Cafouillage et insensibilité dans les dossiers d’immigration annulés

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Une semaine après le dépôt du projet de loi no 9, le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, talonné par l’opposition, est toujours emmêlé dans des explications dont le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles sont évolutives.

Chez les candidats à l’immigration, même pour ceux qui ne sont pas touchés par l’annulation des 18 000 dossiers en attente, c’est l’angoisse, voire la panique. Les groupes communautaires qui viennent en aide aux immigrants sont submergés d’appels de ressortissants étrangers déjà au Québec qui se demandent ce qui va leur arriver. À l’étranger, des candidats qui attendaient des nouvelles de la demande d’immigration qu’ils ont soumise il y a des mois, voire des années, s’inquiètent à juste titre.

Il faut dire que le MIDI, dont l’insensibilité a rivalisé avec son incurie, n’a guère aidé les choses. Au lendemain du dépôt du projet de loi, le ministère envoyait sèchement une lettre annonçant aux candidats qu’il ne rendait plus de décision dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés. Compte tenu du fait qu’il s’agit d’un projet de loi qui n’est pas encore adopté, « le Ministère n’est pas en mesure de vous fournir plus d’information pour le moment », peut-on lire. « À ce stade-ci, aucune action n’est requise de votre part », poursuit-on, en suggérant tout de même aux candidats de s’inscrire dans le nouveau système de déclaration d’intérêt appelé Arrima.

Comme la lettre, contradictoire, soulevait des questions, le MIDI en fut quitte pour envoyer une deuxième lettre aux candidats. Ainsi, il précisait que les travailleurs étrangers temporaires, dont la délivrance des permis de travail relève du gouvernement fédéral, n’étaient aucunement touchés par le projet de loi no 9 ; ils pouvaient même se prévaloir du Programme de l’expérience québécoise et leurs demandes seraient traitées en priorité dans un délai de 20 jours ouvrables.

Le projet de loi encadrant la réforme du système d’immigration a été présenté dans la précipitation et on n’a guère réfléchi aux conséquences humaines de l’annulation des dossiers. Sur le tard, le ministre a indiqué qu’il avait demandé au MIDI d’appeler chacun des candidats pour leur expliquer ce qu’ils doivent faire dans leur situation particulière. C’est la moindre des choses. Après ce cafouillage, le ministre doit en faire davantage et s’engager à accorder la priorité, dans le nouveau système, aux candidatures valables déjà présentées.

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Dossiers d’immigration annulés: le PLQ exhorte Québec de reculer

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Le Parti libéral du Québec (PLQ) exhorte le gouvernement caquiste à reculer sur son intention de renoncer à traiter 18 000 dossiers en souffrance de personnes qui cherchaient à immigrer au Québec.

« Il n’a aucunement besoin de faire table rase », a plaidé en entrevue, dimanche, la députée libérale de Saint-Henri — Sainte-Anne Dominique Anglade.

Quelque 50 000 personnes sont affectées par la décision du gouvernement Legault, selon Mme Anglade.

« Il y a des gens qui sont au Québec, qui paient des impôts, qui ont fait des demandes, qui sont présentement chez nous, qui parlent français, qui sont dans différentes régions du Québec qui sont touchés par ça », a-t-elle soutenu.

Mme Anglade invite le gouvernement à réaffecter les 19 millions $ prévus pour rembourser les demandeurs au traitement de ces dossiers.

Cette semaine, le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a présenté le projet de loi 9, qui prévoit un nouveau mode de sélection des immigrants. Ceux-ci devront s’engager à apprendre le français et à respecter les valeurs du Québec.

C’est dans le cadre de cette annonce que le gouvernement a révélé que les 18 000 dossiers seraient annulés.

« Nous les inviterons à faire leur demande au Québec, parce que nous avons besoin que leur profil corresponde aux besoins en matière de travail », avait-il expliqué en anglais.

« Quand quelqu’un travaille dans un pays, dans un certain emploi, et qu’il arrive ici et qu’il ne peut s’intégrer à l’emploi, ce n’est pas respectueux. Et il y a beaucoup de cas comme ça au Québec. »

Pourtant, quelques jours plus tôt, selon Le Devoir, le premier ministre François Legault s’était engagé à traiter les demandes.

