Stockage de données: les colporteurs se frottent les mains

[ad_1]

Nous apprenions cette semaine que Québec voulait confier au privé le stockage de ses données. Saluons l’efficacité des vendeurs de technologies qui en quatre mois ont su se positionner comme des partenaires fiables et sérieux aux yeux du gouvernement de la CAQ. Ils ont sauté sur un tout nouveau gouvernement, inexpérimenté, voulant faire différemment et encore apte à croire aux beaux mirages qu’on lui crée. Parce qu’à l’usage, on s’aperçoit qu’une fois les doigts dedans, les attentes ont été gonflées. Tout à coup, les choses sont plus compliquées, ça demande plus d’analyse, et tout ça, ça se paye. Ça devient rapidement politiquement gênant d’avoir été si naïf, donc personne ne tire trop fort la sonnette d’alarme, et on se retrouve avec un système Phoenix (IBM), un registre des armes (« mauvaise gestion des contrats », selon la vérificatrice générale) ou des tableaux blancs intelligents qui servent essentiellement à diffuser YouTube dans nos écoles. Du gaspillage de ressources.

Ne pensez pas que je préférerais un retour à la plume et au boulier afin de gérer l’État québécois. Ce qui me désespère, c’est de voir les bénéfices potentiels de ces outils détournés au profit d’acteurs privés ne priorisant pas le bien commun. Non, je ne crois pas que ces compagnies vont systématiquement faire ce qui est mieux pour tous. Et je ne crois pas non plus que l’État ait la compétence et la puissance pour faire respecter nos intérêts. Le gouvernement reconnaît lui-même que c’est pour ça qu’il fait appel aux « Gros Nébuleux » de Californie. Il aurait pu choisir de fidéliser ses ressources et construire l’expertise en interne, quitte à y aller plus doucement. Dans 10 ans, qui va mener le jeu ? Qui déterminera le coût des nouvelles fonctionnalités ? Qui dira ce qu’il est possible de faire ? Qui aura la documentation à jour ? Et surtout, qui dictera la facture de sortie ?

Le gouvernement a choisi : ce seront des compagnies américaines, l’expertise est là-bas. Il investit des millions pour l’intelligence artificielle à Montréal, mais il devra compter sur les Gros Nébuleux pour exploiter cette technologie, sans jamais comprendre vraiment comment se prennent les décisions. Secret commercial oblige. Les biais et les erreurs apparaîtront doucement. Beaucoup seront si subtils qu’ils s’intégreront à nos structures sociales, sans regard critique, ni bienfaisance, ni responsabilité politique.

Les Gros Nébuleux, lorsque les performances sont décevantes, pourront analyser ce qui coince et suggérer des modifications. Comme ce sont eux qui connaissent le mieux leurs systèmes, et à moyen terme, les bases de données du gouvernement, qui sera mieux placé pour modifier et gérer les applications du gouvernement ? Une suite de contrats à appel d’offres acquis d’avance pour des générations. Voilà du récurrent aussi fiable que de l’asphaltage. Il y a peu de secteurs aussi fiables et rentables que le pillage d’un État.

Amazon est considéré comme partenaire. Soyez assuré qu’il va faire un bon prix de départ au gouvernement. Saviez-vous qu’il s’est lancé dans l’assurance ? Ils auront accès à votre dossier de la SAQ, à celui de RAMQ, à votre dossier médical, sûrement aussi à celui de la SQ. De combien d’années auront-ils besoin pour écumer les clients payants et laisser les autres aux petites compagnies d’assurances ? « Oh non, nous allons mettre en place des garde-fous et du cryptage », va-t-on nous répondre. Ces compagnies auront quand même accès aux données. Au nom du secret commercial, il sera impossible de valider l’étanchéité des accès aux couches supérieures, et je suis assuré qu’il va toujours y avoir, contractuellement, des portes ouvertes à des fins de diagnostic et d’optimisation.

De toute façon, les Gros Nébuleux sont tenus par le gouvernement américain de permettre l’accès aux données hébergées sur son territoire, aux fins d’enquête. Ce qui veut dire que celui-ci pourra fouiller allègrement dans les données des ministères pour étayer ses poursuites ou favoriser ses entreprises. Il faut être bien naïf pour encore voir les États-Unis comme un partenaire bienveillant et équitable.

