La GRC critiquée pour son travail lors du voyage de Justin Trudeau en Inde

[ad_1]

La présence d’un ex-extrémiste sikh aux côtés des Trudeau, lors du désastreux voyage en Inde du premier ministre l’hiver dernier, aurait pu être évitée. La GRC a sous-estimé la menace que Jaspal Atwal représentait pour la famille de Justin Trudeau, conclut le tout premier rapport d’un comité secret sur la sécurité nationale.

Une photo de Jaspal Atwal en compagnie de Sophie Grégoire-Trudeau à Mumbai avait fait les manchettes, en février, en plein séjour du premier ministre en Inde. Une seconde invitation à M. Atwal avait par conséquent été annulée. Mais plusieurs se demandaient depuis comment l’épouse du premier ministre avait pu se retrouver aux côtés d’un homme condamné pour avoir tenté d’assassiner un ministre indien en 1986 à Vancouver.

Le rapport du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, déposé lundi aux Communes, indique que la Gendarmerie royale du Canada avait été avertie pas moins d’une semaine avant ces réceptions mondaines que Jaspal Atwal pourrait être en Inde pendant la visite officielle de M. Trudeau. La GRC a aussitôt sommé son équipe de la côte ouest de vérifier s’il avait quitté le Canada. Le message n’a cependant pas eu de suites, tombé dans la messagerie téléphonique d’un agent en congé.

La police fédérale n’a de surcroît pas avisé le peloton de protection qui suit le premier ministre que M. Atwal était probablement en Inde, révèle le rapport. La police était cependant bien aux faits de son dossier criminel et de ses antécédents d’actes violents. « Cela aurait dû être considéré comme un risque pour la sécurité du premier ministre et de sa délégation », souligne le rapport.

Les listes d’invités aux événements du premier ministre à l’étranger ne sont pas systématiquement contrôlées. M. Atwal figurait sur une liste fournie par le bureau de M. Trudeau. Or, sa présence « a accru de façon importante les risques pour la sécurité [du premier ministre et de sa famille] », a relaté un agent de la GRC au comité.

Ce premier rapport du comité ultra-secret est lourdement caviardé. On y apprend notamment qu’un autre Canadien s’est vu retirer son invitation à la réception de Delhi. Son nom est censuré.

Le premier chapitre du document porte en outre sur les allégations d’ingérence étrangère, mais les conclusions sont presque entièrement caviardées.

Caviardé à l’excès

Les partis d’opposition n’ont pas été impressionnés par ce rapport, qui les laisse sur leur faim. « Les Canadiens qui espéraient peut-être obtenir des réponses avec ce rapport seront déçus », estime le conservateur Mark Strahl. « Le bureau du premier ministre a passé ceci au peigne fin pour s’assurer que l’information qu’il voulait garder sous silence ne soit pas publiée. »

« On cherchait des réponses à plusieurs questions, mais finalement, […] il y a tellement d’éléments qui ont été caviardés et cachés aux citoyens que ça soulève encore plus de questions que ça [n’apporte de réponses] », reproche pour sa part Alexandre Boulerice.

Ce comité secret a été créé par le gouvernement Trudeau et se veut un contrepoids aux lois antiterroristes. Les députés et sénateurs qui y siègent sont informés des activités menées par les diverses agences de renseignement. Leurs rapports sont remis au bureau du premier ministre, qui décide ensuite de ce qui peut être rendu public sans compromettre la sécurité nationale.

M. Boulerice croit que ce processus devrait être amélioré « parce qu’il y a trop d’emprise du pouvoir politique, du bureau du premier ministre sur ce qui est publié et ce qui ne l’est pas ».

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

L’Histoire revue, corrigée, critiquée et peut-être recorrigée

[ad_1]

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’écarte pas l’idée de modifier le contenu du matériel didactique du cours d’Histoire du Québec et du Canada à la lumière des critiques découlant du retrait d’une terminologie et d’une iconographie autochtone jugée stéréotypée.

« Vous savez, moi, j’ai enseigné pendant 17 ans, ça arrivait assez fréquemment que je changeais de manuel », a-t-il déclaré lundi, réagissant à la levée de boucliers de plusieurs historiens. « Je vais regarder vraiment attentivement leurs critiques et voir si vraiment il y a lieu de changer les manuels », a ajouté l’ancien professeur entre deux kiosques du Salon du livre de Montréal.

Le rappel et la réimpression des ouvrages ont coûté 1,6 million de dollars. L’opération a permis l’ajout de « nuances sur la perception des Autochtones face à l’exploration invasive de Jacques Cartier » et l’ajout d’un « texte sur l’appropriation du territoire par les Français ». On a également éliminé toute référence à l’appellation « Amérindiens » au profit de « Premières Nations » et « Autochtones ».

Champlain

La centaine de changements apportés aux manuels par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) a satisfait le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN). « Ce qui n’a pas été retenu, vite de même, je ne pourrais pas vous le dire », dit le conseiller à la réussite scolaire de l’organisme, Bruno Rock.

Mais, appelé à donner un exemple des stéréotypes toujours véhiculés dans les manuels, M. Rock montre du doigt la célèbre gravure de la bataille remportée par Samuel de Champlain et ses alliés algonquins, hurons et montagnais contre les Iroquois, le 29 juillet 1609. « Champlain se sent menacé. Le jeune qui voit cette représentation-là, ça peut biaiser sa pensée. Faut au moins que ce genre d’image là, qui est très forte, soit expliquée. De là à demander qu’elle soit retirée, ça, je ne sais pas. »

Iconographie

Le retrait des illustrations d’époque n’est pas souhaitable, estime le président de la Société des professeurs d’histoire du Québec, Raymond Bédard. « L’iconographie nous permet de comprendre aussi l’histoire. Ce sont des documents que nous pouvons utiliser de façon pédagogique intelligente. »

Par ailleurs, M. Bédard souligne que les intervenants autochtones ont tardé à se manifester dans le cadre du processus de révision du programme d’Histoire. « Ils ont été consultés dès le début du processus, c’est un peu dommage que ça soit arrivé si tardivement. C’est le programme d’Histoire où il y a eu le plus de consultations dans l’histoire du ministère de l’Éducation. Faire plaisir à tout le monde, ce n’est pas évident, on le sait. »

Le CEPN revendique le fin mot de l’histoire des Premières Nations. « C’est les personnes concernées qui devraient choisir », estime la responsable des communications, Eve Bastien.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس