Armes à feu: ne pas lâcher prise

[ad_1]

Le lobby des chasseurs prend une direction préoccupante. En date du 12 février dernier, moins du tiers des armes à feu en circulation étaient enregistrées au nouveau Service d’immatriculation des armes à feu du Québec, soit 411 095 des 1,4 million d’armes sur le territoire.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs invite ses membres à respecter la loi, malgré son opposition. « Jamais on ne va encourager la désobéissance civile », a dit son directeur général, Alain Cossette.

Il semble bien que cet appel au sens des responsabilités tombe à plat. La désobéissance civile est au coeur des stratégies du groupe Tous contre un registre québécois des armes à feu, soucieux de défendre ses prérogatives au détriment de l’intérêt public. Son porte-parole, Guy Morin, clame que ses armes ne sont pas enregistrées et qu’elles ne le seront jamais. Quelque 200 opposants au registre ont manifesté, dimanche à Québec, en exigeant que les sommes consacrées au registre soient investies à la place dans la santé mentale. Sacrés sophistes !

Si tous les lobbies enfreignaient les lois et les règlements qui leur déplaisent, le désordre social l’emporterait sur la primauté du droit. Les chasseurs ne sont pas d’accord avec le registre ? Qu’ils en contestent la validité devant les tribunaux. Dans l’intervalle, qu’ils cessent de se faire justice eux-mêmes en s’appuyant sur de fallacieuses questions de principes ou de divergences idéologiques.

Le gouvernement Legault est dans son droit d’exiger l’enregistrement des armes, au nom de l’intérêt public et de la santé publique. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec appuie cette mesure, tout comme le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et les spécialistes de l’intervention en santé mentale. Les armes à feu ne sont pas des biens comme les autres. Même les armes d’épaule, que les chasseurs veulent soustraire au registre, doivent être enregistrées.

Pour l’heure, le gouvernement Legault serait bien mal avisé d’imposer des amendes (elles vont de 500 $ à 5000 $) aux récalcitrants. Le zèle bureaucratique est un piètre substitut à la prévention et à la sensibilisation. Québec doit aussi améliorer les imperfections dans son système d’enregistrement des armes, qui prête flanc à la critique, et rassurer les sceptiques sur ses intentions. Le registre n’est pas et ne deviendra pas un nouvel outil de taxation ou de contrôle social des chasseurs. Ceux-ci peuvent-ils exercer en revanche une citoyenneté responsable ?

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Des médecins réclament un meilleur contrôle des armes à feu

[ad_1]

Toronto — Des médecins ont créé une nouvelle organisation pour réclamer un meilleur contrôle des armes à feu au Canada, faisant valoir que la violence liée aux armes dévaste la vie de leurs patients et de leurs communautés. Le groupe Canadian Doctors for Protection from Guns affirme que la violence par armes à feu devrait être considérée comme un enjeu de santé publique, tout comme la sécurité routière ou le tabagisme. L’organisation est formée de médecins de famille, d’urgentologues, de chirurgiens traumatologues et de psychiatres. Ceux-ci réclament une interdiction des armes de poing et des armes d’assaut, jugeant que la violence par armes à feu est une « crise de santé publique » qui doit être considérée. Le groupe rappelle que selon Statistique Canada, les crimes violents liés aux armes à feu ont augmenté de 42 % depuis 2013.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

660 000$ pour persuader les propriétaires d’armes à feu

[ad_1]

C’est ce qu’on appelle le prix de la persuasion. Québec a dépensé dans la dernière année deux tiers de million de dollars en publicité et en promotion afin d’inciter les propriétaires de fusils ou de carabines à les inscrire dans son nouveau registre des armes à feu. C’est près de 10 % du budget de 7,2 millions consacré à ce jour à la mise en place de ce service d’immatriculation de ce type d’armes en circulation sur le territoire québécois.

La proportion, particulièrement élevée, tranche avec les dépenses imputées à d’autres campagnes gouvernementales d’envergure et semble avoir été motivée par la grande réticence et la vive opposition des citoyens touchés par cette nouvelle disposition législative.

« Il est question ici d’un registre auquel s’oppose une majorité des détenteurs d’armes à feu, résume Christian Désîlets, spécialiste de la publicité sociale et gouvernementale au Département d’information et de communication de l’Université Laval. Quand une proportion importante de la population estime une loi illégitime, cela appelle un important effort de communication persuasive. »

Ainsi, entre le 5 décembre 2017 et le 11 janvier dernier, Québec a déboursé près de 660 000 $ en conception, planification et placements publicitaires pour la mise en place de son registre des armes à feu, selon des données que le ministère de la Sécurité publique vient tout juste de dévoiler. À titre de comparaison, la campagne de vaccination annuelle contre la grippe pilotée par le ministère de la Santé a coûté la moitié moins en 2016-2017, pour représenter au final 2,5 % du budget total du programme provincial de vaccination. Pour expliquer la nouvelle loi sur les soins de fin de vie en 2015-2016, Québec a également assumé une facture moins importante, d’environ 300 000 $. Quant à la campagne pour la promotion et la valorisation de la langue française du ministère de la Culture, elle a coûté, pour 2017-2018, 31 fois moins cher que celle consacrée au registre des armes à feu.

Notons que la part destinée à la publicité pour le lancement d’un produit ou d’un service est variable puisqu’elle est liée à des critères singuliers de créativité du message, à des objectifs particuliers à atteindre ou au temps nécessaire pour l’implantation d’un message dans une population donnée. Entre autres. Reste que le monde du marketing établit généralement entre 1 % et 6 % d’un budget cette part normalement dévolue à la publicité et à la promotion. La compagnie montréalaise Bang Marketing l’estime pour sa part sur son site Internet à de 1 à 3 % des ventes d’un produit.

La campagne de promotion du registre québécois des armes à feu a été pilotée par l’agence de publicité Brad. Les messages du gouvernement ont été portés autant par la radio, les imprimés que l’Internet qui, dans l’ensemble, ont absorbé environ 500 000 $ de la facture, et ce, en placement et en achat de mots-clics, indique le détail des informations rendues publiques par le MSP, le ministère chargé de la gestion du registre.

L’efficacité de cette campagne reste encore à évaluer. Jusqu’à maintenant, Québec a réussi à convaincre les propriétaires d’armes à feu à enregistrer 401 000 de leurs possessions dans ce registre, a indiqué le ministère au Devoir cette semaine. C’est un quart à peine du 1,6 million d’armes à feu détenues actuellement par des Québécois et qui, depuis le 29 janvier dernier et l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, doivent être désormais immatriculées.

 


 

Une version précédente de cet article, qui laissait entendre que les propriétaires de pistolets doivent les inscrire au registre québécois des armes à feu, a été corrigée.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Stand 21 Racewear met le feu à son directeur général

[ad_1]

INSOLITE – Le fabriquant d’équipements pour le sport automobile Stand 21, a mis son directeur général à la merci des flammes pour prouver la qualité de ses produits.

Le marketing a-t-il des limites? Si tel est le cas, Stand 21 les a probablement repoussées. La marque française d’équipements pour la conduite sur piste, basée à Dijon, peut déjà se vanter d’être la seule de son secteur à s’occuper elle-même de ses produits de A à Z. Cela implique la conception, le développement, le passage des normes, la fabrication dans ses propres ateliers, la distribution par son réseau et un service après-vente présent sur les circuits auprès de ses clients.

Mais pour convaincre les potentiels acheteurs de la qualité de ses produits, la marque n’a pas souhaité s’arrêter là. Un membre de leur équipe a donc dû les «tester». Cette personne n’est autre que Romain Morizot, le directeur général de Stand 21 Racewear. Il a été affublé d’un équipement complet qui comporte casque, cagoule, combinaison, haut de sous-vêtements, pantalon de sous-vêtements, gants, bottines et chaussettes.

Le coup de publicité aurait pu prendre fin ici, mais si voir un directeur en tenue de course est amusant, cela ne prouve en rien la qualité du produit. Romain Morizot a donc été aspergé d’essence, avant de se transformer en véritable torche humaine suite à un contact avec la flamme d’un chalumeau! Il est sorti indemne de cette expérience. De quoi être rassuré sur la résistance des combinaisons produites par le constructeur français.

Romain Morizot a été aspergé d'essence, avant de se transformer en véritable torche humaine suite à un contact avec la flamme d'un chalumeau! Belle preuve de confiance dans ses produits.
Romain Morizot a été aspergé d’essence, avant de se transformer en véritable torche humaine suite à un contact avec la flamme d’un chalumeau! Belle preuve de confiance dans ses produits. OLIVIER BEROUD IMAGES/OLIVIER BEROUD IMAGES

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le registre des armes à feu connaît des ratés

[ad_1]

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a dû reconnaître mardi que le controversé registre des armes à feu, entré en vigueur hier, posait des problèmes techniques.

« J’ai entendu comme tout le monde qu’il y a eu certains problèmes pour l’enregistrement avec le système. On le reconnaît, on fait notre mea culpa, on travaille toujours sur l’amélioration du système », a déclaré la ministre en marge d’une rencontre du cabinet caquiste à Gatineau.

Le Devoir a en effet pu constater qu’il était très ardu d’enregistrer certaines armes au registre sur le site Web du Service d’immatriculation des armes à feu du Québec.

Ce fut le cas pour un fusil à canon superposé de calibre 12 de fabrication russe voué à la chasse au petit gibier et d’un fusil semi-automatique également de calibre 12 de fabrication italienne utilisé pour la chasse à la sauvagine.

Le formulaire en ligne reconnaissait les marques, mais pas les modèles ni la longueur des canons. Il ne permettait pas non plus d’ajouter des informations qui ne figuraient pas dans les choix de réponse, rendant la procédure fastidieuse et l’information transmise, incomplète, voire inexacte.

 

Au ministère, on affirme le contraire et que le « système permet de saisir toutes autres informations, même si elles ne se trouvent pas dans les choix de réponse ». On concède toutefois que « quelques plaintes ont été recensées concernant l’absence de la marque, du modèle ou de la longueur du canon souhaité dans les choix offerts en provenance du TRAF lors de la saisie ». Le ministère rappelle en outre qu’il s’agit « d’un nouveau système » et que « des améliorations sont régulièrement apportées ».

La ministre a quant à elle laissé entendre que les problèmes techniques étaient imputables à l’augmentation des inscriptions. « C’est le signe que de plus en plus de gens s’inscrivent dans des délais de plus en plus courts. »

Les propriétaires d’armes avaient jusqu’à mardi dans la nuit pour s’inscrire au registre, mais à peine 24 % des armes y étaient immatriculées en matinée, selon les données les plus récentes du ministère de la Sécurité publique.

« On n’est pas à 100 %, je vous le concède, mais il y a beaucoup d’augmentation », a répondu la ministre à un journaliste qui lui faisait remarquer mardi que l’atteinte de la cible était « ratée ». « Je fais le message à tous les détenteurs d’armes sans restrictions au Québec : enregistrez-vous. […] Tous ceux qui n’auront pas immatriculé leurs armes s’exposent à des sanctions », a-t-elle répété.

Rappelons que le registre vise à remplacer le registre canadien des armes à feu qui a été aboli en 2012 par le gouvernement fédéral. Il vise à immatriculer toutes les armes dites « d’épaule », soit des armes de chasse pour la plupart comme des fusils et des carabines. Cette catégorie compte pour 95 % des armes à feu qui se trouvent sur le territoire du Québec. Lors de l’abolition du registre fédéral, on en recensait 1,6 million.

La ministre a toutefois réitéré que les autorités n’entendaient pas être trop zélées dans l’imposition d’amendes. « Ce qu’on veut, c’est que les gens se conforment à la loi. C’est certain que si quelqu’un décide de s’inscrire dans trois jours, je préférerais qu’il le fasse avant la date butoir. Mais s’il le fait dans trois jours, je suis heureuse qu’il l’ait fait. […] Je ne peux pas condamner le fait que quelqu’un va s’inscrire. »

La semaine dernière, Geneviève Guilbault s’était engagée à corriger des sources de mécontentement dans le registre dénoncées par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP). Ces changements qui touchent le numéro unique de l’arme, sa longueur et la durée de déplacement nécessitant d’en informer les autorités ne sont pas en vigueur parce qu’ils nécessitent l’adoption de règlements et de lois.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Des eaux-de-vie entre le feu et la glace

[ad_1]

eaux-de-vie

Photo : Jean-Christophe Marmara/Le Figaro

Des eaux-de-vie entre le feu et la glace

L’Islande met en avant la pureté de son eau dans la production d’alcools.

Ce sont des paysages à tomber à la renverse que viennent découvrir plus de 100 000 Français chaque année en Islande. Si les touristes sont attirés par les activités en plein air, c’est désormais la scène culinaire et les boissons qui font la fierté nationale. Les spécialités islandaises s’inscrivent dans l’air du temps : poisson sauvage (1,5 million de tonnes sont ­pêchées chaque année), pain de seigle cuit sous terre au contact des veines volcaniques (le pays compte 34 volcans actifs) ou encore skyr (un yaourt hyperprotéiné) ont le vent en poupe. Du côté des breuvages, spiritueux et bières se multiplient et mettent en avant un atout de taille : la pureté cristalline de l’eau glaciaire qui sert à leur confection, un atout de premier ordre. Filtrée naturellement par la pierre de lave, l’eau d’Islande est dépourvue de particules solides et affiche un pH élevé qui lui assure une douceur incomparable. La microdistillerie de Reykjavik – créée en 2009 et déjà classée parmi les meilleures au monde –, en fait sa force pour l’élaboration de ses liqueurs à base de baies subarctiques sauvages cueillies à la main aux quatre coins du pays : camarine (baie noire qui pousse dans la toundra), myrtille (secouée en cocktails dans les bars branchés de la capitale) ou encore rhubarbe.

La très brève période de maturation des fruits mène à leur surconcentration en arômes qui confère aux alcools une grande ­profondeur de goût. La distillerie Foss exploite elle aussi la ­richesse du terroir ; sa liqueur Björk est issue de la sève de bouleau et son traditionnel Brennivìn se parfume d’angélique et de cumin des prés récoltés alentour. De très nombreuses marques de bières et de spiritueux adoptent l’archétype séduisant du Viking, un ambassadeur qu’ils affichent sur leurs logos et citent dans leurs slogans. Le ­Viking d’hier est le hipster d’aujourd’hui, nous assure-t-on – « Ils ont en commun l’amour du voyage et la barbe. » Peut-être, aussi, une inclinaison pour les alcools fins. 

‘);
window._taboola = window._taboola || [];
_taboola.push({
mode: ( isMobile.phone ? ‘thumbnails-feed’ : ‘thumbnails-a’),
container: taboolaContainerId,
placement: ( isMobile.phone ? ‘Mobile Article Feed’ : ‘Below Article Thumbnails’),
target_type: ‘mix’
});

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le gouvernement Legault apporte des ajustements au registre des armes à feu

[ad_1]

Le gouvernement Legault a accepté d’apporter des ajustements au registre des armes à feu pour réduire les irritants administratifs dénoncés par les chasseurs.

Les changements toucheront le numéro unique de l’arme, sa longueur et la durée de déplacement nécessitant d’en informer les autorités. Ces changements correspondent précisément aux demandes faites par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.

« Ce qu’on veut faire, c’est simplifier l’application [du registre] », a expliqué la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, mercredi matin. Elle était alors accompagnée du grand patron de la Sûreté du Québec, Martin Prudhomme, de la porte-parole du collectif PolySeSouvient, Heidi Rathjen, et du directeur de la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec, Alain Cossette.

Quand est venu son tour au micro, ce dernier n’a pas caché que malgré les changements, il espérait toujours voir le registre un jour aboli.

Or la ministre a été très claire à cet égard. « Le registre est là pour rester », a-t-elle dit. « Il n’est aucunement question de l’abolir. »

Le PQ et QS d’accord

Le chef du deuxième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale, Pascal Bérubé, salue les « assouplissements » qui seront apportés au processus d’inscription des armes à feu. À ses yeux, l’établissement d’un registre « plus facile d’utilisation » constituera un « gain » pour les chasseurs des quatre coins du Québec. « On a trouvé des accommodements qui permettent d’atteindre l’objectif, mais en ayant une sensibilité aux demandes des chasseurs. […] C’est une avancée importante », a-t-il déclaré en marge du caucus du PQ à Sainte-Agathe-des-Monts. « C’est une amélioration du registre qui ne remet pas en question son fondement », a-t-il ajouté.

Le chef intérimaire du PQ appelle les Québécois à enregistrer leurs armes d’ici le 29 janvier prochain, et ce, même si tous les « assouplissements » promis ne seront pas tous en vigueur. « La seule position responsable, pour un parlementaire, c’est d’inviter nos citoyens à respecter la loi », a affirmé M. Bérubé.

Du côté de Québec solidaire aussi, les changements ont été bien accueillis. « Je suis satisfait que Mme Guilbault ait respecté la volonté populaire, le Québec tient à son registre », a déclaré le député solidaire responsable de la sécurité publique, Alexandre Leduc. « Je suis content surtout d’avoir entendu la ministre Guilbault dire que le registre était là pour rester. »

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Tous pour le registre des armes à feu

[ad_1]

À moins d’une semaine de l’échéance prévue dans la Loi sur l’immatriculation des armes à feu, environ 20 % des armes d’épaule seulement ont été dûment inscrites au registre québécois, soit quelque 350 000 fusils ou carabines sur les 1,6 million en circulation.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, qui compte 125 000 membres, s’est gardée de préconiser la désobéissance civile. Elle a plutôt réclamé des assouplissements aux modalités d’immatriculation. Or, de son côté, le groupe Tous contre un registre québécois des armes à feu et son porte-parole Guy Morin en ont appelé à un boycottage de l’immatriculation, invitant les propriétaires à attendre à la dernière minute avant d’enregistrer leurs armes, voire à refuser de se conformer à la loi dans l’espoir que les inscriptions seront tellement peu nombreuses qu’on n’aura d’autre choix que de conclure à l’échec du registre. Dans la foulée, une douzaine de petites municipalités en région ont adopté des résolutions pour exiger son abandon.

À la faveur d’un vote libre autorisé par leur parti, sept députés caquistes ont voté contre la loi. Mais ce n’est pas une raison pour que la ministre de la Sécurité civile, Geneviève Guilbault, encourage, par son ambiguïté, des opposants qui prônent la désobéissance civile.

L’appui que vient d’accorder le National Rifle Association (NRA) aux militants pro-armes québécois devrait achever de les discréditer. Les arguments qu’ils avancent sont faibles, voire spécieux, du genre : n’importe quel individu dont l’arme est dûment immatriculée peut soudainement devenir fou et tirer sur une foule. Ou encore : le registre est inefficace, voire inutile. Ce n’est pas l’avis des corps policiers ou des directions de santé publique.

Certes, le registre ne règle pas tout. Comme le révélait Le Devoir, une personne qui demande un permis de possession d’armes auprès des autorités fédérales doit déclarer si elle souffre ou a souffert de troubles mentaux, mais aucune vérification n’est faite. Cette lacune milite non pas pour l’abolition du registre, mais pour une amélioration des contrôles, comme le réclame dans une lettre ouverte Boufeldja Benabdallah, du Centre culturel islamique de Québec, qui cite l’exemple d’Alexandre Bissonnette.

Dans cette variation sur le thème du Rat de ville et du Rat des champs, le gouvernement Legault ne peut céder à un groupe de pression extrémiste : il doit faire respecter cette loi qui correspond aux voeux d’une majorité de Québécois.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Armes à feu: Legault rejette la demande des survivants de la tuerie de la mosquée

[ad_1]

Le premier ministre François Legault a rejeté lundi la demande des proches des victimes de la tuerie à la mosquée de Québec visant à hausser les vérifications des antécédents des propriétaires d’armes à feu.

« Pour l’instant, il n’y a rien de prévu de plus que ce qui existe actuellement », a déclaré le premier ministre depuis la France, où il est en mission économique. « On a déjà une loi qui est adoptée pour enregistrer les armes d’épaule. Il y a une date limite qui arrive bientôt. On a l’intention de faire respecter cette loi. »

Lundi, des représentants de la mosquée ont transmis aux médias une lettre adressée au premier ministre lui enjoignant de resserrer les contrôles des propriétaires d’armes à feu au Québec.

« Comme vous le savez sans doute, le tueur du 29 janvier avait des antécédents liés à des troubles mentaux, mais la Sûreté du Québec n’avait pas effectué de vérifications quant à ceux-ci et les proches d’Alexandre Bissonnette ne les avaient pas signalés aux autorités », écrit dans une lettre au premier ministre le fondateur du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah, au nom des familles des victimes et des survivants de la tragédie.

En fait, comme le révélait Le Devoir en avril dernier, il est très facile pour un demandeur de permis d’arme de dissimuler ses problèmes psychologiques s’il en a.

Aucune vérification

Au Canada, une personne désireuse de posséder une arme à feu doit détenir un permis de possession et d’acquisition, délivré par le Programme canadien des armes à feu (PCAF), une entité relevant de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Dans le formulaire, le demandeur doit indiquer si, au cours des cinq dernières années, il a déjà « tenté ou menacé de se suicider » ou si, après avoir consulté un médecin, il a fait l’objet d’un diagnostic ou subi un traitement pour une dépression, des problèmes comportementaux ou émotifs ou pour des problèmes d’abus de substances.

Si la personne coche « non », aucune vérification n’est faite par les corps policiers pour s’assurer que c’est vrai. C’est ainsi qu’Alexandre Bissonnette avait pu obtenir son permis d’armes en 2014 malgré la détresse psychologique qu’il vivait. Il avait consulté à trois reprises dans les deux années précédant cette demande pour des attaques de panique, des troubles anxieux, des idées suicidaires et des symptômes dépressifs.

21 % des armes enregistrées

Le nouveau registre doit entrer en vigueur le 29 janvier prochain, soit deux ans jour pour jour après l’attentat qui a fait six morts à la mosquée de Québec. À neuf jours de l’échéance, le ministère de la Sécurité publique estime que seulement 21 % des armes seulement ont été immatriculées au Service d’immatriculation des armes à feu du Québec (342 359 sur les 1,6 million d’armes à feu sans restriction enregistrées au Registre canadien des armes à feu avant son abolition).

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) fait face à des pressions aux antipodes dans ce dossier. D’une part, certains de ses partisans espéraient qu’une fois élue, la CAQ rejetterait le registre créé par Les Libéraux. Lors de l’adoption au Parlement de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu en 2016, 8 des 20 députés caquistes avaient d’ailleurs voté contre.

À l’autre bout du spectre, le groupe « Poly je me souviens » signale que pendant la campagne électorale, la CAQ s’était montrée ouverte à resserrer les contrôles. « La Coalition avenir Québec est ouverte à étudier toutes les mesures en vue d’améliorer la sécurité entourant le processus d’octroi de permis par la Sûreté du Québec. Tout en respectant les compétences fédérales, on doit s’assurer de mieux encadrer la recherche des antécédents pour éviter des tragédies », avait écrit le parti en réponse aux questions de ce groupe selon un document transmis au Devoir.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le débat émotif sur les armes à feu

[ad_1]

Bien honnêtement, je ne comprends pas cette opposition au fait de devoir enregistrer nos armes à feu, comme on doit le faire pour les véhicules, les VTT, les remorques, les motoneiges et même nos vélos et nos chiens dans plusieurs villes, sans parler des drones qui devront l’être bientôt. Il s’agit tout de même d’armes dangereuses. Ce n’est qu’une simple question de devoir citoyen et qui n’a rien à voir avec certains arguments, souvent émotifs, utilisés de part et d’autre du débat. De plus, cet enregistrement est gratuit contrairement à tous les autres et il se fait aisément sur Internet.

Je suis d’avis que nos associations de chasse et pêche et certains chroniqueurs de magazines spécialisés devraient plutôt continuer d’insister sur la révision de quelques irritants de la loi provinciale, comme celui relié au transport temporaire de l’arme et cibler le classement discutable de certaines armes interdites pour la chasse et qui se sont retrouvées sous le gouvernement fédéral précédent, dans la catégorie des « armes d’épaules » au même titre que les armes de chasse. Ce n’est pas parce qu’on limite à 5 balles le chargeur d’une mitraillette que ce n’est plus une mitraillette. La grande majorité des chasseurs ne se procureront jamais ce type d’armes et sont même contre le fait que leurs marchands essaiment les salons de chasse et pêche pour en faire la promotion.

Enfin, je serais curieux de savoir quel est l’input des lobbys pro-armes dans ces campagnes de dénigrement au Québec et au Canada.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس