Trophées de l’ACF : quel habitacle demain ?

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CONCOURS- A quoi pourrait ressembler l’intérieur de nos automobiles demain ? Ce thème fédérateur, objet des Trophées de l’ACF 2018, a récompensé des étudiants de l’École d’art et de design de Lausanne.

On peut se prévaloir d’une vie plus que centenaire et être toujours jeune dans sa tête. C’est le cas de l’Automobile Club de France, l’institution automobile pionnière. L’ACF a accompagné les débuts balbutiants de l’automobile puis sa lente ascension. Le Cercle de la place de la Concorde a vécu la suprématie de l’industrie française au cours des Années folles, puis les Trente glorieuses et les transformations nées des deux crises pétrolières successives. Depuis quelques années, l’ACF, loin d’être une institution à bout de souffle, se mobilise en faveur de l’avenir de la mobilité individuelle et accompagne les réflexions autour de l’automobile de demain. C’est ainsi que ses travaux l’ont amené à organiser régulièrement des déjeuners-débats autour de personnalités du monde de la mobilité et de l’automobile mais aussi à donner naissance à un Trophée du Design.

La poésie qui accompagne le projet vainqueur des Trophées de l'ACF.
La poésie qui accompagne le projet vainqueur des Trophées de l’ACF. ACF

En partenariat avec la plateforme digitale «Eyes on Talents» et Renault, l’association les Trophées de l’Automobile Club de France vient de décerner le prix de l’édition 2017-2018. Autour du thème «Renault, french design and easy life: créez un nouveau concept d’intérieur pour la mobilité de demain», le jury coprésidé par Laurens van den Acker, patron du design du groupe Renault, et Antar Daouk, membre de l’ACF et à l’origine de ce concours, a rendu son verdict récemment. La plateforme digitale «Eyes on Talents», fondée par Floriane de Saint-Pierre, a pour vocation de fédérer les principaux acteurs de la mode, de la photographie, de l’architecture et du graphisme, avec les meilleurs créatifs.

Sans que l’intitulé du concours le précise, les sept projets en compétition sont partis du postulat que la voiture de demain serait autonome et électrique. À l’issue d’apres discussions, révélatrices de la qualité des projets, la majorité des sept membres du jury s’est retrouvée autour du projet «Contemplations» présenté par des étudiants en première année du Master Design produit de l’ECAL (École cantonale d’art de Lausanne). Le jury a été convaincu par l’esprit rafraîchissant de ce projet prônant un habitacle ouvert sur l’extérieur et la zenitude. Les membres du jury ont estimé que les travaux de l’ECAL véhiculaient une vision apaisée et optimiste de l’automobile de demain.

L'habitacle du projet «Contemplations» insiste sur la notion de bien-être.
L’habitacle du projet «Contemplations» insiste sur la notion de bien-être. ACF

L’ambiance intérieure renvoie plutôt à un salon cosy et épuré qu’à un intérieur d’automobile. La source d’inspiration est clairement le monde du high-tech. Sur la deuxième marche du podium, le projet «Amaze» présenté par les étudiants de l’ISD Rubika était certainement le plus ambitieux et le plus complet. Il a sans doute souffert de sa complexité.

Arrivé deuxième, le projet «Amaze» reposait sur des bulles conçues comme des espaces de vie.
Arrivé deuxième, le projet «Amaze» reposait sur des bulles conçues comme des espaces de vie. ACF

Il reposait sur des roues, conçues comme des bulles et des espaces de vie qui pouvaient changer de forme et de couleurs selon les circonstances et s’arrimer à d’autres espaces similaires ou à de l’habitat. Le projet défendait même l’idée qu’un espace de vie puisse se transformer en ascenseur d’immeuble.

Le projet Dicky pour les personnes atteintes de déficience visuelle.
Le projet Dicky pour les personnes atteintes de déficience visuelle. ACF

Le lauréat de la troisième place est le projet «Dicky» imaginé non par une équipe mais par une seule personne, Baptiste Parrain, étudiant de Strate École de Design. Il tire son nom du premier chien guide d’aveugle au monde. Dicky a été conçu comme une solution de mobilité individuelle pour les personnes atteintes de déficience visuelle.

En parallèle des Trophées de l’ACF, le Cercle de la place de la Concorde, décidément très actif, a décerné le prix Jean Panhard – 2018. Ce trophée vise à valoriser les études universitaires consacrées aux thèmes très complémentaires de l’automobile, de la société et des mobilités. Le jury présidé par Claude Satinet, ancien directeur général des Automobiles Citroën et ancien membre du directoire de PSA Peugeot Citroën, et composé de personnalités du monde de l’automobile, a récompensé Alice Milor dans la catégorie «Étudiants» (Master 2) pour ses travaux de recherches sous le titre «soigner les sous-traitants automobiles touchés par l’internationalisation: le libéralisme en question (1978-1986). La catégorie des «Chercheurs» honore Luc Charansonney et Yoann Demoli arrivés ex aequo pour leurs thèses respectivement sur «nouvelles méthodes de collecte des données de trafic, nouveaux enjeux des gestionnaires de voirie» et «automobile et stratification sociale. Diffusion, caractéristiques et coûts de l’équipement automobile en France depuis les années 1980». Chaque catégorie était pourvue d’une dotation attractive de, respectivement, 3 000 et 5 000 euros.

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Terminal F à la découverte de l’hôtellerie de demain

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Pour ce nouveau numéro du magazine des voyages du Figaro Live, Bénédicte Menu et Jean-Bernard Carillet vont parcourir en direct les allées du Salon de l’hôtellerie et de la restauration Equip’Hotel, qui se tient à Paris du 11 au 15 novembre. Au programme : des rencontres, avec notamment avec le chef cuisinier Thierry Marx, le décorateur Jean-Philippe Nuel, et le sommelier Philippe Faure-Brac. Ce lundi à 15h00.

Vous avez adoré découvrir comment les hôtelliers et designer rivalisent d’imagination pour réenchanter leur monde, reconquérir une clientèle séduite par les Airbnb, dans l’épatante enquête de Marie-Angélique Ozanne publiée dans Le Figaro Magazine. Un savant mélange d’innovations technologiques dignes des plus grands films de science-fiction et pourtant bien dans le réel. Un savoureux dosage de moments partagés et d’expériences uniques – plus importantes que la déco insistent les experts en hospitalité — proposés dans le cadre d’espace personnalisé.

La domotique réserve encore de belles surprises

Dans la même veine, mais version Live, vous allez aimer suivre ce nouveau numéro du magazine des voyages du Figaro Terminal F, en direct ce lundi du salon professionnel dédié à l’hôtellerie et à la restauration Equip’Hôtel, qui vient d’ouvrir ses portes jusqu’au 15 novembre.

Dans les allées du parc des expositions de la Porte de Versailles métamorphosées en hôtel de demain, Bénédicte Menu, rédactrice en chef du groupe Figaro et Jean-Bernard Carillet, journaliste et auteur de guides Lonely planet, vont découvrir avec vous les innovations les plus inattendues du secteur. À leurs côtés, à tour de rôle, trois figures de l’art de vivre en France: le chef cuisinier Thierry Marx, parrain de cette édition d’Equip’Hôtel, le décorateur Jean-Philippe Nuel, et le sommelier Philippe Faure-Brac. N’hésitez pas à leur poser toutes vos questions. À la fin de l’émission, la domotique réserve encore de belles surprises… Non, vous ne rêvez pas!

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L’avez-vous vu? La voiture de demain et un drone qui se prend pour une mouche

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Un texte d’Alain Labelle

1. La voiture de demain dessinée aujourd’hui

Le prototype de la 360c de Volvo  Photo : Volvo

Le constructeur suédois Volvo s’est installé à sa table à dessin pour imaginer la voiture autonome du futur, et elle promet de transformer la période de transport routier des occupants jusqu’alors captifs de la route.

L’espace chambre  Photo : Volvo

Le résultat : sans moteur à combustion ni volant, la 360c est une voiture électrique dont l’habitacle n’est pas orienté vers l’avant, ce qui a permis aux designers de créer des espaces qui s’adaptent autant aux loisirs qu’au travail en se métamorphosant en salon, en bureau, en table à dîner ou encore en chambre à coucher sur quatre roues, rappelant le luxe des cabines de voyage en première classe des compagnies aériennes.

L’espace salon  Photo : Volvo

Selon le constructeur, la 360c permettra de dépasser le rôle traditionnel d’un constructeur automobile en proposant une solution de rechange au transport de courte distance offert par les compagnies aériennes et de bus, une industrie qui représente des dizaines de milliards de dollars.

L’espace travail  Photo : Volvo

2. 2017, une année à oublier

Si vous avez trouvé l’année 2017 difficile, vous n’êtes pas les seuls. L’année dernière a été la plus désagréable depuis plus d’une décennie, révèle une enquête sur l’état émotif des gens menée dans 146 pays par Gallup.

La maison de sondage a posé huit questions à plus de 150 000 personnes dans 200 langues et dialectes. Les répondants ont affirmé avoir connu plus de tristesse, de stress, d’inquiétude, de colère et de douleur physique en 2017 qu’au cours des années précédentes.

Selon le document, près de 40 % des adultes sondés ont déclaré avoir éprouvé de l’inquiétude ou du stress la veille du sondage, tandis que 31 % ont répondu avoir ressenti des douleurs physiques, 23 % avoir été tristes et 20 % avoir ressenti de la colère.

Au total, les résultats s’élèvent à un indice négatif de 30 en 2017, contre 28 en 2016 et 23 en 2007.

Sans surprise, les répondants ayant le plus grand nombre d’expériences négatives sont ceux qui vivent dans des pays en conflit, tels que la République centrafricaine et l’Irak.

Les pays où les gens ont le plus d’expériences positives se concentrent en Amérique latine, la région comptant sept des dix premières positions, dont les quatre premières sont attribuées au Paraguay (1), à la Colombie (2), au Salvador (3) et au Guatemala (4).

Selon Gallup, ces résultats pourraient refléter la tendance des habitants des pays d’Amérique latine à « se concentrer sur les aspects positifs de la vie », en dépit de niveaux élevés de pauvreté et des troubles politiques.

Comment se sentent les Canadiens? Pas si mal, puisqu’ils occupent la 5e position du palmarès et sont les uniques citoyens d’un pays du G7 à se trouver dans le top 10.

3. Citoyenneté : martienne

Des scientifiques suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ont imaginé les étapes de la construction d’une base autonome habitable à long terme sur Mars. Selon eux, si la vie a un jour existé sur Mars, c’est à ses pôles qu’on pourrait bien en trouver la preuve. C’est aussi là qu’il faudrait installer une base humaine, car, en plus, on y trouve des ressources potentiellement exploitables.

L’ingénieure Anne-Marlene Rüede et ses collègues ont imaginé la stratégie, les technologies et les étapes nécessaires pour monter une base scientifique habitable à long terme, autonome, mais aussi durable.

Les chercheurs projettent d’envoyer un équipage de six personnes au pôle Nord de Mars durant l’été polaire afin de bénéficier des 288 jours de lumière en continu.

Dans un premier temps, une structure habitable parviendrait sur la planète voisine de la Terre lors d’une mission robotique.

La base imaginée comporte trois modules : le module central, les capsules et le dôme. Le premier, de la forme d’un silo de 12,5 mètres de haut et de 5 mètres de diamètre, constitue l’espace de vie et contient tous les éléments essentiels.

Les trois capsules déployées autour de l’élément central servent de sas entre l’intérieur et l’extérieur.

Puis un dôme, composé d’une membrane en fibre de polyéthylène recouverte d’une couche de glace d’environ 3 mètres d’épaisseur, recouvrira l’îlot central tel un igloo, offrant un espace de vie supplémentaire.

Un hic cependant : les lanceurs qui apporteront les quelque 110 tonnes de matériel nécessaire restent encore à développer.

4. Une caméra qui se prend pour un drone

La DJI Mavic Air  Photo : DJI

La popularité des drones ne se dément pas, et de plus en plus d’amateurs de photographies s’en procurent. Mais ce n’est pas tout le monde qui est expert en pilotage, si bien que ces produits ne s’adressent pas à tout le monde.

L’entreprise chinoise DJI de Hong Kong a flairé la bonne affaire et a créé une caméra-drone très compacte qui possède de nombreuses fonctionnalités pour les débutants en pilotage.

La DJI Mavic Air, qui pèse seulement 430 grammes, s’utilise facilement et peut, par exemple, décoller depuis la paume d’une main. En outre, une fois son vol terminé, il suffit de l’attraper pour que ses moteurs s’arrêtent.

Il peut voler pendant 21 minutes, avec des vents allant jusqu’à 36 km/h.

Sa grande stabilisation est décrite par les critiques comme un de ses grands atouts, avec des images qui ne bougent pas. Son coût : environ 1500 $ CA.

5. Un drone qui se prend pour une mouche

Le DelFly Nimble  Photo : delfly-nimble

Restons dans la navigation aérienne. Depuis aussi longtemps que l’humain est humain, il rêve de voler comme un oiseau. Et pourquoi pas comme un insecte? Le vol d’une mouche demande certainement beaucoup d’agilité!

Des ingénieurs néerlandais ont mis au point un microdrone capable de se tordre et de s’incliner à une grande vitesse, un peu comme une mouche.

Un microdrone qui imite les mouvements d’une mouche. Photo : Radio-Canada

Avec deux paires d’ailes battant 17 fois par seconde, le DelFly Nimble ne possède pas de queue. Il peut planer et voler dans n’importe quelle direction jusqu’à 7 m/s. Sa conception est relativement facile et repose sur des composants simples des pièces imprimées en 3D.

Pour le moment, les chercheurs affirment avoir développé le microrobot-drone pour mieux cerner la dynamique du vol des insectes et la reproduire.

On peut facilement imaginer les perspectives commerciales de la création de microdrones capables de manœuvres rapides et d’une grande agilité. Une chose est certaine, le Nimble permet de mieux comprendre comment les insectes échappent aux prédateurs ou aux tapettes à mouches.

6. Encore plus de records mondiaux

Le livre Guinness des records 2019 arrive sur les tablettes des libraires. Publié une fois par an depuis 1955, le livre de référence recense les records du monde reconnus au niveau international.

Encore cette année, le livre contient des records abracadabrantesques! Comme celui de Rolf Buchholz, de Dortmund, en Allemagne, dont le corps comporte un record de 516 piercings et implants.

Bibi apparaît dans l’édition 2019.  Photo : Livre Guinness des records 2019/Paul Michael Hughes

Ou Bibi, un chat de Malaisie capable de tenir en équilibre jusqu’à neuf dés sur une patte.

Il y a aussi le boucher Harry John Crowe, de Cavern, en Irlande, qui est capable de fabriquer 78 saucisses en une minute.

Barry John Crowe et ses saucisses gagnantes.  Photo : Livre des records Guinness/Paul Michael Hughes

7. Des boîtes électriques devenues de véritables œuvres d’art

Une oeuvre de l’artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua  Photo : Paul Walsh

L’artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua, avait en 2013 pris l’initiative de peindre une illustration du chat Grumpy sur un mur de la ville. Son œuvre n’avait pas été appréciée par les autorités municipales qui l’avaient recouverte, au grand dam des citoyens du quartier.

La controverse est arrivée aux oreilles de Chorus, une compagnie de télécommunication, qui a demandé à l’illustrateur de repeindre toutes les boîtes électriques de la ville, une initiative qui a été très bien accueillie par les citoyens habitant l’endroit.

Une oeuvre de l’artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua  Photo : Paul Walsh

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