La CAQ et le PQ ne veulent pas d’un autre débat public sur la laïcité

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Le gouvernement caquiste envisage de ne tenir aucune consultation publique sur le projet de loi visant notamment à interdire le port de signes religieux chez des employés de l’État en position d’autorité.

L’équipe de François Legault veut clore le débat, qui anime la classe politique depuis plus d’une décennie, avant le solstice d’été.

Il n’est pas question de tenir une consultation générale comme à l’hiver 2014. Près de 80 individus et groupes — y compris la famille Pineault-Caron et la communauté des druides du Québec — avaient été invités à l’Assemblée nationale afin de commenter la charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État du ministre péquiste Bernard Drainville.

Il n’est pas question non plus d’organiser des consultations particulières comme à l’automne 2016. Environ 40 individus ou groupes avaient été invités en commission parlementaire pour réagir au projet de loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État de la ministre libérale Stéphanie Vallée.

Plus de 10 ans après le dépôt du rapport Bouchard-Taylor, l’Assemblée nationale doit maintenant légiférer, fait valoir une source gouvernementale.

Les élus péquistes sont « prêts à procéder » sans de nouvelles consultations publiques, a indiqué mercredi le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. « Le moment est venu de trancher cette question. On veut vraiment une adoption qui aura lieu d’ici juin. L’enjeu est très connu. Ce qui manque, c’est de mettre au jeu le projet de loi », a-t-il déclaré dans un impromptu de presse.

Le PQ propose de frapper les employés de l’État en « position d’autorité » — les policiers, procureurs, juges, gardiens de prison, ainsi que les éducateurs en garderie et les enseignants — d’une interdiction d’afficher leurs convictions religieuses. Il prône aussi l’inclusion d’une clause de droit acquis afin que personne ne perde son gagne-pain après la mise en oeuvre de la loi. « Sur un sujet aussi sensible, je pense qu’il faut viser à avoir le plus large consensus possible », a poursuivi M. Bérubé.

La CAQ n’entend pas pour sa part astreindre les éducateurs en garderie à une éventuelle interdiction du port de signes religieux, mais réfléchit à la possibilité d’inclure une « clause grand-père » dans le projet de loi. « On essaie d’aller chercher un consensus », a affirmé le premier ministre, François Legault, dans un bref échange avec des courriéristes parlementaires.

Le chef du gouvernement n’a pas manqué de souligner l’appel de certains élus libéraux — Sébastien Proulx et Gaétan Barrette, a-t-il nommé — à rallier la recommandation d’interdire le port de signes religieux chez les agents de l’État en position de coercition faite par la commission Bouchard-Taylor en 2008. « Il commence à se former un véritable consensus au Québec », a-t-il soutenu, avant de filer vers le Salon bleu pour la période des questions.

M. Proulx et M. Barrette ont expliqué avoir invité les autres membres du caucus à appuyer le « compromis » Bouchard-Taylor, mais en vain. Depuis, ils sont tous deux rentrés dans le rang, ont-ils assuré à la presse à tour de rôle.

« Certains d’entre nous ont discuté différemment de ce qui était la position traditionnelle parce que c’est sain de pouvoir le faire », a affirmé le leader parlementaire de l’opposition officielle, Sébastien Proulx, mercredi avant-midi. « Au sein du Parti libéral, il y a des débats et c’est tant mieux », a-t-il ajouté, tout en se disant « à l’aise » avec l’absence de toute interdiction.

La posture du PLQ de défendre les libertés individuelles à tout prix est « inattaquable », a fait valoir Gaétan Barrette. « Il n’y a rien d’autre à dire. »

Cette position n’est pas de nature à gonfler les appuis des francophones à l’égard du PLQ, convient du bout des lèvres l’ex-ministre de la Santé. « Il y a un message qui doit aussi être envoyé à la population francophone. On comprend le sentiment populaire, mais un moment donné, les lois sont faites aussi pour s’adapter », a-t-il lancé.

Le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, appréhende la reprise d’un « débat qui va être divisif » à la faveur du dépôt du projet de loi sur la laïcité de l’État rédigé par Simon Jolin-Barrette.

Il craint de lire un « projet de loi de catho-laïcité » ou de « laïcité à deux vitesses » qui prévoirait une interdiction de signes religieux chez les enseignantes des écoles publiques « souvent de confession musulmane », mais pas dans les écoles privées « de tradition chrétienne ». « C’est un très mauvais message à envoyer. Ça ressemble beaucoup au message qui a été envoyé à l’époque de la charte des valeurs du Parti québécois », a déploré M. Nadeau-Dubois.

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Le détenteur d’un record à Fortnite avoue avoir menti sur son âge

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Dans une vidéo publiée dimanche dernier sur sa chaîne YouTube, RizArt a avoué qu’il n’avait pas 12 ans, comme il l’avait prétendu jusque-là.

« Je suis vraiment désolé de ne pas avoir dit la vérité à tout le monde », a-t-il déclaré.

J’ai vraiment honte de vous avoir tous menti.

