Le procès sur la poussière rouge dans Limoilou débute à Québec

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Six ans après l’épisode de poussière rouge dans le quartier Limoilou, l’action collective contre l’entreprise Arrimage Saint-Laurent a débuté lundi matin au palais de justice de Québec. Des millions de dollars sont en jeu dans ce procès qui s’étirera sur plusieurs semaines.

Le matin du 26 octobre 2012, des résidents du quartier Limoilou ont découvert une étrange poussière rouge à l’extérieur. On saurait plus tard que cette poussière était de l’oxyde de fer provenant des installations du Port de Québec.

« Quand je suis sortie de la maison, c’était surréaliste. C’était rouge à la grandeur. Les deux galeries, les cadres de fenêtres, les bras de galeries…Il y avait le patio, le gazon aussi, les bacs de récupération, les poubelles. Tout était rouge », a raconté l’une des premières personnes à témoigner, Gilberte Lamontagne-Viger, résidente de la 3e rue.

L’action collective lancée par Véronique Lalande et Louis Duchesne vise à forcer l’entreprise de transbordement de minerai, Arrimage Saint-Laurent (ASL) à indemniser les citoyens ayant subi des nuisances et des dommages à la suite de cet incident.

La poursuite souhaite obtenir un dédommagement global et collectif pour les gens qui ont subi la poussière. « Quand on est prêt à admettre sa responsabilité, on le fait pour l’entièreté des dommages qu’on a causés, pas juste une petite portion », a fait valoir l’avocate de la poursuite Clara Poissant L’Espérance.

Un total de 23 témoins doivent témoigner dans ce procès, qui pourrait durer un mois selon les estimations du juge Pierre Ouellet. La poursuite réclame 3000 $ par personne pour les dommages subis et les frais de nettoyage. Le territoire en cause compte 50 000 résidents.

Si la poursuite a gain de cause, l’entreprise s’expose à payer des « dizaines de millions de dollars », a relevé l’avocat d’ASL, Sylvain Chouinard dans sa déclaration d’ouverture.

Il a fait valoir que l’entreprise avait offert d’indemniser les personnes touchées dès 2012 dans un communiqué. « Ils ont reçu 20 appels, dont celui d’un journaliste », a-t-il dit. Au total, 9500 $ avaient alors été versés à 15 personnes. La zone « est extrêmement restreinte » et les « dommages extrêmement minimes », a-t-il avancé.

Lundi, l’avocat de l’Administration du Port de Québec (APQ), Vincent Rochette, a fait valoir que l’action collective était « démesurée » quant au « territoire visé, ainsi qu’au chapitre du quantum des dommages réclamés ».

D’autres détails suivront.

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