Fiac 2018: les découvertes du «Off»

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Du 18 au 21 octobre 2018, la 45e édition de la Foire internationale d’art contemporain accueille 193 galeries, dont 17 nouvelles. Et dans les foires satellites, il y a toujours des affaires à faire.

Asia Now

C’est la seule manifestation consacrée à l’Asie, continent riche en collectionneurs qui font les gros prix sur le marché, avec plus de dix pays, du Japon à la Thaïlande en passant par la Chine. On aime l’ambiance de cette foire rafraîchissante qui a su garder son format à taille humaine pour favoriser les liens entre exposants, artistes et collectionneurs. Pour sa 4e édition, sa directrice, la dynamique Alexandra Fain, met le cap sur le pays du Soleil-Levant, à travers une «Plateforme» dédiée, sous le commissariat d’Emmanuelle de Montgazon. Conçue par le célèbre architecte japonais de 47 ans Sou Fujimoto, celle-ci accueille six galeries, dont Cohju Contemporary Art (Kyoto) ou The Container (Tokyo).

Du 17 au 21 oct., 9, av. Hoche (VIIIe),  www.asianowparis.com.

Studio des Acacias

«You Are My Petrol, My Drive, My Dream, My Exhaust», un titre plein de désir choisi par Laure Prouvost pour cette présentation d’un diptyque de vidéos, une large tapisserie et des reliques évoquant l’environnement rural français et la vie urbaine américaine. À tout juste 40 ans, l’artiste de la galerie Obadia, qui joue dans la cour des favoris, représentera la France à la 58e Biennale de Venise en 2019.

 Du 19 oct. au 10 nov.,  30, rue des Acacias (XVIIe).  www.studiodesacacias.com

Chambre à part

Cette 14e édition a élu domicile au coin de l’avenue Matignon, entre la galerie Gagosian et Christie’s. Laurence Dreyfus, son instigatrice, a titré son exposition «Last but not least», en référence à la galerie de Félix et Alain Vercel qui s’y sont installés en 1968 et vont rouvrir au 15 de la même avenue. Dans la belle vitrine, on peut voir trois Chagall (deux peintures et un collage) confiés par la famille, un monochrome d’Yves Klein, trois dessins des années 1930 de Dali. Ces grands noms de l’art moderne font face à la jeune star américaine d’origine russe célébrée en ce moment à la Kunsthalle de Bâle, Sanya Kantarovsky, à Lucas Arruda, le Brésilien chouchou de François Pinault, ou encore au Thaïlandais de New York Korakrit, à la pointe des enchères. 

Du 16 au 27 oct., 9, av. Matignon (VIIIe). laurence-dreyfus.com.

Palais d’Iéna

Sous la direction de Mathieu Poirier, l’exposition spectaculaire se déploie sur 1500 m2 et met en scène un siècle de sculpture abstraite (1918-2018), sous l’angle inédit de la sculpture aérienne, à travers une cinquantaine d’œuvres. Le genre apparaît vers 1910 avec Marcel Duchamp, Man Ray et Alexander Rodtchenko, se poursuit avec Alexander Calder, se déploie en 1950 avec Morellet, Le Parc, et trouve ses prolongements chez Xavier Veilhan, Tomas Saraceno. Grâce à Olivier Malingue, on découvre des pièces exceptionnelles de musées et collections privées, dans la lignée de l’espace de New Bond Street (jusqu’au 15 décembre).

Du 16 au 28 oct., au Palais d’Iéna,  Conseil économique et social (XVIe).

Paris Internationale

Pour sa 4e édition, cette foire alternative reçoit 42 galeries de 21 pays comme la Berlinoise Isabella Bortolozzi et Joseph Tang de Paris, où on peut faire des découvertes et avoir des coups de cœur à sa portée.

16, rue Alfred-de-Vigny (VIIIe). parisinternationale.com

Outsider Art Fair

L’art brut en majesté sur les stands de cette 6e édition d’OAF qui vient de déménager.

Du 19 au 21 oct., à l’Atelier Richelieu,  60, rue de Richelieu (IIe).

Bienvenue Art Fair

La nouvelle foire installée dans les étages de la Cité des arts accueille plus d’une vingtaine de galeries (Ch. Berst, I. Gounod, C. Smulders, Polaris…) qui mettent à l’honneur leurs coups de cœur.

Du 16 au 27 oct., 18, rue de l’Hôtel-de-Ville (IVe). www.bienvenue.art

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Fiac 2018: l’art prend l’air à Paris

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Du 18 au 21 octobre 2018, la 45e édition de la Foire internationale d’art contemporain se déploie largement dans l’espace public, de la place de la Concorde à la place Vendôme et propose une programmation de «mapping vidéo» tous les soirs sur la façade du Grand Palais.

Plus que jamais, des Tuileries à la place Vendôme, l’espace public est le terrain de jeu favori des artistes.

Elmgreen & Dragset, deux insolents place Vendôme

C’est une place royale, mais une place dangereuse. Après les cris d’orfraie suscités par le Tree du Californien Paul McCarthy lorsque les Parisiens ont réalisé que c’était un «butt plug» géant (sex toy), le Suisse Ugo Rondinone et l’Américain Oscar Tuazon étaient revenus à de la sculpture plus sobre, à défaut d’être classique. Cette année, le duo acide Elmgreen & Dragset y disposera cent étoiles de mer en bronze, contre-pied horizontal aux précédents monumentaux. Enjeu de ce petit raz de marée symbolique? Le ciel, les étoiles, la mer, les espèces, l’intelligence de l’univers, bref notre environnement menacé. En parallèle, Elmgreen le Danois & Dragset le Norvégien seront chez leur galeriste Emmanuel Perrotin. 76, rue de Turenne (IIIe), du 13 oct. 2018 au 22 déc. 2019.

Jardin des Tuileries

Côté Concorde, dans l’axe de l’obélisque, Dorit, la grande sculpture rose de feu Franz West, Autrichien célébré en ce moment au Centre Pompidou, est l’une des pièces les plus imposantes de l’artiste. Elle vient de chez Venus over Manhattan. Proche de l’allée centrale, il ne faut pas rater le grand stabile rouge surmonté d’un mobile bleu et jaune d’Alexandre Calder (1969), fait en hommage à l’actrice phare, Jane Holzer, égérie d’Andy Warhol. C’est elle qui avait suggéré à l’artiste de faire une version à grande échelle. L’œuvre n’a jamais encore été montrée. Elle sort de l’atelier de Thomas Schütte. Haute de 3,50 m, la sculpture, Man in Match (homme englué dans la boue), est le premier personnage qui apparaît dans son œuvre en 1982 (galerie Pietro Sparta). Et bien sûr, la longue œuvre de pierre de Richard Long, la légende britannique du Land Art, qui, par ailleurs, fait une exposition conceptuelle très remarquée à la Fondation CAB de Bruxelles, jusqu’au 27 octobre (ici, Tucci Russo, Torino). Le sculpteur franco-argentin Pablo Reinoso va étirer le métal comme du ruban pour un mobilier de jardin digne d’Alice au pays des merveilles (galerie Waddington-Custot).

Sugimoto à Versailles

Pour sa onzième invitation contemporaine, le Château de Versailles a convié l’artiste et photographe japonais Hiroshi Sugimoto à œuvrer in situ. Maître vénéré qui vient de signer la scénographie et les costumes de Sambasô, danse divine au Festival d’automne, artiste fort coté de la scène japonaise et internationale, il a choisi le site du Grand Trianon, après palabres avec le commissaire Albert Pacquement et la présidente Catherine Pégard. Le temps d’une exposition, «le présent fait revivre le passé». Hiroshi Sugimoto disposera ses installations dans différents espaces du Domaine de Trianon: le Petit Trianon, le bassin du Plat Fond (salle de verre pour une cérémonie du thé), le Belvédère, le Petit Théâtre de la reine, le Pavillon français et le salon des Jardins. Les photos des grands disparus, de Louis XIV à Princesse Diana, joueront les fantômes du lieu.

Château de Versailles (78). Du 16 oct. 2018 au 17 fév. 2019

Entre Grand Palais et Petit Palais

Stefan Nikolaev, <i> Rien ne va plus, </i>devant le Petit Palais (VIIIe).
Stefan Nikolaev, Rien ne va plus, devant le Petit Palais (VIIIe). Galerie Michel Rein

Signant Lang/Baumann, les deux poulains de la galerie Loevenbruck, Sabina Lang et Daniel Baumann, travaillent ensemble depuis 28 ans. Dans une esthétique proche des années 1960-1970, ils marient architecture, sculpture et design. Pour relier les deux musées, ils ont imaginé un grand passage en zigzag dans des couleurs psychédéliques, pour changer notre perception de l’espace. Défendu par le marchand parisien Michel Rein depuis dix ans, Raphaël Zarka, 41 ans, Prix Ricard, ce touche-à-tout qui manie la sculpture, la vidéo, la photo a installé son immense piste de skate board, activité qu’il pratique assidûment et sur laquelle il a écrit des livres, le dernier datant de 2017. La pièce, une immense rampe cycloïdale en bois à laquelle tous les fans de skate pourront accéder, est en cours de construction, à l’angle des avenues des Champs-Élysées et Winston-Churchill. C’est la première fois qu’elle est créée, son protocole a été acquis par Cnap, et après elle ira aux Abattoirs de Toulouse. La galerie présente aussi une sculpture monumentale lumineuse de 4 mètres de haut du Bulgaire de Stefan Nikolaev, un remake du fameux porte-bouteilles de Duchamp. La façade du Grand-Palais expérimente un programme de mapping vidéo (entreprise Athem) avec trois artistes, Claude Closky, Isabelle Cornaro et Will Benedict. Un mélange d’humour et de gaieté s’adaptant à l’architecture (www.fiac.com).

Place de la Concorde

Kengo Kuma, <i>Whole Shape.</i>
Kengo Kuma, Whole Shape.Kengo Kuma

C’est la première fois que la Fiac investit la place, juste devant les grilles des Tuileries avec une architecture oscillant entre maison poétique et habitacle spatial, «Owan» 201, du Japonais Kengo Kuma (galerie Philippe Gravier). Autour: deux maisons de Jean Prouvé, l’une réalisée pour servir d’extension de salle de musique à l’institut Fénelon de Clermont-Ferrand en 1958 (François Laffanour), l’autre construite pour le groupe scolaire à Villejuif en 1957 (Patrick Seguin). Elles voisineront avec la «Maison Bulle six coques» de Jean Malval industrialisée de 1968 à 1970 et installée dans un village de vacances expérimental dans les Hautes-Pyrénées. Dans un si bel écrin, Paris se devait de rendre hommage à Claude Parent, disparu il y a deux ans, avec son mobilier urbain, les «îlots» 2010, qui nous disent tout sur sa théorie de la ligne oblique.

Paulo Nazareth, le Brésil en parade

Né en 1977 à Governador Valadares (Brésil), ce jeune artiste vit et travaille à Belo Horizonte (Minais Gerais). Il avait fait sensation à la 12e Biennale de Lyon en 2013 avec Cadernos de Africa (Carnets d’Afrique), son installation à La Sucrière. Pour cela, il fit à pied le trajet de Johannesburg, en Afrique du Sud, à Lyon. Un voyage à la rencontre des populations africaines. «L’œuvre est évolutive puisqu’elle s’autoalimente: l’artiste fait parvenir par courrier postal ou par Internet une série d’objets et de documents vidéos. L’installation se déploie à la fois au sol et sur les murs de La Sucrière. Le spectateur est invité à décrypter ces objets comme il le ferait devant l’étalage d’un marché aux puces», disait la Biennale. On a revu un de ses road trips au Folkwang Museum à Essen en 2016, puis à Venise à la Pointe de la Douane au printemps dans «Dancing with Myself». Le 16 octobre, il réalisera une «performance déambulatoire»,Windmill, dans les rues de Paris.(itinéraire sur www.fiac.com).

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