RizArt

Pris dans la spirale du mensonge

RizArt a raconté que tout avait commencé lorsque les autres joueurs avaient supposé qu’il était très jeune en raison de son apparence juvénile et de sa voix enfantine.

Il a choisi de ne pas rectifier la situation et de laisser les gens croire qu’il était un petit prodige du jeu vidéo, car il pensait que cela l’aiderait à augmenter le nombre des abonnés de sa chaîne YouTube.

Après avoir battu le record du monde d’adversaires éliminés au jeu vidéo Fortnite Battle Royale au mois de novembre, RizArt a vu le nombre de ses abonnés doubler pour atteindre 187 000 personnes.

Se faire pardonner

« Je ne m’attends pas à ce que vous me pardonniez tout de suite. Cependant, pour me repentir, je veux donner [l’équivalent de] trois mois de revenus [générés par] ma chaîne YouTube à des organismes de charité », a-t-il dit.

« À partir de maintenant, j’agirai comme il se doit afin de regagner votre confiance », a-t-il ajouté.

Membre de l’équipe de sport électronique Crazy Raccoon, RizArt a été sélectionné pour participer à Katowice Royale 2019, un grand tournoi Fortnite qui réunira 100 équipes au début du mois de mars.

Participer à des compétitions Fortnite n’est soumis à aucun critère d’âge au Japon.

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À la découverte d’un Cambodge méconnu

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EN IMAGES – Longtemps, il a été tentant de résumer le Cambodge à la cité de pierre d’Angkor… De nouvelles adresses invitent aujourd’hui à découvrir d’autres facettes du pays, de Siem Reap à la Riviera du golfe de Thaïlande en passant par l’intrigante jungle des Cardamomes.

Sowath Rety décide soudain de quitter le sentier. L’instinct, peut-être. L’expérience sans doute. La machette s’attarde sur une liane récalcitrante, s’agace sur une branche rebelle, tandis que les yeux scannent la confusion végétale à la recherche d’un indice, d’une tige cassée, d’herbes couchées. Dans une petite clairière, le chef des rangers finit par trouver ce qu’il pressentait: quelques canettes de boisson énergisante éparpillées parmi les feuilles mortes, un regroupement de poteaux, vestiges d’un abri de fortune et une poignée de vieux collets abandonnés. «C’était un campement de braconniers, ils ont dû rester là une semaine.»

Un peu plus loin, une série de piquets fendus dans leur longueur révèle l’objet de leur convoitise. «Et voilà des pièges pour les civettes… Ils mettent un morceau d’ananas entre les deux segments qui finissent par se rabattre et coincer la tête ou la patte de l’animal.» Vendues vivantes à des élevages vietnamiens, ces cousines de la mangouste suivent alors un régime à base de grains de …

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Signes religieux et symboles d’oppression: fin d’un amalgame

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Le débat sur les signes religieux a donné lieu à un amalgame avec les symboles d’oppression des femmes. Nous proposons qu’on s’en libère et qu’on opère une distinction entre les deux.

Les signes religieux représentent une allégeance à un système religieux. Les symboles d’oppression des femmes représentent une appartenance à un système social (religieux ou autre) qui s’en sert pour faire l’oppression des femmes. Historiquement, ces systèmes n’ont cessé de trouver des moyens de rabaisser, d’opprimer et de réprimer les femmes. Étant donné le recoupement facile entre les deux, on s’est adonné à un amalgame qui est nocif et à un glissement sémantique qui l’est tout autant. Oppression veut dire qu’un système dominant l’impose, qu’il soit accepté ou non. Soumission veut dire qu’il est accepté, bon gré mal gré. Aliénation veut dire qu’il est adopté, transmis et même parfois revendiqué par les femmes.

Qu’on parle de voile catholique, islamique ou autre, ils relèvent de la même logique que d’autres manifestations plus flagrantes comme le confinement des femmes à la maison, leur soumission à un homme de la famille, la privation de droits civiques ou encore les pieds bandés des Chinoises. À l’extrême, on trouve les mutilations sexuelles, le viol, la lapidation, l’esclavage sexuel et les mariages précoces.

Bien sûr, il faut considérer l’origine géographique (si nous étions nées en territoire ouïghour, nous serions des Chinoises musulmanes réprimées par le gouvernement chinois) ou microgéographique (comme les communautés dans un pays comme le nôtre) des femmes, qui ont des raisons compréhensibles de porter un voile au titre de symbole identitaire. On veut simplement qu’il soit reconnu qu’un voile, quel que soit le système auquel il se réfère, est tout bonnement un symbole d’oppression des femmes. Le passé québécois a assez souffert des abus de l’Église catholique, sur les Autochtones et beaucoup de monde, pour ne pas déboucher sur une autre oppression. Et s’il faut parler de la souffrance des femmes, parlons de la nôtre, nous qui souffrons chaque fois de voir une femme porter un symbole d’oppression, de soumission et d’aliénation, au Québec comme ailleurs. Nous suggérons aux femmes d’ici qui portent le voile sans obligation de le faire de penser à la souffrance des femmes qui y sont obligées, parfois sous peine de mort, et de considérer une solidarité avec elles en évitant de le porter. Une solidarité qui s’appellerait sororité.

