Outremont, un laboratoire pour les élections fédérales

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C’est peu de dire que les élections partielles du 25 février seront cruciales pour le Nouveau Parti démocratique (NPD). Non seulement le chef Jagmeet Singh joue-t-il son avenir politique en Colombie-Britannique, mais les électeurs d’Outremont pourraient le même jour mettre un terme symbolique à l’ère Mulcair. Contexte d’une partielle qui prépare le terrain de la générale.

À chacun ses collections : Rachel Bendayan, elle, s’intéresse aux portes. Plus précisément, celles auxquelles elle a cogné depuis cinq ans en tant que candidate libérale dans Outremont. Et elles sont nombreuses, selon son décompte : quelque 32 000.

Autant de toc-toc-toc ou de coups de sonnette pour expliquer qui elle est (avocate, candidate à l’investiture libérale, puis aux élections générales de 2015, et maintenant à la partielle de 2019…) et tenter de convaincre les citoyens d’aller voter pour elle. Une campagne politique dans sa forme la plus classique : une maison et une courte discussion à la fois.

Elle n’est pas seule à s’activer depuis un moment pour tenter de rafler le siège laissé vacant par la démission de Thomas Mulcair. La néodémocrate Julia Sánchez (qui a fait carrière en coopération et développement international) se consacre à sa campagne à temps plein depuis… le mois d’août. « Les libéraux font tout ce qu’ils peuvent pour reprendre la circonscription. Ils veulent gagner… et nous aussi », note-t-elle.

Dans l’eau des redoux (comme la semaine dernière) ou sur la glace à –20 degrés (comme lorsque Justin Trudeau est venu donner un coup de main à sa candidate, fin janvier), Mmes Bendayan et Sánchez battent donc le pavé.

 

« Ça permet un contact direct avec les citoyens, d’entendre les enjeux qui les préoccupent, de leur faire réaliser qu’on n’est pas seulement un visage sur une pancarte », soutient Rachel Bendayan lorsqu’on lui demande si cette méthode du porte-à-porte a encore son utilité.

Une préparation pour octobre

En 2015, Mme Bendayan est allée chercher un tiers des votes face à un adversaire de taille : Thomas Mulcair, chef de l’opposition officielle et bête politique hors norme. Quatre ans plus tard, le départ de M. Mulcair pourrait lui ouvrir les portes du Parlement, si l’on se fie au tableau esquissé par les sondages fédéraux au Québec. Ceux-ci montrent que les libéraux pointent loin devant les autres, et que les néodémocrates accumulent les reculs (8 % d’appuis dans le dernier Léger).

Cette partielle donnera ainsi des débuts de réponse à des questions plus larges touchant les prochaines élections générales. Assiste-t-on à la fin de l’ère Mulcair, une période durant laquelle le NPD a cru qu’il s’était durablement implanté au Québec ? Les libéraux sauront-ils profiter des ennuis du parti de Jagmeet Singh ? Le bilan environnemental controversé du gouvernement Trudeau pourrait-il avoir un impact aux urnes ? Quelle résonance a le discours autonomiste du chef conservateur Andrew Scheer auprès des Québécois ?

À une autre échelle, les enjeux ne manquent pas non plus pour le Bloc québécois (premier test électoral pour le nouveau chef, Yves-François Blanchet), les verts (qui espèrent eux aussi profiter des ennuis du NPD) et le Parti populaire du Canada, la nouvelle formation de Maxime Bernier. Leurs candidats sont eux aussi à pied d’oeuvre au coeur de Montréal.

Le symbole

Outremont ? « L’importance symbolique est forte », reconnaissent avec les mêmes mots deux stratèges libéral et néodémocrate interrogés dans les derniers jours. Ne l’oublions pas : ce fief libéral fut le point de départ de la percée du NPD au Québec.

En remportant la partielle de septembre 2007 — les photos de cette soirée le montrent avec un immense sourire aux côtés d’un Jack Layton tout aussi heureux —, Thomas Mulcair jetait les bases de ce qui donnerait l’étonnante vague orange de 2011 (59 députés néodémocrates sur 75 circonscriptions).

Le NPD a certes reculé en 2015 (16 députés, 25 % du vote), mais demeurait néanmoins une force politique importante dans la province. Cette fois, la perte d’Outremont dans une partielle, à huit mois des élections générales, n’augurerait rien de bon pour les néodémocrates. « Ça va donner un état de santé du NPD au Québec », admettait déjà en juillet le député Alexandre Boulerice.

« On est plusieurs à partager cette analyse qu’Outremont est hyperimportante pour le NPD, reconnaît sans ambages la candidate Sánchez. C’est historiquement important — la victoire de M. Mulcair a lancé un mouvement plus large pour les progressistes à Montréal [Québec solidaire et Projet Montréal ont élargi la brèche, note-t-elle]. Mais c’est aussi plus largement important pour l’avenir du parti. »

Joint lundi, le député Boulerice soulevait que le NPD « n’est pas dans un scénario de défaite. Mais si Outremont redevient libéral, ce serait un choc. Ça nous ferait mal, et il faudrait voir comment nous retrousser les manches. »

L’effet Singh

Les sondages actuels sont certes « inquiétants », avoue Mme Sánchez. « C’est clair que ça n’a pas été une année facile [pour le NPD] ». Plusieurs députés actuels ont annoncé qu’ils ne se représenteront pas. Les critiques contre le chef Singh se font entendre un peu partout.

« Le problème n’est pas avec le chef, dit Alexandre Boulerice. C’est plus que les gens se demandent qui est le chef… Et c’est un problème, parce qu’un chef doit être une locomotive, et que lui n’est pas assez connu [pour l’être]. En plus, il est accaparé par sa partielle en Colombie-Britannique. »

Même avant l’élection de M. Singh à la tête du NPD, des militants québécois avaient mis en garde contre les risques politiques d’élire un chef portant des signes religieux ostentatoires. La campagne de Julia Sánchez entend-elle l’écho de ces craintes ?

« Ce n’est pas une grosse inquiétude », répond Mme Sánchez. « Mais j’entends certaines personnes qui ont un malaise avec ça [le port du turban]. C’est un enjeu québécois, on ne peut pas le nier, étant donné le débat qu’on a encore sur ça. Mais honnêtement, ce que j’entends davantage des citoyens, ce sont les critiques contre le gouvernement Trudeau, son bilan environnemental, l’abandon de la réforme du mode de scrutin… »

En entrevue dans un café animé d’Outremont, Rachel Bendayan affirmait pour sa part mardi dernier qu’elle reçoit un tout autre message des gens avec qui elle parle. Nulle critique du bilan du gouvernement Trudeau, malgré ces 32 000 portes ? « Rien de particulier ne me vient à l’esprit », répond-elle prudemment. Et même : « Je sens un engouement pour les valeurs libérales, pour le gouvernement Trudeau, pour ses politiques », dit-elle.

En coulisses, l’équipe libérale reconnaît toutefois spontanément que l’achat du pipeline Trans Mountain par le gouvernement a suscité passablement de mécontentement au Québec. « Il faudra arriver avec une plateforme environnementale très forte pour contrer les effets négatifs du pipeline », indique une source.

Mais on ne croit pas pour autant que cela aura une grande influence le 25 février. « L’idée est d’avoir une victoire marquante, pour envoyer un message en vue de la générale », souhaite un stratège libéral.

« C’est une partielle qui aura un impact concret d’une façon ou d’une autre », pense Julia Sánchez. « Et tout le monde est conscient de ça », ajoute-t-elle en parlant plus spécifiquement des troupes néodémocrates.

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Élections fédérales 2019: de deux maux, le moindre

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Ainsi, si on en croit les récents sondages et si un faux pas ne vient pas tout faire dérailler, les « voies ensoleillées » pourraient mener Justin Trudeau et ses libéraux vers une réélection en octobre, essentiellement grâce à un solide appui des Québécois et à une récolte de sièges sur notre territoire qui pourrait être comparable à celle des néo-démocrates, lors de la vague orange de 2011.

Pourtant, la Trudeaumanie, si tant est qu’elle ait vraiment existé après octobre 2015, s’est essoufflée. La promesse de diriger un gouvernement vert a pris la forme du rachat d’un pipeline. Celle d’une réforme du scrutin a carrément été mise à la déchiqueteuse. Le déficit « modeste » frôle les 20 milliards de dollars. Le « Canada de retour » sur la scène internationale ? Vraiment ? Les observateurs parient déjà sur une défaite du gouvernement dans sa quête pour obtenir un siège au conseil de sécurité des Nations unies, en 2020, notamment parce que, comme Stephen Harper, Justin Trudeau n’a pas articulé de réelle politique par rapport à l’Afrique. Le gouvernement conservateur avait dû retirer en 2010 la candidature du Canada à cette même instance, faute d’appuis suffisants.

Il restait bien l’image d’un jeune premier ministre dynamique et séduisant, accueilli en rock star à l’étranger par des hordes d’admirateurs en quête d’égoportraits. Cet atout, s’il en est un, s’est transformé en cirque lors d’une mission en Inde. Quelques groupies lui restent fidèles, tel le célèbre columnist du New York Times, Nicholas Kristof, qui chantait encore ses louanges tout récemment, mais ils sont de moins en moins nombreux.

À bien y regarder, il n’y a que la légalisation du cannabis qui, de toutes les promesses phares, s’est concrétisée. De là à dire que les 39 % de gens qui expriment leur intention de voter pour le PLC sont sous l’influence du pot, il y a un grand pas à ne pas franchir !

Non, si l’appui aux libéraux se maintient, c’est qu’une course à deux se dessine à l’échelle du Canada. À 8 % au Québec, le NPD représente un vote « perdu ». Le parti court à sa perte et n’est nullement compétitif. Il reste donc les conservateurs qui, tout en étant solides dans l’Ouest, n’arrivent tout simplement pas, depuis Brian Mulroney en 1988, à séduire les Québécois, en ne récoltant à chaque scrutin depuis qu’entre 0 et 12 sièges.

S’ajoute la prime aux chefs issus du Québec, sans parler de la crainte de voir émerger une forme d’axe de droite, à tendance climatosceptique, constitué de Jason Kenney en Alberta, de Doug Ford en Ontario et d’Andrew Scheer à Ottawa. La couverture du Maclean’s daté du 1er décembre dernier illustrant les figures de la « résistance » à la taxe sur le carbone avait de quoi effrayer plus que toute la série du Parc jurassique.

Bref, bien des Québécois voudront bloquer le retour du PC et, de deux maux, du PLC ou du PC, choisir le moindre. Dans ces circonstances, quel rôle reste-t-il pour le Bloc québécois qui semble reprendre de la vigueur ? Les électeurs retrouvent un parti, avec Yves-François Blanchet à sa tête, qui, oui, promeut l’indépendance, mais qui défend aussi les intérêts du Québec. Ce qui inclut désormais les revendications du gouvernement Legault auxquelles le gouvernement fédéral (libéral ou non) aura tendance, après avoir traîné les pieds, à dire tout simplement non, comme il vient de le faire deux fois plutôt qu’une.

Or si François Legault n’arrive pas à arracher le moindre gain à Ottawa, comment réagira-t-il ? Fortement sans doute. Dans cette hypothèse, l’appui d’un certain nombre d’indépendantistes supplémentaires à la Chambre des communes dès l’automne pourrait faire une différence dans ses bras de fer à venir avec le gouvernement fédéral.

Ainsi, soutenu par une bonne majorité de Québécois, le gouvernement caquiste tentera de tenir, d’ici juin, certaines de ses promesses en matière de laïcité et de réforme de l’immigration. Mais, déjà, il trouve Justin Trudeau sur son chemin. De façon paradoxale et en toute incohérence, il se pourrait tout de même qu’un grand nombre de Québécois, comme ils votaient Trudeau père et Lévesque en même temps à une autre époque, finissent par appuyer le multiculturalisme postnational de « Justin » et sa fermeture face aux demandes du Québec, après avoir donné à la CAQ un mandat nationaliste fort un an plus tôt. Ne dit-on pas que l’histoire se répète ?

Veuillez noter que la chronique de Louise Beaudoin paraîtra le deuxième lundi de chaque mois.

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Elections Canada chief warns political parties are vulnerable to cyberattacks – National

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OTTAWA – Canada’s chief electoral officer is “pretty confident” that Elections Canada has good safeguards to prevent cyberattacks from robbing Canadians of their right to vote in this year’s federal election.

But Stephane Perrault is worried that political parties aren’t so well equipped.

“They don’t have access to the resources we have access to,” Perrault said in an interview Monday, noting that “securing (computer) systems is quite expensive… Even the larger parties have nowhere near our resources and you’ve got much smaller parties with very little resources.”

READ MORE: Feds unveil plan to fight foreign interference in 2019 federal election

Moreover, with thousands of volunteers involved in campaigns, he said it’s difficult to ensure no one falls prey to “fairly basic cyber tricks,” like phishing, that could inadvertently give hackers access to a party’s databases.

“You can spend a lot of money on those (security) systems and if the human (fails), that’s the weak link.”

Elections Canada has been training its own staff to resist such tricks and, along with Canada’s cyberspying agency, the Communications Security Establishment, will be meeting with party officials again next week to reinforce the need to train their volunteers.

Perrault said he was “really disappointed” that omnibus legislation to reform Canada’s election laws, passed just before Christmas, did not include measures to impose privacy rules on parties, which have amassed huge databases of personal information on voters. At the very least, he said, Canadians should be able to find out what information a party has collected on them and demand that it be revised or removed.

WATCH: ‘Naive’ to assume Canada not a target for election interference







The legislation requires only that parties publish a policy for protecting personal information. There is no requirement to report a breach and no oversight by the privacy commissioner.

Should a party’s computer system be hacked and the information used to embarrass the party, as occurred to the Democrats during the 2016 U.S. presidential contest, Perrault said Elections Canada would have no role in investigating the matter.

That would be up to security authorities and the party involved. Under a “critical election incident protocol” announced last week, five senior bureaucrats would be empowered to decide when an incident is serious enough to warrant publicly disclosing it in the midst of a campaign.

Elections Canada would only be involved if a hacker used the information gleaned from a party’s databases to interfere with Canadians’ right to vote – for instance, by spreading disinformation about how, where and when they should vote.

READ MORE: Liberals introduce bill to deter foreign meddling in elections. Critics say it’s not strong enough

“The important thing is that Canadians are not prevented from voting. From my perspective, that’s the No. 1 priority,” Perrault said.

In its own operations, Perrault said Elections Canada has done everything it can to prevent cyberattacks.

“Overall, I think we’re pretty confident we are where we need to be at this point.”

But he added: “It’s certainly uncharted territory for us. We’ve seen the Americans go through this and Brexit and France and Germany, so we have a sense of the potential out there. But we’ve never had to prepare for an election like this.”

WATCH: Stopping cyberattacks and foreign meddling in elections







Since the 2015 election, Perrault said Elections Canada has rebuilt its information-technology infrastructure with sophisticated security improvements, based on advice from the Communications Security Establishment, which now monitors those systems 24 hours a day, seven days a week.

“No system is 100-per-cent proof but they’re much more concerned about the parties than about Elections Canada,” Perrault said.

In addition, he said the agency has set up a team to monitor social media and to quickly counter any disinformation about the right to vote. As well, it will have a repository on its website of every public communication from Elections Canada so that individuals can verify the legitimacy of information they see on social media or elsewhere that purports to be from the agency.

“We really want to be the trusted source of information on the electoral process.”

READ MORE: New Canadian cybersecurity centre to look at election interference threats

The recently passed legislation included a number of measures aimed at preventing foreign interference and deliberate disinformation campaigns in Canadian elections, including giving the commissioner of elections greater powers to investigate and compel testimony, prohibiting the use of foreign money and requiring social-media giants to keep a registry of all political ads posted on their platforms.

But arguably the best hedge against cyberattacks is the fact that Canada still relies on paper ballots that are counted by hand.

“You can’t hack that,” Perrault said.

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Un système de défense contre l’ingérence lors des élections

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Le gouvernement Trudeau assure avoir tiré des leçons de l’ingérence électorale perpétrée chez ses alliés. Et pour s’en prémunir, il compte avertir pour la première fois les électeurs canadiens si de telles tentatives sont menées pendant la prochaine campagne électorale. Un engagement que saluent les experts, mais qui inquiète l’opposition, qui aimerait décider elle aussi si de telles « bombes politiques » ont à être dévoilées.

La ministre des Institutions démocratiques ne se faisait pas d’illusions, mercredi, quant au contexte dans lequel se déroulera l’élection du mois d’octobre. « Nous sommes membre du G7, de l’OTAN, des Five Eyes ; nous serions naïfs de supposer que nous ne sommes pas la cible d’une cyberattaque », a consenti Karina Gould en présentant le plan de match de son gouvernement.

Pour répondre à ces menaces, le fédéral réunira un groupe de hauts fonctionnaires qui les évalueront, au cours de la période électorale, et qui avertiront le public canadien s’il y a un réel risque que l’élection fédérale soit perturbée. La menace devra être « importante », posée par des activités « secrètes, clandestines ou criminelles ». Elle pourrait être posée par un « acteur intérieur », ont admis des fonctionnaires lors d’une séance d’information. Mais celui-ci devrait propager de la désinformation avec une « intention malveillante », et pas simplement susciter un débat démocratique, ont-ils plaidé.

Le greffier du Conseil privé, le conseiller du premier ministre pour la sécurité nationale et le renseignement, et les sous-ministres de la Justice, de la Sécurité publique et des Affaires étrangères décideront s’ils sonnent l’alarme.

« Soyons clairs : il ne s’agit pas d’arbitrer les élections, a insisté la ministre Gould. Il s’agit d’alerter les Canadiens lorsqu’un incident compromet leur droit à une élection libre et juste. S’il se passe quelque chose pendant la campagne électorale, les Canadiens pourront être assurés que les bonnes personnes ont décidé de le rendre public, que l’information est juste et que l’annonce n’est pas de nature partisane. »

Les partis d’opposition ont cependant aussitôt critiqué le processus des libéraux, déplorant qu’il soit confié à cinq hauts fonctionnaires nommés par le premier ministre.

Le néodémocrate Nathan Cullen réclame que le directeur général des élections fasse lui aussi partie du groupe décisionnel. « Je ne vois pas pourquoi la personne dont l’unique mandat est d’organiser des élections justes et libres ne serait pas impliquée dans cette conversation », a-t-il argué.

La conservatrice Stephanie Kusie demande que les partis politiques soient du groupe. « Il est important, pour qu’on ait un processus démocratique juste, que ces décisions ne reposent pas uniquement sur le gouvernement Trudeau. »

Les experts ont cependant rejeté l’idée que ces hauts fonctionnaires soient partiaux, rappelant que les sous-ministres — bien qu’ils soient nommés par le premier ministre — ont servi sous divers gouvernements au fil d’une longue carrière.

Stephanie Carvin, professeure adjointe en sécurité nationale à l’Université Carleton, évoque en outre l’exemple de la dernière campagne présidentielle américaine. Barack Obama avait souhaité révéler l’ingérence russe, mais les républicains avaient refusé. La preuve qu’une participation politique peut rendre l’exercice partisan, note-t-elle.

Une protection suffisante ?

L’annonce des libéraux est une « étape importante », selon Stephanie Carvin, mais elle ne s’attaque pas à toute la panoplie de formes que peut prendre l’ingérence étrangère. Outre le piratage informatique ou les robots du Web, des États pourraient aussi faire planter le réseau Internet le jour du vote, évoque-t-elle. Une énième menace que les espions canadiens ne peuvent pas contrer sans l’adoption du projet de loi C-59 (à l’étude au Sénat), qui élargit leurs pouvoirs.

« Cela ne préviendra pas l’ingérence. La question est de savoir si cela pourra empêcher qu’il y ait de réels dommages », commente Wesley Wark, professeur invité de sécurité et de renseignement à l’Université d’Ottawa. Tout dépendra de l’ampleur des menaces et de leur degré de perfectionnement. « Mais les Canadiens peuvent être rassurés du fait qu’on ne sera pas la plus grande cible d’ingérence étrangère électorale. »

Et les réseaux sociaux ?

Autre grosse lacune du plan libéral : rien n’est prévu pour contrer la désinformation sur les réseaux sociaux, déplore la professeure adjointe de communications à l’Université d’Ottawa Elizabeth Dubois. La stratégie du gouvernement prévoit tout au plus d’« encourager » Facebook et Twitter à mettre en oeuvre des mesures pour lutter contre ce fléau.

Une situation « inquiétante », selon Mme Dubois, « parce que ce sont de grandes multinationales qui agissent dans l’intérêt de leurs actionnaires et pas nécessairement dans l’intérêt du Canada ».

Le gouvernement aurait pu forcer les compagnies à interdire ou à tout le moins permettre de détecter le contenu promotionnel payé — comme les publications d’influenceurs ou l’utilisation de réseaux de robots informatiques qui aiment ou partagent certaines publications. Ottawa aurait aussi pu forcer les compagnies à signaler la désinformation sur leurs réseaux. Mais le gouvernement aurait eu à intervenir plus tôt, car à neuf mois des élections il est déjà trop tard, souligne la professeure.

Pourtant, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a lui-même noté qu’un gazouillis sur cinq pendant le dernier mois de la campagne présidentielle américaine était généré par des robots informatiques et que, lors de la campagne allemande, sept articles sur dix portant sur Angela Merkel et partagés sur Facebook étaient faux.

Le gouvernement libéral prévoit par ailleurs des campagnes pour sensibiliser le public (avec un budget de 7 millions). Les agences de renseignement offriront des briefings secrets aux partis politiques pendant la période électorale afin de les aviser des menaces qui planeront.

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Taxe carbone: Mme McKenna ne changera pas de stratégie avant les élections

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Alors que plusieurs observateurs de la scène politique croient que la taxe sur le carbone pourrait bien être l’enjeu des prochaines élections fédérales, la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, dénonce la polarisation faite par les politiciens conservateurs à ce sujet et sur les changements climatiques, ce qui pourrait « faire reculer » le pays selon elle.

Cet enjeu délicat sera sur les épaules de la ministre McKenna.

Et le Parti conservateur s’en sert déjà pour miner le gouvernement libéral à l’aube des élections de 2019. Le chef Andrew Scheer a récemment brandi cette menace : selon lui, si Justin Trudeau est réélu cette année, il va augmenter la taxe fédérale sur le carbone. Il a l’aide d’autres politiciens, dont le premier ministre ontarien Doug Ford, qui vient de déclarer que cette taxe menait tout droit vers une récession.

Malgré cette opposition, Mme McKenna n’entend pas changer de stratégie sur la route vers les élections.

« On a un plan. On va continuer notre plan », a insisté la ministre lors d’un entretien avec La Presse canadienne, cette semaine, à Montréal. Elle souligne avoir mis un an à le développer en concertation avec les villes, les Premières Nations, les provinces et les entreprises.

Ainsi, il n’est pas question de déroger à la stratégie sur le carbone du fédéral, « qui met un prix sur la pollution ». Le gouvernement a fait part de son système de tarification — au départ 20 $ la tonne — pour « qu’il ne soit plus gratuit de polluer », dit-il. Toutes les provinces doivent mettre en place un système, sinon, Ottawa leur imposera cette taxe sur le carbone.

« Quand c’est gratuit de polluer, il y a plus de pollution ».

Mais l’argent retournera dans les poches des citoyens de chaque province visée, dès 2019, insiste depuis cette annonce le gouvernement Trudeau pour convaincre ceux qui craignent que tout coûte plus cher.

Le sujet divise déjà. L’Ontario s’est retiré de la bourse du carbone, et s’est joint à la poursuite intentée par la Saskatchewan contre le fédéral sur la taxe carbone, en plus de lancer sa propre contestation.

Mais la ministre McKenna déplore que les conservateurs qui s’opposent au plan fédéral — « ils veulent que ce soit gratuit pour polluer », dit-elle — s’en servent pour diviser les citoyens.

« Les conservateurs veulent polariser le débat. Quand vous faites cela, rien ne se fait. On recule », avait-elle lancé peu avant l’entrevue alors qu’elle présentait une allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Sa position est délicate : si l’on regarde les quatre provinces les plus populeuses — et celles comptant le plus de circonscriptions — elles n’ont pas la même approche par rapport à ce qui doit être fait : si le Québec et la Colombie-Britannique avaient mis des mesures en place sur le carbone avant même que le fédéral ne l’exige, l’Alberta et l’Ontario ont de bruyantes réticences.

Mme McKenna avait ce message à livrer cette semaine : « Les Canadiens auront un choix entre notre gouvernement et l’autre côté, le Parti conservateur [fédéral] qui n’a pas de plan sur le changement climatique, qui ne pense pas qu’il y a un réel problème et qui ne voit pas l’immense opportunité d’affaires ».

« Au XXIe siècle, si vous n’avez pas un plan pour le climat, vous n’avez pas de plan pour l’économie », tranche-t-elle.

Pour convaincre les Canadiens, la ministre de l’Environnement prévoit maintenir le cap sur ses mesures pour contrer le changement climatique : « les Canadiens savent qu’on doit agir et ils veulent savoir qu’on va faire ça d’une manière intelligente, d’une manière qui fait en sorte que la vie soit abordable ». Et ils ne veulent pas perdre leurs emplois, a-t-elle martelé.

Quand c’est gratuit de polluer, il y a plus de pollution

Elle entend faire valoir les opportunités d’affaires et la croissance économique qui va de pair, selon elle, avec le développement de solutions vertes pour le pays.

« Le Québec, la Colombie-Britannique, presque tout le pays met un prix sur la pollution. Ce sont seulement des politiciens conservateurs qui veulent faire de ça un enjeu politique, qui ne veulent pas dire la vérité ».

En entrevue, elle a cité à plusieurs reprises la situation qui prévaut en France, qui l’a manifestement marquée, et les manifestations des gilets jaunes, qui, inquiets du coût de la vie, ont forcé le gouvernement à reculer sur sa taxe sur le carburant.

Alors le gouvernement libéral n’envisage pas pour l’instant de cibles plus ambitieuses de réduction de gaz à effet de serre (GES), a-t-elle mentionné. Le plan sera mis en oeuvre et « après on regardera ce qu’on peut faire ».

Quant aux conservateurs, ils prévoient dévoiler leur plan climatique avant la prochaine élection. Andrew Scheer a déjà révélé qu’il mettra notamment l’accent sur les technologies et l’énergie vertes.

Contourner les réticents

Mais comment aller de l’avant avec le plan sur le carbone lorsque des premiers ministres n’en veulent pas ?

« C’est un petit peu comme aux États-Unis, a expliqué la ministre. On a voulu travailler avec l’administration Trump sur les changements climatiques, mais ils ont voulu aller dans une direction très différente alors on travaille avec les gouverneurs, les États, les entreprises, avec les villes. On a signé un accord avec les gouverneurs des États qui représentent presque 50 pour cent de l’économie américaine ».

« On va faire la même chose au Canada ».

La ministre soutient qu’elle va travailler avec tous ceux qui veulent être sérieux sur les changements climatiques, dont les villes, les hôpitaux et les entreprises dans toutes les provinces.

Elle l’a déjà fait, dit-elle, citant l’entreprise — ontarienne — Enwave Energy, la première à recevoir de l’argent du « Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone » pour développer son système de refroidissement d’édifices à l’aide de l’eau froide des Grands Lacs.

Et aux citoyens outrés — dont beaucoup au Québec — par le rachat par le gouvernement fédéral du pipeline Transmountain, elle leur souligne que la transition « ne se fera pas en une nuit ».

« Cela va prendre des décennies. Nous sommes dans une période de transition lors de laquelle les gens utilisent toujours le pétrole et le gaz, la plupart de gens, même au Québec, se servent de l’essence pour leurs voitures. Alors nous avons besoin de prendre nos ressources et les amener aux marchés, à un prix raisonnable ».

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Des élections fédérales partielles auront lieu le 25 février

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Le voeu du chef néodémocrate Jagmeet Singh a finalement été exaucé. L’élection partielle dans la circonscription de Burnaby-Sud en Colombie-Britannique aura lieu le 25 février.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé mercredi que des élections complémentaires auront lieu à cette date dans trois circonscriptions, dont celles d’Outremont, au Québec, et de York-Simcoe, en Ontario.

M. Singh, qui n’a pas de siège à la Chambre des communes, a critiqué le premier ministre à plusieurs reprises pour sa lenteur à déclencher ces élections partielles. Le chef néodémocrate compte se présenter dans la circonscription de Burnaby-Sud où il fait campagne depuis l’automne.

Sa plus récente attaque contre Justin Trudeau remonte à dimanche. ll l’accusait alors de retarder encore une fois ce scrutin complémentaire qu’on attendait au début du mois de février.

La circonscription d’Outremont, autrefois détenue par les néodémocrates, est vacante depuis le départ de Thomas Mulcair en août. C’est Julia Sanchez, ex-présidente-directrice générale du Conseil canadien pour la coopération internationale, qui portera les couleurs du Nouveau Parti démocratique (NPD).

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Élections fédérales partielles: une quatrième circonscription se libère

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Ottawa — Le premier ministre Justin Trudeau devrait déclencher des élections partielles dans trois circonscriptions fédérales au cours des prochains jours. Il pourrait maintenant en ajouter une quatrième alors qu’un autre siège vient de se libérer aux Communes. Sheila Malcolmson a officiellement démissionné de son poste de députée néodémocrate dans la circonscription de Nanaimo–Ladysmith, en Colombie-Britannique. Elle quitte la scène fédérale pour se présenter à une élection partielle provinciale, convoquée mercredi par le premier ministre John Horgan. Outre Nanaimo–Ladysmith, trois autres circonscriptions sont vacantes : Burnaby-Sud en Colombie-Britannique, York–Simcoe en Ontario et la circonscription montréalaise d’Outremont.

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Une quatrième circonscription se libère à l’aube de trois élections partielles

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Le premier ministre Justin Trudeau devrait déclencher des élections partielles dans trois circonscriptions fédérales au cours des prochains jours. Il pourrait maintenant en ajouter une quatrième alors qu’un autre siège vient de se libérer aux Communes.

Sheila Malcolmson a officiellement démissionné de son poste de députée néo-démocrate dans la circonscription de Nanaimo-Ladysmith, en Colombie-Britannique.

Elle quitte la scène fédérale pour se présenter à une élection partielle provinciale, convoquée mercredi par le premier ministre John Horgan et dont le scrutin est prévu pour le 30 janvier.

Mme Malcolmson dit avoir envoyé une lettre au président de la Chambre des communes, Geoff Regan, le 27 novembre, pour l’informer que sa démission entrerait en vigueur le 2 janvier.

Outre Nanaimo-Ladysmith, trois autres circonscriptions sont vacantes : Burnaby-Sud en Colombie-Britannique, où le chef du NPD Jagmeet Singh espère obtenir sa place aux Communes, la circonscription ontarienne de York-Simcoe, libre depuis le départ du conservateur Peter Van Loan, et la circonscription montréalaise d’Outremont, auparavant représentée par Tom Mulcair.

Le bureau de Justin Trudeau a confirmé que le premier ministre avait l’intention de déclencher des élections partielles dans ces trois circonscriptions au début du mois de janvier. Les scrutins auraient lieu au début de février.

Il pourrait maintenant ajouter Nanaimo-Ladysmith à la liste, bien qu’il se soit montré peu enclin à pourvoir rapidement des sièges laissés vacants dans le passé. En octobre dernier, le premier ministre avait été critiqué pour avoir annoncé une élection partielle le 3 décembre dans une circonscription de l’est de l’Ontario, sans inclure Burnaby-Sud, York-Simcoe et Outremont.

Pour toute réponse, M. Trudeau avait mentionné que les trois autres circonscriptions n’étaient libres que depuis « quelques semaines » et il a rappelé que le premier ministre est autorisé à patienter jusqu’à six mois après la vacance avant de déclencher une élection partielle.

Cependant, la situation à Nanaimo-Ladysmith est quelque peu différente. Si Trudeau ne déclenche pas rapidement l’élection partielle, elle devra demeurer sans député jusqu’à l’élection générale, le 21 octobre.

En vertu d’un projet de loi omnibus réformant la loi électorale canadienne, entré en vigueur juste avant Noël, les élections partielles ne peuvent plus être déclenchées moins de neuf mois avant une élection générale. Ainsi, le 20 janvier devient la date limite pour le déclenchement d’une élection partielle.

Du même coup, la nouvelle règle fait en sorte que la circonscription montréalaise de Saint-Léonard — Saint-Michel, qui devrait perdre son député libéral Nicola Di Iorio le 22 janvier, restera sans représentant fédéral pendant neuf mois.

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Élections 2019: le choc populiste

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À 10 mois des prochaines élections fédérales, le premier ministre Justin Trudeau a choisi sa cible : le populisme conservateur. Il ne sera pas le premier à s’en servir comme repoussoir pour dissuader les électeurs d’appuyer ses adversaires. Ses attaques ne peuvent toutefois servir de substitut à de vraies réponses aux préoccupations légitimes que se posent des citoyens sur l’environnement et l’immigration, des questions que ses ministres et lui esquivent trop souvent.

La montée du populisme de droite est une réalité qui se fait sentir en Europe, aux États-Unis et ici, au Canada. Le chef du nouveau Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, ne s’en prive pas, tout comme plusieurs leaders conservateurs provinciaux. L’Ontarien Doug Ford s’est d’ailleurs fait élire en usant de cette recette.

En entrevue au Devoir mardi, Justin Trudeau s’inquiétait de ce qu’il appelle cette « tendance à utiliser des politiques [faites] d’émotions, de solutions faciles, de division et de blâmes », des politiques qui misent « sur la peur ». Selon lui, il est possible de se faire élire sur de telles bases, mais une fois au pouvoir, il devient difficile de résoudre les vrais problèmes. « Les problèmes complexes n’ont que des solutions complexes », dit-il, et il veut le démontrer d’ici octobre 2019. Il pense d’ailleurs que l’expérience de Doug Ford fournira aux Ontariens matière à réflexion à cet égard.

Pour illustrer son propos, M. Trudeau cite sans relâche l’enjeu des changements climatiques. Les conservateurs critiquent sans arrêt les mesures prises par son gouvernement, mais ils ne proposent rien, aime-t-il souligner. Il rappelle que le chef conservateur fédéral, Andrew Scheer, a applaudi au retrait ontarien de la Bourse du carbone, la même à laquelle le Québec reste associé, et qu’il fait front commun avec les provinces conservatrices contre la taxe fédérale sur le carbone.

L’exemple des changements climatiques sert bien le premier ministre, car un large pan de la population voit la nécessité d’agir. Il dit qu’il veut bien débattre des moyens, mais que les conservateurs ne lui en donnent pas l’occasion. C’est oublié que d’autres Canadiens critiquent eux aussi ses politiques, mais pour d’autres raisons. Ils trouvent qu’il n’en fait pas assez et désapprouvent l’achat du pipeline TransMountain et l’aide financière offerte à l’industrie pétrolière. En fait, ils se sentent trahis, eux qui avaient cru à la promesse libérale d’un virage vert.

M. Trudeau dit peu de choses pour les amadouer, mais brandit volontiers la peur de l’inaction conservatrice. En d’autres mots, il joue sur les émotions, opposant au populisme de droite un populisme de gauche, ce dont il s’est défendu dans une entrevue au Toronto Star.

 
 

Cela est pourtant évident lorsqu’il parle d’immigration. M. Trudeau défend évidemment ses politiques, mais il n’offre pas de réponses rassurantes aux citoyens que la hausse soudaine de migrants irréguliers depuis deux ans inquiète ou qui se préoccupent de l’insuffisance des mesures d’intégration. Le premier ministre se dit pourtant prêt à débattre de ces deux sujets, sauf qu’il ne le fait pas et blâme encore les conservateurs.

Ces derniers, il est vrai, utilisent volontiers leurs questions en Chambre pour entretenir la confusion sur le système d’immigration et donner prise à une impression de crise. Trop souvent cependant, le gouvernement — et M. Trudeau en entrevue — répond en faisant la leçon sur le bon fonctionnement du système, les mérites et retombées positives de l’immigration, le tout fréquemment assorti d’attaques personnelles.

M. Trudeau ne s’en excuse pas et a montré au cours de ses multiples entrevues de fin d’année cette semaine qu’il ne se gênerait pas pour exploiter ce filon. Il est revenu sur la position d’Andrew Scheer sur le nouveau pacte onusien des migrations, l’accusant de propager des « faussetés » et de « jouer non seulement un jeu irresponsable, mais dangereux qui a la possibilité de briser ce consensus […] qui existait dans tous les partis, [à savoir] que l’immigration est une source de force ».

Le chef libéral veut répondre « fermement à ceux qui veulent utiliser les anxiétés des citoyens ». Mais à part mettre en garde ces citoyens, répond-il à leurs préoccupations légitimes, s’attaque-t-il aux sources possibles d’un ressentiment ? Pour préserver la confiance de la population en ses institutions, un gouvernement doit aussi être capable de cela.

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Tory campaign chief prefers the old-fashioned ways of winning elections

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Hamish Marshall, the man who will be heading the Conservative campaign in next year’s federal election, does not have an account on Twitter.

This doesn’t mean Marshall is uninterested in what’s going on with social media or its potentially corrosive effects on traditional politics. Actually, it was a big topic of discussion at a panel debate in Ottawa this past week about data and democracy, in which Marshall was one of the featured speakers.

Hamish Marshall, Andrew Scheer’s campaign manager, is a conservative kind of Conservative, Susan Delacourt writes.
Hamish Marshall, Andrew Scheer’s campaign manager, is a conservative kind of Conservative, Susan Delacourt writes.  (Torch Agency Photo)

“You end up having people getting really, really into a bubble, where their news feeds on whatever social platforms they’re on is all they consume,” Marshall said. “And they don’t watch broadcast television or they don’t read newspapers in the normal sense. They only read articles that are posted online that fit with their world view. And the problem with that is that people don’t see the whole picture.”

In the Twitterverse, Marshall is a much-demonized figure, portrayed as a practitioner of dark political arts and a co-conspirator with the alt-right, such as it is, in Canada. The caricature stems from Marshall being a founding board member of Rebel Media, even if those ties were cut long ago.

People who have embraced that view of Marshall would have been disappointed at the person on stage at the Chateau Laurier last week. Andrew Scheer’s campaign chief seems to have a distinct preference for the old-fashioned aspect of politics — paper ballots, big political parties, and traditional mass media covering the campaign. You might say that Marshall is a conservative kind of Conservative.

Before the event, we talked about his concern that there would be too few reporters covering the Scheer campaign along the trail from day to day in next fall’s election.

What that means, at least for now, is that federal Conservatives don’t seem to be leaning toward the no-media-bus innovation that we saw with Doug Ford’s Progressive Conservatives in this year’s Ontario election.

Marshall told the crowd that he expected all parties to be vulnerable to hacking in the 2019 campaign — a view I’ve heard from high-level Liberals as well for several months now. On that score, Marshall agrees with Democratic Institutions Minister Karina Gould, who was voicing similar warnings this week.

Marshall believes that Canada is wise to keep its paper-ballot system because it is far harder to hack. “Voting online is a horrific and terrible idea,” he said.

He was also happy that Prime Minister Justin Trudeau had backed away from any electoral reform that would have led to proportional representation. That system would have bred a whole bunch of smaller, “niche” parties, Marshall contends, and Canada would be the poorer for it. Niche politics produces tribalism, he says — and that’s no good. Large, pan-Canadian parties breed compromise and moderation.

“As a national campaign director, I’m held in check from tribalism by knowing the fact that we can’t win with just the hardcore of our party voting for us,” Marshall said. “If I just appeal to the most conservative Canadians, we’re going to get 25 per cent of the vote. We’re not going to win an election with 25 per cent of the vote. ….It’s the only way that either of the only two parties that have ever won … by appealing to a large section of Canadians.”

All of this speaks to middle-ground moderation, not the alt-right extremism that Marshall’s detractors are keen to find. If you’re looking for Donald Trump-style politics, in fact, you’re more likely to find it among the members of the federal Conservative caucus.

MPs such as Michelle Rempel and Pierre Poilievre have been whipping up anti-media sentiment since the government announced measures this week to aid the ailing news industry, alleging journalists are being “bought off” by the Liberals. It’s a variation on Trump’s now oft-used efforts to delegitimize his critics, whether they’re in the justice system or the reporting ranks.

On Twitter, this anti-media thing by some MPs has picked up steam, especially among Conservative partisans. We know the campaign manager won’t be joining in the pile-on, though, since he’s staying off Twitter.

It’ll be interesting to see what approach prevails for Conservatives in 2019. Will it be the tribalism and populism we’re seeing on Twitter, or will it be Marshall’s moderate, old-fashioned embrace of the tried and true in big-party Canadian politics? That internal tension could be as interesting as the Conservatives’ fight against the Liberals.

Susan Delacourt is the Star’s Ottawa bureau chief and a columnist covering national politics. Reach her via email: sdelacourt@thestar.ca or follow her on Twitter: @susandelacourt

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