être rassurés du fait qu’on ne sera pas la plus grande cible d’ingérence étrangère électorale. »

Et les réseaux sociaux ?

Autre grosse lacune du plan libéral : rien n’est prévu pour contrer la désinformation sur les réseaux sociaux, déplore la professeure adjointe de communications à l’Université d’Ottawa Elizabeth Dubois. La stratégie du gouvernement prévoit tout au plus d’« encourager » Facebook et Twitter à mettre en oeuvre des mesures pour lutter contre ce fléau.

Une situation « inquiétante », selon Mme Dubois, « parce que ce sont de grandes multinationales qui agissent dans l’intérêt de leurs actionnaires et pas nécessairement dans l’intérêt du Canada ».

Le gouvernement aurait pu forcer les compagnies à interdire ou à tout le moins permettre de détecter le contenu promotionnel payé — comme les publications d’influenceurs ou l’utilisation de réseaux de robots informatiques qui aiment ou partagent certaines publications. Ottawa aurait aussi pu forcer les compagnies à signaler la désinformation sur leurs réseaux. Mais le gouvernement aurait eu à intervenir plus tôt, car à neuf mois des élections il est déjà trop tard, souligne la professeure.

Pourtant, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a lui-même noté qu’un gazouillis sur cinq pendant le dernier mois de la campagne présidentielle américaine était généré par des robots informatiques et que, lors de la campagne allemande, sept articles sur dix portant sur Angela Merkel et partagés sur Facebook étaient faux.

Le gouvernement libéral prévoit par ailleurs des campagnes pour sensibiliser le public (avec un budget de 7 millions). Les agences de renseignement offriront des briefings secrets aux partis politiques pendant la période électorale afin de les aviser des menaces qui planeront.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Une action concertée contre la justice sociale au Brésil

[ad_1]

Le 14 mars dernier était assassinée Marielle Franco, conseillère municipale brésilienne, militante pour les droits des femmes, des afrodescendant.e.s, des membres de la communauté LGBTQ+, et des favelas (bidonvilles). Sa mort, loin d’être inhabituelle dans le contexte brésilien (chaque année, des dizaines de défenseur.e.s des droits de la personne et de l’environnement sont assassiné.e.s au Brésil, selon Amnesty International), a causé une forte indignation dans son pays d’origine et à travers le monde. À Montréal, notamment, près d’une centaine de personnes se sont réunies pour manifester leur indignation face à cet assassinat politique, rejoignant un mouvement mondial de contestation.

L’enquête concernant la mort de Marielle Franco, ainsi que celle d’Anderson Gomes, qui était au volant de la voiture dans laquelle ils ont été fusillés, montre récemment que l’une des plus puissantes milices de Rio de Janeiro pourrait être responsable de l’assassinat. Cette milice, nommée « Bureau du crime » (Escritório do crime), est particulièrement active dans certaines favelas de la ville, où elle extorque financièrement les commerçant.e.s et résident.e.s en échange d’une soi-disant protection contre le narcotrafic. Cette milice, comme d’autres milices à Rio de Janeiro, est formée de policiers, d’ex-policiers et de mercenaires privés. Des dirigeants de l’Escritório do crime, on compte Adriano Magalhães da Nóbrega, ex-capitaine du BOPE (Bataillon des opérations spéciales de police), un bataillon de la police militaire spécialisé dans la « guerre urbaine » et réputé pour ses interventions brutales dans les favelas.

La semaine dernière, des journaux brésiliens ont révélé que le fils du nouveau président d’extrême droite, Flávio Bolsonaro, a entretenu par le passé une relation avec cet ex-capitaine connu pour son implication dans les milices (qui, il faut le rappeler, sont illégales). Plus précisément, il aurait engagé la mère et l’épouse de celui-ci, Raimunda Veras Magalhães et Danielle Mendonça da Costa da Nóbrega, dans son cabinet lorsqu’il était député à l’Assemblée législative de l’État de Rio. C’est toutefois son conseiller de l’époque, Fabrício Queiroz, qui a employé les deux femmes « par compassion », alors qu’Andriano était emprisonné pour un assassinat commis dans le cadre de ses fonctions de policier.

Rappelons que Marielle a à de nombreuses occasions dénoncé les opérations policières dans les favelas. Elle a notamment signalé les agissements du BOPE dans une favela de la zone nord de la ville quelques jours avant son assassinat. Pour de nombreux proches et observateur.rice.s, il ne fait pas de doute que l’assassinat de Marielle ait été commandité par l’élite politique de Rio, les policiers ou les milices. Il apparaît aujourd’hui qu’il s’agit probablement d’un effort concerté entre ces différents acteurs qui sont de toute évidence de connivence.

Au Brésil, le discours sur la corruption a permis la destitution d’une présidente élue, Dilma Roussef, et l’élection d’un homme ouvertement affilié à des groupes réactionnaires et conservateurs, Jair Bolsonaro. Aujourd’hui, nous apprenons que des miliciens et policiers emprisonnés pour meurtres font aussi partie de son entourage politique. Il n’est pas étonnant, bien que triste, d’apprendre que le député Jean Wyllys (issu du même parti de gauche que Marielle, le PSOL, et ouvertement homosexuel) ait décidé de ne pas honorer son mandat comme député fédéral, ce dernier craignait pour sa vie après qu’on l’eut menacé de mort. Tout porte à croire que malgré la volonté partagée par de nombreux et de nombreuses Brésilien.ne.s de voir les institutions politiques de solidifier pour se débarrasser de la corruption, celles-ci sont gangrénées.

La décision de Jean Wyllys de rester hors du Brésil est le résultat d’un contexte politique extrêmement violent, non seulement contre les élu.e.s de gauche, mais aussi contre divers groupes de la population, comme les membres de la communauté LGBTQ+, les afrodescendant.e.s, les Autochtones, les femmes, les résident.e.s de favela, et bien plus encore. Il est en ce sens inquiétant de constater l’indifférence des institutions étatiques, voire leur complicité dans les crimes perpétrés à leur encontre. Il est toutefois tout aussi inquiétant, voire plus, de constater que les gens ordinaires se mettent de la partie, que ce soit pour battre à mort une personne transsexuelle dans la rue ou encore pour physiquement attaquer des opposant.e.s politiques. Les temps sont sombres pour le Brésil, mais aussi pour l’ensemble des personnes qui constatent l’incapacité d’institutions politiques à garantir les droits fondamentaux. Les institutions reflètent nécessairement les sociétés dans lesquelles elles évoluent. En ce sens, tant qu’une proportion importante de la population va adhérer à des idéologies sexistes, racistes, homophobes et classistes, nous courrons le risque de voir des « Jair Bolsonaro » à la tête d’États, même les plus « progressistes ».

 

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le Canada retire son avion Polaris de la coalition contre le groupe armé EI

[ad_1]

Ottawa — Les avions de combat de la coalition ne se tourneront plus vers l’armée canadienne pour ses ravitaillements pendant ses vols au-dessus de l’Irak et de la Syrie. Le Canada met ainsi fin à quatre ans de soutien au ravitaillement en vol de la coalition dirigée par les États-Unis qui lutte contre le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie. Le premier avion ravitailleur Polaris des Forces canadiennes était arrivé au Koweït en octobre 2014. La décision de retirer l’appareil a été prise en consultation avec les alliés et repose sur une combinaison de facteurs. Ces facteurs comprennent la nature changeante du rôle du Canada au sein de la coalition, qui a évolué vers la formation des forces de sécurité irakiennes.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Blanchet met en garde contre les opérations de séduction de ses adversaires

[ad_1]

L’unité canadienne est maintenue avec « des mirages et des chèques », selon le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui met les Québécois en garde contre les exercices de séduction des autres partis fédéraux à neuf mois de la prochaine élection fédérale.

« Le flirt avec le NPD n’a rien donné au Québec, a-t-il dit. Les « mamours » avec le Parti libéral n’ont rien donné au Québec. On a envoyé des gens à Ottawa qui prennent leurs ordres du premier ministre qui lui a tendance à avoir une oreille bien tendue pour les lobbys de Toronto.

« Peut-être que c’est le temps que le Québec se redonne de nouveau une députation qui parle juste pour le Québec », a-t-il ajouté en marge du caucus présessionnel de son parti, mardi.

M. Blanchet a réagi aux propos du premier ministre manitobain Brian Pallister qui, la veille, avait accusé le Québec de prendre des positions contraires aux intérêts du reste du Canada. M. Pallister avait cité en exemple l’opposition du gouvernement Legault au défunt projet d’oléoduc Énergie Est et sa politique pour réduire les seuils d’immigration.

« J’ai l’impression que les intérêts des différents morceaux du Canada sont très souvent divergents et que c’est avec des mirages et des chèques qu’on réussit à garder ensemble des gens dont les intérêts pourraient très bien ne pas être les mêmes », a affirmé le nouveau chef bloquiste.

Yves-François Blanchet estime que le premier ministre du Manitoba fait la démonstration que « la vision de l’Ouest canadien et la vision du Québec » « sont incompatibles » sur plusieurs points.

Il a critiqué les « partis canadiens » « irresponsables » qui sont « favorables à l’exploitation commerciale » et à l’« augmentation de la consommation du pétrole extrait des sables bitumineux », alors que la fonte des glaciers s’accélère.

Le premier ministre manitobain avait affirmé que Justin Trudeau ferait preuve d’un « manque de respect total » s’il acceptait de considérer les demandes électorales soumises par François Legault lors de leur rencontre à Sherbrooke jeudi dernier.

Toute tentative d’apaisement du Québec de la part de quelque parti fédéral que ce soit est « fondamentalement inacceptable », selon M. Pallister.

M. Legault a fait monter les enchères lors de son entretien avec le premier ministre Justin Trudeau.

Ses demandes sont multiples : 300 millions $ pour l’accueil des demandeurs d’asile, la baisse temporaire des seuils d’immigration de 20 pour cent dans les catégories des réfugiés et de la réunification familiale gérées par Ottawa, l’ajout d’un test des valeurs et d’un test de français pour les immigrants qui s’installent au Québec, une déclaration de revenus unique administrée par le Québec, de l’argent pour le projet de tramway à Québec et le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal ainsi que le versement de la compensation promise par Ottawa aux producteurs laitiers depuis la signature du nouvel ALENA.

Le chef conservateur Andrew Scheer a déjà répondu favorablement à certaines demandes du Québec. Il a promis lundi de donner davantage d’autonomie au gouvernement québécois en matière d’immigration tout en demeurant vague sur les pouvoirs qu’il serait prêt à accorder.

« Lorsque M. Legault se fait faire des reproches par le Manitoba, il va devoir regarder lui aussi où est-ce que M. Scheer va s’en aller le lendemain matin, a affirmé Yves-François Blanchet. Est-ce qu’il va retourner séduire M. (Doug) Ford ou séduire l’Ouest canadien ? Ce sont des visions du Canada qui ne sont pas compatibles. »

Le Bloc québécois axera ses interventions lors de la reprise des travaux parlementaires la semaine prochaine autour de trois priorités : l’environnement, l’économie et l’identité.

Le député Mario Beaulieu compte d’ailleurs déposer un projet de loi afin d’ajouter un critère de « connaissance suffisante de la langue française » pour les immigrants installés au Québec qui désirent obtenir la citoyenneté canadienne, mais des députés libéraux du comité de procédure tentent de l’en empêcher, jugeant l’initiative inconstitutionnelle.

Les prochains mois seront chargés pour le nouveau chef du Bloc québécois qui fera la tournée des régions du Québec pour renflouer les coffres de son parti. Yves-François Blanchet prétend que 300 000 $ se sont ajoutés à la caisse bloquiste depuis l’annonce en décembre de son entrée en politique fédérale.

Il compte se présenter dans une circonscription de la Montérégie pour l’élection fédérale de 2019 et espère doubler le nombre de sièges du Bloc québécois à la Chambre des communes. Le parti compte actuellement dix députés.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس