Les cas de grippe ont explosé en novembre au Québec

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La saison de la grippe a démarré avec force cette année au Québec. Le nombre de cas répertoriés a explosé durant le mois de novembre, dépassant de loin la moyenne des quatre dernières années.

Quelque 246 cas d’influenza de type A ont été répertoriés dans la semaine du 25 novembre au 1er décembre, révèlent les dernières données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), dont le Devoir a obtenu copie. Pour la semaine terminant le 3 novembre, on comptait seulement 32 cas.

Un début de saison précoce comparativement aux dernières années. À pareille date en 2017, l’INSPQ avait enregistré 80 cas d’influenza de type A, 69 en 2016 et seulement 12 en 2015. En revanche, l’année 2014 avait aussi été marquée par un grand nombre de cas (244) dans la dernière semaine de novembre.

« Ces chiffres marquent les esprits, mais il ne s’agit que de tests positifs en laboratoire, venant des hôpitaux. Il faut au minimum multiplier par dix si on veut avoir une idée du nombre de Québécois réellement touchés », souligne Guy Boivin, microbiologiste au Centre hospitalier universitaire Laval, à Québec. Toutes les personnes ayant contracté le virus ne vont pas systématiquement à l’hôpital, et celles qui s’y rendent doivent afficher des symptômes sévères pour être soumises à un test d’analyse.

En avance, la saison grippale pourrait connaître un pic en pleine période des fêtes de fin d’année, estime celui qui est aussi titulaire de la chaire de recherche du Canada sur l’influenza. « Les rassemblements familiaux sont plus propices à la propagation du virus, ce qui pourrait mettre les hôpitaux sous pression », note-t-il.

Les urgences sont d’ailleurs déjà bien occupées alors que le taux d’occupation des civières dépasse les capacités des établissements dans la majorité de la province depuis plusieurs jours. Seules six régions administratives, parmi les moins peuplées, enregistraient mardi une occupation moyenne inférieure à 100 %.

Vaccin plus efficace ?

La grippe ne devrait pas pour autant être « plus intense » cette année, croit Guy Boivin. « La grippe, c’est comme la météo. Ce n’est pas parce qu’on a eu de la neige tôt qu’on aura un hiver très froid et enneigé », dit-il.

Il ajoute que la souche qui prédomine actuellement est celle du A (H1N1), qui a tendance à moins affecter les personnes âgées que la souche A (H3N2). A (H1N1) est aussi « moins sévère » et conduit moins de personnes jusqu’à l’hospitalisation.

De son côté, le ministère de la Santé du Québec se montre plus prudent dans son bulletin Flash Grippe, publié lundi, indiquant que « selon l’état des données préliminaires au Québec, il est difficile de se prononcer sur l’intensité de la saison de la grippe à venir ».

Les autorités s’attendent par contre à une meilleure protection du vaccin cette année, s’appuyant sur les résultats observés en Australie — soit une efficacité globale de 68 % —, où la grippe frappe plus tôt, entre mai et septembre.

« Notre laboratoire a évalué les premiers cas de virus de la grippe, ici à Québec, et on a constaté que la souche A (H1N1) est presque identique à celle qu’on retrouve dans la souche vaccinale de cette année. Ça laisse présager que l’efficacité du vaccin pourrait être assez bonne ».

M. Boivin rappelle cependant que le vaccin contre la grippe n’enregistre jamais des « résultats extraordinaires ». « Quand il y a un bon match entre le virus qui circule et la souche dans le vaccin, on est chanceux et l’efficacité peut atteindre jusqu’à 60 % sur les personnes en bonne santé ».

L’an dernier, le vaccin avait eu une protection globale de seulement 35 %.

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Le coût des usines de compostage explose

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Les cinq centres de compostage et de biométhanisation que Montréal compte construire pourraient coûter deux fois plus cher que prévu. Annoncés en 2013 au prix de 237 millions, ils nécessitent désormais des investissements de 523 millions.

Les chiffres publiés dans le programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2021 déposé la semaine dernière par l’administration Plante-Dorais ont fait sursauter Bruce Walker, du groupe STOP, qui assistait mardi aux travaux de la commission des finances sur le budget de la Ville de Montréal.

Le PTI précédent, présenté au début de 2018, prévoyait que le centre de compostage de Saint-Laurent coûterait 65 millions. Sa facture a maintenant atteint 131,9 millions. À 89 millions initialement, le centre de biométhanisation de LaSalle est maintenant rendu à 143 millions. Quant au centre de compostage de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, son coût est passé de 46,8 millions à 90,7 millions.

L’été dernier, le quotidien The Gazette avait révélé que les soumissions déposées dans le cadre des appels d’offres pour les trois projets s’étaient avérées de plus de 50 % plus élevées que les estimations de la Ville. « Le processus décisionnel est en cours. Je ne peux pas dévoiler les raisons profondes des écarts de coûts sans donner des informations privilégiées contenues dans les propositions », a expliqué mardi le directeur du Service de l’environnement de la Ville, Roger Lachance.

La Ville de Beauharnois a elle aussi dû composer avec des prix beaucoup plus élevés que ceux escomptés, a indiqué le fonctionnaire en soulignant que Montréal devait construire ses usines en milieu urbain, ce qui nécessitait des exigences plus élevées, notamment en matière de gestion des odeurs.

« Est-ce qu’on va avoir les centres les plus dispendieux de l’univers ? Je ne pense pas. Mais on va avoir d’excellents centres de traitement », a-t-il dit.

Les projets seront aussi retardés. Le centre de biométhanisation de Montréal-Est entrera en activité en 2021, celui de LaSalle, en 2025 seulement. À l’origine, trois des cinq centres devaient entrer en activité en 2016.

Est-ce qu’on va avoir les centres les plus dispendieux de l’univers ? Je ne pense pas.

 

Membre de l’opposition, le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a recommandé à l’administration Plante de réviser les projets afin d’évaluer la pertinence de chaque élément. « Ça va compromettre nos engagements vis-à-vis du développement durable et de notre capacité à atteindre les objectifs de réduction des déchets. Il pourrait y avoir des coûts additionnels », a-t-il fait remarquer.

Le responsable de l’environnement au comité exécutif, Jean-François Parenteau, s’est dit d’accord avec ces observations. Il a assuré que la réflexion se poursuivait à la Ville.

« On prévoit d’aller de l’avant avec le projet de Saint-Laurent et Montréal-Est. Mais le projet de RDP–PAT sera retardé », a dit M. Parenteau au Devoir.

La Ville prévoit aussi de construire deux centres pour le recyclage, l’un à Lachine pour 2019 au coût de 4,4 millions et l’autre dans l’est de l’île pour 2024 au coût de 66,1 millions. Au printemps dernier, Montréal avait dû verser 29,2 millions à Rebuts solides canadiens pour l’aider à traverser la crise du recyclage.

Les nouvelles usines seront plus performantes que le centre de tri actuel, a précisé Jean-François Parenteau, qui souhaite toutefois que la consigne soit étendue à certains contenants de verre et aux bouteilles de vin.

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