Les défis culinaires d’Alex French Guy Cooking

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Seul Français nommé aux Shorty Awards, les Oscars des réseaux sociaux, le youtubeur gastronomique défend la touche bleu, blanc, rouge avec un savoir-faire à l’anglo-saxonne.

De son vrai nom Alexis Gabriel Aïnouz, dit aussi Alex French Guy ou Alex tout court, le créateur et animateur de la chaîne YouTube Alex French Guy Cooking est devenu en moins de cinq ans une star internationale de la cuisine «made in France» sur les réseaux sociaux. Succès dû non à sa science – il est cuisinier amateur autodidacte – mais à son enthousiasme, son incontournable look à la Zébulon, son humour, son délicieux accent frenchie (la chaîne est en anglais pour être vue et comprise dans le monde entier) et – avant tout – son sens décomplexé de la mise en scène. Une faculté qui lui permet de se lancer dans la confection d’une recette ou d’un tour de main sans rien connaître au départ.

Car, sous ses airs de professeur Tournesol faussement dans la lune, cet ingénieur informatique de 34 ans et professionnel du marketing a emprunté à ses pairs anglo-saxons une façon bien à lui de décoiffer l’apprentissage de la cuisine en s’inspirant de son esprit scientifique pour décomposer le geste mais aussi le …

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Intelligence artificielle: risques et défis

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La semaine dernière était lancée la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’intelligence artificielle (IA). Ce texte fondateur a été développé dans le cadre d’un processus inclusif donnant une large place au dialogue entre les citoyens, les experts, les décideurs publics et les acteurs de l’industrie. La Déclaration détermine les fondements sur lesquels s’élaboreront les cadres régulateurs qui, au cours des années, baliseront ce qu’il est permis ou interdit de faire en ayant recours aux procédés fondés sur l’IA.

L’IA désigne ces capacités de traiter des masses gigantesques de données et d’information, de calculer des corrélations, de prédire, d’apprendre et d’adapter de façon automatisée des réponses aux situations changeantes. Cela permet des avancées majeures qui doivent bénéficier à tous. Le préambule de la Déclaration explique que « pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il est possible de créer des systèmes autonomes capables d’accomplir des tâches complexes que l’on croyait réservées à l’intelligence naturelle ».

Mais l’IA vient avec son cortège de risques et de défis. C’est pourquoi formuler des principes directeurs pour le développement de ce type d’innovations est un préalable essentiel au développement de règles plus spécifiques qui viendront délimiter les droits et obligations des acteurs concernés par les processus ou les objets carburant à l’IA.

Des principes généraux

La Déclaration se décline en dix principes. On y affirme notamment que le développement et l’usage des systèmes d’IA doivent permettre d’accroître le bien-être de tous les êtres sensibles. Leur utilisation doit se faire dans le respect de l’autonomie des personnes et dans le respect de la vie privée. Les procédés fondés sur l’IA doivent aussi être compatibles avec les liens de solidarité entre les personnes et les générations. Ces systèmes doivent être soumis à l’examen et aux contrôles démocratiques. Ils doivent être compatibles avec la diversité sociale et culturelle. Leurs conséquences doivent être anticipées en fonction d’un principe de prudence. Le recours à de tels outils ne saurait avoir pour conséquence de déresponsabiliser les personnes qui y ont recours.

Ceux qui élaborent les lois ou d’autres normes trouveront dans ces principes directeurs les fondements légitimes au nom desquels certains usages de l’IA peuvent être permis ou interdits.

Les objets comme les véhicules autonomes, les jouets « intelligents » ou les médicaments connectés intégrant des technologies d’IA comportent forcément des normes par défaut. Les objets techniques ne sont pas neutres : ils permettent, autorisent ou interdisent. Les configurations par défaut des objets techniques comportent des régulations souvent mises en place dans le seul souci de répondre au « marché » sans égard aux exigences démocratiques. Ceux qui fabriquent des dispositifs comme les véhicules autonomes devront les configurer en reflétant les principes de la Déclaration.

Des principes à intégrer aux lois

Dans une société démocratique, les lois et les autres régulations, dont celles qui par défaut sont intégrées dans les objets intelligents, doivent reposer sur des justifications. Les valeurs exprimées dans la Déclaration de Montréal reflètent les consensus et justifient les exigences qui pourront être imposées par les lois aux usagers des objets et processus intégrant l’IA.

Des désaccords sont à prévoir sur l’ordre de préséance qui doit s’appliquer lorsque l’un des principes de la Déclaration viendra en conflit avec un autre. Est-ce que l’IA doit avant tout optimiser le bien-être de ceux qui sont déjà favorisés ou contribuer à mutualiser les risques de façon à protéger l’ensemble des membres de la collectivité ? Plusieurs des principes de la Déclaration vont se retrouver au coeur des argumentations que les divers groupes d’intérêts mettront en avant afin de justifier des lois réglementant la configuration des objets « intelligents ».

L’actualisation de certains des principes de la Déclaration va engendrer des remises en question des façons de faire. Par exemple, le principe de participation démocratique devra être concilié avec les revendications des entreprises à l’égard de leurs droits exclusifs sur les données qu’elles collectent et traitent au moyen des procédés d’IA. Il faudra aussi s’interroger sur la portée et les limites du principe d’équité et des exigences du consentement supposément libre et éclairé des individus et par lequel les grands joueurs industriels parviennent à accaparer la valeur des masses de données traitées par les procédés fondés sur l’IA.

Les choix sous-jacents aux dispositifs carburant à l’IA ne sont pas neutres. Cela devrait suffire à exiger leur conformité aux principes de la Déclaration de Montréal.

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Lutte contre le sida: quels sont les défis à relever?

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Cette année, le 1er décembre marque la trentième édition de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Que de chemin parcouru depuis 1988 ! La lutte contre le VIH a connu des développements marquants et des avancées exceptionnelles en un temps record, car les progrès réalisés à ce jour peuvent permettre d’éradiquer le VIH. Mais il reste encore bien des défis à relever dans plusieurs secteurs pour y parvenir réellement et de façon constante.

Ces dernières années, la prévention du VIH s’est complexifiée avec l’accessibilité à la prophylaxie postexposition (PPE, pour éviter de contracter le virus après y avoir été exposé) et la prophylaxie préexposition (PrEP, pour prévenir la transmission du VIH chez les personnes à risque élevé de le contracter). L’époque de l’approche uniquement comportementale (usage du condom) sur le plan préventif est bel et bien révolue.

Aujourd’hui, nous sommes dans une approche de prévention biomédicale et cette approche porte ses fruits. Ainsi, la PrEP s’est avérée une stratégie de prévention pionnière et efficace, en témoignent les chiffres : à l’Actuel, depuis deux ans, le nombre de cas de VIH a diminué de 44 %. Ceci a un impact majeur sur la santé publique. Cette stratégie devrait être renforcée auprès des populations à risque élevé par rapport au VIH. Ceci constitue un des défis majeurs de la prévention.

Déployer davantage la PrEP requiert, d’une part, de la faire connaître tant auprès des personnes pouvant en bénéficier que des médecins susceptibles de la prescrire, ce qui nécessite un transfert des connaissances accru, car trop limité à l’heure actuelle. D’autre part, il faut se souvenir que, pour être efficace, la prévention doit être intégrée dans une perspective globale. La vulnérabilité sociale demeure un facteur fondamental de la transmission du VIH, par la pauvreté, la discrimination, l’homophobie, le manque d’estime de soi, etc. qui alimentent l’épidémie en limitant le dépistage et l’accès au traitement et en fragilisant le maintien des patients dans les soins.

Il y a ces résultats prometteurs et il y en a d’autres, plutôt inquiétants : une épidémie d’infections transmissibles sexuellement (ITS) sévit au Québec. La chlamydia, l’ITS la plus fréquente, touche particulièrement les jeunes de 15 à 24 ans. Le nombre de cas de gonorrhée a plus que doublé ces cinq dernières années. La syphilis, qui avait quasiment disparu, est exponentielle, y compris des cas congénitaux depuis 2016. La lymphogranulomatose vénérienne (LGV), infection causée par une bactérie de la famille de la chlamydia, est en recrudescence depuis 2013, passant de moins de dix cas à plus de 125 en 2017. Les ITS affectent plus particulièrement les jeunes, les femmes en âge de procréer et la population LGBTQ.

Comportements à risque

Ce contexte épidémiologique explosif est trop souvent associé à la PrEP. C’est à la fois réducteur et erroné pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la recrudescence des ITS a commencé bien avant que la PrEP soit prescrite. Et, à l’inverse de ce que l’on croit, le suivi de la PrEP permet de dépister régulièrement (tous les trois mois) des personnes à risque élevé de contracter une ITS. L’augmentation des ITS est d’abord liée à la diminution des comportements sécuritaires, due en grande partie à l’absence d’éducation sexuelle dans les écoles depuis 15 ans et de campagnes de prévention et de sensibilisation aux ITS depuis sensiblement la même période. C’est en rendant ces secteurs prioritaires en santé publique que l’on parviendra, à terme, à reprendre le contrôle des ITS.

Dans ce contexte, le « chemsex » — qui consiste à faire usage de drogues dures, en particulier le crystal meth, pendant des relations sexuelles — est une pratique préoccupante, surtout pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). En effet, sa pratique génère des risques accrus de transmission d’ITS et du VIH (nombre important de partenaires et moindre usage du condom), des risques physiques (surdose et agression sexuelle) et psychiques, et augmente les risques de détérioration de la vie dans son ensemble. En résumé, le chemsex présente une accumulation de facteurs de vulnérabilité et une double dépendance à la drogue et au sexe. Malgré la gravité de la situation, à l’heure actuelle, très peu de ressources tant financières qu’humaines sont allouées à cette problématique de santé publique.

Le thème de ce 1er décembre, Connais ton statut, est une invitation à accroître l’accessibilité du test de dépistage du VIH de façon à réduire la proportion de ceux qui ne connaissent pas leur statut (estimée à 20 %), à mettre les personnes séropositives au VIH sous traitement le plus rapidement possible de façon à ce que leur charge virale soit indétectable et, ultimement, à éradiquer le VIH. L’éradication ne saurait aboutir sans développer une étroite collaboration avec les autorités de santé publique et sans suivre une orientation commune : l’urgence d’agir auprès des personnes à risque en regard du VIH et des ITS en augmentant les ressources et en favorisant leur accessibilité.

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Les défis de la couverture des femmes en politique

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Les femmes occupent une place de plus en plus significative dans notre paysage politique… mais peut-on en dire autant de leur présence sur le plan médiatique ? Certains défis persistent concernant l’image des politiciennes dans les médias.

L’engagement de plus en plus marqué des femmes en politique ne fait plus de doute. Le 18 octobre dernier, le premier ministre Legault a fait l’annonce de la composition de son Conseil des ministres et n’a pas manqué de souligner que celui-ci est paritaire. À Montréal, le comité exécutif de la Ville est de son côté composé de 6 femmes (y compris la mairesse Plante) sur 13 membres. Nous saluons cet équilibre et sommes heureuses de constater la présence croissante des femmes dans ce domaine.

Comment cette implication politique se reflète-t-elle dans la sphère médiatique ? En septembre dernier, nous avons dévoilé les résultats d’une étude portant sur les représentations médiatiques des femmes aux élections municipales de 2017. Nos résultats montrent que certains partis pris sexistes persistent dans les médias écrits québécois. À titre d’exemple, les candidates aux élections de 2017 ont été représentées dans seulement 29 % des articles de notre corpus, les hommes candidats étaient le sujet central d’un article trois fois plus souvent que les femmes et les prises de paroles des candidats y apparaissent bien plus souvent (70 %) que ceux des candidates (30 %).

Au-delà des chiffres, que dire de la façon dont les médias représentent les femmes politiques au Québec ? Nous soulignons que les journaux écrits en transmettent souvent une image juste et nuancée en mettant en avant leurs qualités et leurs compétences professionnelles.

Des stéréotypes persistent

Toutefois que certains stéréotypes persistent et caractérisent toujours les représentations médiatiques de ces femmes. À titre d’exemple, l’accent mis sur le « charme » de certaines candidates (pourquoi ne pas plutôt choisir les termes neutres de « charisme » ou de « personnalité ») et l’attention soutenue portée aux qualités relationnelles (écoute, ouverture, etc.) des candidates met en lumière que certains partis pris sexistes sont toujours présents et relayés dans les médias.

Certains diront : « Et alors, est-ce un problème que ces dimensions relationnelles soient mises en avant lorsque l’on parle de politique dans les médias ? » Non. Nous pensons fermement que nous bénéficions tous et toutes, individuellement et collectivement, de l’éclatement des vieux standards associés à la survalorisation de la directivité, de la fermeté et de l’intransigeance en politique. C’est une avancée que les femmes (et les hommes !) puissent aujourd’hui remettre en question et redéfinir les façons de faire et de penser la politique. Ce qui importe, toutefois, c’est que les femmes politiciennes aient le choix d’incarner (ou non !) ces aspects plus « relationnels » de la politique.

Or, nous observons que les femmes politiques sont soumises à une double contrainte : elles doivent répondre aux qualités traditionnellement féminines d’ouverture et de compréhension et aux qualités de leader habituellement associées à la politique. Quel défi ! Elles sont ainsi appelées à répondre à la fois aux attentes stéréotypées liées à leur genre et à leur profession ! Cette complexité liée à nos représentations de la « femme politique » est fort bien illustrée dans une chronique parue lors des élections de 2017 où l’on présente Valérie Plante, alors candidate à la mairie de Montréal, comme celle « […] qui représente le meilleur des deux mondes : une assurance d’homme dans un corps de femme qui transpire la candeur et l’absence d’artifice. » (Le Devoir, 1er novembre 2017).

Avec un Conseil des ministres paritaire, espérons que les femmes du Québec de tous âges seront inspirées par ces nouveaux modèles et souhaiteront s’engager en politique. Une couverture médiatique équilibrée et nuancée ne pourra que les y inciter !

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Les défis économiques du gouvernement du Québec

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Le nouveau gouvernement du Québec aura du pain sur la planche afin de maintenir la vitalité économique actuelle, alors que le vieillissement démographique, les évolutions technologiques, les incertitudes du marché mondial, la réforme fiscale américaine et la transition énergétique demeurent les balises à l’intérieur desquelles va devoir évoluer notre économie au cours des prochaines années.

La grande priorité économique demeure la disponibilité et le développement de la main-d’oeuvre. Du travail, il y en a : manqueront de plus en plus de travailleurs ! Voici le message que martèlent les employeurs québécois depuis des mois, car plusieurs secteurs et régions enregistrent une préoccupante rareté qui se traduira forcément par un ralentissement économique si on ne trouve pas de solutions à court terme.

Les pistes sont variées, mais l’éducation, la formation, l’immigration et l’intégration joueront un rôle clef dans cette équation. C’est sur les bancs d’école qu’est en train de se former aujourd’hui la main-d’oeuvre de demain : un système d’éducation de grande qualité et capable de s’ajuster aux besoins des employeurs est la clef de voûte pour permettre une prospérité durable au Québec, et il en va de même pour la formation des travailleurs en emploi. Parallèlement, il faut faciliter l’intégration des nouveaux arrivants au marché du travail et à notre société, et des bassins de travailleurs demeurent sous-utilisés — pensons aux personnes en situation de handicap ou aux Autochtones, par exemple.

Rappelons que notre province est un des endroits en Amérique du Nord où le fardeau réglementaire et législatif, notamment en matière de normes du travail, est le plus lourd et représente une entrave majeure à la compétitivité de nos entreprises par rapport à leurs concurrents canadiens ou étrangers. Or, la nouvelle Loi sur les normes du travail, tout en voulant améliorer les conditions des travailleurs, nécessitera une amélioration marquée au cours des prochains mois afin de tenir compte davantage des réalités des employeurs. À tout le moins, ce fardeau ne devrait pas être augmenté.

En matière de finances publiques, la prospérité du Québec va dépendre aussi du maintien d’un équilibre budgétaire adéquat pour l’avenir et d’une provision en cas de cycle baissier qui permette de garder une certaine capacité d’investissement de l’État sans augmenter le fardeau fiscal des entreprises et des particuliers. De plus, le portrait de la fiscalité en Amérique du Nord a changé radicalement au cours des derniers mois : il importe que l’environnement fiscal demeure compétitif, ce qui devrait se traduire, entre autres, par une réduction des cotisations sur la masse salariale pour nos entreprises. (…)

Puisque l’efficacité de l’État a été le mot d’ordre du nouveau gouvernement pendant la campagne électorale, la modernisation de l’appareil étatique doit lui permettre d’accroître son agilité tout en conférant la vigueur nécessaire aux institutions publiques. Le gouvernement doit se concentrer particulièrement sur des mesures d’amélioration de la productivité de la fonction publique et doit encourager des investissements ciblés, prévisibles et suffisants en infrastructures de transport. Il doit également continuer de reconnaître l’autonomie et le dynamisme économique des municipalités tout en garantissant des initiatives adaptées aux besoins de développement local et régional.

De plus, les préoccupations liées à la lutte contre les changements climatiques font désormais partie intégrante du développement économique. La nécessaire transition vers une économie plus verte passe par des stratégies d’investissement judicieuses dans la conversion énergétique ou la création de nouvelles filières industrielles à valeur ajoutée, ainsi que des projets structurants en mobilité durable au bénéfice des personnes et des marchandises. Et, pour ce faire, il est nécessaire d’adopter une approche stratégique qui maximise à la fois les retombées et la rentabilité des investissements publics et privés. Oui : les entreprises font partie de la solution.

Enfin, la compétitivité et la prospérité de notre économique sont tributaires de la capacité des entreprises à innover et à diversifier leurs marchés extérieurs. Le gouvernement devra traduire en soutiens concrets sa volonté de permettre aux entreprises de croître dans un environnement concurrentiel en constant changement, en promouvant des mesures favorables à l’entrepreneuriat, à l’innovation et à l’accompagnement.

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Des défis pour le prochain ministre de la Santé

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Tout au long de ma carrière de 32 ans dans le réseau de la santé (dont 15 à titre de gestionnaire), j’aurai assisté à bon nombre de réformes et de réorganisations qui auront modifié les structures sans vraiment s’attaquer au problème de fond du réseau. Si l’on fait exception de la réforme du ministre Marc-Yvan Côté qui voulait placer le citoyen au coeur du système, toutes les autres réformes auront porté presque exclusivement sur les structures. Certes, la réforme Rochon a porté sur un changement de paradigme dans la dispensation des soins (virage ambulatoire), mais l’essentiel de cette autre réforme a été de fusionner et de fermer des établissements.

D’ailleurs, dans son rapport du 26 février 2001, la commission Clair notait que « les nombreux changements qui ont marqué l’organisation du système au cours des dernières années sont survenus principalement en réaction à des événements plutôt que dans le cadre d’une nouvelle vision véritablement adaptée à l’évolution de la situation ». Ainsi, la commission Clair proposait de faire de la prévention de la maladie et de la promotion de la santé un axe prioritaire d’intervention dans le réseau. La commission proposait également la création des groupes de médecine familiale avec comme objectif de réévaluer le rôle du médecin de famille au sein du réseau. Elle consacrait ainsi le médecin et les CLSC comme piliers de la prestation des soins de première ligne au Québec. Or, force est de constater que la commission Clair venait de mettre en compétition deux structures irréconciliables depuis la création du système de santé au Québec.

Dès la création du système de santé, la fédération des médecins omnipraticiens de l’époque s’opposait à l’idée que les médecins travaillent dans ces nouvelles structures (les CLSC). Les négociations avec le gouvernement se sont soldées par des gains appréciables pour le syndicat des médecins. Ainsi, ces derniers obtenaient du gouvernement le maintien des structures de cliniques privées comme elles existaient à ce moment. De plus, dans cette même négociation, les médecins obtenaient également que seule la rémunération à taux horaire serait autorisée dans les CLSC. Le gouvernement venait donc de consacrer un traitement d’exception pour les médecins de famille et de mettre en concurrence les cliniques privées et les CLSC. La fédération des médecins omnipraticiens savait trop bien que la rémunération à salaire découragerait ses membres à pratiquer en CLSC.

Les GMF, entreprises privées

Qu’en est-il aujourd’hui ? Selon le ministre Barrette, sa réforme se justifiait entre autres par le fait que les CLSC sont un échec. Certes, cette affirmation peut sembler juste, mais le ministre omet de dire que depuis la création des groupes de médecine de famille (GMF) et la réforme Couillard de 2003, un nombre important de ressources humaines, financières et matérielles des CLSC ont été transférées vers les entreprises privées que sont les GMF. De plus, ce transfert des ressources se fait en dépit d’une réalité accablante pour les GMF : ces structures n’ont jamais atteint les objectifs fixés depuis leur création, c’est-à-dire depuis 17 ans. Même dernièrement, ces derniers réclamaient encore plus de ressources alors que l’on constatait qu’ils ne prennent pas les patients avec problème de santé mentale ou de toxicomanie. Avant de réinvestir dans les GMF, nous devons absolument évaluer si la stratégie d’avoir un médecin de famille pour un patient a un réel impact sur l’amélioration de la santé de ce dernier et si les GMF sont des structures efficaces.

Pour le prochain ou la prochaine ministre de la Santé, il devrait y avoir une remise en question du statut de travailleur autonome des médecins (et surtout ceux dans les cliniques privées que sont les GMF) sans quoi nous nous dirigeons lentement, mais sûrement vers l’objectif non avoué des médecins du Parti libéral et de leurs alliés des deux fédérations, soit la privatisation de la première ligne du réseau de la santé.

De plus, un autre grand défi consistera à réformer la santé publique au Québec. Depuis la commission Clair, nous ne pouvons que constater l’échec de l’approche « expert » préconisée en santé publique au Québec. Qu’il suffise de nommer l’échec dans les approches des saines habitudes de vie, dans la lutte aux infections transmissibles sexuellement et par le sang, dans la lutte aux maladies chroniques, dans le programme École en santé et dans la lutte aux inégalités sociales. La santé publique doit dépasser le stade de gérant d’estrade, qui consiste à « monitorer » l’état de santé des Québécois et à imposer des solutions d’expert sans collaboration avec la première ligne.

Finalement, un autre défi consistera à redonner aux régions et aux communautés les leviers nécessaires à leur développement social puisque les principaux déterminants de la santé sont d’abord et avant tout de facture sociale.

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Les défis de François Legault

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Les sondages qui prévoyaient un gouvernement minoritaire ont été déjoués. Profitant de l’actuel mode de scrutin uninominal à un tour, la Coalition avenir Québec a remporté 74 sièges, soit 59 % du total, avec 38 % des voix. Cette réalité est importante : François Legault doit avant tout rechercher le bien commun, être le premier ministre de tous les Québécois et pas seulement celui des électeurs caquistes.

Lors de son baptême de feu devant les journalistes à titre de premier ministre désigné, François Legault a envoyé, au lendemain de sa victoire, des signaux encourageants. Il a affirmé que le défi qui se présentait à lui consistait à rassembler la population, à faire en sorte que ceux qui n’ont pas voté pour la CAQ se retrouvent aussi dans le projet caquiste. Il a même annoncé son intention de collaborer avec les partis d’opposition. Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais au moins, la volonté semble y être.

En énonçant ses priorités à court terme, le premier ministre caquiste a mis de l’eau dans son vin au sujet de la maternelle 4 ans. Retirer les enfants de 4 ans des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies subventionnées, comme le veut le programme électoral de la CAQ, pour les envoyer dans un réseau de maternelles dont l’implantation rapide apparaît irréaliste n’est pas le meilleur exemple d’une allocation optimale des ressources de l’État. Pratico-pratique, il se limitera à assurer le dépistage en bas âge des enfants qui pourraient éprouver des difficultés d’apprentissage, où qu’ils se trouvent. Les CPE, qui accueillent 20 % des enfants de quatre ans, seront mis à contribution, a-t-il laissé entendre. C’est le bon sens.

En matière d’immigration, François Legault a voulu calmer le jeu tout en maintenant sa volonté d’abaisser à 40 000 le nombre d’immigrants admis annuellement. Il a évité de parler d’expulsion, soulignant que son gouvernement entend « montrer que le Québec est inclusif ». Et comme le seuil d’immigration dépend des besoins en main-d’oeuvre et qu’il existe un lien direct entre l’intégration en emploi des immigrants et leur intégration tout court, on peut comprendre qu’un tel seuil n’est pas coulé dans le béton.

Autre sujet litigieux, le remplacement des commissions scolaires et de leurs élus par des centres de services n’est pas dans ses plans immédiats. François Legault, qui s’est engagé à maintenir le Secrétariat des relations avec les Québécois d’expression anglaise, une instance créée par le gouvernement Couillard, devra nous dire comment, en abolissant les commissions scolaires, il entend préserver les droits constitutionnels de cette minorité. Il faut saluer sa volonté d’y accorder un minimum de réflexion.

C’est en matière d’environnement que la vacuité de la CAQ est criante. À une question sur le sujet mardi, François Legault a cité son projet d’exportation d’électricité pour remplacer les centrales nucléaires de nos voisins et évoqué des mesures de protection de l’environnement sans les préciser. C’est bien court et bien vague. Les trois autres partis disposaient de plateformes environnementales étoffées. S’il est vrai qu’il veut représenter aussi les électeurs qui n’ont pas voté pour la CAQ, il aurait intérêt à s’inspirer de ces propositions, d’autant plus que sur le plan économique, la cause de l’environnement se défend très bien.

Sa volonté de collaborer avec les partis d’opposition sera mise à l’épreuve avec l’introduction d’un mode de scrutin proportionnel. Même si son parti a largement bénéficié lundi du système électoral actuel, François Legault a réitéré son engagement de présenter, d’ici octobre 2019, un projet de loi en ce sens, engagement couché par écrit dans une lettre signée en mai dernier par la CAQ, le Parti québécois, Québec solidaire et le Parti vert. Or nul doute que le projet nécessitera une bonne dose d’abnégation de la part de ses députés.

Maintenant qu’il est à la tête du gouvernement, François Legault doit se débarrasser des scories populistes qui, censées attirer une frange de l’électorat, émaillaient son programme électoral et reconsidérer les propositions malavisées dont l’application serait contre-productive ou difficile, voire impossible. Un parti nouvellement élu doit certes chercher à respecter ses engagements, mais il doit également éviter de s’enfoncer aveuglément dans l’erreur.

« Je suis un gars pragmatique », a-t-il clamé dans ses nouveaux habits de premier ministre. Étiqueté à droite par les progressistes, François Legault, écartelé entre son fonds social-démocrate et les reliquats de la droite adéquiste, doit justement faire preuve de pragmatisme et gouverner au centre pour l’ensemble des Québécois.

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