« C’est de l’amateurisme, a déploré Mme Anglade. Je rappelle que c’était le gouvernement qui disait vouloir prendre moins [d’immigrants] pour en prendre soin. Eh bien là, je pense qu’il ne prend soin de personne. »

Le nouveau système d’immigration, basé sur la déclaration d’intérêt, avait été instauré en 2018 par l’ancien gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Selon le ministre Jolin-Barrette, en annulant les 18 000 demandes en souffrance, le gouvernement pourra mieux utiliser le nouveau système.

La députée Dominique Anglade réfute toutefois cet argument. Selon elle, rien n’empêche le gouvernement de traiter ces demandes transmises selon l’ancien système, en même temps d’utiliser le nouveau système basé sur la déclaration d’intérêts.

« Passez à travers les 18 000 dossiers, en parallèle assurons-nous d’une meilleure intégration avec le nouveau système qui est déjà en place. Un n’empêche pas l’autre, ils sont très bien capables de le faire », a-t-elle conclu.

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Projet de loi 9: Québec annule 18 000 dossiers d’immigration

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Le ministre Simon Jolin-Barrette demande le feu vert de l’Assemblée nationale pour annuler pas moins de 18 000 demandes d’immigration non traitées.

Le gouvernement québécois remboursera toute personne ayant fait une demande dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés avant « le 2 août 2018 et pour laquelle [le ministère de l’Immigration] n’a pas encore pris de décision de sélection, de refus ou de rejet » à ce jour, peut-on lire dans le projet de loi 9 déposé à l’Assemblée nationale jeudi. Cela pourrait coûter environ 19 millions de dollars à l’État québécois puisque chacun des candidats a déboursé quelque 1000 $ pour préparer et déposer un dossier au ministère, a indiqué M. Jolin-Barrete en conférence de presse.

Pourtant, le premier ministre François Legault avait assuré à la presse, il y a moins de 10 jours, que les 18 000 demandes d’immigration qui s’empilent sur les bureaux des fonctionnaires du ministère de l’Immigration seraient traitées. « Ces 18 000 dossiers-là vont devoir être traités avec les anciennes règles. Après, on va mettre en place nos mesures », avait-il affirmé le mardi 29 janvier dernier.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) s’est rapidement portée à la défense de la « réinitialisation [“reset”] » prévue dans le projet de loi visant à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes (projet de loi 9). « Cela devrait donc permettre de réorienter à nouveau la sélection des personnes immigrantes en fonction des besoins du marché du travail, ce qui est une bonne nouvelle. Autrement dit, cela offrira davantage de chances d’assurer une meilleure adéquation entre les profils des personnes sélectionnées et les emplois disponibles », a soutenu le regroupement de PME par voie de communiqué.

Français et valeurs

M. Jolin-Barrette a déposé jeudi le projet de loi 9, par lequel il cherche aussi à spécifier le « but » de la Loi sur l’immigration, soit « de favoriser l’intégration des personnes immigrantes, plus particulièrement par l’apprentissage du français, des valeurs démocratiques et des valeurs québécoises exprimées par la Charte des droits et libertés de la personne ».

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec s’était engagée à soumettre les immigrants, trois ans après leur arrivée au Québec, à un test des valeurs et à un test de français dont la réussite constituerait une condition d’obtention du certificat de sélection du Québec — et de la résidence permanente.

Le ministre de l’Immigration entend créer de « telles évaluations ». Pour y arriver, l’Assemblée nationale doit adopter le projet de loi 9 et le gouvernement fédéral doit adopter un règlement, a-t-il précisé.

D’ailleurs, le projet de loi 9 permet au gouvernement québécois de déterminer les « conditions qui affectent la résidence permanente [octroyée par Ottawa] d’un ressortissant étranger » au Québec. « On va avoir des discussions [avec le gouvernement fédéral] », a dit M. Jolin-Barrette à la presse.

