Campagne de financement de «La Presse +»

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La Presse + mène une campagne de souscription très agressivement jaune auprès des lecteurs et des entreprises. Qui aurait pu prévoir qu’un jour La Presse, propriété de l’une des plus riches entreprises canadiennes, demanderait un jour à ses lecteurs une aide financière ? Mais avant de souscrire, il faut à mon avis plus d’informations. Qu’en est-il de la situation financière de La Presse présentement ? Avant le changement de statut, La Presse était, selon plusieurs sources, très déficitaire et ce serait là la principale raison du désistement de Power Corporation et de de sa transformation en OBNL. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, la décision de l’administration Crevier d’abandonner le papier en faveur de la tablette comme seul support informatique de l’entièreté de La Presse + continuera-t-elle de plomber les finances de La Presse […] ? De plus, qu’en est-il des 50 millions de dollars promis par Power Corporation ? Sont-ils dans les coffres de La Presse ? Et où en est la demande au fédéral de rendre admissibles en tant qu’organisme de bienfaisance les contributions de vos lecteurs et mécènes à la déduction d’impôts ? (Au fait, Power Corporation pourra-t-elle profiter de cet avantage ?)

Ces questions peuvent paraître indiscrètes ou exagérées, mais cette demande de souscription publique impliquera plus de transparence. Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse vient de conclure une entente où il a dû concéder 1 million de dollars annuellement et accepter un gel des salaires jusqu’en 2021, mais a en contrepartie exigé de voir les chiffres de l’entreprise une fois par année. Les entreprises et les donateurs privés n’en exigeront pas moins.

Un dernier irritant a trait au fait que La Presse + a choisi lors de son passage au numérique de ne demander aucuns frais d’adhésion. La Presse + est donc entièrement gratuite alors que ses principaux concurrents coûtent plus de 20 $ par mois. […] Le calcul fait par l’administration Crevier était que cette gratuité serait un avantage comparatif important pour attirer les annonceurs au détriment de la concurrence. Il y a donc là une situation qui se défendait lorsque La Presse était une entreprise commerciale, mais qui n’a plus sa raison d’être en tant qu’OBNL. Les gouvernements et les souscripteurs devront exiger une concurrence plus équitable avant de souscrire. Le vieil adage « Aide-toi et le ciel t’aidera » trouve ici une application.

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Et le financement des écoles privées? 

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Prioriser l’éducation représente un objectif fort louable de la part du gouvernement de M. Legault. Plusieurs changements, dont la construction de nouvelles écoles, le démantèlement des commissions scolaires, l’école obligatoire jusqu’à 18 ans et la maternelle 4 ans sont prévus. Un article de Marco Fortier paru dans Le Devoir du 31 décembre 2018 présente l’orientation du ministre de l’Éducation, M. Jean-François Roberge : « On va faire des changements, mais ça va déranger. »

Un enjeu majeur a cependant été ignoré par le ministre jusqu’à maintenant, celui du financement des écoles privées. Selon le Conseil supérieur de l’éducation, le système scolaire québécois se révèle le plus inégalitaire au Canada. Dans ce contexte, on est en droit de se demander comment on peut espérer améliorer la réussite scolaire sans aborder cet enjeu crucial.

L’Ontario, souvent citée en exemple par la Coalition avenir Québec, n’offre aucun financement aux écoles privées. Chez nos voisins, tous les efforts humains et financiers visent à offrir les meilleures écoles publiques possible dans un réel souci d’équité et d’inclusion. Seulement 5 % des élèves du secondaire fréquentent l’école privée en Ontario, comparativement à plus de 20 % au Québec. Les écoles privées québécoises, malgré un financement public important, accueillent majoritairement des élèves provenant de milieu socioéconomique élevé et font très peu de place aux élèves ayant des difficultés d’apprentissage.

L’idée derrière l’arrêt du financement des écoles privées n’est pas de faire économiser de l’argent à l’État, mais plutôt de se concentrer sur le développement d’une école publique égalitaire et performante, en augmentant les chances de réussite du plus grand nombre. Il apparaît injuste que le gouvernement aide des écoles privilégiées auxquelles la majorité des jeunes Québécois n’ont pas accès, leurs parents n’ayant pas les moyens financiers suffisants. Cette situation va à l’encontre de tout principe d’égalité des chances.

Marchandisation

Certaines écoles publiques offrent des programmes particuliers, l’accessibilité reposant principalement sur la qualité du dossier scolaire des élèves. Ces programmes ont été développés en bonne partie dans le but de concurrencer l’école privée. De nombreux experts se questionnent d’ailleurs sur les effets malsains et la marchandisation de l’éducation découlant de cette concurrence. De leur côté, nos classes publiques ordinaires comptent 20 % d’élèves en difficulté au primaire et 30 % au secondaire.

Afin de réaliser un réel changement en éducation au Québec, on doit miser entièrement sur un réseau scolaire public composé d’écoles et de classes hétérogènes, et augmenter les ressources et les services individuels complémentaires pour les élèves ayant des besoins particuliers. Je partage l’opinion de Marie-Andrée Chouinard dans son éditorial du 8 janvier, qui suggère de relever le difficile défi de « raffiner davantage notre modèle inclusif ».

Qu’un jeune éprouve une difficulté à un moment ou à un autre de son cheminement, ou qu’il ait un talent particulier, il importe que le parcours scolaire public lui offre la souplesse et les ressources nécessaires pour se développer. Le dépistage précoce des difficultés d’apprentissage devrait être orienté vers des mesures d’accompagnement aux enfants et aux familles, en évitant toute forme d’étiquetage et de stigmatisation de la différence. L’accord de ressources supplémentaires aux écoles défavorisées se montre aussi essentiel, il est de notre responsabilité collective de permettre à nos enfants les plus vulnérables d’accéder à la diplomation.

Nos enfants, peu importe leur provenance socioéconomique et leur potentiel, pourraient ainsi bénéficier de services éducatifs publics adaptés à leurs besoins, tout en apprenant à s’entraider et à collaborer comme ils auront à le faire plus tard sur le marché du travail. Les choix qu’on privilégie en éducation façonnent en grande partie notre société.

J’invite donc le ministre de l’Éducation, M. Jean-François Roberge, à avoir le véritable courage de déranger en mettant fin au financement des écoles privées et en assurant l’égalité des chances en matière d’éducation au Québec. La réussite scolaire requiert qu’on priorise un système d’éducation public inclusif, qu’on ajoute du soutien à nos enseignants et qu’on se montre créatif afin de répondre aux besoins particuliers de chacun de nos enfants.

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