Des étudiants d’Oshawa veulent construire un robot en trois jours

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Depuis samedi, des milliers d’écoles secondaires à travers le monde participent à l’élaboration d’un robot dans le cadre du concours de robotique FIRST. Mais à l’Université de Waterloo et à l’Institut de technologie de l’Université de l’Ontario, des étudiants ont choisi d’organiser un événement en marge de cette compétition, et de tenter de réaliser en trois jours ce que leurs plus jeunes camarades devront accomplir en six semaines.

De la conception à l’assemblage, en passant par la programmation et la mécanique : toutes les équipes courent contre la montre, à l’Institut de technologie de l’Université de l’Ontario (UOIT) d’Oshawa.

Cette initiative étudiante se tient en marge de la compétition de robotique FIRST, qui a débuté samedi matin et où des milliers d’équipes composées de jeunes âgés de 14 à 18 ans sont appelées à fabriquer un robot en six semaines.

Cette année, le thème est l’espace et les robots devront, entre autres, ramasser des objets, les placer dans une structure en hauteur et à différents niveaux, et devront avoir la capacité de se déplacer.

Dans le fond, à gauche, des étudiants montent le robot, au premier plan, à droite, un étudiant dessine sur un tableau blanc le plan du bras mécanique du robot.L’équipe d’assemblage (à gauche) tente de monter la base du robot, pendant que l’équipe de conception continue d’élaborer son bras mécanique. Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

S’ils ne font pas directement partie de la compétition, ces 40 étudiants de premier cycle universitaire souhaitent inspirer les plus jeunes en montrant que la tâche peut être accomplie en 72 heures. C’est la première fois que cette initiative se réalise à l’UOIT.

« On veut leur donner des idées, un point de départ.

Eric Whalls, chef de projet Ri3D, UOIT

Pour ceux qui n’ont jamais fait ça avant, ça peut être accablant, surtout avec toutes les tâches demandées cette année, explique Eric Whalls, à l’origine du projet. Il a lui-même participé à la compétition lorsqu’il était au secondaire.

Eric Whalls pose devant les équipes de travail qui construisent le robot de l'UOIT.Eric Whalls est étudiant en programmation, ancien participant au concours de robotique FIRST, et le chef de projet de Robot in 3 days (Ri3D) de l’UOIT. Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Les étudiants ont eu accès aux ressources du Centre de recherche et d’essais ACE. Son directeur, John Komar, est un mentor depuis 17 ans au sein de l’association FIRST, qui organise la compétition. Pour lui, ce type d’événement est également une façon de faire avancer la technologie de façon pédagogique.

Il rappelle que tout le processus est diffusé en direct sur internet. Cela procure une plateforme pour partager des modèles d’ingénierie de façon libre. Ce n’est pas privé, ce n’est pas secret, c’est pour faire avancer la technologie de façon ouverte, assure-t-il.

John Komar s'adresse à une étudiante et lui donne des conseils.John Komar, directeur du ACE de l’UOIT, est un mentor bénévole de l’association FIRST depuis plus de quinze ans. Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Lundi, l’UOIT et l’Université de Waterloo présenteront chacun leur robot et tenteront d’accomplir les défis demandés par la compétition. À Oshawa, le robot servira par la suite pour des présentations auprès des plus jeunes, afin de les sensibiliser aux programmes de science, de technologie, d’ingénierie et de mathématiques.

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Stages étudiants: «mon temps, c’est de l’argent»

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« Le temps, c’est de l’argent » n’est pas seulement un adage trivial qu’on entend à Wall Street. C’est une leçon de vie que bien des gens sont en train d’apprendre à leurs dépens cette année. Vous savez de qui je parle ? Les étudiants universitaires qui sont obligés de faire du bénévolat pour obtenir leur diplôme. Je suis en sexologie, une des ramifications des sciences humaines. J’étudie les humains et je m’apprête à devenir une professionnelle qui va aider d’autres humains à être plus heureux, ni plus ni moins.

Pour valider mon baccalauréat, on m’impose un stage obligatoire de 420 heures étalé sur huit mois, ce qui veut dire qu’à Montréal, un tas de gens font deux jours par semaine de bénévolat dans des organismes communautaires, des écoles et des CLSC, et ceux-ci ne sont pas au début de leurs études, ne font donc pas un stage d’observation où ils se tournent les pouces, mais bien un stage d’intervention, tout ça pendant que les stagiaires en génie font des stages à 20 $/h.

Les deux scénarios extrêmes sont les suivants : le stagiaire est dans un milieu qui le voit comme une main-d’oeuvre gratuite pour faire les tâches excédentaires qu’aucun employé ne peut assurer parce que leur charge de travail est immense, ou alors le stagiaire est dans un milieu qui utilise au maximum de sa capacité cette personne avec son bagage de connaissances et d’aptitudes. Dans les deux cas, le stagiaire se fait avoir parce qu’en premier lieu, il est sous-employé pour ses qualifications, et en deuxième lieu, il fait du travail de qualité, mais gratuitement. Et tout ce beau travail n’est pas assez valorisé pour être rémunéré sous prétexte qu’on n’est pas encore assez compétents. Ou alors on n’est pas rémunéré parce que, fondamentalement, notre société ne juge pas ces services et ces thèmes importants.

Je vous dis tout ça, mais en toute confidence, ces stagiaires, dont je fais partie, sont trop brûlés pour se battre. On vient à peine de commencer l’année scolaire, mais on est déjà au bout du rouleau. On n’a pas l’énergie, on veut tout simplement avoir notre diplôme pour s’asseoir dans un travail qui est à peine mieux payé que le seuil de la pauvreté. On ne chiale pas sur nos maigres perspectives financières après notre remise des diplômes : on est tous entrés dans ce domaine en sachant qu’on ne commencerait pas avec un salaire de départ de 70 000 $ comme mes amis en finance, mais on est entrés parce que, aussi quétaine que ça puisse sonner, il y a encore des gens pas blasés qui croient en notre système de services sociaux et à sa nécessité pour le bien-être de nos communautés.

Avantages et désavantages

Sauf que j’ai besoin de me faire expliquer pourquoi mes amis qui étudient en droit, en comptabilité et en génie ont des stages payés contrairement à d’autres domaines, parce que moi et plein d’autres gens, on est sur le bord du gouffre. Les gens craquent et frôlent le burn-out parce que payer un loyer et ses factures en étant un étudiant à 130 % temps plein, avec bien des fois des enfants à charge, est un exploit que peu d’entre nous sont capables de réaliser. Les désavantages de faire un stage non rémunéré (c’est-à-dire les impacts de la diminution radicale de notre bien-être global et de notre qualité de vie pendant 8 mois) dépassent largement les avantages de faire un stage, comme pratiquer ses compétences en tant qu’intervenant, être supervisé, tester notre intérêt envers différentes populations, etc. parce que ces avantages sont les mêmes qui caractérisent n’importe quel emploi de premier échelon.

J’ai fait assez de bénévolat dans ma vie, j’ai donné de mon temps et je continue de le faire dans une multitude de projets qui me tiennent à coeur et qui témoignent de mon engagement social. Je suis pour la participation citoyenne, et la plupart de mes collègues dans les domaines d’intervention psychosociale sont aussi impliqués que moi. Sauf que c’est seulement cette année, où l’on m’impose d’effectuer deux jours de travail gratuit par semaine, même dans un domaine qui me passionne, que je me dis « mon temps, c’est de l’argent ».

Consentir à ce que des stages finaux de certains domaines ne soient pas payés contrairement à d’autres, c’est un choix sociétal, mais sachez que ça ne nous rend pas seulement malheureux, ça nous rend malades parce que la précarité financière jumelée à l’amputation d’heures ouvrables où on pourrait travailler affecte notre santé mentale. Que tous ceux qui n’ont jamais vécu cette épreuve soit conscients qu’il s’agit de l’exploitation de gens désespérés d’obtenir leur diplôme qui risquent gros s’ils protestent, et que ceux concernés sont les mêmes qui prennent soin des populations les plus vulnérables, groupes dans lesquels vous pourriez faire partie un jour si une calamité s’abat sur vous.

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L’effet pervers de l’évaluation des professeurs par les étudiants

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La décision récente d’un arbitre ontarien soulève des questions importantes concernant l’évaluation des professeurs universitaires. Depuis 2003 j’ai enseigné dans plusieurs universités québécoises au niveau du deuxième cycle. À mon avis, il est inacceptable que la compétence des enseignants, déjà sanctionnée par leur formation, soit remise en question au gré des commentaires reçus d’une poignée d’étudiants insatisfaits, magnifiés par un processus d’évaluation qui manque à sa face même de rigueur.

En effet, l’évaluation de l’enseignement par les étudiants telle que pratiquée actuellement consiste simplement à répondre à un questionnaire, et ce, dans l’anonymat et sur une base strictement volontaire. Cette façon de faire pose d’abord le problème de la représentativité des opinions exprimées, particulièrement dans les cas d’un faible taux de réponse. Ensuite, l’anonymat des répondants augmente le risque de voir l’évaluation devenir le véhicule de frustrations diverses, notamment à cause de résultats insatisfaisants ou d’attentes déçues. Enfin, l’absence de dispositif de vérification adéquate crée une présomption de véracité des commentaires recueillis, traduction au domaine de l’enseignement de l’adage utilisé dans celui du commerce selon lequel « le client a toujours raison ».

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le rapport entre l’enseignant et l’étudiant est passé de celui de maître à élève à celui de prestataire de services à client. Cette nouvelle relation est marquée par l’impératif dicté par les établissements d’enseignement de satisfaire aux attentes des étudiants afin conserver une clientèle dont dépend leur financement.

Il faut rappeler que la multiplication des programmes multidisciplinaires qui réunissent dans un même groupe-cours des étudiants provenant de champs disciplinaires très variés et avec des objectifs de carrière très différents rend difficile de répondre aux attentes de tout un chacun. Il se peut également que l’insatisfaction de plusieurs étudiants découle de leur manque de préparation à la poursuite d’études supérieures, lequel se reflète dans leurs résultats. Face à cette situation et pour éviter la multiplication des échecs, l’enseignant sera forcé de faire reprendre les travaux et examens, même si cela n’est pas prévu au règlement pédagogique de l’université. Ceux qui s’y risquent s’attireront une réputation de professeur trop exigeant ou trop sévère. Dans ce contexte, les étudiants qui abandonneront le cours seront tentés de faire porter à l’enseignant l’odieux de leur contre-performance.

Quoi qu’il en soit, les administrations universitaires ont tendance à faire porter la responsabilité exclusive de la réussite des étudiants sur les épaules des enseignants. En cas d’insatisfaction des étudiants, il arrive même que des chargés de cours qui ne bénéficient pas de la sécurité d’emploi se voient retirer le privilège d’enseigner sur la foi des commentaires défavorables de quelques étudiants sans autre vérification des faits ou évaluation par les pairs, dont l’analyse du plan de cours, la révision du matériel pédagogique et des exigences pour la réalisation des prestations demandées sous la forme de travaux ou d’examens, etc.

Aussi, la pression est forte sur les enseignants, particulièrement les chargés de cours, pour réduire les exigences afin de conserver la sympathie des étudiants. Il s’en trouvera pour le nier, mais beaucoup de ce qui est dit dans les conversations de corridor est passé sous silence dans les voies officielles, pour éviter de faire des vagues. Il faut que cela cesse. La qualité de l’enseignement supérieur en dépend.

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