« Ce projet de loi est la pierre angulaire de la réforme en profondeur que le gouvernement du Québec entreprend pour réussir l’immigration, tant pour le candidat à l’immigration que pour la société québécoise, a fait valoir M. Jolin-Barrette devant la presse jeudi. Il met en place les bases législatives nécessaires pour améliorer la francisation, l’intégration et l’adéquation entre les besoins de main-d’œuvre du Québec et le profil des candidats à l’immigration. Notre objectif est clair : assurer le succès des personnes immigrantes et donc assurer le succès de tout le Québec. »

D’autres détails suivront.

 


 

Une version précédente de cet article, qui indiquait que la mesure coûterait 10 millions de dollars à l’État québécois, a été corrigée.

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La CSN presse le gouvernement Legault de maintenir les seuils d’immigration

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La Confédération des syndicats nationaux (CSN) presse le gouvernement de François Legault de renoncer à réduire les seuils d’immigration. La pénurie de main-d’oeuvre qui sévit au Québec commande plutôt le maintien du nombre d’immigrants accueillis, estime le président de la centrale syndicale, Jacques Létourneau.

Statistique Canada a annoncé vendredi matin que le taux de chômage s’était établi à 5,6 % au Canada en 2018, le taux le plus faible observé depuis des décennies. Ce constat est de nature à plaire aux syndicalistes.

Alors qu’il présentait, vendredi matin, les priorités de la CSN pour la nouvelle année, Jacques Létourneau s’est réjoui de cette statistique tout en envoyant un message au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).

« Évidemment, c’est une bonne nouvelle. […] Mais ça pose des défis éminemment importants », a-t-il commenté, en citant la pénurie de main-d’oeuvre observée au Québec au cours des derniers mois. « On sait que le gouvernement Legault a été élu sur la baisse des seuils d’immigration. […] Mais dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, on pense qu’on devrait faire le contraire : ouvrir les frontières et mettre en place les bonnes conditions d’intégration à la société québécoise et aussi surtout en emploi. »

La CSN entend d’ailleurs organiser un colloque dédié à l’enjeu de la pénurie de main-d’oeuvre à la fin de février. Les autres organisations syndicales, les associations patronales et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, y ont été invités, a précisé M. Létourneau.

Quelques tuiles

En 2019, la CSN poursuivra sa campagne en faveur d’un salaire minimum de 15 $ de l’heure, mais elle s’inquiète aussi des emplois « de qualité » qui sont menacés. La fermeture éventuelle de Sico, la décision de Via Rail de rejeter la proposition de Bombardier pour le renouvellement d’une partie de sa flotte et les difficultés du chantier maritime Davie sont des enjeux préoccupants auxquels le gouvernement doit s’attaquer, estime M. Létourneau.

« Évidemment, ce sont différents cas de figure et il n’y a pas une seule solution qui s’applique. Quand le siège social de Sico est déménagé aux États-Unis depuis des années et que la décision se prend à Pittsburgh, c’est un peu difficile pour le gouvernement d’intervenir », a-t-il reconnu. « Par contre, quand le gouvernement annonce des crédits d’impôts aux entreprises, comme le patronat le réclame à tue-tête depuis des années, peut-on poser des conditions pour que les entreprises réinvestissent dans les entreprises pour renouveler les équipements et la formation de la main-d’oeuvre ? »

L’environnement

La CSN a aussi identifié l’environnement parmi ses priorités pour 2019. « Disons que jusqu’à maintenant, il n’y a rien de bien convaincant dans la façon dont la CAQ gère le dossier environnemental », a commenté Jacques Létourneau.

La CSN presse le gouvernement de respecter les cibles de réduction des gaz à effet de serre qui avaient été fixées pour 2020 et de favoriser le mouvement de transition vers des énergies plus vertes.

Mais Jacques Létourneau n’est pas prêt à condamner le forage de 30 puits à l’ouest de Gaspé dans le cadre d’un projet d’exploitation pétrolière commerciale, dont faisait état Le Devoir vendredi.

« C’est un débat qui n’est jamais simple dans le mouvement syndical parce que qui dit forages, pétrole, gaz naturel et barrages, dit création d’emplois », a-t-il reconnu. « Et souvent, il s’agit d’emplois plus payants que ceux dans le secteur du commerce où les gens sont payés au salaire minimum. Donc, l’équilibre du développement durable est toujours un objectif à maintenir, mais minimalement, le principe de l’acceptabilité [doit être mis de l’avant]. »

L’année 2019 sera aussi marquée par plusieurs négociations puisqu’une centaine de syndicats de la CSN devront renouveler leurs conventions collectives tant dans le secteur manufacturier que dans ceux des communications et du commerce de détail. Deux dossiers en particulier seront dans la mire de la CSN, soit celui des agents correctionnels fédéraux et le dépôt, à l’automne, des demandes syndicales dans le cadre des négociations dans le secteur public.

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Seuils d’immigration: Ottawa veut éviter une confrontation avec Québec

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Ottawa semble vouloir éviter à tout prix une confrontation avec Québec sur les seuils d’immigration même si le gouvernement caquiste prévoit une diminution en 2019 dans deux catégories d’immigrants qui relèvent du fédéral.

Le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, a réagi mardi aux nouvelles cibles en immigration de Québec en pesant ses mots et en insistant sur la collaboration entre les deux gouvernements.

« Nous ne sommes pas surpris […], a-t-il dit. Nous sommes déçus cependant que le gouvernement, face à la pénurie de main-d’œuvre, ait décidé de réduire le nombre d’immigrants.

« Nous croyons qu’un système d’immigration qui fonctionne bien fait partie de cette solution-là, cependant la collaboration sur les questions d’immigration avec le Québec est très importante pour nous », a-t-il ajouté.

Le ministre québécois de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a déposé mardi après-midi son plan pour l’année 2019. Le gouvernement caquiste prévoit recevoir environ 10 000 nouveaux arrivants de moins en 2019, dans les trois catégories, soit les immigrants économiques, les réfugiés et ceux issus du programme de réunification familiale.

Or, Québec n’a pas le pouvoir de limiter le nombre de réfugiés ni les immigrants acceptés par Ottawa pour rejoindre leur famille. Il peut seulement réduire le nombre d’immigrants économiques qui pourraient pourtant aider à atténuer la pénurie de main-d’œuvre.

Le ministre LeBlanc n’a pas voulu préciser si le geste de Québec provoquerait la réouverture de l’entente. Il a plutôt insisté sur la « relation constructive » qui existe entre les deux gouvernements depuis la signature en 1991 de l’Accord Canada-Québec. Cette entente permet au gouvernement québécois de sélectionner les nouveaux arrivants qui s’installent sur son territoire.

« Vous me connaissez assez bien, moi je ne suis pas quelqu’un qui veut me chicaner, moi je suis toujours de bonne humeur », a-t-il affirmé.

Il craint toutefois l’impact de la diminution de 2300 immigrants prévue par Québec dans la catégorie de la réunification familiale.

« On ne voudrait pas avoir un système à deux vitesses où les familles québécoises sont réunies moins vite qu’au Nouveau-Brunswick ou en Ontario, a-t-il fait valoir. Ça, ce n’est sûrement pas l’idéal. »

Il a également rappelé que le Canada a « un devoir face à la communauté internationale » pour l’accueil des réfugiés et que le gouvernement québécois avait « toujours accepté des responsabilités internationales ».

Le plan québécois contraste avec la hausse des seuils d’immigration du gouvernement Trudeau dévoilée à la fin du mois d’octobre. Le plan fédéral prévoit une augmentation graduelle du nombre d’immigrants chaque année pour atteindre 350 000 en 2021 pour l’ensemble du pays. Cela correspond à près de 1 % de la population canadienne.

Les ministres LeBlanc et Jolin-Barrette ont tous deux indiqué vouloir poursuivre les discussions déjà entamées sur cette question.

Les propos de Dominic LeBlanc font écho à ceux prononcés plus tôt dans la journée par le premier ministre Justin Trudeau, selon qui le moment est mal choisi pour réduire les seuils d’immigration en raison de la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans la province.

« On continue à être en discussion avec eux, mais moi ce que j’entends à travers le Québec, c’est les entrepreneurs, les entreprises préoccupées par la pénurie de main-d’œuvre, a affirmé M. Trudeau avant la réunion de son conseil des ministres, mardi matin. Je ne suis pas sûr que c’est (sic) le meilleur moment pour réduire le nombre de gens qui viennent. »

Ses paroles ont fait bondir le chef intérimaire du Bloc québécois, Mario Beaulieu.

« Ce n’est pas de ses affaires à M. Trudeau, c’est au Québec de décider de sa politique d’intégration, a-t-il tranché. Puis, la pénurie de main-d’œuvre, si on veut la régler, on serait mieux d’aller vers une régionalisation de l’immigration, une meilleure intégration de l’immigration que d’augmenter les seuils sans arrêt, sans être capables d’intégrer les nouveaux arrivants. »

Le chef conservateur Andrew Scheer s’est encore engagé à rehausser les compétences du Québec en immigration.

« Nous allons prendre le temps d’étudier le plan, mais chose certaine notre parti est ouvert à donner plus de pouvoirs aux provinces, dont le Québec, […] pour la gestion du système d’immigration », a-t-il répété.

Il n’a toutefois pas précisé s’il accepterait de lui céder le pouvoir de superviser la catégorie des réfugiés et des nouveaux arrivants issus du programme de réunification familiale.

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Québec confirme la réduction de ses seuils d’immigration

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Voilà des mois que François Legault promettait de réduire les seuils d’immigration du Québec : c’est maintenant chose faite. Le gouvernement a déposé mardi le Plan d’immigration Québec pour 2019, qui prévoit une réduction de 24 % du nombre d’immigrants reçus l’an prochain.

Le document, déposé par le ministre de l’Immigration mardi après-midi, indique qu’en 2019, « le Québec se donne comme objectif d’accueillir 40 000 personnes immigrantes, soit une fourchette allant entre 38 000 et 42 000 personnes admises ». Ce serait là environ 13 000 personnes de moins qu’en 2018. Cette cible de 40 000 est « transitoire », a confirmé Simon Jolin-Barrette mardi : elles augmenteront quand le Québec arrivera à mieux intégrer ses immigrants.

Par catégorie d’immigration, les cibles sont les suivantes :

  • immigration économique (seule catégorie contrôlée par Québec) : de 21 700 à 24 300 personnes ;
  • regroupement familial : de 8900 à 9400 personnes ;
  • réfugiés : de 6800 à 7500 personnes ;
  • autres immigrants : de 600 à 800 personnes.

 

En 2018, le Québec a accueilli entre 29 000 et 31 000 immigrants économiques. En période de pénurie de main-d’œuvre, c’est donc dire que le gouvernement se privera d’au moins 7000 travailleurs l’an prochain.

Les cibles par catégorie montrent que l’immigration économique représentera environ 58 % de l’ensemble de l’immigration. « La proportion de personnes immigrantes connaissant le français au moment de leur admission s’établirait à environ 41 % », souligne le document du gouvernement.

En campagne, François Legault promettait d’accorder trois ans aux nouveaux arrivants pour qu’ils apprennent le français. Ceux qui échoueraient au test de français et au test des valeurs après cette période seraient expulsés du Québec — un scénario qui fait abstraction du fait que c’est Ottawa qui détermine qui obtient la citoyenneté canadienne, et que chaque Canadien est libre de s’établir dans la province de son choix.

Mais en abaissant tout de suite les seuils d’immigration, François Legault concrétise une promesse martelée depuis au moins août 2016. En campagne, il résumait son engagement par l’expression « en prendre moins, en prendre soin ».

« L’objectif est clair : on veut réduire les seuils d’immigration pour avoir les moyens de mieux intégrer les immigrants au marché du travail, à la majorité francophone et au partage de nos valeurs communes, en particulier l’égalité hommes-femmes », précisait le premier ministre dans son discours d’ouverture, mercredi dernier.

Effort national

En plus de soulever des questions par rapport à la pénurie actuelle de main-d’œuvre, les nouveaux seuils visés par Québec explorent les limites de l’Accord Canada-Québec, qui régit le partage des compétences entre les deux ordres de gouvernement en matière d’immigration.

Celui-ci stipule que le « Canada établit chaque année les niveaux d’immigration pour l’ensemble du pays, en prenant en considération l’avis du Québec sur le nombre d’immigrants que ce dernier désire recevoir ».

Il mentionne aussi que « le Québec s’engage à poursuivre une politique d’immigration dont l’objectif est de lui permettre de recevoir un pourcentage du total des immigrants reçus au Canada égal au pourcentage de sa population par rapport à la population totale du Canada ».

Or, avec un seuil d’accueil à 40 000 personnes, le gouvernement Legault se trouverait à recevoir 12 % des immigrants du Canada — dont la cible d’accueil pour 2019-2020 est de 330 800 personnes. La population québécoise représente 23 % de la population canadienne.

Ottawa réfléchit

À Ottawa, le gouvernement fédéral indiquait en matinée qu’il veut d’abord étudier ses options dans ce dossier de compétence partagée.

Une chose toutefois est claire : Ottawa ne peut pas réduire les transferts fédéraux en matière d’immigration, car ceux-ci ne peuvent être retranchés en vertu de l’Accord Canada-Québec. L’an dernier, Québec a reçu 490,2 millions du fédéral.

Le gouvernement Trudeau pourrait théoriquement ignorer les changements apportés par celui de François Legault, puisque l’accueil de réfugiés et de demandeurs de réunification familiale est de compétence fédérale (Québec ne contrôle que l’immigration économique). Ce serait cependant une « option nucléaire » que d’envoyer malgré tout ces immigrants dans la province, dit une source fédérale du Devoir en coulisse.

Les libéraux fédéraux craignent toutefois qu’une réduction de l’accueil de demandes de réunification familiale ne mène à un système à deux vitesses. Cette filière du système d’immigration accuse déjà un arriéré dans le traitement des demandes. Une réduction de l’accueil au Québec accroîtrait davantage cet arriéré dans une province plutôt que les autres, fait-on valoir.

Plan

Le Plan d’immigration du Québec doit être déposé chaque année, en vertu d’un article de la Loi sur l’immigration. Il donne une projection du nombre d’immigrants attendus, du nombre de certificats de sélection que le Québec entend délivrer, de la répartition de ces immigrants par bassin géographique, etc.

Selon les chiffres publiés dans le plan 2018, le Québec prévoyait accueillir un maximum de 53 000 immigrants cette année, dont 31 300 par l’immigration économique. Quelque 8800 réfugiés étaient aussi attendus, de même que 12 100 personnes arrivées par le programme de regroupement familial.

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François Legault admet sa méconnaissance du système d’immigration

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François Legault a justifié sa méconnaissance des rouages du système d’immigration par le fait qu’il n’ait jamais travaillé dans la capitale fédérale, Ottawa.

Le chef de la Coalition avenir Québec a admis ne pas connaître sur le bout des doigts les responsabilités dévolues au gouvernement fédéral — l’octroi de la résidence permanente par exemple. « Je ne les connais pas autant que les responsabilités du gouvernement du Québec. J’ai travaillé 17, 18 ans à l’Assemblée nationale. Je n’ai jamais travaillé à Ottawa », a-t-il souligné dans une mêlée de presse dimanche.

L’aspirant premier ministre a toutefois assuré à la presse que le processus de délivrance des certificats de sélection du Québec (CSQ) n’a plus de secrets pour lui.

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, s’est empressé de relever ce « petit cadeau » que son adversaire caquiste lui a offert. « Il a avoué quelque chose d’assez incroyable : que dans le fond, il ne comprenait pas l’immigration comment ça marche. […] Il a dit : excusez, ça fait 20 ans que je suis là-dedans, je n’ai jamais travaillé avec le fédéral, je n’ai pas tout à fait compris le système », a lancé le premier ministre à moins de 24 heures de l’ouverture des bureaux de vote. « Ben, il est temps de s’en apercevoir, rendu au 39e jour de la campagne. Parce qu’on a besoin de gens, on a besoin de monde, on a besoin de bras au Québec parce qu’on a une pénurie de main-d’oeuvre partout », a-t-il poursuivi.

Le chef caquiste retient comme leçon de la campagne électorale qu’il peut en « apprendre plus ». « Je suis prêt à en apprendre plus », a-t-il conclu.

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