Voiture électrique et autonome : les Européens peu enthousiastes

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ÉTUDE – Selon une étude de Deloitte, les Européens ne souhaitent abandonner ni le volant, ni le véhicule à moteur thermique.

Alors que l’on cherche à diminuer drastiquement l’empreinte carbone, les pouvoirs publics prônent la voiture électrique et le covoiturage, quitte à diaboliser la voiture thermique et individuelle. Le monde dans lequel nous vivons est aussi de plus en plus connecté, et on peut facilement constater son impact sur l’automobile actuelle.

Ces choix dictés par la politique et les progrès technologiques correspondent-ils réellement aux désirs des consommateurs européens? Selon une étude orchestrée par le cabinet de conseil Deloitte, il semblerait que la réalité soit tout autre.

Pour commencer, les conducteurs ne semblent pas vouloir délaisser notre bon vieux moteur thermique: 54 % des Français et 42 % des Italiens souhaitent continuer à rouler dans des véhicules disposant de ce type de motorisation uniquement. Les autres pensent en grande majorité conserver un moteur thermique, mais en le combinant avec un groupe électrique: 26 % des Allemands, 37 % des Français et 41 % des Italiens envisagent ainsi l’achat d’une voiture hybride.

Le dogme du tout électrique est remis en question, puisque ce type de véhicule n’intéresse que 5 % des Français, 6 % des Allemands et 6 % des Anglais également. Du côté de la promise voiture autonome, les inquiétudes s‘exacerbent: près d’un Anglais et d’un Allemand sur deux, mais aussi un tiers des Français et Italiens émettent des doutes sur la sécurité de ces véhicules.

Preuve de ce scepticisme: tous se disent préoccupés à l’idée que ces voitures puissent être testées dans les régions où ils vivent. Ainsi, 86% des Allemands, 87% des Italiens, 83% des Français et 87% des Anglais expriment le souhait de voir leurs dirigeants s’investir dans la mise en place de normes autour de la voiture autonome.

Si les consommateurs européens expriment majoritairement l’envie de voir la connectivité s’accroître dans leur véhicule, leurs avis sur les avantages de celle-ci sont partagés, les Italiens percevant ses atouts presque deux fois plus vite (60 %) que les Français (36 %) et que les Allemands (35 %). Ainsi, les faire payer pour des technologies donnant accès à de nouveaux services pourrait s’avérer être un défi pour les constructeurs, notamment en France ou près d’un consommateur sur deux refuse un tarif plus élevé pour une connectivité supplémentaire.

Les opinions divergent également au sujet de la sécurité des données biométriques, générées et partagées par les véhicules connectés. En Allemagne (60 %), mais aussi en Angleterre (57 %) et en France (49 %), l’augmentation potentielle du nombre de capteurs dans l’habitacle des voitures et la distribution des données qui en découlent inquiètent. En revanche, là encore, les Italiens se distinguent, puisqu’ils ne sont que 31 % à se déclarer préoccupés par ce sujet.

En revanche, le spectre de «Big Brother» et la peur d’être surveillé par les autorités via ce système font l’unanimité: seuls 10 à 15% des citoyens européens accepteraient de confier ces «data» à leur État.

Le covoiturage et la voiture partagée, tant vantés pour réaliser des économies et réduire les émissions de CO2, sont finalement assez peu populaires en Europe. En effet, 60 % des Anglais déclarent ne pas être intéressés par ces modes de transport, tout comme 54 % des Allemands, 52 % des Italiens et 46 % des Français. Enfin, il faut noter que les consommateurs européens n’envisagent pas de changer leurs habitudes de mobilité au cours des trois prochaines années.

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