Finalement, citons le président Nasser d’Égypte, qui, à l’instar d’Atatürk en Turquie, a voulu à l’époque débarrasser le Parlement égyptien ainsi que sa population du voile islamique, et se moquait des démarches à son égard pour rendre le port du voile obligatoire, et à qui un membre de l’assemblée a répondu : si les hommes aiment tant le voile, qu’ils le portent eux-mêmes !

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Le Canada est-il complice d’un coup d’État au Venezuela?

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La crise vénézuélienne a franchi une autre étape quand Juan Guaidó s’est proclamé « président » du Venezuela et que les États-Unis et plusieurs pays, dont le Canada, l’ont reconnu comme « président intérimaire » ou « en exercice ». Or, cette proclamation participe d’un scénario établi de longue date par les États-Unis. Et le Canada s’y trouve associé en première ligne sans égard à son passé de médiateur.

L’histoire nous apprend que les coups d’État ne sont pas tous engagés par des militaires. Et que l’un des premiers actes, surtout si le coup d’État est conçu depuis l’étranger, consiste à désigner une personnalité qui pourra prendre la tête d’un gouvernement parallèle à celui que ses commanditaires veulent renverser. L’élément décisif pour qu’un coup d’État soit consommé veut qu’une majorité de l’état-major se range derrière le prétendant. C’est à ce scénario que concourent la campagne pour la reconnaissance internationale de Guaidó et la promesse d’amnistie pour tous les transfuges.

On sait que les États-Unis sont à l’origine de cette opération. Le Wall Street Journal a révélé comment les Rubio, Bolton, Abrams, Pompeo, Pence et Trump, entre autres, ont collaboré à l’apparition de Juan Guaidó sur l’avant-scène avec le concours de diplomates canadiens et de la ministre Chrystia Freeland. Le Canada aurait contribué à rapprocher les diverses factions de l’opposition afin de préparer la voie à la désignation de Juan Guaidó à la présidence de l’Assemblée nationale, ce qui lui a servi de tremplin. Le Canada a enfin été très actif au sein du Groupe de Lima voué à délégitimer le président Maduro en accord avec les positions de Washington et de l’opposition vénézuélienne.

Guerre économique

Depuis près de 20 ans, la Révolution bolivarienne affronte deux forces. En interne, une élite qui a été déplacée du pouvoir par une série de défaites aux urnes a tout mis en oeuvre pour reconquérir l’exécutif qu’elle a perdu en 1998. Sur le front externe, les États-Unis n’ont jamais accepté leur mise sur la touche dans un pays riche de ressources énergétiques et minières. Entre ces deux acteurs s’est nouée une alliance dont la première manifestation publique fut le coup d’État d’avril 2002 rapidement neutralisé.

Une guerre économique s’est alors mise en place afin d’exploiter les vulnérabilités du pays. Aussi longtemps que les cours du pétrole étaient élevés, l’État bolivarien a pu réorienter la rente pétrolière vers des programmes sociaux. Des millions de citoyens ont eu accès à des services. Les pauvres ont acquis des droits et une dignité. L’adhésion à la Révolution bolivarienne a longtemps été indéfectible, au point que l’opposition a perdu 23 consultations sur 25 depuis 1998.

La guerre économique a été menée de concert entre l’opposition et les États-Unis. Elle visait à créer des pénuries et à susciter le mécontentement et la désaffection. La spéculation sur les dollars, l’accaparement des denrées et leur détournement devinrent des armes dirigées contre le gouvernement. La population était prise en otage, l’enjeu d’un bras de fer impitoyable. En mars 2015, la Maison-Blanche a proclamé que le Venezuela constituait une « menace extraordinaire et inhabituelle pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis ». Elle se dotait d’un cadre pour mener des agressions à sa convenance. Le gouvernement Trump a fait du changement de régime sa priorité. Son intervention a fait échouer une médiation entre les parties qui se déroulait en République dominicaine. Il n’était plus question pour l’opposition de participer à l’élection présidentielle de mai 2018. Elle adoptait le plan conçu par son allié, plus expéditif. D’autant que l’application de sanctions limitait sévèrement la capacité de l’État à relancer l’économie alors que l’hyperinflation prenait son envol.

Les médias, en passant largement sous silence les opérations de déstabilisation, les actes de vandalisme et les attaques contre les forces de sécurité, élaboraient un récit partial : une population affrontait un gouvernement qualifié de « dictature », incompétent et corrompu, des pénuries généralisées, une hyperinflation incontrôlable. La désespérance poussait des millions de Vénézuéliens à émigrer. On parlait d’une crise humanitaire avec une intervention internationale comme seule issue.

Une boîte de Pandore

Les États-Unis et d’autres gouvernements se donnent le droit de renverser un gouvernement élu après avoir fait tout en leur pouvoir pour créer une situation catastrophique. Ce faisant, ils ouvrent une boîte de Pandore. Rien n’indique que l’armée basculera du côté de Guaidó et que Maduro démissionnera. Le scénario suivi tient pour acquis que la population, usée par les privations et aux prises avec la perspective d’une dégradation encore plus sévère de la situation, se rangera en bloc du côté de Guaidó, et que les chavistes abandonneront le terrain à leurs ennemis de classe. Les politiques néolibérales et les privatisations sont au coeur du programme de l’opposition. À défaut d’une médiation, on doit craindre une escalade dans la tension avec son cycle de manifestations et de contre-manifestations, de débordements, de morts. L’opposition a montré qu’elle pouvait user de violence. Ce sont ces violences qu’elle a encouragées qui ont valu à ses instigateurs des arrestations ou l’exil. Le scénario pourrait alors déboucher sur une invasion armée, dont l’issue serait catastrophique. L’acheminement de l’aide humanitaire pourrait servir à infiltrer des troupes formées de paramilitaires ou de soldats.

Le Canada avait déjà pris parti contre Maduro en se joignant au Groupe de Lima. En reconnaissant Guaidó, il s’est associé à un coup de force orchestré par les États-Unis. Dans un contexte aussi polarisé, animé et aggravé par l’ingérence extérieure, la sagesse aurait commandé d’oeuvrer à la médiation, à l’exemple du Mexique et de l’Uruguay. Cela irait contre son plan destiné à écraser le chavisme, à récupérer une hégémonie perdue au début de ce siècle et à faire main basse sur les énormes réserves de pétrole et autres minerais au détriment de la Chine.

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Le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, est décédé d’un cancer

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Le vérificateur général du Canada au cours des sept dernières années, Michael Ferguson, est décédé d’un cancer. Il avait 60 ans.

 

Son bureau a confirmé la mort de M. Ferguson, samedi après-midi. Il était entouré de sa femme Georgina et de ses fils Malcolm et Geoffrey au moment de son décès.

 

« Ceux et celles qui ont eu le plaisir de connaître M. Ferguson conservent le souvenir d’un homme de tête comme de coeur, à la fois humble, chaleureux et réfléchi. Il se préoccupait avant tout de livrer des audits porteurs de valeur pour la fonction publique, avec le souci constant de servir l’intérêt des Canadiennes et Canadiens », peut-on lire dans le communiqué de presse publié par le Bureau du vérificateur du Canada.

 

Une porte-parole du bureau a précisé que M. Ferguson recevait des traitements pour son cancer, mais qu’il n’avait pas pris de congé de maladie. « Il demeurait très impliqué dans la gestion du bureau. Tout ça est assez soudain », a dit Françoise Guyot, la directrice des communications externes.

 

En novembre, M. Ferguson n’avait pas présenté une conférence de presse ou accordé des entrevues lors de la publication de ses rapports automnaux.

 

Craig Scott, un professeur d’université qui était membre d’un groupe qui le conseillait, a indiqué que M. Ferguson avait fait une récidive d’un cancer au cours des dernières semaines. « J’étais stupéfait », a-t-il reconnu.

 

M. Ferguson avait été nommé à ce poste par le premier ministre d’alors, Stephen Harper, en novembre 2011.

 

Dans un premier temps, les partis de l’opposition avaient refusé d’appuyer cette nomination, car M. Ferguson ne parlait pas le français. Le haut-fonctionnaire a réussi à apprendre la langue de Molière, ce qu’ont soulevé de nombreux élus.

 

« Il s’était engagé à apprendre le français. J’avoue avoir une grande admiration pour lui parce qu’un an plus, lorsqu’il fait son premier rapport, eh bien, il le fait dans les deux langues. Il avait tenu promesse. Ça, c’est tout en son honneur », s’est rappelé le député bloquiste de Bécancour — Nicolet — Saurel, Louis Plamondon en entrevue à La Presse canadienne.

 

Le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette — Témiscouata — Les Basques, Guy Caron, a renchéri en affirmant que M. Ferguson avait « fait une bonne impression sur le public particulièrement pour le fait qu’il a appris le français très rapidement d’une manière tout à fait adéquate. »

 

M. Ferguson avait aussi acquis un respect général grâce à la qualité de ses rapports sur les dépenses gouvernementales. Il s’éloignait souvent du protocole installé par ses prédécesseurs lorsqu’il présentait ses rapports en exprimant sa frustration sur l’obsession gouvernementale du processus au détriment des résultats.

 

Avant d’être nommé, il avait occupé plusieurs postes au gouvernement du Nouveau-Brunswick, dont le poste de contrôleur pendant cinq ans, le poste de vérificateur général du Nouveau-Brunswick pendant cinq ans aussi, et les postes de sous-ministre des Finances et de secrétaire du Conseil de gestion pendant un an.

 

Il a obtenu son baccalauréat en administration de l’Université du Nouveau-Brunswick en 1980.

 

Des réactions unanimes

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau s’est dit « profondément attristé d’apprendre le décès de Michael Ferguson ».

 

« Nous nous souviendrons de son dévouement indéfectible à la promotion d’un gouvernement ouvert et transparent qui rend des comptes aux Canadiens, a-t-il déclaré. Au cours des sept dernières années, son travail important en tant que vérificateur général a contribué à renforcer notre démocratie et à maintenir l’intégrité de nos institutions publiques à laquelle les Canadiens s’attendent. »

La présidente du Conseil du Trésor, Jane Philpott, a dit que M. Ferguson était « un grand serviteur du Canada et du Nouveau-Brunswick ».

 

Le député conservateur de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, n’avait que des bons mots pour décrire le disparu. « C’est un homme dont la charge était très sérieuse et très rigoureuse et il l’incarnait à la perfection. M. Ferguson était celui qui incarnait très bien la fonction de servir l’État et de servir les Canadiens. C’est un homme droit, un homme rigoureux et un homme honorable qui agissait avec noblesse dans son action. Il était une inspiration pour moi », a-t-il déclaré en entrevue à La Presse canadienne.

 

Son chef Andrew Scheer partageait l’opinion générale. « Il a servi les Canadiens avec honneur et dévouement durant sa remarquable carrière et il nous manquera », a-t-il écrit sur Twitter.

Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a qualifié la nouvelle de « terrible ».

 

« Michael Ferguson était une force incontournable ; il contribuait à garantir que le gouvernement travaille dans le meilleur intérêt de la population canadienne. Il nous manquera énormément », a-t-il écrit sur Twitter.

Pour M. Caron, le vérificateur général avait démontré sa volonté de servir. « Il l’a fait de façon exceptionnelle en s’assurant que le gouvernement soit tenu imputable de ses décisions. Dieu sait qu’il a été une épine aux pieds du gouvernement à maintes reprises », a-t-il fait valoir.

 

De son côté, le député Plamondon dit avoir toujours trouvé que ces rapports étaient « très étoffés, très pertinents ».

 

« Il prenait un ministère en particulier et il l’examinait à fond. Jamais il n’a été contredit sur des faits qui ont été énoncés. C’est une grande perte parce que c’était un homme incontestable et incontesté. Il était bien établi. Je crois que son mandat aurait été prolongé tant qu’il était compétent. C’était un homme charmant, distingué et très cultivé. »

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Renvoi d’un lanceur d’alerte: le PLQ suggère au Protecteur du citoyen d’enquêter

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Le Parti libéral du Québec a demandé vendredi à la Protectrice du citoyen d’enquêter sur le congédiement par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du lanceur d’alerte Louis Robert.

« [Jeudi], en fin de journée, le premier ministre François Legault a contredit non seulement son ministre de l’Agriculture, mais également la lettre officielle qui a été envoyée à Louis Robert. Devant cette nouvelle incohérence du gouvernement, nous souhaitons que la Protectrice du citoyen fasse toute la lumière dans ce dossier », a déclaré par voie de communiqué le porte-parole de l’opposition officielle pour le Conseil du trésor, Gaétan Barrette.

L’agronome Louis Robert est à l’origine de la fuite d’un document confidentiel qui a mené des journalistes à révéler l’ingérence du privé dans la recherche scientifique en agroenvironnement au Centre de recherche sur les grains (CEROM), financé en majorité par Québec. M. Robert avait tout d’abord dénoncé la situation à l’interne avant de finalement se tourner vers les médias.

Le 24 janvier, il a été licencié pour « manque de loyauté envers son employeur » en ayant transmis un document confidentiel à un journaliste, et pour avoir contrevenu à ses « obligations de discrétion », précise la lettre de congédiement rendue publique mercredi.

Dans la foulée, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, avait révélé avoir « personnellement autorisé » le licenciement de M. Robert. Le premier ministre du Québec, François Legault a toutefois précisé par la suite que son congédiement découlait d’« un ensemble de facteurs », contredisant la lettre reçue par l’agronome.

Une situation jugée « inacceptable » par l’opposition libérale, qui réclame donc une enquête. Si les conclusions montrent que le ministre Lamontagne a mal agi et outrepassé ses pouvoirs, Gaétan Barrette s’attend à ce qu’il soit mis à l’amende et chassé du conseil des ministres.

Vers une enquête ?

De son côté, le Protecteur du citoyen a rappelé qu’il était un organisme indépendant et qu’il n’avait aucune obligation de faire enquête sous la demande du gouvernement ou d’un parti de l’opposition. « C’est sûr qu’une demande publique comme ça peut nous alerter sur une situation, mais on va étudier de notre côté si il y a matière à enquêter ou non », a précisé la conseillère en communications de l’organisme, Tania-Kim Milot.

Quand bien même le Protecteur du citoyen se lancerait dans une enquête, elle resterait confidentielle jusqu’à la publication des conclusions.

Depuis l’entrée en vigueur de la Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles à l’égard des organismes publics, en mai 2017, l’organisme a le mandat d’enquêtes sur les divulgations. Mais son rôle ne semble pas être connu de tous, relève Mme Milot, précisant que si M. Robert s’était adressé à l’organisme plutôt que de se tourner vers les médias, il aurait pu bénéficier de sa protection.

Entre le 1er mai 2017 et le 31 mars 2018, le Protecteur du citoyen a reçu 136 divulgations d’actes répréhensibles. Au 31 mars 2018, 101 dossiers étaient fermés, 12 enquêtes étaient en cours et 23 dossiers étaient en vérification ou en analyse de recevabilité.

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Décès de Pierre de Bané: la mort d’un juste

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Le 9 janvier dernier, un homme et un politicien hors du commun nous quittait à l’âge de 80 ans, après avoir laissé un riche héritage à l’est du Québec — qu’il a représenté pendant plus de 15 ans — et à l’ensemble de la société canadienne. Né de parents libanais catholiques de rite melkite à Haïfa, alors en Palestine sous mandat britannique, Pierre de Bané arrive au Canada avec sa famille en 1951. Au terme de ses études classiques, il obtient son diplôme en droit de l’Université Laval, dans la même promotion que les Brian Mulroney, Lucien Bouchard et plusieurs autres figures marquantes de la politique et du droit.

Aux yeux de plusieurs, cet intellectuel féru d’humanités gréco-latines et doté d’une vaste culture historique et littéraire était un politicien très improbable. Quand il s’est parachuté dans la circonscription de Matane — où il n’avait jamais mis les pieds — lors des élections fédérales de 1968, personne ne donnait cher de son avenir politique. C’était compter sans le fait que l’érudit en lui était doublé d’un homme d’action qui, une fois qu’il s’était fixé un objectif, n’en démordait jamais.

Peu après sa première élection, le Bureau d’aménagement de l’est du Québec avait décidé de fermer plusieurs villages de l’arrière-pays, dont une majorité était située dans sa circonscription. Une douzaine d’entre eux furent détruits et leurs populations déplacées dans des zones urbaines. C’est alors qu’un vaste mouvement de refus prit son essor dans la soixantaine de villages auxquels les technocrates s’apprêtaient à faire subir le même sort. Ce fut la naissance des opérations Dignité, auxquelles le député de Bané s’associa sans réserve. En 1974, sous la pression populaire, le gouvernement du Québec renonçait à son projet.

Des motifs nobles

Pierre de Bané était en politique pour les motifs les plus nobles : enrayer autant que possible la pauvreté, mettre les institutions publiques au service des gens et des communautés, offrir à ses commettants des motifs de dignité et de fierté. Les ambitions qu’il nourrissait n’étaient pas pour lui-même. De toute ma vie, je n’ai jamais rencontré un politicien aussi altruiste.

Pierre de Bané était un esprit libre. En 1970, il vota contre la Loi sur les mesures de guerre. Quelques années plus tard, il eut aussi le courage d’épouser le combat des gens de l’air du Québec pour faire appliquer la Loi sur les langues officielles dans l’espace aérien québécois.

Pendant ses années au Conseil des ministres, il a continué de travailler sans relâche pour la région qu’il a représentée pendant plus de quinze années à Ottawa. L’une de ses réalisations les plus concrètes et durables à cet égard est sans aucun doute l’établissement à Mont-Joli, en 1987, de l’Institut Maurice-Lamontagne, l’un des principaux centres de recherche en science de la mer au monde.

Toute sa vie, que ce soit comme député ou à titre de sénateur, il demeura attaché à la vitalité et au rayonnement de la langue française, que ce soit au sein de l’Association internationale des parlementaires de langue française ou dans le cadre de l’Organisation internationale de la Francophonie, qu’il a largement contribué à mettre sur pied.

J’ai connu Pierre au milieu des années 1970, alors que je travaillais à une station radiophonique de Matane. Quelques mois plus tard, je me retrouvais du jour au lendemain correspondant à Ottawa, baragouinant à peine l’anglais, complètement égaré dans un univers dont j’ignorais tous les codes. La seule personne que je connaissais dans cette ville était Pierre de Bané. Je l’avais appelé, ne dissimulant rien de la détresse où je me trouvais. C’est alors que j’ai pris toute la mesure du désintéressement, de la générosité et de la noblesse de cet homme d’exception. Il m’a littéralement donné les clés de la ville, m’a appris ses conventions et ses usages, m’a présenté une foule de gens, et cet homme d’une perspicacité et d’une profondeur remarquables a été pour moi un exceptionnel professeur de sciences politiques.

Que de soirées nous avons passées à discuter d’histoire, de politique et de littérature, à parler de ses origines, de ses voyages et de ses expériences de député, de ministre et de sénateur. Pierre était un causeur intarissable dont la conversation n’était jamais ennuyeuse.

C’est avec Pierre que j’ai visité pour la première fois le Liban et d’autres régions du Moyen-Orient, où il m’a fait découvrir toutes les richesses de leurs cultures. J’ai alors découvert chez lui tout un pan oriental de sa personnalité qui n’a fait que l’enrichir à mes yeux. Vers la fin de sa carrière au Sénat, alors que sa santé le fragilisait considérablement, il s’est d’ailleurs beaucoup rapproché de ses origines, de la collectivité libanaise du Québec qui le vénérait, et en particulier de la communauté melkite.

De graves problèmes de santé ont miné les dernières années de sa vie. Il a eu la chance, pour traverser cette épreuve, de compter sur l’amour et le soutien sans réserve de sa conjointe Élisabeth, avec qui il a formé pendant 38 ans un couple exemplaire.

J’ai fait mes adieux à Pierre quatre jours avant son décès. Il était pleinement conscient que la fin approchait, mais demeurait serein. Nous nous sommes dit pour la dernière fois toute l’affection que nous nous portions. Je le pleurerai longtemps.

Le monde vient de perdre un juste.

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Facebook a laissé des enfants faire des achats en ligne sans le consentement d’un parent

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C’est ce que révèlent des dizaines de pages de documents internes dévoilés jeudi dernier.

Les cas préoccupants concernent des enfants qui utilisent le compte Facebook d’un proche sur lequel un numéro de carte de crédit est enregistré. Selon le Center for Investigative Reporting, qui a enquêté sur cette histoire, des applications, dont de nombreux jeux vidéo prisés des enfants, comme Angry Birds, n’exigeaient pas que l’utilisateur entre un mot de passe ou un code de sécurité pour effectuer des achats.

Selon des documents internes, Facebook a profité de cette absence de protection, engrangeant parfois des centaines de dollars par jour en provenance d’un seul compte. Des employés du réseau social avaient même l’habitude de surnommer ces enfants dépensiers « baleines » (whales), un mot utilisé dans les casinos pour désigner les personnes qui misent de très gros montants d’argent.

Un courriel interne parle d’ailleurs du phénomène des gens qui dépensent de l’argent sans s’en apercevoir comme étant de la « fraude amicale » (friendly fraud). Facebook a spécifiquement demandé à des concepteurs d’applications de ne pas chercher à bloquer la fraude amicale, une pratique qui rendait de nombreux employés mal à l’aise.

Ces notes internes avaient servi de preuves dans le contexte d’un recours collectif en 2012, intenté lorsqu’une mère s’était aperçue que son enfant avait dépensé des milliers de dollars dans un jeu vidéo. Facebook avait refusé de rembourser la plaignante.

Le procès s’est conclu en 2016 par une défaite de Facebook. Le géant américain a été condamné à rembourser les parents à leur demande.

Avec les informations de The Center for Investigative Reporting, The Next Web, et Engadget

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Chine: John McCallum ou le rôle d’un ambassadeur en terrain miné

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L’ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum, est-il allé trop loin en commentant le dossier hyperdélicat de la dirigeante de Huawei ? La question divise d’anciens diplomates… et permet d’éclairer la réalité du travail diplomatique.

Laissons John McCallum juger lui-même sa sortie controversée de cette semaine : « En tant qu’ambassadeur du Canada en Chine, je n’ai aucun rôle à jouer dans l’évaluation des arguments [juridiques du dossier de Meng Wanzhou], ni à me prononcer sur le processus d’extradition. »

C’est pourtant précisément ce que l’ancien ministre libéral a fait en début de semaine, en conférence de presse devant des médias sino-canadiens, dans la circonscription ontarienne qu’il a longtemps représentée. M. McCallum a alors énuméré une liste de « solides arguments [que le clan Meng devrait] faire valoir devant un juge » canadien pour éviter une extradition vers les États-Unis. Notamment : la politisation de son dossier par le président américain Donald Trump.

« Je suis désolé que mes propos ayant trait aux procédures judiciaires concernant Mme Meng aient semé la confusion, a-t-il ajouté dans une lettre de contrition publiée jeudi. Je me suis mal exprimé. Ils ne reflètent pas fidèlement ma position sur la question. Comme le gouvernement l’a toujours dit clairement, il n’y a eu aucune intervention politique dans ce dossier. »

Guy Saint-Jacques, prédécesseur de M. McCallum en Chine, « présume que le but de son intervention était d’expliquer la position du gouvernement, de rappeler qu’on est pris avec un problème qu’on aurait voulu éviter, mais que le Canada est un État de droit et qu’on a un traité d’extradition à respecter avec les États-Unis. C’était ça, le message… et il aurait dû s’en tenir à ça. »

Car, selon lui, l’ambassadeur est allé trop loin en « faisant la job des avocats » de Meng Wanzhou, dont l’arrestation en décembre a provoqué une crise diplomatique entre Ottawa et Pékin.

« Quand on intervient publiquement comme ambassadeur, on doit faire preuve de retenue, éviter de s’immiscer dans des processus complexes, soutient M. Saint-Jacques. John McCallum aurait pu rappeler qu’on a un système transparent et impartial, que Meng Wanzhou a de bons avocats, qu’elle a été relâchée, etc. Mais quand je l’ai entendu spéculer, je me suis dit : “Mon Dieu, qu’est-ce qu’il fait ?” »

L’ancien diplomate estime que M. McCallum a « mis le ministre de la Justice dans une position difficile » avec sa sortie. Au lendemain de l’arrestation de Mme Meng, la ministre Judy Wilson-Raybould (remplacée depuis par David Lametti) avait rappelé que ce serait à elle de prendre la décision finale d’autoriser une extradition, suivant la recommandation des tribunaux. « Ce n’était pas à l’ambassadeur de laisser entendre qu’il y avait des raisons politiques à l’arrestation de Mme Meng », dit Guy Saint-Jacques.

Rôle de porte-parole

« Diplomate en résidence » des Hautes Études internationales de l’Université Laval, l’ex-ambassadeur Pierre Guimond rappelle pour sa part que c’est « tout à fait la job d’un ambassadeur d’intervenir dans un dossier primordial — il est toujours impliqué dans les relations bilatérales importantes ».

Quand on intervient publiquement comme ambassadeur, on doit faire preuve de retenue, éviter de s’immiscer dans des processus complexes

« L’ambassadeur est le porte-parole du gouvernement dans son pays hôte », souligne-t-il. Il dispose d’une « bonne marge de manoeuvre » quand vient le temps de représenter le Canada auprès des médias et des dirigeants du pays où il est affecté. « Mais c’est sûr qu’il y a une zone grise quand l’ambassadeur parle depuis le Canada sur des enjeux bilatéraux délicats », reconnaît M. Guimond.

« Son boulot n’est généralement pas de faire des déclarations dans son pays d’origine… même si ça peut l’être. Dans ce cas, il ne faut pas oublier qu’il demeure un porte-parole du gouvernement canadien, et que son auditoire demeure le gouvernement où il est en poste. »

Ambassadeur du Canada en Chine de 1990 à 1994, Fred Bild est de ceux qui ont trouvé acceptable la sortie de John McCallum, à quelques nuances près. « L’analyse qu’il a faite de la force de la plaidoirie de défense de Mme Meng était parfaitement valable, pense-t-il. Tous les points qu’il a soulignés étaient corrects et je n’y vois rien d’extraordinaire par rapport à ce qu’est le travail d’un ambassadeur — c’est-à-dire notamment d’expliquer au gouvernement de son pays hôte comment fonctionne [le Canada]. »

« L’esprit de son intervention était de rappeler que nous ne cherchions pas à emprisonner Meng Wanzhou, mais à nous acquitter de notre obligation par rapport au traité d’extradition. »

Plus politique ?

En demandant cette semaine le congédiement de John McCallum, le chef conservateur Andrew Scheer affirmait qu’il était « tout à fait inacceptable que l’ambassadeur, un ancien ministre libéral occupant un poste politique, s’ingère dans une affaire juridique indépendante ».

La nomination de M. McCallum comme ambassadeur était forcément politique. Mais cela donne-t-il une couleur nécessairement politique à tout ce qu’il fait ? Pierre Guimond relève qu’une « fois nommés, tous les ambassadeurs sont égaux, et leur mandat est le même. Ce sont des employés de l’État qui agissent sur instruction pour faire leur travail. »

Fred Bild pense que ça ne change pas grand-chose aux yeux des Chinois. « Ils nous ont toujours donné la valeur d’avoir notre gouvernement derrière nous. » « La proximité de certains ambassadeurs avec le chef de l’État peut peut-être changer la dynamique des relations, ajoute M. Guimond. Mais le travail est le même. »

« Quand j’ai rencontré M. McCallum [pour la passation des pouvoirs], je lui ai dit : si vous pensez que les Chinois vont trouver que c’est une bonne nouvelle [qu’il vienne du cabinet Trudeau], je peux vous dire qu’ils s’en foutent complètement et que ça ne vous donnera pas un meilleur accès qu’à tout autre ambassadeur », affirme pour sa part Guy Saint-Jacques.

Plus largement, ce dernier estime que les nominations politiques dans des postes stratégiques d’ambassadeur « comportent un risque ». « Il faut être bien préparé pour être ambassadeur, dit-il. Beaucoup arrivent là en pensant que ce sera la belle vie, avec une belle résidence, pas trop de pression, des réceptions… J’ai prévenu John McCallum qu’il aurait des cas consulaires pénibles à gérer, des messages difficiles à transmettre. Ce n’est pas une sinécure. »

Avoir des ambassadeurs sans expérience en poste à Paris (Isabelle Hudon), à Pékin, à Berlin (Stéphane Dion) ou à Washington (David MacNaughton) semble indiquer, selon M. Saint-Jacques, que « Justin Trudeau n’apprécie pas pleinement la valeur ajoutée d’un ambassadeur professionnel qui va parler la langue du pays, comprendre les coutumes et être bien préparé pour gérer des situations délicates ».

Et en matière de situation délicate, le cas Meng se qualifie aisément, conviennent les trois ex-ambassadeurs…

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