Tous ces cadeaux sont offerts allègrement par un gouvernement bon enfant, valorisant la fierté d’être des Québécois, guilleret d’être géré par des puissances sur lesquelles il n’a plus de contrôle.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Allemagne : Facebook ne peut plus fusionner les données d’Instagram et de WhatsApp

[ad_1]

« Facebook ne peut plus contraindre ses utilisateurs à accepter une collecte quasiment illimitée de leurs données », qui place le géant américain en « position dominante », a résumé face à la presse le patron de l’Office anticartel allemand, Andreas Mundt.

Concrètement, le groupe devra solliciter « l’accord explicite » de ses quelque 30 millions d’utilisateurs allemands avant de rattacher à leur compte les données obtenues par des applications qui lui appartiennent, comme Instagram et WhatsApp, ou grâce au bouton « J’aime » inséré sur des pages Internet tierces.

Chacune de ces sources extérieures pourra continuer à accumuler des informations personnelles, mais il ne sera plus possible pour Facebook de les « fusionner » sur la seule base de ses conditions générales d’utilisation, explique M. Mundt.

Le groupe californien devra soumettre « dans les quatre mois » une modification de ses paramètres au Bundeskartellamt, qui devra ensuite l’« approuver », pour une mise en œuvre au plus tard d’ici un an. Faute de quoi Facebook s’expose à une amende pouvant atteindre 10 millions d’euros par mois.

Plus largement, selon M. Mundt, il s’agit de « contraindre les géants de la techno à adapter leur modèle économique », reposant sur l’exploitation de données personnelles à des fins publicitaires, « au droit de la concurrence » limitant la concentration de telles informations par un seul acteur.

Facebook interjettera appel

Le Bundeskartellamt avait lancé ses investigations mi-2016, reprochant au géant américain de collecter auprès de réseaux tiers – Instagram, WhatsApp, Twitter et d’autres sites – des masses d’informations sur ses utilisateurs à leur insu.

Dans un communiqué, Facebook a annoncé son intention de faire appel, jugeant que le bureau de la concurrence « fait une mauvaise application » du droit en sous-estimant la concurrence dont il fait l’objet en Allemagne de la part de « YouTube, Snapchat ou Twitter ».

« La popularité n’est pas synonyme de domination du marché », se défend le groupe, rappelant qu’il a par ailleurs déjà modifié ses paramètres de confidentialité il y a moins d’un an pour les mettre en conformité avec le Règlement européen de protection des données (RGPD).

« Les droits fondamentaux sont en péril »

Bitkom, la fédération allemande des entreprises numériques, dénonce une mesure qui pénalisera, selon elle, les « plus petits », à savoir les sites tiers qui peuvent faire connaître leurs offres au grand public grâce à ces boutons « J’aime ».

La fédération dénonce également l’activisme de l’Allemagne en matière de réglementation des exploitations de donnée, alors que ces décisions sont censées être prises et harmonisées au niveau européen depuis la mise en place en mai du RGPD.

Le contrôleur européen de la protection des données – autorité indépendante au sein de l’Union européenne – estime que cette dénonciation allemande n’est que la pointe de l’iceberg et que toutes les « sociétés qui s’appuient sur le profilage, la localisation et le ciblage doivent être sur leurs gardes ».

« Les droits fondamentaux sont en péril quand des groupes si puissants déterminent seuls leurs moyens et objectifs en termes de collecte de données », juge le contrôleur européen Giovanni Buttarelli.

Enfin, Facebook, dont le siège européen est basé à Dublin, estime relever de l’Autorité irlandaise de protection des données personnelles et non du gendarme anticartel allemand.

Une série de polémiques

Le géant californien, qui fêtait lundi ses 15 ans, sort d’une année 2018 marquée par une série de polémiques, à commencer par le scandale Cambridge Analytica, soit l’exploitation à des fins politiques de données d’utilisateurs de Facebook à leur insu, notamment pendant la campagne présidentielle de Donald Trump.

Ce scandale, ainsi que la mise en place du RGPD en mai dernier, vaut à Facebook d’être particulièrement dans le viseur des régulateurs.

Soucieux de rassurer annonceurs, utilisateurs et investisseurs, Mark Zuckerberg a défendu une nouvelle fois à la mi-janvier, dans plusieurs journaux internationaux, son modèle économique fondé sur la publicité et donc la collecte de données personnelles qui lui est associée.

