La CAQ, le crucifix et la laïcité

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Retirer le crucifix de l’Assemblée nationale du Québec est une revendication exigée par les tenants d’une laïcité pseudo-ouverte. Le gouvernement de la CAQ fraîchement élu semble décidé à affronter et à régler définitivement une question qui a pollué le mandat du PLQ après avoir relégué le PQ à l’arrière-ban de la démocratie.

L’Église, aujourd’hui, a-t-elle la même influence sur la société québécoise, et particulièrement sur la vie politique et les lois votées par les parlementaires ? Assurément non. Alors, pourquoi ce tollé qui met dans la même équation le crucifix et les signes religieux ostentatoires ?

La laïcité de l’État québécois n’est pas en cause et le crucifix ne représente « que », mais cela a son importance, une dimension patrimoniale. Il en est de même dans de nombreux pays musulmans où l’on peut voir « l’étoile de David », sur le fronton de mosquées et divers palais, symbole aujourd’hui indissociable du judaïsme et arboré sur le drapeau israélien. Cette étoile fait tout autant partie du patrimoine historique des pays musulmans qui, à ce jour, n’ont jamais exigé qu’elle soit retirée.

Les assauts répétés d’une prétendue « laïcité ouverte » dissimulent à peine les intentions de groupuscules dont le but n’est ni de s’intégrer ni de s’adapter à leur nouveau pays, mais bien d’imposer une façon de vivre anachronique et inconciliable avec un mode de vie qu’ils rejettent tout en le frôlant dans une fascination muette.

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Crucifix et mauvaise foi | Le Devoir

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Par son entêtement à vouloir garder le crucifix « présidentiel » à l’Assemblée nationale, François Legault pourrait être accusé de mauvaise foi et risquerait ainsi de saboter la crédibilité de sa politique de laïcité. Prétendre que ce crucifix, placé où il est, n’est pas un symbole religieux n’a aucun sens : les symboles (comme, par exemple, les mots) ont une signification avant et en dehors de nous et on ne peut donc appeler un chat un chien. Évidemment, il nous faut connaître et reconnaître le patrimoine qui est le nôtre avec les symboles qui l’expriment, mais on aurait tort de le célébrer et de l’honorer en bloc. La présence du crucifix au-dessus du fauteuil du président de l’Assemblée nationale voulait marquer l’acoquinement entre le pouvoir civil d’un gouvernement conservateur et une Église totalitaire qui aspirait à régner sur les coeurs et les esprits (parfois sur les corps aussi !) de toute la société. C’est là un morceau sombre de notre patrimoine qui ne mérite pas aujourd’hui une place d’honneur, de la même façon que les institutions américaines des États du Sud ne devraient plus faire flotter le drapeau confédéré. Faudra-t-il refaire entendre le doux chant des Femen lors de leur célèbre visite au parlement : « Crucifix, décâ… ! »

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Crucifix: gardons les perspectives ouvertes

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Si l’appréciation et la préservation de patrimoines visent la conservation de la mémoire et de pratiques particulières reliées à un lieu, à une culture et à une époque, tel geste se fait généralement en marge des expressions culturelles évoluées et distanciées qui les remplacent ou les dépassent. Si le Québec fait un pas de plus pour affirmer la prédominance de l’esprit laïque dans ses politiques et ses institutions collectives, il est évident que le crucifix placé par Duplessis à l’Assemblée nationale en haut du siège du président n’est plus d’actualité et doit être déplacé. Cet arrachement est alors d’autant plus pertinent que l’activité autoritaire de l’Église catholique pour dominer l’ensemble de la vie sociale, culturelle, artistique et politique dans l’histoire du Québec […] est précisément ce en regard de quoi, au sein de notre propre histoire collective, la laïcité est demeurée à plusieurs égards une voie libératrice permettant des progrès humains. L’esprit laïque d’ailleurs, n’a rien de nouveau au Québec. Il y est présent, avec ses Lumières, depuis le XVIIIe siècle au moins. C’est un symbole laïque ou mieux, un espace libre qui devrait être ouvert au-dessus de la chaise du président pour garder ouvertes les perspectives.

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État laïque et crucifix «patrimoniaux»

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Les crucifix ne trouveront pas leur place dans le cou des juges sous un gouvernement caquiste, mais ils pourront tout de même continuer de trôner au-dessus de leurs bancs.

Les croix pourront rester dans les palais de justice, a confirmé la députée caquiste Sonia Lebel mardi, en marge de la prestation de serment des 74 élus de la Coalition avenir Québec au Salon rouge.

L’élue de la Mauricie a souligné l’importance de « ne pas tourner le dos à notre passé » et fait l’éloge de « l’apparence de neutralité » des juges.

Celle-ci s’exprime notamment dans le port de la toge — un vêtement « lourd » et « chaud », a-t-elle expliqué, mais nécessaire pour que le citoyen « ne sente pas que nous [les acteurs du système de justice] sommes biaisés par d’autres considérations que celles… de rendre justice ».

Or, « qu’on ait un crucifix ou un autre signe symbolique qui, pour moi, fait partie de notre histoire, de notre patrimoine, ne vient pas nécessairement teinter les acteurs qui agissent dans l’enceinte où ce crucifix-là se trouve », a-t-elle ajouté.

À ses côtés, le député Samuel Poulin s’est empêtré dans une déclaration sur les conclusions de la commission Bouchard-Taylor, qui recommandait en 2008 le retrait du crucifix installé au Salon bleu. « On sait qu’il y a un consensus au Québec au niveau de Bouchard-Taylor, bien entendu, concernant le crucifix qui va demeurer à l’Assemblée nationale », a-t-il prétendu à tort.

La position de la Coalition avenir Québec sur les signes religieux — dont la formation politique veut interdire le port aux personnes en situation d’autorité et aux enseignants — sera ferme… mais flexible, a affirmé Sonia Lebel dans une même déclaration.

« On va maintenir cette position-là », a-t-elle d’abord affirmé, avant de nuancer ses propos. « C’est sûr qu’il va y avoir un travail de discussion et d’ouverture. Mais la position de la CAQ, aujourd’hui, elle est claire et c’est le point de départ de toute cette législation-là. »

 

« Pour tous les Québécois »

Au lendemain d’une rude campagne électorale, le premier ministre désigné, François Legault, a appelé les élus caquistes à s’« élever au-dessus des considérations partisanes » pour se soucier de « l’intérêt supérieur du Québec ».

« On ne va pas parler de former un gouvernement de la CAQ, on veut former un gouvernement pour tous les Québécois », a-t-il insisté devant quelques centaines de personnes rassemblées sur le parterre et dans les gradins du Salon rouge.

À moins de 48 heures du dévoilement de son Conseil des ministres, le chef caquiste s’est enorgueilli d’avoir su rassembler des « adversaires d’hier » — adéquistes, libéraux et péquistes — sous la même bannière.

Après avoir qualifié de « casse-tête » la formation de sa première équipe ministérielle, il a remercié les quatre députés qui ont défriché la « troisième voie » politique au sein de l’Action démocratique du Québec.

« Il y a eu des moments où c’était plus difficile que d’autres. Puis, vous avez persisté. Je vous dis bravo ! Bravo ! Bravo ! Je ne vous oublierai jamais », a-t-il lancé, balayant du regard la salle à la recherche des Marc Picard, Éric Caire, Sébastien Schneeberger et François Bonnardel. « Ils sont tous les quatre sur ce bord-là, par hasard, bon, à ma droite ! » a-t-il lancé.

Les députés Sonia Lebel et Samuel Poulin, dépêchés pour rencontrer les médias après l’allocution de leur chef, ont plaidé en faveur d’un « changement de ton » chez les élus.

Sous l’égide de la CAQ, les travaux seront « moins acrimonieux » et des projets de loi pourraient être présentés par des membres des quatre formations politiques représentées à l’Assemblée nationale, ont-ils illustré.

« Si ce n’est pas nous qui changeons les choses à l’Assemblée nationale, qui va le faire ? » a demandé Samuel Poulin.

Ce nouveau ton, les Québécois ne l’ont « peut-être pas vu en campagne électorale », a-t-il ensuite convenu, lorsque les journalistes lui ont rappelé que la CAQ n’avait pas hésité à dévoiler un échange de textos ou l’identité d’une source dans la course à l’élection.

 

Cinquante nouveaux et personne de «parfait»

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Le crucifix n’est pas un bien patrimonial

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Témoin fondateur de la foi chrétienne, le crucifix n’a pas sa place dans les lieux du pouvoir. Toute sa vie, Jésus-Christ a rejeté les honneurs et les richesses, les pouvoirs et les ors du pouvoir, ce n’est pas pour finir en objet patrimonial au même titre qu’une colonne en marbre ou un buste en bronze. C’est lui qui, le premier, a fait la distinction entre le spirituel et le temporel : « Mon Royaume n’est pas de ce monde », en rupture totale avec l’État antique qui, « étroitement lié à la religion, venait d’elle et se confondait avec elle » (F. de Coulanges, La cité antique). La présence du crucifix à l’Assemblée nationale altère l’image de notre démocratie et dénature le sens de la crucifixion. Elle nous ramène à l’époque révolue de l’alliance du trône et de l’autel quand le pouvoir était partagé exclusivement entre « ces deux moitiés de Dieu, le pape et l’empereur » (V. Hugo, Hernani).

Si, pendant un siècle et demi, de l’Acte de Québec de 1774 à la Révolution tranquille, l’Église était associée au pouvoir civil, cela était dû à des circonstances historiques et a, du reste, retardé l’avènement d’une démocratie avancée. Il est temps d’accorder nos institutions avec l’évolution des mentalités, et de « rendre à l’État ce qui lui appartient et à Dieu ce qui lui appartient », par conséquent, que les couleurs et les symboles de Jacques Cartier et de Samuel de Champlain, la croix et le lys, témoins fondateurs de la nation, remplacent le crucifix au Salon bleu. Cela s’appelle la séparation de l’État et de la religion, idée libérale qui fonde notre démocratie et lui donne tout son éclat.

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Crucifix represents Christian values but isn’t a religious symbol, Quebec’s incoming premier says

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The crucifix hanging in Quebec’s National Assembly is a historical symbol, not a religious one, even though it represents the Christian values of the province’s two colonial ancestors, premier-designate François Legault said Thursday.

Legault made the comments as he defended his decision to keep the crucifix in the legislature while moving forward with plans to ban certain civil servants from wearing religious symbols.

« We have to understand our past, » Legault told reporters in Yerevan, Armenia, where he is attending the summit of the Francophonie.

The crucifix, he said, invokes the role of French Catholics and British Protestants in Quebec’s history. He made no mention of Indigenous people.

The crucifix has hung above the Speaker’s chair in the National Assembly since it was installed there in 1936. (Jacques Boissinot/Canadian Press)  

« In our past we had Protestants and Catholics. They built the values we have in Quebec. We have to recognize that and not mix that with religious signs. » 

The crucifix was installed above the speaker’s chair in the National Assembly in 1936. A government-commissioned report into secularism and identity issues recommended in 2008 that it be removed, but no government has done so.  

A delicate issue

Since his Coalition Avenir Québec won a majority in last week’s provincial election, Legault has said one of his priorities will be preventing civil servants in « positions of authority » from wearing religious symbols, such as hijabs and kippas.

Among those to be affected are police officers, provincial judges, prison guards and teachers. The move is necessary, according to Legault, in order to protect Quebec’s secular society. 

He raised his plans in a meeting earlier Thursday with Prime Minister Justin Trudeau, who is also in Yerevan attending the Francophonie summit and who has publicly opposed Legault’s proposal. 

« This is a … delicate issue with Mr. Trudeau, » Legault said in an interview with Radio-Canada.

« I told him I want to do this quickly. It’s an issue that has lingered for 10 years, and now there is a consensus in Quebec. »

Asked whether he feared a confrontation with Ottawa over the issue, Legault added: « Quebec is a nation. It is a distinct society. We have support. We just received a clear mandate in the election. I think all that has to be taken into account. »

Prime Minister Justin Trudeau met with Quebec’s incoming premier, François Legault, in Armenia on Thursday. (Sean Kilpatrick/Canadian Press)

Quebec’s new immigration model

Along with religious symbols, Legault also raised his immigration polices with Trudeau.  

The incoming premier informed the prime minister that Quebec intends to accept 20 per cent fewer immigrants next year.

Legault also told Trudeau that Quebec will add language and value requirements for immigrants seeking to settle in the province.

Though immigration falls under federal jurisdiction, Quebec has an agreement with Ottawa that allows it to select its own economic immigrants.

According to Legault’s account of the meeting, Trudeau raised the possibility that Quebec would be able alter how it selects immigrants without reopening that agreement.

« He wasn’t certain that we would need to modify the agreement between Quebec and Ottawa, » Legault said in the Radio-Canada interview.

He added that representatives from the province would meet federal officials in the coming weeks to detail the « new immigration model that my government will put in place. »  

Legault is scheduled to appoint a cabinet next week.

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