Château Lagrézette, trente ans d’amitié – Le Figaro Vin

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Chateau-Lagrezette,-trente ans-d’amitie

Photo : Service de presse

Alain-Dominique Perrin et Michel Rolland se sont rencontrés en 1988. Le propriétaire du château près de Cahors et le consultant bordelais ont conçu les meilleurs crus.

Voilà deux forts en gueule, deux personnalités affirmées dont la rencontre aurait pu être électrique. Il n’en fut rien. Il suffit de voir Alain-Dominique Perrin (photo, à droite) et Michel Rolland attablés autour d’un bon repas, se régaler d’une grouse que le premier a rapportée de sa chasse en Ecosse, pour comprendre la complicité qui lie ces deux épicuriens au verbe haut. Cela fait trente ans que les deux amis se ­côtoient avec un plaisir non feint. Leur histoire ­débute en 1988 – lorsque Alain-Dominique Perrin, ADP pour les ­intimes, décide, huit ans après l’achat du Château Lagrézette, près de Cahors, de produire un vin dont il puisse être fier.

C’est Patrick Léon, alors directeur de ­Mouton-Rothschild et disparu en décembre 2018, qui le met en contact avec Michel Rolland, déjà consultant dans le Bordelais auprès de quelques belles propriétés. Il accepte la mission et s’en va vinifier à la coopérative de Cahors, où ADP apporte ses raisins. Mais il se sent très vite limité. « Dès la première année, j’ai dit à Alain-Dominique qu’avec seulement deux cuves à ma disposition, mes capacités d’assemblage étaient très limitées », se rappelle Michel Rolland. La réponse d’Alain-Dominique Perrin ne se fait pas attendre. Il lui promet un chai dernier cri pour 1992. Entièrement gravitaire, il sera l’outil indispensable pour produire de très grands vins sur la propriété.

C’est ainsi que le duo va élaborer Dame Honneur et Le Pigeonnier, deux cuvées haut de gamme devenues les fleurons de l’appellation. Dernière création sortie de ce chai : une cuvée confidentielle issue des meilleurs malbecs du domaine, produite à seulement 1 200 exemplaires. Alain-Dominique Perrin le trouva si bon qu’il le baptisa Mon Vin. « Il est vendu au compte-gouttes et à la tête du client », plaisante Alain-Dominique ­Perrin. Le dernier cadeau de Michel Rolland à son ami, en attendant le prochain. 

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Les avant-gardistes du cidre – Le Figaro Vin

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À 6 KM au nord-est de Saint-Jean-Pied-de-Port, dans l’antique Basse-Navarre et les actuelles Pyrénées-Atlantiques, Jaxu est un lieu magique où tout est vert, blanc, rouge, comme dans un tableau de Ramiro Arrue, le peintre des scènes de la vie quotidienne au Pays basque dans les années 1930. Parti de Biarritz, on atteint ce charmant village de 200 habitants en passant par Hasparren, la ville où repose Francis Jammes, l’ancien élève du lycée de Pau qui rêvait d’aller au paradis avec les ânes. « Ô mon Dieu, faites que ce soit par un jour où la campagne en fête poudroiera, je désire, ainsi que je fis ici-bas, choisir un chemin pour aller, comme il me plaira. » La départementalequi monte depuis le rivage basque est belle, la course dans la montagne, un enchantement.

Au bout de la route, les premières maisons de Jaxu sont dispersées sur les collines. Il y a un fronton de pelote, une église, des fermes, des vaches, des brebis. Et des pommiers. Beaucoup de pommiers. C’est ainsi que Pascale et Bixintxo Aphaule, qui se sont établis dans la région en 2001 pour devenir vignerons, sont aussi devenus cidriers. Aujourd’hui, ces deux adeptes de l’agriculture paysanne produisent non seulement des vins AOP irouléguy qui rivalisent avec ceux de leurs excellents voisins des domaines Xubialdea et Ilarria, mais également une riche gamme de cidres fermiers, de vins de pomme et de jus de pomme — sans oublier quelques drôleries maison telles que la cuvée Joko, un vin doux naturel muté à l’eau-de-vie de sagar-no, le nom basque du vin de pomme.

Amoureux de la langue basque, Bixintxo Aphaule abandonne volontiers le pittoresque des sagardotegis à ses cousins de l’autre côté des Pyrénées pour s’attacher, saison après saison, à redonner ses lettres de noblesse à son produit en respectant le caractère des pommes de l’année. « Derrière le même mot, on trouve beaucoup de choses différentes. Ce que l’on nomme cidre va du soda à des jus subtils que leurs caractéristiques apparentent à des vins très pointus, avec de l’acidité, des arômes et de la douceur en bouche. »

Profondément enraciné dans un terroir et une histoire, il ne s’est pas établi à Jaxu pour jouer les Basques de service durant la saison d’été. L’universel, pour lui comme chez le poète portugais Miguel Torga, c’est le local moins les murs. Proche de la philosophie des vins nature, sa démarche rejoint celle d’Éric Bordelet dans la Mayenne, de Johanna Cécillon dans les Côtes-d’Armor, de Damien Lemasson dans le Cotentin et de Jacques Perritaz dans le canton suisse de Fribourg, une avant-garde de cidriers dont les flacons se sont imposés sur la carte des restaurants étoilés.

Un esprit vigneron

« Le temps est loin où je m’entendais répondre “C’est bon, mais nous ne faisons pas de crêpes” par les sommeliers auxquels je présentais nos produits, s’amuse Bixintxo. Les gens ont appris à connaître ces jus goûteux et naturels, proches de la terre, produits dans un esprit vigneron. Les pommes n’ont pas besoin de soufre, c’est facile de travailler sans SO2. 90 % de nos acheteurs en vente directe, qui viennent au domaine, sont des amateurs de vin. En buvant nos cuvées, ils sont heureux de pouvoir faire connaissance avec les sols, avec les arbres et avec les conditions climatiques d’une année, l’effet millésime étant plus marqué sur le cidre que sur le vin. C’est pourquoi nous avons voulu que toutes nos cuvées soient millésimées. »

L’histoire de Bixintxo Aphaule, qui a passé un BTSA viticulture-œnologie à Bordeaux, été stagiaire chez Thérèse et Michel Riouspeyrous au domaine Arretxea, fait des vinifications en Italie et travaillé cinq ans à Jurançon, n’est pas celle d’une passion contrariée. Au contraire. « Nous avons une approche très vigneronne du métier de cidrier », insiste-t-il. On l’ignore généralement, mais les actes de fabrication du cidre sont les mêmes que ceux du vin : on ramasse les fruits mûrs, on les presse, on laisse fermenter le jus, on l’élève éventuellement en barrique, puis on le met en bouteille. Rien à voir avec le travail des brasseurs et l’élaboration de la bière, où le moût passe par une phase de cuisson. Le cidre gazouille comme les pétillants naturels – les fameux pet’nat –, par fermentation spontanée en bouteille, après avoir été bouché avec du sucre et des levures indigènes qui ont produit du gaz carbonique. Ainsi Bitxintxo produit-il les cuvées Basa Jaun et Basandere.Quand il laisse la fermentation se poursuivre jusqu’au bout, cela donne naissance à des vins de pomme, sans bulles, les cuvées Bihotz, Mokofin et Oreka.

Présenté ainsi, cela paraît un jeu d’enfant. Mais Bixintxo jure que la fermentation du jus de pomme est infiniment plus délicate que celle du jus de raisin. « Tout notre travail consiste à faire en sorte qu’il fermente le plus lentement possible. Non pas trois semaines, comme le raisin, mais pendant trois ou quatre mois. » D’une année sur l’autre, la date de récolte n’est pas facile à déterminer. En 2018, la cueillette a eu lieu entre mi-septembre et mi-novembre. Sur 4 hectares de vergers conduits en agriculture biologique et en biodynamie, Pascale et Bixintxo Aphaule ont 2500 pommiers. Bixintxo les taille très peu. « Plus un arbre fait de bois, moins il fait de fruit. Il fait d’abord du bois et ensuite du fruit. À nous de l’aider à trouver son point d’équilibre. »

À l’entendre parler de sa double vocation d’arboriculteur et de cidrier, on comprend que Bixintxo a été mordu par les pommes. Une trentaine de variétés anciennes sont plantées au domaine. Le maître des lieux récite leurs noms avec passion. « Anisa, Aphez sagarra (prononcer “apèss”), la pomme du curé, Udarre sagarra, la pomme-poire, Eztika, Eri sagarra, la pomme des malades, présente dans les anciens hospices des chemins de Saint-Jacques, Mamula, Altza sagarra, Burdinga – burdin, c’est le fer –, Koko gorria, Koko xuria, Errezila, Eztirotxia, Gordin xuri, Jinkoa sagarra, la pomme dieu, Gehesia gorria, la cerise rouge, Geza xurria, la cerise blanche, Mandoburua, la tête d’âne, Negu sagarra, la pomme d’hiver, Urtats, la nuit du 31 décembre, An-deredenamari sagarra, la pomme de la Sainte-Marie, le 15 août, Bordelesa, la Bordelaise, Entzea, Patzulua, Ondo motxa… » Francis Jammes en aurait fait tout un poème.

Domaine Bordatto, Jaxu (Pyrénées-Atlantiques. Tél. : 05 59 49 18 22. domainebordatto.com

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Les tables 2019 du Figaro

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Avant la présentation de la dernière édition du Guide Michelin, lundi, Salle Gaveau, nos critiques livrent leur propre palmarès.

Désormais concurrencé par d’autres sources d’information, pas franchement au goût des nouvelles générations, bousculé par les réseaux sociaux où la gastronomie se vit au participatif critique, Michelin s’amuse, chaque année, à faire parler de lui comme il peut. Si Bibendum est encore contemporain, c’est peut-être dans sa façon de courir après le buzz. En 2019, le voilà donc qui sort avec deux semaines d’avance sur le calendrier habituel. Pour autant, pas certain que ce cher Guide rouge s’en trouve révolutionné. Une fois encore, le Landerneau des popotes va s’exciter sur le palmarès. Une fois encore, les heureux croiseront les déchus, le juste se mêlera à l’injuste et, une fois encore, le verdict sera jugé dans un mélange de mollesse et de frilosité. À chaque édition, certains gagnent, d’autres perdent, les étoiles échoient tantôt à retardement, tantôt avec une curieuse célérité et le palmarès de tomber sans plus de justification que le bruit qu’on en fait. Dès lors, sans chercher à donner la leçon à celui qui figure malgré tout en vieux …

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L’univers d’un chef sommelier – Le Figaro Vin

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Publié le 14/12/18 par Catherine Deydier

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Photo : Philippe Lacombe

Daniel Pires a pris ses marques et prépare déjà demain.

Arrivé au Royal Champagne, à Champillon (Marne), au début de l’année, le chef sommelier a eu très peu de temps pour constituer la cave et notamment celle dédiée au champagne, qui ne compte pourtant déjà pas moins de 250 références. Daniel Pires affiche de sérieux états de service – trois ans à La Tour d’Argent, dix chez Laurent – et une grande complicité avec le chef Jean-Denis Rieubland. « Nous avons tous les deux travaillé à La Tour d’Argent, même si ce n’est pas à la même époque, et nous avons également en commun d’être des passionnés. Nous allons souvent faire des dégustations ensemble, car nous partageons cette envie de faire du Royal Champagne une adresse phare. » Un challenge qui est loin de leur déplaire.

« Nous écrivons les premiers chapitres de ce Royal Champagne qui renaît et que les Champenois attendaient depuis trois ans. On nous a offert l’écrin d’une page blanche. Ma priorité a été de remplir la cave à trois semaines de l’ouverture. Certains vignerons m’ont même confié des bouteilles de leurs caves personnelles pour que nous puissions répondre à la demande. Un profond travail de fond va se faire l’année prochaine. Je ne suis pas un impulsif. Notre métier, c’est de trouver les bons produits, donc les gens qui les produisent. J’ai fait ce métier, car j’ai rencontré les bonnes personnes, alors que j’avais suivi une formation pour être cuisinier. » Avant de décrocher sa mention en sommellerie.

Le vin ressemble au vigneron 

« On ne peut pas avoir une vision objective quand le vigneron est là. Je préfère avoir un échantillon pour le tester à tête reposée. J’ai goûté le champagne Georges Laval sans connaître Vincent. C’est assez fascinant de voir à quel point le vin ressemble au vigneron. » Il reconnaît apprécier Paris pour son effervescence et ce côté dynamique qui représente bien le vin. « Mais j’apprécie de plus en plus les périodes de la vigne que j’apprends à regarder autrement et, particulièrement en ce moment, c’est merveilleux. » Sensible à cette autre effervescence qui permet « d’éveiller les papilles », il commence volontiers un repas en ouvrant une bouteille du roi des vins pour ses proches. « Autrefois, on le réservait plus pour le dessert, mais les choses ont évolué. À chaque moment son champagne. De même, je n’aime pas imposer le verre, même si je propose volontiers la flûte pour l’apéritif, le verre pour le repas. »

Et ce sage épicurien de conclure : « Si on n’aime pas partager, on ne fait pas ce métier. » Pour preuve, à ce moment précis de l’histoire, il part tester avec l’équipe la bûche de Noël au champagne que proposera Cédric Servela, le chef pâtissier, pour les fêtes. Le sommelier n’oublie pas d’être gourmand. 

Retrouvez l’intégralité de F, Art de vivre sur le kiosque du Figaro.

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Nathalie Vranken underground – Le Figaro Vin

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Publié le 06/12/18 par Catherine Deydier

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Photo : Luc Castel

Elle réunit ses deux passions, le champagne et l’art contemporain, au gré des Expériences Pommery, à Reims. La 14e édition met en lumière L’Esprit souterrain.

« L’exposition est à l’image du monde actuel, l’organiser nous a plongés dans un univers mixte, collectif, déstructuré. Une véritable épopée. Et nous n’avons jamais autant nettoyé la cave », s’amuse Nathalie Vranken, administratrice déléguée au mécénat VrankenPommery Monopole, dont l’énergie et la bonne humeur n’ont en rien été entamées par les contraintes de « cette avancée vers les enfers« . Mais les seuls rats qui traînent désormais au détour des longs couloirs sont ceux, humanisés, parfois facétieux, d’Aline Bouvy, sculptés en bas-reliefs comme autant de réponses à ceux des crayères du Domaine Pommery.

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Il faut dire que la dame n’a pas froid aux yeux lorsqu’elle invite, avec la complicité d’Hugo Vitrani, commissaire d’exposition entre autres au Palais de Tokyo à Paris, vingt artistes internationaux de toutes générations et de toutes pratiques (vidéo, peinture, graffiti, musique, sculpture) à s’exprimer dans les profondeurs de la maison. Avec eux, elle entraîne à revisiter les lieux, les redécouvrir. Comme en maraude, on avance à pas de loup, entre surprise et guet-apens. Quitte à explorer au cours de cette quatorzième et radicale Expérience d’autres souterrains tel le numérique. D’emblée, la descente du grand escalier qui donne accès aux caves et qui appellerait volontiers un tapis rouge est rythmée par le son et lumière de Pablo Valbuena. Bienvenue dans un nouvel espace-temps. Ici, les sculptures d’Ida Ekblad surgissent des alcôves; là, une oeuvre de Holly Hendry, qui récupère les gaines d’aération et matériaux industriels des chauffagistes. Un monument de 30 mètres de haut « qui a été monté par des cordistes« , précise la maîtresse des lieux à qui aucune étape de la mise en place n’a échappé. « Nathalie est vraiment curieuse du travail des artistes« , explique Federica Matta, peintre dont elle a découvert les oeuvres par hasard. Présente sur tous les fronts, Nathalie Vranken lance comme une boutade : « Mon mari fait tout et je fais le reste« , mais le rôle qu’elle semble préférer aujourd’hui, c’est d’être mécène comme l’était hier Louise Pommery.
Catherine Deydier

Expérience Pommery #14, Domaine Pommery, jusqu’au 15 juin 2019, Reims.

Retrouvez l’intégralité de F, Art de vivre sur le kiosque du Figaro.

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Décoration, champagne, bijoux… la hotte du Père Noël du Figaro Magazine

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EN IMAGES – Noël arrive à grands pas, avec la recherche des cadeaux. Voici une sélection d’idées à glisser sous le sapin.

Difficile de faire mieux que l’année dernière? Et si on essayait quand même?! Le Figaro Magazine dévoile, pour ce Noël 2018, sa liste de cadeaux parfaits, sobres et élégants, pour plaire à toute la famille ainsi qu’aux amis.

Une bouteille de champagne de chez Pol Roger est le présent idéal pour son père, son frère, ou encore son oncle. Et s’ils ne sont pas très spiritueux, un beau stylo ou un Opinel feront l’affaire.

Pour les amoureux de la décoration et de la maison, des assiettes ou une bougie parfumée seront des cadeaux rêvés. Coup de coeur également pour ce roman épistolaire de chez Epistoire: recevoir une lettre chaque jour pour raconter une histoire pleine de suspens, le présent idéal pour les petits et les grands en quête d’intrigues et amateurs de littérature.

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High-tech, chaussures, horlogerie… 15 idées de cadeaux de Noël du Figaro Magazine

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EN IMAGES – Tablette, appareil photo, doudoune… pour un Noël d’aventurier ou tout simplement de farniente, voici une sélection d’idées cadeaux.

Que l’on passe Noël sous la neige ou sous les tropiques, la joie de faire plaisir est la même. Pour les acharnés du froid, cette doudoune Canada Goose fluo ou encore ce bonnet Uniqlo pourront leur faire plaisir. Pour les friands du soleil et de la chaleur, ces lunettes de soleil Leoty rendront la mère Noël jalouse. Et quoi de mieux, messieurs, que de passer le réveillon en famille avec une paire de mocassin au pied? Que l’on aille chez Church’s ou chez Fratelli Rossetti, cette année Noël osera la couleur et l’excentricité pour des fêtes des plus lumineuses.

Les passionnés d’horlogerie pourront quant à eux se voir offrir la montre BR 01 Laughing Skull, en métal, bracelet alligator, mouvement à remontage manuel, Bell  Ross. Et ceux qui apprécient les nouvelles technologies: la tablette Yoga Book, liseuse et bloc-notes, Lenovo ou encore l’appareil photo Compact HX99, zoom 24-720 mm, Sony.

SERVICE: Avec notre code avantage BforBank profitez de 130€ offerts et de 70€ de chèques cadeaux Amazon

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Adopter de la vigne – Le Figaro Vin

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Publié le 13/11/18 par Laurence Haloche

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Photo : SDP

Produire son huile d’olive, son miel, avoir son propre vin compte parmi les privilèges qui font encore rêver.

A défaut de pouvoir acheter de la vigne en Bourgogne où, pour un grand cru, l’hectare vaut 6 millions d’euros, il est possible de parrainer quelques ceps pendant un an pour une somme plus modeste. En 1983, Jean-Yves Béchet, propriétaire du Château Fougas, en côtes-de-bourg, était l’un des premiers à permettre l’adoption de plusieurs plants. L’idée de faire découvrir le métier de vigneron, tout en bénéficiant d’une trésorerie supplémentaire pour développer la qualité de la production, a fait depuis de nombreux émules en Alsace, dans le Bordelais, en Bourgogne, en Champagne, dans la Loire

Sur internet, les sites de start-up spécialisées se sont multipliés : Covigneron, Gourmet Odyssey, Un pied au domaine proposent de vivre cette expérience. Créé récemment par trois épicuriennes fraîchement diplômées de HEC Paris, Cuvée Privée a conquis en quelques mois plus de 300 clients en Europe. La démarche est simple : le parrain choisit son lot (six ceps) parmi différentes cuvées rosé, blanc ou rouge sélectionnées par Bernard Neveu, chef sommelier du Bristol, et Fabien Vullion, ancien du Ritz. Puis il reçoit un coffret contenant de une à six bouteilles du dernier millésime, avec un certificat d’adoption et des informations sur l’histoire de la parcelle et le profil du vigneron.
« C’est une manière de devenir propriétaire sans en payer le prix, et ainsi d’entrer dans les coulisses de ce monde passionnant ! » explique Morgane, cofondatrice de la société. Des premières grappes à la mise en bouteille de sa propre cuvée, le parrain peut, grâce à une relation privilégiée avec le producteur qui l’invite volontiers à venir voir les vignes portant son nom, suivre l’évolution de son acquisition et mieux comprendre la façon dont s’élabore un vin. « Son » vin puisque la période d’adoption s’achève par la livraison de six flacons personnalisés du millésime suivant.
Un cadeau (à partir de 149€) qui s’apprécie tout de suite et se déguste longtemps après.

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Le secret de Beaucastel – Le Figaro Vin

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Photo : Jean-Christophe Marmara

Les cuvées de ce domaine emblématique de Châteauneuf-du-Pape révèlent leur formidable potentiel avec le temps.

Les origines vigneronnes des Perrin sont à Marseille. Une branche de la famille, les Tramier, oeuvrait dans l’olive, longtemps plus rentable que le raisin. La première vinification de François Perrin a lieu en 1978, dans une propriété achetée en 1909 pour planter des oliviers après que le phylloxera eut tout détruit, mais où son grand-père décida finalement de relancer le vignoble. Cette obstination explique, en partie, le succès de Beaucastel et le rayonnement du domaine au sein de l’appellation Châteauneuf-du-Pape.

Deux ou trois autres choses ont contribué à cette réussite : « Nous avons eu la chance de voyager très tôt, quand peu de vignerons le faisaient, et de comprendre ce qu’est un grand vin, un terroir. Avant d’autres, nous avons pris conscience que nous disposions de terres exceptionnelles que nous ne mettions pas en valeur. Ici, nous n’avons pas eu les Anglais, comme les Bordelais, pour faire la promotion de nos vins. Nous étions juste de bons vignerons qui ne savaient pas vendre. Heureusement, nous avons eu les Américains dans les années 1980, et puis le critique Robert Parker, qui a tout de suite considéré que les vins du Rhône étaient de grands crus. » Ce que confirme la dégustation. Les millésimes récents ont l’exubérance et la fougue de la jeunesse, révèlent des arômes comme des gifles de plaisir. Ceux qui préfèrent les caresses remonteront le temps, avec le millésime 1990 par exemple, pour trouver des vins qui ont gommé tous leurs excès, révèlent un nez de sous-bois et de feuilles mortes, se présentent soyeux comme des tapis persans.

S’ils ont investi depuis belle lurette en Californie, les Perrin restent des Méridionaux attachés à leur Rhône. Ils ont acquis des vignobles à Gigondas, en crozes-hermitage, à Vinsobres. Leurs terres sont cultivées en biodynamie depuis 1970. L’épicentre demeure Beaucastel. « Quand on a la chance d’avoir un vignoble historique, on recherche la plus grande typicité du vin, en lien avec le terroir, le sol, le climat, le cépage, les hommes et les femmes qui sont dessus. » François et Jean-Pierre Perrin travaillent avec leurs sept enfants. « C’est sans doute la plus grande de mes fiertés », reconnaît François Perrin. Sinon, le domaine est en train de se doter d’un chai ultramoderne qui devrait être inauguré en septembre 2020.

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Saint-Émilion, la romaine – Le Figaro Vin

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Quatre pieds (soit 1,30 mètre) entre chaque rangée et cep planté en « échalas « . C’est-à-dire sans palissage. L’unité de mesure s’appelle un « carré romain ». Ordre symétrique chanté par Virgile dans les Géorgiques : « Que tes ceps soient ainsi disposés en rangs égaux, non pour que leur perspective soit seulement un vain spectacle pour l’esprit, mais pour que la terre puisse donner également à tous les plants et que leurs rameaux ne puissent s’étendre librement dans l’espace. » Aujourd’hui, sur une parcelle d’un demi-hectare déclassé de leur Château La Gaffelière, premier grand cru classé B de l’AOC Saint-Emilion, la famille Malet Roquefort rend hommage au carré parfait prôné par le poète. Un clin d’oeil à l’occupation romaine dans la région. En témoignent les vestiges archéologiques découverts sur leur vignoble mais également à Fombrauge, le plus vaste domaine parmi les crus classés de l’appellation avec ses 58,7 hectares de vignes alors que la moyenne des prestigieuses propriétés sur l’AOC avoisine les 8 hectares. Quand il en fait l’acquisition en 1999, l’homme d’affaires Bernard Magrez fait défricher une zone recouverte de buissons. Que n’avait-il fait ? L’école d’archéologie de Bordeaux lui signifie qu’il vient de défigurer l’un des plus anciens observatoires permettant de voir arriver les envahisseurs depuis la Dordogne. Nouveau venu sur ce terroir antique, Magrez, entrepreneur visionnaire à la tête de 42 propriétés viticoles dans le monde entier – dont 510 hectares de crus classés -, se retrouve dans la position de l’envahisseur des temps modernes. « On ne fait pas ce qu’on veut à Saint-Emilion, reconnaît l’investisseur. Protégé par ses remparts, le village s’enorgueillit de son passé qui lui confère un aspect précieux, partie intégrante du storytelling. Au même titre que les histoires « à la Mauriac » de ces prestigieuses familles présentes depuis des siècles sur l’appellation et que se transmettent les domaines de génération en génération. Avec toujours cette même question : l’héritier va-t-il faire aussi bien ? » M. Magrez ne revendique aucun ancêtre à Saint-Emilion. C’est donc en « homme libre » qu’il s’est plié à la campagne de fouilles avant d’entreprendre les grands travaux qu’il projetait pour redonner à Fombrauge son lustre d’antan.

Château Fombrauge

Saint-Emilion, petite bourgade médiévale qui parade sur son éperon rocheux. Rive droite de la Garonne, 8 kilomètres à l’est de Libourne, un village classé depuis 1999 par l’Unesco pour son « paysage culturel remarquable » avec son exceptionnel tapis de vignes. Un joyau médiéval du Bordelais avec ses remparts, ses placettes ombragées, ses toits de tuiles et sa collégiale, son église monolithique creusée dans ce calcaire blond qui servit à construire les plus belles demeures de Bordeaux et, depuis 2007, son hôtel 5 étoiles, l’Hostellerie de Plaisance, désormais table réputée, mais autrefois une guinguette dont le jardin est situé à quelques mètres des marches où le poète latin Ausone aimait – dit-on – méditer.

Une demeure à péristyle

Au pied du village de Saint-Emilion, une petite route serpente sur moins de 2 kilomètres entre la gare et le village. Collé à la départementale, avec vue fracassante au sud-est sur la colline de Pavie et son nouveau chai, paquebot minéral arrimé à un océan émeraude, se trouve un modeste lieu-dit baptisé Le Moulin du Palat. Un pré en friche où me voici penchée au bord d’un ruisseau, encouragée par Bérangère de Malet Roquefort-Petges à faufiler ma main entre les herbes folles et les bouquets d’orties pour deviner, à tâtons, le bourrelet arrondi d’un bassin. Daté du IVe siècle avant J.-C., ce plan d’eau monumental (60 mètres de long pour 6 de large) venait autrefois compléter l’aménagement somptueux d’une villégiature gallo-romaine. Une demeure à péristyle ornée de magnifiques tapis de mosaïques. Scènes de chasse, rondes de poissons, pampres de vignes entrelacés, grappes de raisins, guirlandes de lauriers et autres motifs plus géométriques. Les décors témoignent d’un savoir-faire inhabituel en Gaule. Une célébration de ce beau pays du Libournais béni des dieux depuis l’Antiquité. La demeure a été excavée par inadvertance en 1969 lors de travaux de défrichage entrepris par le père de Bérangère, le comte Léo de Malet Roquefort (descendant d’un guerrier fait chevalier par Guillaume le Conquérant en 1066), copropriétaire avec ses trois enfants, Bérangère, Alexandre et Guillaume, du Château La Gaffelière. Un vignoble extraordinaire dans leur famille depuis quatre siècles, 22 hectares de grands crus classés orientés plein sud sur le « triangle d’or » des trois terroirs spécifiques de Saint-Emilion : le plateau calcaire, les coteaux argilo-calcaires et le pied de côte, plus siliceux.

Un paysage enchanteur à la mesure de la demeure antique qui, « vu la quantité de marbre, devait appartenir à un notable important », s’enthousiasme Bérangère de Malet Roquefort-Petges, persuadée qu’il pourrait s’agir de Lucaniacum, la villa préférée d’Ausone. Parmi les « indices concordants », les 35 lieues comptabilisées par le poète entre sa villa et Bordeaux, y compris la distance de 7 lieues depuis le petit port du Condat d’où il finissait le voyage à bord d’une charrette à boeufs. Mais aussi la vue sur la plaine et la « mer de Dordogne ». Et le bonheur qu’il ressentait à ramer sur son bassin. Or, d’après l’héritière Malet Roquefort, le bassin de la villa du Palat est l’unique de cette taille répertorié en Aquitaine. L’idée serait donc d’édifier un musée sur le site, « un bâtiment tout en longueur avec billetterie, vestiaire, boutique, salle de projection en 3D pour partager ce trésor archéologique avec le public… » Un projet ambitieux qui s’inscrirait dans la valorisation du domaine de La Gaffelière entrepris depuis quinze ans. « Une façon de prouver que les vieilles familles « un peu poussiéreuses » peuvent aussi innover », s’amuse Bérangère de Malet Roquefort-Petges. Une nécessité pour ces domaines ancestraux confrontés à la concurrence de puissants investisseurs qui affolent un peu plus les prix chaque année en déployant des moyens considérables. En cinq ans, 25% des 82 crus classés de Saint-Emilion ont changé de main. Près de 180 millions d’euros auraient été déboursés en juillet 2017 par le groupe de réassurance Scor pour Château Troplong-Mondot, un premier grand cru classé. L’hectare a été propulsé à 7 millions d’euros ! En comparaison, les 240 millions de francs alignés en 1998 par l’ex-patron d’hypermarchés de la région parisienne et autodidacte Gérard Perse pour s’offrir Château Pavie paraissent bien modestes. Château Pavie, Gérard Perse en rêvait.

Le carré d’as des premiers grands crus classés A

Déjà propriétaire de Monbousquet depuis 1993, ce fan de vélo enfourchait sa bécane tous les matins et pédalait sur la colline en admirant Pavie, l’un des premiers vignobles plantés à l’époque romaine. Tous les jours, il s’ébaudissait devant ce « plateau calcaire à 85 mètres au-dessus du niveau de la Dordogne, ce milieu de côte composé d’un sol brun argilo-calcaire et ces 90 mètres de dénivelé : ça n’existe nulle part ailleurs. Quand il a été mis en vente, j’ai à peine regardé l’état du vignoble et des chais, j’ai acheté un terroir. Pour moi, le plus beau de tout le Bordelais. » Il a fallu tout refaire, tout reprendre à zéro. Mais, vingt ans après, Pavie fait partie du carré d’as des premiers grands crus classés A de l’appellation.
Un club très sélect intégré en 2012 (avec Château Angélus) alors que n’y trônaient, depuis 1955, que les deux fleurons historiques de l’AOC, Château Ausone et Cheval Blanc. Le premier, constitué de 7 hectares splendides accrochés à quelques mètres des remparts de la ville et dans la famille de l’actuel propriétaire Alain Vauthier depuis le XVIIIe siècle. Le second, de 40 hectares argilo-graveleux à la limite de Pomerol et propriété de Bernard Arnault et de son ami le baron Albert Frère depuis 1998. Dans cette bataille pour se hisser au sommet du classement, Pavie et Angélus se sont comportés comme une légion romaine concentrée et décidée à atteindre son but. Et ils ont réussi. Car, contrairement à la classification des vins du Médoc figée depuis 1855, l’une des spécificités de l’AOC Saint-Emilion repose sur un classement revu tous les dix ans par l’Institut national des appellations d’origine (Inao). La possibilité pour certaines propriétés de grimper les échelons. Le risque pour d’autres de les redescendre si elles se laissent aller. « Une émulation », philosophe Pierre Lurton, autoproclamé « LE Saint-Emilionnais ». Cavalier émérite à l’humour et à la faconde réjouissants, le très puissant directeur de Cheval Blanc s’enorgueillit du domaine qu’il dirige, mais aussi de ses trente-sept années passées « face à la collégiale » de Saint-Emilion. Une prouesse. Car ils sont rares à avoir vécu aussi longtemps dans ce village transformé en carte postale, vidé au fil des ans de ses commerces comme de sa population au profit des caves à vins et des touristes. « Plus de 1,3 million par an pour 120 habitants à l’année, rendez-vous compte », s’énerve Alain Vauthier, accroché à son magnifique coteau abrupt d’Ausone. Un terroir d’exception planté à 45 % de merlot et 55% de cabernet en terrasses avec un microclimat qui le préserve du gel – « Les Romains ne s’installaient pas n’importe où. » Refusant de céder aux sirènes de l’oenotourisme, « ça pourrit l’image », Alain Vauthier, tel Astérix dans son village gaulois déploie des trésors d’ingéniosité pour se préserver des importuns. On ne trouve pas le chemin jusqu’à chez lui ? C’est exprès. Aucun panneau ne l’indique. Les visites de touristes ? « Perte de temps ! » Et le temps, il préfère le consacrer à son vin. Car que ne ferait-on pas pour ce nectar dont la légende veut qu’il ait été le préféré de Jules César ?

Château Cheval Blanc

C’est Alain Vauthier qui me glisse de grimper en haut du clocher de l’église monolithe creusée dans la roche de Saint-Emilion : « deux cents marches, vous verrez, ce n’est rien… », pour appréhender le paysage dans sa globalité. Il a raison. Vu d’en haut, le panorama est époustouflant. Au premier plan, le village, le couvent des Cordeliers, la collégiale, son cloître, la tour du Roy, le mur d’enceinte. Sur la droite, Château Canon et ses vignobles clos de murets qui se dorent au soleil couchant : 34 hectares d’un seul tenant, 75 % de merlot, 25 % de cabernet, les racines ancrées dans la roche. « On est sur le plateau pur et dur. C’est le calcaire qui apporte fraîcheur, minéralité et tension à des vins d’une grande sophistication », analyse Nicolas Audebert. Il a été surnommé « el Gaucho de Saint-Emilion » depuis son retour d’Argentine où il a passé dix ans missionné par Pierre Lurton pour lancer sur orbite Cheval des Andes. Un mariage entre le prestigieux premier cru classé A de Saint-Emilion et Terrazas de los Andes, propriété de Moët-Hennessy. Un succès pour le beau gosse des vignobles recruté ensuite par la maison Chanel pour diriger Canon et Château Berliquet, autre grand cru de l’AOC. Tout en veillant sur Rauzan-Ségla à Margaux. Trois propriétés auxquelles il redonne du souffle, de l’énergie et qu’il relooke. Chemise en jean, Land Rover 1970, petite quarantaine bronzée, faux air de poète rock and roll, aussi féru de ses vignes que des brassées de cosmos qu’il a fait semer pour égayer une friche, du jardin de roses aménagé devant la jolie chartreuse, du potager secret, de l’enclos précieux au sein de la ville même, Nicolas Audebert veille surtout à se débarrasser du sempiternel « on n’a jamais fait comme ça avant » seriné si souvent par les anciens de Saint-Emilion. Peu de risques, avec « el Gaucho ». Il va vite, pense vite, ose tout.

« Beaucoup d’humilité, des nerfs solides »

Même audace au Château Corbin, quand, en 2007, Anabelle Cruse prend la succession de sa grand-mère maternelle à la tête de ce grand cru classé « qui sommeillait, miné par l’indivision ». Pour réveiller le bel endormi bourré de charme, elle décide de restructurer des parcelles mal plantées. « Ici, on n’arrache pas », lui signifie-t-on en la regardant avec « des yeux ronds ». Issue d’une famille de négociants protestants d’origine danoise, élevée au Château Laujac, propriété de son père sur la rive gauche, la jeune oenologue ne s’en laisse pas conter. Elle restructure, inaugure son nouveau cuvier en béton, « une cuve par parcelle, j’en rêvais » avant d’être frappée de plein fouet par le gel qui détruit sa récolte en 2017. Un drame dont elle se remet à peine, mais qui la ramène au vrai « métier de l’agriculture : beaucoup d’humilité, de bon sens, des nerfs solides ».

Du haut du clocher, le tour d’horizon court vers la Dordogne nichée dans sa vallée après le plateau calcaire. Côté nord-ouest, les sols sablonneux et peu profonds prennent le relais. Cheval Blanc et son chai dessiné par Christian de Portzamparc comme une voile blanche. Et Figeac, en limite de la petite butte argileuse de Pétrus, navire amiral de Pomerol. Pétrus le secret. Le visage de saint Pierre et les clés du paradis sur l’étiquette. Peu d’élus ont le privilège de franchir les grilles du domaine. « La discrétion est un choix de la famille Moueix. Les vins parlent d’eux-mêmes, tout en retenue, en onctuosité. Parmi les plus tanniques de Bordeaux », rappelle le directeur de la propriété, Olivier Berrouet. Pétrus se démarque de ses proches voisins notamment par son sol. Contrairement à l’AOC saint-émilion, où le calcaire dominant était prisé des Romains pour y planter vignes et oliviers, Pétrus est « un bouton d’argile bleue exceptionnelle de plus de 40 millions d’années ». Une rareté. « Sur un point culminant, on ne devrait pas trouver d’argile, c’est toute la magie du site. L’essentiel de Pétrus est contenu dans ce sol. » Autre « petit détail qui nous différencie », explique le fier et jeune directeur, « l’encépagement à 100 % merlot, l’un des plus sensibles au geste de l’homme, aux agressions, aux excès de chaleur ». La combinaison de ce cépage unique et d’un sol si particulier demande des précautions infinies mais également « le moins d’interventions possible ». Aussi paradoxal que cela puisse paraître pour une propriété du XVIIIe, « l’histoire de Pétrus comme celle des vins de la rive droite est assez récente », rappelle Olivier Berrouet. C’est Edmonde Loubat, fille d’aubergistes dotée d’une « force de persuasion hors norme » qui, la première, est convaincue du potentiel extraordinaire de Pétrus dont elle a acquis 12 hectares dans les années 1920, à une époque où la rive droite était à peine regardée par les négociants qui n’en ont que pour le Médoc. Peu lui importe. A force de travail et grâce à un art de la communication très poussé, elle parvient à faire servir son vin en 1947 lors du mariage de la reine d’Angleterre. Elle en confie la commercialisation à un négociant corrézien, Jean-Pierre Moueix, père de l’actuel propriétaire, qui « travaille » le marché américain. Vin préféré de la famille Kennedy, Pétrus acquiert ses lettres de noblesse à l’étranger avant que la France ne le consacre, à partir des années 1970. Avec Pétrus, les crus de la rive droite sont lancés. « Des vins rouges avec un supplément d’âme, des noms et des parcelles connues aujourd’hui jusqu’aux confins de la Chine », se réjouit Jean-Valmy Nicolas, cogérant du Château La Conseillante, emblématique propriété familiale de 12 hectares voisine directe de Pétrus sur l’appellation pomerol. Sa particularité ? Etre gérée depuis quinze ans par un conseil de famille sur le mode d’une PME avec « reporting, newsletter, réunion tous les quatre mois, décisions expliquées et prises ensemble », atteste son président, lui-même financier à Paris. Un professionnalisme doublé d’un sens des « affaires de famille » qui lui vaut d’avoir été appelé par Marie-France Manoncourt et ses quatre filles au chevet de Château Figeac, premier grand cru classé dès 1955 de l’AOC saint-émilion dans leur famille depuis 1892.

Sur l’emplacement de la demeure gallo-romaine des Figeacus, Figeac fait partie des propriétés historiques de Saint-Emilion. Cinquante-quatre hectares dont 41 consacrés au vignoble planté en grande partie de cabernet sur trois collines d’alluvions et de graves sableuses. Figeac remodelé par Thierry Mononcourt à partir de 1947 et un très grand nom de Bordeaux jusque dans les années 1970-1980 avant d' »oublier de le faire savoir », risque le très diplomate winemaker et actuel directeur de la propriété, Frédéric Faye. Sous sa direction, Figeac redresse la barre, vise à se repositionner dans le peloton de tête, se lance dans la construction d’un chai monumental. Mais Figeac ce sont aussi 13 hectares d’un parc centenaire considéré comme « une pièce de la maison » par Blandine et Hortense Manoncourt. En leur compagnie, me voici comme Alice au pays des merveilles. Cabanes perchées, bambouseraie, séquoias, chênes-lièges, verts ou pédonculés, rosiers du Bengale par centaines, étang, collection rare de chauves-souris, potager et maison de famille. Une vraie. Avec des chapeaux de paille suspendus aux trumeaux des cheminées, un joyeux désordre, des fleurs des champs en bouquets qui racontent une demeure aimée. Château Figeac est un « organisme vivant », un lieu adoré qui existe et ne subsiste que grâce au vin. Il s’agit donc qu’il « fonctionne bien », explique Blandine.

Château Canon

code d’honneur

« Venez, je vous embarque, on va faire un tour, il faut que je vous montre » me suggère, pour finir, Jean-Luc Thunevin, l’une des personnalités les plus atypiques de l’AOC. « Regardez ! De ce côté de la route, l’hectare vaut tant. De l’autre, il vaut le double. Et là, dans la plaine, il ne vaut plus rien. La vie est très dure pour certains. Il n’y a pas que les belles propriétés sur les 5 400 hectares de Saint-Emilion. » Fils de pied-noir, Thunevin sait de quoi il parle. Alors qu’il n’y connaît rien à la vigne, il s’endette en 1989 « à 100 % » pour acheter 60 ares dans un vallon qu’il baptise Château Valandraud. Val pour vallon, Andraud en l’honneur de sa femme, Murielle Andraud. Le couple travaille d’arrache-pied, conseillé par Alain Vauthier, propriétaire d’Ausone et son copain de jeunesse. « Je lui dois tout. Il m’a tout appris. » Aujourd’hui, Château Valandraud fait 8,88 hectares. Entre-temps, il y a eu « cette espèce de folie des grandeurs », dit Thunevin de l’époque où il proposait son vin « plus cher que Cheval Blanc », encouragé par le critique américain Richard Parker, bluffé par ce « Mozart de Saint-Emilion » qui osait tout. Les acheteurs ont suivi car le vin était bon. « Mon histoire est connue. Je suis le type sans fric qui est devenu riche. C’est très rare dans le vin. J’ai eu du bol. » Thunevin vit à Saint-Emilion, village qu’il adore. Il y possède ses bureaux, sa maison, je ne sais combien de boutiques de vins. Il y a aussi des amis. Car, s’il a « bousculé les règles tarifaires », il n’a jamais transgressé son code de l’honneur : ne pas importuner ses voisins, ne jamais écrire ou dire que leur vin est mauvais, ne pas les provoquer, essayer de comprendre la main de l’autre comme à la belote, mais éviter la triche du poker. Fuir les jeux de hasard en somme. Comme ceux du cirque.

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