« Nous ne vendons pas les données des gens », a-t-il répété.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Concert d’inquiétudes devant le projet de Québec de confier ses données informatiques au privé

[ad_1]

Un texte d’Anne Marie Lecomte

Pour le professeur en génie et expert en sécurité informatique qu’est José Fernandez, la décision annoncée par Québec lundi de confier le stockage de ses données publiques au privé est « très décevante ».

« Dans le court terme, on va réduire les coûts », a admis le professeur de génie informatique, mardi, sur ICI Première.

Mais, à long terme, poursuit-il en substance, le gouvernement se retrouvera dans une situation similaire à celle qui prévaut dans le domaine de la construction : il deviendra « otage de ces grandes compagnies », qui feront augmenter la note.

D’après ce qu’a annoncé Québec, jusqu’à 80 % des données informatiques gouvernementales seront confiées à des services d’hébergement en ligne privés, comme ceux d’Amazon, de Google ou encore de Microsoft.

Or, pour José Fernandez, pareille entreprise n’est pas sans risque. « Le gouvernement des États-Unis fait de plus en plus appel à l’infonuagique, et il essaie d’exiger des standards de qualité et de sécurité aux grands fournisseurs que sont Amazon, Google, etc. » Or, même Washington parvient difficilement à imposer ses règles à ces géants de l’informatique, dit M. Fernandez.

Pensez-vous que le gouvernement du Québec va pouvoir imposer des standards, que ce soit au niveau de la protection de la vie privée ou au niveau technologique? Le gouvernement britannique ou américain a des leviers face à ces grandes compagnies que nous, nous n’avons pas au Québec.

José Fernandez au micro de Michel C. Auger sur ICI Première

« Si c’est au Québec, c’est correct »

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) s’inquiète à l’idée que les données des Québécois puissent être stockées en sol américain. « Ça nous amène des craintes sur la confidentialité des données qui vont être utilisées par le gouvernement américain », affirme Christian Daigle, président du SFPQ.

Où vont être situés ces nouveaux serveurs-là? Si c’est au Québec, c’est correct. S’il n’y a pas de lien avec les États-Unis, c’est correct.

Christian Daigle, du SFPQ, en entrevue avec La Presse canadienne

Christian Daigle dit comprendre le recours au privé pour implanter des systèmes informatiques. « On n’a pas l’expertise », reconnaît-il. « Mais, une fois que c’est implanté, on devrait être capable de l’entretenir à l’interne; c’est récurrent comme travail », a-t-il ajouté.

Garder ses données, c’est mieux

Un ordinateur, un ordinateur portable, une tablette, un téléphone cellulaire et une liseuse sont liées par des fils vers un nuage.La sauvegarde d’information en utilisant la technologie infonuagique Photo : iStock / Kalawin

Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se dit quant à lui déçu de ne pas avoir été consulté. Les recommandations du SPGQ, dit son président Richard Perron, n’ont pas été prises en compte par le gouvernement Legault.

« Une infonuagique, il faut garder ça chez nous; il ne faut pas mettre ça sur un serveur étranger dont les données pourraient être saisies par un gouvernement malveillant […] », affirme M. Perron.

Des inquiétudes qui trouvent écho dans l’analyse que fait José Fernandez de Polytechnique : « Si on veut faire une saisie, si on veut limiter l’accès d’un point de vue légal, si c’est en dehors du Canada, on ne peut pas faire grand-chose ».

Est-ce qu’on veut avoir, au Québec, une souveraineté numérique? Est-ce qu’on veut avoir nos données là où on peut les contrôler?

José Fernandez au micro de Michel C. Auger, sur ICI Première

Le vrai problème : la main d’oeuvre

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec affirme que l’appareil gouvernemental ne parvient pas à pourvoir 800 postes de techniciens en informatique. La raison? Ces employés spécialisés préfèrent le secteur privé qui leur accorde une fois et demie le salaire offert dans le public. Le SFPQ, qui comptait 2030 techniciens en informatique parmi ses membres en 2004, n’en compte plus que 1050.

Cette incapacité à recruter puis à garder les experts constitue le « vrai problème » du gouvernement dans ce domaine, selon José Fernandez.

Plutôt que de s’en remettre au privé, le gouvernement de François Legault devrait plutôt investir et développer l’expertise dans ce domaine fertile en emplois « de haute valeur », dit M. Fernandez. D’autant plus que le Québec a de l’hydroélectricité à bon prix et un climat froid, deux qualités recherchées par tout centre hébergeant des données.

Pourquoi ne pas développer l’expertise au Québec?

« Le Québec se veut un phare en technologie de l’information, en cybersécurité », rappelle José Fernandez. En se tournant vers le privé, déplore-t-il, Québec donne « une claque » aux initiatives visant à favoriser l’essor de cette industrie ici.

José Fernandez soutient que le centre d’expertise de Polytechnique Montréal a tenté d’établir des liens avec le nouveau gouvernement de François Legault. « On n’a pas eu de retours d’appel », dit le professeur.

« D’entendre, après quatre mois, qu’on va exactement dans la même direction que les libéraux avaient établie il y a quatre ou cinq ans, d’aller vers l’impartition, sans avoir consulté les expertises mondiales qu’on a au Québec… Encore une fois, c’est décevant », conclut José Fernandez.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Signes religieux à l’école: les libéraux avaient aussi demandé des données

[ad_1]

Le ministre de l’éducation Jean-François Roberge a reproché au gouvernement libéral d’avoir lui aussi, demandé des données sur le port de signes religieux par le personnel des écoles. Une affirmation sitôt démentie par les Libéraux.

« Le gouvernement libéral a posé cette question-là ! », a fait savoir le ministre lors d’un point de presse mardi après-midi.

Le ministère de l’Éducation avait commandé un sondage en juin 2018 dans lequel on demandait aux directions d’écoles combien d’enseignants et de membres du personnel portaient des signes religieux dans leur établissement.

Revoyez le point de presse du ministre Roberge

 

Cette découverte a d’autant plus choqué le ministre actuel que son gouvernement a récemment été vivement critiqué par les Libéraux parce qu’il avait cherché à avoir des données à ce sujet. La députée Marwah Rizqy avait alors reproché à la CAQ de faire du « profilage ».

 

Plus tard en après-midi, l’ancien ministre libéral de l’Éducation a vivement nié avoir commandé un tel sondage. « Moi je n’aurais pas autorisé un sondage à l’égard des signes religieux », a déclaré Sébastien Proulx en soulignant que le sondage avait été rédigé en juin mais transmis en novembre alors que la CAQ était au pouvoir.

 

Selon ce sondage non-probabiliste, 16,1 % ont dit avoir du personnel portant des signes religieux visibles. De ce groupe, les enseignants étaient moins nombreux que le personnel de soutien (38,8 % versus 46,9 %).

L’enquête avait été transmise par Internet à l’ensemble des 2616 établissements scolaires du Québec (incluant l’éducation aux adultes). Un peu moins de la moitié y avaient répondu (44,5 %).

D’autres détails suivront.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Google supprime à son tour une application de collecte de données

[ad_1]

L’application de Google, appelée Screenwise Meter, offrait des cartes-cadeaux aux utilisateurs en échange d’un accès privilégié à leurs données. Les personnes intéressées pouvaient installer l’application, qui fonctionne comme un réseau privé virtuel (VPN), c’est-à-dire qu’il fait passer toutes les communications Internet du téléphone par les serveurs de Google.

Cela signifie que Google avait potentiellement accès au texte, aux photos, aux vidéos et à toute donnée reçue ou envoyée par n’importe quelle application présente sur les téléphones des utilisateurs.

Lorsque l’application a été lancée, les utilisateurs devaient avoir au moins 13 ans pour se servir de Screenwise Meter, mais cette limite a depuis été établie à 18 ans et plus, rapporte TechCrunch. Les mineurs d’au moins 13 ans peuvent toutefois toujours avoir accès au service en tant qu’utilisateur secondaire si l’utilisateur principal a au moins 18 ans.

Une zone grise

De tels services de récolte de données sont interdits sur l’App Store, mais à l’instar de Facebook, Google a profité d’une zone grise pour contourner les règles d’Apple. Le géant de la recherche en ligne proposait d’installer Screenwise Meter en utilisant un certificat de concepteur d’entreprise, une fonctionnalité des téléphones d’Apple qui permet aux entreprises de mettre en ligne des applications destinées à leurs employés sans passer par l’App Store.

Contacté par TechCrunch, Google a indiqué que son application n’aurait jamais dû se servir du certificat de concepteur d’entreprise et qu’il s’agissait donc d’une erreur. Google a retiré Screenwise Meter d’iOS.

Une application de Facebook utilisant le même stratagème a été bannie par Apple mercredi et le certificat de concepteur d’entreprise de Facebook a été révoqué du même souffle. Cela signifie que toutes les applications internes du réseau social sur iOS ont cessé de fonctionner.

Pour le moment, rien n’indique que le certificat de Google subira le même sort, l’entreprise ayant retiré son application avant qu’Apple réagisse.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Facebook récolte des données sans consentement, que vous ayez un compte ou pas

[ad_1]

C’est ce que révèle un rapport (Nouvelle fenêtre) de Privacy International, un organisme non gouvernemental militant pour la défense de la vie privée, qui se dit très préoccupé par les résultats de son enquête.

Privacy International a testé 34 applications ayant entre 10 millions et 500 millions d’utilisateurs sur Android et a découvert que 23 d’entre elles envoient des données à Facebook.

Un portrait intime

Le réseau social peut ainsi savoir si un utilisateur a ouvert ou fermé une application, recevoir des informations sur l’appareil utilisé et obtenir une copie des réglages sur la langue et le fuseau horaire. L’identifiant publicitaire Google de la personne est également envoyé à Facebook, ce qui peut ensuite permettre à ce dernier de croiser les informations récoltées avec celles de l’utilisateur, même s’il n’est pas membre de Facebook.

« Une fois combinées, les données provenant de différentes applications peuvent dessiner une image précise et intime des activités, des intérêts, des comportements et des habitudes d’une personne, écrit Privacy International. [Cela] peut révéler des catégories de données particulières, incluant des informations au sujet de la santé ou de la religion des gens. »

L’un des pires cas recensés par l’organisme est celui de Kayak, un service de recherche et de réservation de vols. Privacy International a en effet découvert que l’application transmet de nombreuses informations sur son utilisation, dont l’heure d’une recherche, les villes de départ et d’arrivée, l’aéroport, la date, la catégorie de siège et le nombre de billets.

Une pratique répandue

Interrogé par l’ONG, Facebook a reconnu avoir recours à cette pratique. « Facebook offre des services d’analyse et de publicité aux concepteurs d’applications, ce qui les aide à recevoir des données agrégées sur la façon dont les gens utilisent leurs applications, a indiqué le réseau social. C’est une pratique courante pour de nombreuses entreprises. »

Facebook a précisé qu’Amazon, Google, Twitter et Adobe offrent tous des services du même genre. « De façon plus générale, la plupart des sites web et des applications envoient les mêmes informations à de multiples entreprises chaque fois que vous les visitez », a ajouté le réseau social.

Peu de recours pour les utilisateurs

Privacy International estime qu’il n’existe pas de façon efficace de se prémunir contre ce partage de données, puisqu’elles sont parfois transmises dès la première utilisation d’une application. Dans bien des cas, l’utilisateur n’a pas l’option de refuser.

Pour ce qui est des personnes qui n’utilisent pas Facebook, l’organisme a testé deux méthodes proposées par le réseau social pour contrôler l’utilisation de leurs témoins (cookies) par des plateformes publicitaires. Aucune des deux méthodes n’a semblé affecter l’envoi de données par des applications.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

La protection des données personnelles, un enjeu démocratique

[ad_1]

Les partis politiques, les commerces, les syndicats, les organisations charitables et, surtout, ces plateformes numériques contrôlées par les Google, Facebook et YouTube de ce monde sont devenus accros à nos données personnelles. Si les premiers s’en servent pour mieux cibler leurs produits ou leurs messages, les géants du Web, eux, en ont fait une marchandise qui leur rapporte gros. La protection de notre vie privée en est la première victime, mais ce n’est pas la seule. Notre démocratie en subit aussi les effets délétères.

Malgré cela, le gouvernement fédéral tarde à réagir. Il y a pourtant urgence, au dire du Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection de la vie privée et de l’éthique, qui s’est penché sur le scandale Cambridge Analytica, cette firme qui a utilisé à des fins politiques et sans autorisation les données personnelles de 87 millions d’usagers de Facebook. Croyant examiner un cas unique, le comité a constaté que cette affaire n’était que « la pointe de l’iceberg ».

Le rapport unanime qu’il a publié mardi porte d’ailleurs un titre éloquent : Démocratie menacée : risques et solutions à l’ère de la désinformation et du monopole de données. Il s’y inquiète de la vulnérabilité du processus démocratique et de la vie privée des citoyens face à cette collecte massive de données par des entreprises commerciales, à la surveillance et à la manipulation devenues monnaie courante sur la Toile et, bien sûr, à la diffusion à grande échelle de la désinformation.

Selon le comité, le problème est structurel. Le modèle d’affaires de ces monopoles est fondé sur l’exploitation commerciale des données recueillies et la monétisation de l’attention des usagers. Plus ces derniers sont présents sur un site, plus la publicité prend de la valeur. La rentabilité étant la règle, les algorithmes mettent en valeur le sensationnalisme et l’émotion au détriment de la crédibilité et de l’exactitude du contenu. Les opinions tranchées sont renforcées, ce qui favorise la polarisation et une distorsion de la réalité. Quant aux données personnelles, elles servent à personnaliser les messages et, par ricochet, la manipulation.

En juin, le comité avait publié un rapport provisoire, toujours unanime, dans lequel il exprimait déjà ses inquiétudes. Il demandait au gouvernement Trudeau de muscler le régime canadien de protection de la vie privée et de faire écho rapidement aux règles strictes de l’Union européenne en matière de protection des données personnelles. Il recommandait aussi de soumettre les partis politiques aux règles fédérales en la matière, comme le fait déjà la Colombie-Britannique. On attend toujours.

La refonte de la Loi électorale adoptée jeudi ne touche à cet aspect que du bout des lèvres. Selon cette loi, les partis devront, pour être enregistrés, faire ce qu’ils font déjà, soit avoir une politique de protection des renseignements personnels et nommer une personne responsable de son application, mais ça s’arrête là. Il n’y a ni surveillance, ni recours, ni sanctions. Avant de faire plus, le gouvernement veut continuer d’étudier la question, ce qui fait l’affaire du Parti libéral du Canada, ouvertement opposé à la recommandation du comité.

Qu’adviendra-t-il alors des 26 recommandations ? Les députés, tous partis confondus, le répètent dans leur rapport : il faut aller plus loin. Il faut encadrer l’utilisation des données personnelles par ces monopoles numériques afin de pouvoir bloquer les discours haineux, limiter la surveillance non désirée des citoyens, offrir une plus grande transparence et un meilleur contrôle aux usagers, protéger les élections contre les fausses nouvelles et l’ingérence étrangère.

L’attitude du gouvernement Trudeau n’incite pas à l’optimisme. Il est incapable de faire passer l’intérêt public avant celui de son parti quand vient le temps de soumettre les partis politiques à la Loi sur la protection des renseignements personnels. Il craint d’imposer ne serait-ce que la TPS aux services de diffusion en ligne comme Netflix. Comment croire alors qu’il aura la colonne vertébrale pour s’attaquer au laisser-faire des géants du Web ?

Il en va pourtant de notre démocratie. Comme le disait un témoin devant le comité, les « monopoles cotés en Bourse ne s’autoréglementent pas ». Il revient aux gouvernements de protéger nos institutions, les droits des citoyens et des consommateurs et d’intervenir pour défendre l’intérêt collectif. On aurait espéré mieux avant le scrutin de 2019.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Objectif Emploi: peu de pénalités données

[ad_1]

Les pénalités imposées aux personnes recevant de l’aide sociale dans le cadre du programme Objectif Emploi ont touché moins de 1 % des participants. Ces statistiques renforcent la volonté de la Coalition avenir Québec (CAQ) de maintenir le programme.

« C’est certain qu’on n’a pas l’intention de faire marche arrière sur Objectif Emploi [OE] », a déclaré lundi le nouveau ministre de la Solidarité sociale, Jean Boulet, en entrevue avec Le Devoir.

Sur les 3459 personnes qui ont participé au programme depuis son entrée en vigueur en avril, 21 ont dû payer des pénalités de 56 $, soit 0,6 %.

« C’est un pourcentage très faible des gens qui ont reçu des pénalités, et c’étaient vraiment des oublis ou de la négligence. On les appelait et ils corrigeaient la situation », a poursuivi le ministre, qui voit là la preuve que ce n’est pas un programme « répressif » comme certains l’ont dit.

Lancé en 2017 par les libéraux, le programme Objectif Emploi vise à ramener les nouveaux prestataires de l’aide sociale sur le marché du travail, des jeunes pour la plupart. Lorsqu’ils s’inscrivent à l’aide sociale, on les convie à une entrevue d’aide à l’emploi. Leur agent leur soumet par la suite un plan d’un an pour qu’ils s’en trouvent un.

La prestation de base de l’aide sociale est de 648 $ pour une personne seule. Ceux qui respectent la démarche peuvent accéder à des primes, mais les autres voient leur chèque réduit (de 56 $ pour une première sanction, de 112 $ pour la deuxième, puis de 224 $).

Lors de la création du programme par François Blais, le Parti québécois, Québec solidaire et de nombreux groupes sociaux avaient dénoncé ces sanctions dans lesquelles ils voyaient de l’acharnement. Or la Coalition avenir Québec n’a jamais été très critique envers ce programme.

Les statistiques du ministère révèlent en outre que 224 personnes ont obtenu un emploi après avoir participé au programme entre avril et septembre dernier. Elles montrent également que la grande majorité des gens ont accepté de participer à l’entrevue (98 %) et de se rallier au plan qui suit (96 %). Enfin, elles indiquent qu’il y a beaucoup moins de participants (3526) que le nombre visé à l’origine par le gouvernement libéral (17 000).

Augmenter le salaire minimum

Sur la question du salaire minimum à 15 $, le ministre Boulet se dit réticent à une telle hausse mais affirme qu’il faut « que ça augmente ».

La veille de l’entrevue, une coalition de 117 organismes signait une déclaration commune enjoignant au gouvernement d’opter pour le salaire horaire de 15 $. Ils affirment que le salaire minimum actuel de 12 $ est « nettement insuffisant pour vivre dignement ». Au Québec, 230 000 travailleurs sont payés 12 $ l’heure.

Or le ministre craint pour les petites entreprises. En Ontario, le salaire est passé de 12 à 14 $ et « devait » atteindre 15 $ au 1er janvier 2019, note-t-il. Or « ils ont décidé de ne pas l’augmenter. […] Il y a beaucoup de PME qui ont fait des mises à pied. Surtout de jeunes. »

Au-delà du salaire horaire, il faut aussi, d’après lui, s’intéresser au revenu disponible des Québécois, soit l’argent qui leur reste après le paiement des taxes et des impôts.

M. Boulet a toutefois tenu à souligner en entrevue qu’il était « très sensible » à la question du salaire minimum et aux enjeux de pauvreté. Il juge « effarant » que 760 000 Québécois soient toujours payés moins de 15 $ l’heure.

À défaut d’imposer la hausse du salaire minimum à 15 $, le ministre envisage toutefois de revoir la façon de le calculer. L’ancien gouvernement s’était donné pour objectif qu’il atteigne 50 % du salaire moyen d’ici à 2020 et il se trouve aujourd’hui entre 48 et 49 %. M. Boulet envisage, par exemple, de l’axer sur la croissance du produit intérieur brut (PIB).

ABI avant Noël ?

Pour l’heure, les deux dossiers qui trônent sur le dessus de la pile des priorités du ministre sont ABI et la pénurie de main-d’oeuvre.

Dans le dossier d’ABI, le ministre vient de reporter la date butoir des négociations au 23 décembre. Croit-il pouvoir annoncer de bonnes nouvelles avant Noël ? « J’ai réalisé qu’il y avait une volonté. La volonté, elle est là », rétorque-t-il.

Chose certaine, la révision des tarifs d’Hydro-Québec ne fait pas partie de la solution, selon lui.

Depuis des mois, les syndiqués d’ABI reprochent au gouvernement de favoriser indirectement le lockout en raison de la teneur de son contrat avec l’entreprise et Hydro-Québec. Ce contrat permet à Hydro-Québec de payer l’électricité moins cher lors d’un lockout parce qu’on considère que c’est un cas de « force majeure ».

Par ailleurs, le ministre compte rapidement intensifier l’action du gouvernement face à la pénurie de main-d’oeuvre. « Je veux qu’on en fasse plus, qu’on soit plus proactif, dit-il. Je ne veux plus me faire dire : “Je suis obligé de fermer parce que je manque de main-d’oeuvre.” » Le ministère et ses partenaires vont scruter les besoins « région par région » et « compagnie par compagnie », promet-il.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

100 millions d’utilisateurs de Quora victimes de vol de données

[ad_1]

Dans une note adressée aux utilisateurs concernés lundi dernier, le directeur de Quora, Adam D’Angelo, a déclaré qu’un « individu malveillant » s’était introduit dans l’un des systèmes.

L’entreprise a laissé savoir que des équipes travaillent pour régler le problème de sécurité.

Quora a mentionné avoir pris connaissance du piratage le 30 novembre. Des utilisateurs du monde entier sont concernés, dont certains du Canada.

« Bien que l’enquête soit toujours en cours, nous avons déjà pris des mesures pour limiter le problème et protéger nos utilisateurs, pour ainsi empêcher qu’un tel incident se produise de nouveau », a affirmé D’Angelo.

Les informations piratées sont des questions et des réponses qui peuvent être consultées publiquement, mais aussi des informations personnelles comme :

  • Nom
  • Courriel
  • Adresse IP
  • Identifiant d’utilisateur
  • Mot de passe
  • Paramètres du compte d’utilisateur

Certains utilisateurs se sont plaints sur Twitter d’avoir à fournir autant d’informations personnelles pour pouvoir consulter les publications de Quora.

« Vous obligez les gens à utiliser leur véritable identité pour naviguer sur votre site, mais vous ne pouvez pas protéger leurs données », a soutenu un utilisateur.

Quora ne recueille pas d’informations sensibles comme les numéros de cartes de crédit ou d’assurance sociale.

C’est loin d’être la première fois qu’un piratage de la sorte survient. La semaine dernière, la chaîne d’hôtels américaine Marriott a annoncé que les informations personnelles d’un demi-milliard de personnes qui avaient séjourné dans des hôtels Starwood entre 2014 et 2018 avaient peut-être été volées.

Une violation de Yahoo plus tôt cette année pourrait avoir affecté jusqu’à trois milliards de comptes.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Gigantesque vol de données chez Marriott International

[ad_1]

Selon la direction de Marriott, la liste de réservations ciblée par cette attaque informatique contenait des renseignements sur les réservations effectuées dans les hôtels Starwood de la chaîne jusqu’au 10 septembre 2018.

Près de 500 millions de clients qui ont réservé des chambres, des suites ou des propriétés dans les hôtels Starwood sont donc susceptibles d’être touchés par ce vol colossal de données, selon la direction.

Acquise en 2016 par Marriott pour la somme de 13,6 milliards de dollars, la chaîne hôtelière Starwood regroupe plusieurs grands hôtels, dont les marques Sheraton, Westin, Four Points et Le Méridien.

Selon les résultats d’une enquête interne, explique la direction de Marriott, « une entité extérieure » avait copié, crypté et tenté de supprimer des millions de données du réseau informatique des hôtels Starwood en utilisant une brèche informatique ouverte en 2014.

Marriott International assure que les mesures adéquates ont été prises pour colmater cette brèche découverte le 8 septembre dernier par ses services de sécurité informatique.

D’après la chaîne hôtelière, l’identité, l’âge, le sexe, la date de naissance, l’adresse postale, le courriel, le numéro de téléphone ainsi que le compte fidélité d’au moins 327 millions de clients de la liste de réservation de Starwood ont été accessibles aux pirates.

Pour d’autres clients, il pourrait également s’agir du numéro de la carte de paiement et de sa date d’expiration, mais ces données étaient cryptées, ajoute la chaîne américaine qui précise que deux éléments sont nécessaires pour décrypter ces numéros.

La direction de Marriott a mis en place un site Internet et un centre d’appels pour tous les clients qui pensent être à risque. Des courriels d’avertissement seront aussi envoyés aux personnes touchées à partir de vendredi.

Marriott International, qui a contacté la police pour signaler cette intrusion, affirme par ailleurs collaborer entièrement avec les forces de l’ordre dans cette affaire.

La société hôtelière Marriott, basée à Bethesda, au Maryland, est l’une des plus grandes chaînes d’hôtels du monde avec 6700 propriétés immobilières réparties dans 130 pays.

L’an dernier, Marriott International a généré des revenus de 22 milliards de dollars.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس