Mascate, l’Orient rêvé des Français au sultanat d’Oman

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GUIDE DE VOYAGE – De l’Al Bustan Palace, cinq-étoiles niché dans un vrai palais royal digne des «Mille et une nuits», à l’opéra royal où se produisent les plus prestigieuses phalanges, la capitale de ce pays de la corne de l’Arabie se redécouvre en pleine effervescence.

Envoyée spéciale à Mascate

Le panneau lumineux avec le hashtag #ExperienceOman scintille sur la corniche en lacets de Matrah, ornée d’anciennes résidences aux moucharabiehs et balcons de bois ayant appartenu à de riches armateurs du temps des grands navigateurs arabes. L’agglomération historique de Mascate, capitale du sultanat d’Oman dans l’extrême sud-est de la péninsule arabique, attire la lumière des rêveurs éveillés d’un Orient aux parfums d’Arabie Heureuse.

Dans son port pittoresque mouillent deux somptueux navires du sultan Qabus Ibn Said aux hublots éclairés comme des monuments. On dirait un village tout droit sorti de l’une de ces peintures à l’exotisme fantasmé au XIXe siècle. D’abord, le regard se pose sur l’ensemble des maisons blanches, puis sur la touche azur de la mosquée au dôme et au minaret bleus. Dans la nuit animée, le cœur battant de la ville est l’antique souk qui aspire les passants. Une tour de Babel où Arabes, Baloutches, Indiens, …

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Les touristes chinois sous le charme du ski français et de la croisière d’exception

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Pour les croisiéristes, les Chinois constituent désormais un marché en plein boom dont la taille pourrait quadrupler en cinq ans. Le ski, en fort développement en Chine, est également ciblé par les groupes français comme un marché à gros potentiel.

Le 5 février prochain, pour le Nouvel An chinois, un yacht de croisière de la compagnie Ponant appareillera d’Ushuaia (Argentine) pour l’Antarctique avec exclusivement des passagers chinois. Et toutes les prestations seront adaptées à cette clientèle spécifique. Les accompagnateurs, naturalistes, scientifiques, ornithologues, s’exprimeront en mandarin. L’approche culinaire de Ducasse Conseil sera en version asiatique, l’eau servie tiède, les menus rédigés en chinois. «L’expérience en Antarctique aussi est adaptée, avec un ou deux spots particuliers», souligne Hervé Bellaïche, directeur général adjoint du leader mondial de l’expédition de luxe en zones polaires, et unique armateur français de navire de croisière.

Ainsi les croisiéristes s’approcheront-ils au plus près de la base antarctique Grande Muraille pour un voyage extraordinaire, au sens propre comme au figuré. «Il faut que chacun puisse se prendre en photo, montrer et partager sur son réseau social ce plus que les …

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Bonjour, les Français! | Le Devoir

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J’aime la France et les Français. Le vieux concept de mère patrie continue de résonner en moi. Je ne considère donc pas la France comme un pays étranger. Je la fréquente au quotidien par sa littérature, par son cinéma, par sa chanson, par ses journaux et par sa télévision. La France, pour moi, c’est comme l’Abitibi, Charlevoix et la Gaspésie : je n’y suis jamais allé, mais je sais néanmoins que c’est un peu chez nous.

Ainsi parlent les Français (Robert Laffont, 2018, 396 pages), le captivant essai que consacrent Julie Barlow et Jean-Benoît Nadeau à l’art de la conversation à la française, me confirme dans mon attachement au pays de Champlain et de Fabrice Luchini. Le sujet est en or — la richesse de la culture française est infinie — et nos guides brillent par leur esprit et leur maîtrise de la narration journalistique.

Barlow et Nadeau forment un couple. La première, ontarienne, est de langue maternelle anglaise, alors que le second, québécois et chroniqueur au Devoir, est de langue maternelle française. Maintenant installés à Montréal, ils sont tous les deux bilingues et ont déjà vécu à Toronto, à Phœnix et à Paris, en plus d’être les parents adoptifs de jumelles d’origine haïtienne, créolophones de naissance. L’approche comparative des langues et des cultures est un peu leur dada. On leur doit, notamment, l’excellent Le français, quelle histoire ! (Le livre de poche, 2012), présenté comme « la première biographie de la langue française », qui avait la particularité d’être traduit de l’anglais.

Sport raffiné

Ainsi parlent les Français, lui aussi traduit de l’anglais, mais par les auteurs eux-mêmes cette fois, « combine le journalisme et l’anthropologie » dans le but de mettre en lumière ce que disent les Français et la manière dont ils le disent. Il s’agit d’une passionnante étude de mœurs menée à partir d’un angle linguistique, pour la bonne raison qu’en France, « la parole est tout ». La méthode est celle de l’immersion, enrichie d’une solide connaissance de l’histoire. Joyeux drilles, les auteurs en tirent des règles générales au sujet de la culture française, qu’ils illustrent ensuite avec force anecdotes. On s’amuse beaucoup et on apprend tout autant.

Barlow et Nadeau se penchent d’abord sur la manière, ce qu’ils appellent « les réflexes culturels ». En France, notent-ils, dire « bonjour » en abordant quelqu’un est un passage obligé, « l’équivalent verbal de frapper à la porte avant d’entrer ». Omettre de le faire vous expose à devoir subir l’irritation de votre interlocuteur.

Les Français considèrent l’échange de mots comme un art qui a ses règles. Ils se permettent, par exemple, de contredire directement un étranger, à qui ils ne dévoileraient jamais leur nom et leur profession, des sujets qui, comme la famille et l’argent, relèvent pour eux de la sphère privée. Un Nord-Américain peu au fait de ces subtilités risque de passer rapidement pour un malotru dans un salon parisien.

Les Français ont une foi inébranlable dans la culture générale. Peu d’entre eux remettent en question l’idée que chaque adulte doit avoir acquis autant de connaissances que possible. […] Alors que les Nord-Américains considèrent que l’étalage d’une bonne culture générale est élitiste et prétentieux (ceux qui en ont préfèrent que ça ne se sache pas trop), c’est tout le contraire en France. 

 

La culture française chérit l’art de la conversation, qu’elle pratique comme un sport raffiné et « un peu brutal ». Invité à y prendre part, on doit s’y engager activement et ne pas hésiter à faire preuve d’esprit de contradiction. « Quand les Français vous invitent, écrivent les journalistes, ce n’est pas seulement par courtoisie ; ils s’attendent à de l’action, à un peu de friction, bref, ils espèrent s’amuser. » Une simple comparaison entre l’atmosphère joyeusement batailleuse qui règne sur le plateau de l’émission On n’est pas couché et celle, doucement consensuelle, de notre version de Tout le monde en parle suffit à illustrer ce qui nous distingue des Français à cet égard et ce qui me fait les aimer.

Culture générale

Longtemps condescendants envers les Québécois, les Français, aujourd’hui, seraient plutôt portés à nous admirer, selon Barlow et Nadeau. Ce sentiment devrait être réciproque. J’ai le goût d’être des leurs quand je lis que les Français exaltent l’école traditionnelle (écriture cursive, dictée, par cœur), « ont une foi inébranlable dans la culture générale » pour tous, raffolent de l’histoire et sont littéralement fascinés par le langage.

À dix ans, au primaire, une des jumelles Nadeau a dû faire un travail sur le peintre Nicolas Poussin. L’année suivante, à Montréal, on lui a demandé d’écrire un texte sur sa partie du corps favorite. « Le manque d’ambition de l’institution quant au fond nous a stupéfiés », écrivent les journalistes, en m’enlevant les mots de la bouche.

Les Français, je le sais, ont des défauts, notamment une désolante « anglolâtrie », que les auteurs assimilent à « une sorte de colonisation mentale », une propension au pessimisme et un orgueil souvent excessif. Il reste que, si on aime la culture au sens noble du terme, l’esprit français demeure une indispensable inspiration, surtout pour les Québécois.

 

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«Venez au Québec»: François Legault lance un appel aux entrepreneurs français

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Le premier ministre François Legault a exhorté mardi les entrepreneurs français à « venir au Québec », « porte d’entrée en Amérique du Nord ».

Un jour après l’opération de séduction du président français Emmanuel Macron, baptisée « Choose France » et vantant les mérites de la France auprès de chefs d’entreprises étrangères réunis au château de Versailles près de Paris, c’est dans la très symbolique Bourse de Paris que le numéro un québécois a réuni mardi midi 350 intervenants, dont de nombreux entrepreneurs.

« Je lance l’invitation aux entrepreneuses et entrepreneurs français. Vous voulez investir en maximisant les rendements et en diminuant les risques ? Il y a un nouveau gouvernement québécois prêt à vous accueillir à bras ouverts », a claironné M. Legault, en clôture d’une visite officielle de trois jours à Paris à l’accent économique, avant le Forum économique de Davos en Suisse.

« Nationaliste », mais non indépendantiste, M. Legault se présente comme l’exemple de la coopération « transatlantique », à l’image de la compagnie aérienne québécoise Air Transat, qu’il a fondée avec des associés français.

« Nous pouvons faire de la relation privilégiée » entre Paris et Québec un tremplin pour bâtir un « axe économique Québec-France », qui serait la tête de pont des marchés européen, à Paris, et américain, à Montréal, grâce au Traité de libre-échange nord-américain entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Répétant son mantra depuis le début de sa visite à Paris, M. Legault a dit vouloir « doubler » les échanges commerciaux entre les deux États, qui ne sont pas à la hauteur de leurs liens d’amitié étroits et de l’attraction que le Québec exerce sur de nombreux Français qui décident de s’y implanter.

Les échanges commerciaux plafonnent à moins de 5 milliards de dollars canadiens, soit moins de la moitié des échanges entre le Québec et le Texas, par exemple.

La menace Trump

Les États-Unis absorbent actuellement 70 % des exportations du Québec ; or « les menaces protectionnistes » accroissent la « nécessité de diversifier nos relations commerciales », a-t-il estimé en référence à la politique du président Donald Trump.

M. Legault a rencontré lors de son déplacement parisien « une trentaine de grandes entreprises », dont le p.-d.g. de L’Oréal, Jean-Paul Agon, et le patron de Fleury-Michon, Régis Lebrun.

Donald Trump et sa politique protectionniste sont « une très belle opportunité pour le Québec pour relancer les échanges avec la France », a confirmé Benjamin Cohen, vice-président de la société française Zalis, qui offre des conseils en stratégie et fusion. « Il y a de plus en plus de Français qui veulent acheter des entreprises au Québec », assure M. Cohen, qui représente Zalis à Montréal.

« Oui, il y a de très grosses opportunités au Québec, en particulier dans la haute technologie et l’intelligence artificielle », a-t-il déclaré à l’AFP.

« L’intelligence artificielle est un domaine particulièrement fécond », a renchéri dans un discours lors du déjeuner le ministre français de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, qui a dit croire en « une opportunité formidable d’augmenter encore nos échanges ».

« Montréal est la capitale mondiale de l’intelligence artificielle », assure Emmanuel François, président de SBA, une association française de promotion de la ville Intelligente.

« Il y a à Montréal une compétence, un bon terreau et une volonté. Et ça s’est accéléré avec la fuite des cerveaux due à l’arrivée de Trump », ajoute M. François, qui compte ouvrir une représentation au Québec « cette année ».

Attirés par « la philosophie de travail »

D’autres entrepreneurs, présents au déjeuner de mardi à la Bourse, ont souligné leur attirance pour « la philosophie de travail au Québec », comme le souligne Stéphane Desbat, de l’entreprise Luxendi, distributeur de composants électroniques pour l’éclairage durable.

« C’est plus accueillant. On n’a pas le sentiment d’avoir des tensions sociales. Il y a de vraies opportunités », ajoute M. Desbat, qui élabore un projet d’implantation au Québec.

« Le Québec est la première porte d’accès à l’Amérique. Et au Québec, c’est plus simple. Il y a une approche pragmatique », ajoute Bruno Chiaverini, directeur des relations internationales à la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le centre est de la France, qui compte « une centaine d’entreprises implantées au Québec ».

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Le fédéral accorde 1,9 million à l’Université de l’Ontario français

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Ottawa accorde un financement de 1,9 million de dollars au projet d’Université de l’Ontario français (UOF).

La ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, en a fait l’annonce dimanche soir, sur Twitter.

Elle a indiqué que « cela permettra d’assurer les activités de l’équipe de travail en place jusqu’en janvier 2020 » alors que le financement du gouvernement provincial doit prendre fin le 15 janvier.

L’argent provient des fonds du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023, qui est doté d’une enveloppe de 2,7 milliards.

Dans une lettre adressée à Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones du gouvernement ontarien, Mélanie Joly a indiqué que le gouvernement offrait cette somme en réponse à une demande de financement ponctuel provenant de l’équipe qui assure le développement du projet de l’Université francophone.

Il y a un mois, l’attaché de presse de la ministre Joly, Jérémy Ghio, avait dit à La Presse canadienne que le gouvernement fédéral « était disponible à financer jusqu’à 50 % du projet de l’Université ».

Dans sa lettre à Caroline Mulroney, Mélanie Joly a rappelé que l’offre d’Ottawa tenait toujours :

« La contribution du gouvernement fédéral au projet de l’Université est conditionnelle à ce que la province lui présente une demande de financement, et qu’elle s’engage à assumer au moins 50 pour cent des coûts totaux. »

La ministre Joly a aussi écrit que « la responsabilité revient au gouvernement de l’Ontario de mener à bien ce projet » mais que « la communauté franco-ontarienne pourra toujours compter sur l’appui indéfectible du gouvernement du Canada à titre de partenaire ».

 

Après l’annonce de la ministre des Langues officielles et de la Francophonie, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin a réagi sur Twitter, en remerciant la ministre pour son appui à « cet important dossier pour la communauté francophone qui permettra au personnel de l’UOF de poursuivre son travail ».

La présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français a aussi remercié la ministre Joly sur les médias sociaux en indiquant que le financement permettra à l’institution de garder ses employés et ainsi continuer à développer le projet.

Le gouvernement Ford avait soulevé un tollé le 15 novembre en annonçant l’abandon du projet d’Université de l’Ontario français.

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La limitation à 80 km/h devrait coûter 3,8 milliards d’euros aux Français

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ÉTUDE – Le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h (CIE) avance, en se fondant sur une étude du professeur Rémy Prud’homme, que cette mesure est loin de remplir les objectifs qui lui ont été assignés, tout en représentant un coût pour la société.

C’est un nouveau pavé dans la mare du 80 km/h qui ne cesse de cristalliser les mécontentements depuis son entrée en vigueur en juillet dernier. Un groupe d’experts vient de créer un comité indépendant d’évaluation (CIE) de cette mesure phare de la politique de sécurité routière du gouvernement actuel. Ce comité qui ne dépend d’aucun groupe de pression et n’est constitué que de bénévoles s’est donné pour mission d’évaluer la pertinence du 80 km/h. En dehors de tout esprit partisan. Afin d’apporter des éléments de réponse, le CIE a contacté, il y a deux mois, le Ministère de l’Intérieur dans le but de rassembler quelques chiffres clés.

Ces chiffres n’ont toujours pas été communiqués, bien que la demande ait été réitérée. Plus inquiétant encore: selon le CIE, aucun système d’évaluation ne semble avoir été prévu par les pouvoirs publics pour réaliser une mesure de la nouvelle réglementation. L’étude qui va suivre est donc provisoire, en attendant les données du Ministère qui sont censées venir la compléter.

les chiffres communiqués sont souvent ceux du réseau routier français dans son intégralité, alors que la limitation à 80 km/h ne s'applique que sur une partie du réseau secondaire.
les chiffres communiqués sont souvent ceux du réseau routier français dans son intégralité, alors que la limitation à 80 km/h ne s’applique que sur une partie du réseau secondaire. Figaro.

Baisse de la vitesse moyenne de 4 km/h

L’analyse du professeur Rémy Prud’homme, expert en économie des transports, ne représente pas l’avis général du comité, même si elle est publiée sous son égide. Elle se fonde sur une froide et objective analyse économique. Depuis 2009, la loi Française impose que tous les grands projets d’investissement public fassent l’objet d’une étude d’impact chiffrée des effets bénéfiques et néfastes induits par leur mise en œuvre. Lorsque l’on découvre les résultats obtenus par Rémy Prud’homme, on se demande si cette étude n’a pas échappé aux pouvoirs publics.

Il faut tout d’abord revoir le nombre de décès à prendre en compte. En effet, les chiffres communiqués sont souvent ceux du réseau routier français dans son intégralité, alors que la limitation à 80 km/h ne s’applique que sur une partie du réseau secondaire. Sur les routes bidirectionnelles, on relève 1 800 morts par an, dont 30 % pour lesquels une vitesse excessive a été enregistrée. C’est ainsi que 540 personnes seraient concernées, un chiffre certes non négligeable, mais sans rapport avec les 3 684 personnes qui ont perdu la vie sur nos routes en 2017.

Lorsque l’on diminue l’allure maximale autorisée, on ne sait pas dans quelle mesure la vitesse moyenne va se réduire, puisque certains usagers roulent bien en dessous des limitations imposées et ne vont par conséquent pas changer leur comportement. Selon Rémy Prud’homme, il est réaliste de parler d’une baisse de la vitesse moyenne de l’ordre de 4 km/h dans le cas de la mesure étudiée.

Ainsi, le temps ajouté aux déplacements de tous les automobilistes concernés sur une année, serait de 300 millions d’heures! Du temps qui coûte de l’argent à la société, puisqu’une heure de transport routier coûte 14 euros à la France. Une heure de train, par exemple, vaut encore plus cher car ce sont des gens généralement plus aisés qui l’utilisent.

80 km/h : la polémique continue – Regarder sur Figaro Live

Sur les 540 personnes qui perdent la vie à cause d'une vitesse excessive, combien peuvent être sauvées grâce à la limitation à 80 km/h?
Sur les 540 personnes qui perdent la vie à cause d’une vitesse excessive, combien peuvent être sauvées grâce à la limitation à 80 km/h? Figaro.

3,8 milliards d’euros perdus in fine

Au total, la mesure des 80 km/h représenterait donc 4,4 milliards d’euros de perdus par an. Une autre question se pose: sur les 540 personnes qui perdent la vie à cause d’une vitesse excessive, combien peuvent être sauvées grâce à la limitation à 80 km/h? Selon Rémy Prud’homme, une formule permet de connaître la réponse, mais elle n’est pas fiable à 100 %. Il décide donc de revoir le chiffre à la hausse, ce qui nous donne un peu moins d’une centaine de personnes.

Il est vrai qu’une vie humaine n’a pas de prix, comme on le dit souvent, mais encore une fois cette analyse est purement économique. Or, 300 millions d’heures perdues pour moins de 100 personnes de sauvées, c’est un tribut important. Pour la société, les vies potentiellement épargnées par les 80 km/h représentent 600 millions d’euros épargnés chaque année. Nous perdons donc toujours 3,8 milliards d’euros chaque année.

Le risque zéro c’est 0 km/h, ce qui signifie l’arrêt de toutes les activités, et la fin de la société. Il y a, de plus, d’autres voies pour préserver la sécurité des usagers à un coût inférieur et pour une efficacité supérieure, comme le niveau de sécurité active et passive des véhicules qui ne cesse de progresser.

D’autres éléments ont surgi au sein du débat, comme le fait que le passage au 80 km/h diminue la consommation de carburant de manière négligeable, surtout si l’on prend en compte les variations incessantes de limitation de vitesse, qui nécessitent d’ajuster son allure en permanence au mépris de l’énergie brûlée. On notera aussi que cette mesure impacte les personnes aux revenus les plus modestes, puisqu’elles vivent sur les territoires oubliés de la République et sont celles qui empruntent le plus régulièrement les routes secondaires alors que les citadins circulent principalement en ville et prennent l’autoroute pour partir en vacances.

Si ça se trouve, le gouvernement a obtenu les mêmes chiffres que Monsieur Prud’homme en fin de compte. Mais qui sait, les pouvoirs publics ont peut-être succombé aux charmes des prévisions de recettes engendrées par les radars routiers. Pour finir, le CIE nous a affirmé avoir entendu des défenseurs de la nouvelle limitation dire que la mesure était bénéfique pour les alcooliques, qui allaient rouler moins vite. Certes. Seulement, voient-ils encore les panneaux?

Le temps ajouté aux déplacements de tous les automobilistes concernés sur une année, serait de 300 millions d'heures!
Le temps ajouté aux déplacements de tous les automobilistes concernés sur une année, serait de 300 millions d’heures! Figaro.

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Une leçon de Français | Le Devoir

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La fièvre jaune qui s’est abattue sur la France, ces dernières semaines, n’est pas sans nous rappeler combien il est fragile, le lien qui maintient l’équilibre entre les élites du pouvoir et le peuple. Emmanuel Macron n’avait pas vu venir la vague humaine qu’il soulèverait en imposant des hausses de taxes sur le carburant, qui allaient frapper de plein fouet une grande partie de la population éloignée des grands centres urbains. Réagissant avec moquerie aux premiers grondements de la foule, il n’a fait qu’ajouter du gazole sur le feu pour alimenter la colère des gens. Étendu à la grandeur de la France, le soulèvement des gilets jaunes a certaines accointances avec le printemps de 68, mais diffère parce qu’il touche une majorité de Français laissés-pour-compte par son propre gouvernement, qui, au lieu de lui tendre l’oreille, l’a raillé depuis le début. Parlant de printemps, notre Printemps érable à nous, en 2012, est aussi apparu avec le mépris des autorités politiques envers les étudiants et a fini par gagner une grande partie de la population, amère de voir le gouvernement en place remettre la gestion de la crise entre les mains de la police, sans chercher de compromis. Une position d’inertie qui l’aura finalement chassé du pouvoir aux élections suivantes. Visiblement en état de choc, Emmanuel Macron s’est adressé à la nation, lundi soir dernier, pour annoncer un lot de mesures spéciales pour sortir le pays de la crise. Tel un Saint-Nicolas sur l’ecstasy, le président français n’a pas quitté des yeux son téléprompteur pour offrir des cadeaux et exhorter la population à se ranger à ses côtés, à opter pour la paix sociale. Pour la France, qui a longtemps été un pays de turbulences civiles, la crise apparaît loin d’être réglée. Avec ce nouvel attentat terroriste qui a frappé Strasbourg mardi en plein marché de Noël, le climat demeure tendu. Reste que la mobilisation des gilets jaunes aura été une bonne leçon pour le gouvernement. Ne plus rien tenir pour acquis. C’est une leçon de Français.

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Les «gilets jaunes» français et nous

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Le mouvement des « gilets jaunes » en France pourrait nous apparaître comme un phénomène purement français. Mais, si l’on y regarde de plus près, il diffère des grèves et autres réactions traditionnelles dans ce pays, avec des racines nouvelles qui se font plus en plus jour ailleurs et qui pourraient bien se développer au Québec. Commençons par expliquer ce cas français pour revenir ensuite chez nous.

Comme l’expliquent les journalistes, ce mouvement provient d’une frange de la population de province dite de la classe moyenne inférieure, soit des petits salariés, alors que c’était à peu près toujours les résidents des grandes villes et, d’abord, les ouvriers syndiqués des grandes entreprises, qui manifestaient en premier. Mais leur ras-le-bol était à prévoir, leurs conditions de vie ayant presque stagné sinon décliné depuis les premières années 2000. Par exemple, l’évolution annuelle moyenne de leur pouvoir d’achat, qui avait pourtant crû de seulement 1,6 % de 2000 à 2007, est tombée à 0,2 % de 2007 à 2017. Mais par ménage, ce ralentissement est encore pire, passant de 1 % dans la première partie à -0,1 % dans ces dernières années. Une des causes serait une croissance trop lente du salaire minimum (à 15 $ l’heure actuellement) pour notamment les ménages monoparentaux. Comme on l’a vu avec ces femmes interviewées qui criaient leur détresse de ne plus pouvoir faire face aux besoins minimums de leurs enfants, tout en ayant de moins en moins les moyens de les faire garder pendant qu’elles travaillent. Sachant aussi que les prix de la nourriture et de l’énergie pour le chauffage ont augmenté respectivement de 23 % et 25 % en France seulement en 2018.

Proche de la pauvreté

Au Québec, 233 200 travailleurs sont employés au salaire minimum, dont 60 % le sont à temps partiel. Ce qui veut dire que ces derniers reçoivent un salaire entre 15 000 $ et 25 000 $ par année. Ce qui est moins ou proche de la limite du revenu considéré comme de la pauvreté (environ 22 000 $ par travailleur) et moins que le revenu de cette classe moyenne inférieure des « gilets jaunes » français. Ajoutons à ces faibles revenus 410 000 travailleurs avec un salaire entre ces 12 $ et 15 $ l’heure, pour un total de près de 650 000 travailleurs qui tirent le diable par la queue pour arriver, surtout avec les hausses de loyer et du prix de la nourriture prévues pour l’an prochain.

En retour, les plus riches deviennent toujours plus riches. Par exemple, en Europe, la part de la cagnotte nationale retenue par les 10 % les plus riches est passée de 33 % à plus de 40 %. Même en Chine, cette part atteint 43 %. Aux États-Unis, c’est encore plus, avec 47 %. Mais ce qui est pire, c’est que la question des paradis fiscaux pour ces derniers évolue extrêmement lentement, faisant en sorte que non seulement ces riches ne paient à peu près pas leur part des services reçus, mais un bon nombre bénéficie de la corruption malgré toutes les enquêtes en cours. Et chez nous, cela donne aussi un bon nombre de grands patrons qui gagnent au moins 3 millions de dollars par année, ce qui veut dire 54 $ la minute de travail, ou 70 000 $ par semaine.

Le pire est que tout cela survient alors que nos dirigeants nous promettaient que l’ultralibéralisme économique et la mondialisation actuelle allaient multiplier la richesse pour tous.

C’est ainsi que les deux questions que l’on doit se poser, avec ce mouvement des « gilets jaunes », sont, d’abord, pourquoi cette colère n’est pas venue plus tôt en France et, ensuite, quand tous ces exclus de la prospérité dans nos murs vont commencer à bouger pour enfin se faire entendre ?

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De nouveaux états généraux sur le fait français au Canada?

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La suppression du Commissariat aux services en français et l’annulation du projet d’Université de l’Ontario français, annoncées par le gouvernement ontarien le 15 novembre dernier, ont provoqué une impressionnante levée de boucliers en milieu franco-ontarien, dans les autres communautés francophones minoritaires, mais aussi au Québec. La mobilisation a récemment conduit le premier ministre Ford à reculer d’un demi-pas, sans toutefois que cela ait suffi à calmer la grogne et à désamorcer ce qui a pris les allures d’une véritable crise politico-linguistique, une crise comme on n’en avait plus vu, au Canada, depuis au moins une vingtaine d’années.

La vigueur du sentiment d’indignation qu’ont exprimé depuis plus de quinze jours de nombreux acteurs en provenance des milieux politique, universitaire et journalistique du Québec et l’élan de solidarité auquel ils se sont spontanément livrés à l’endroit des Franco-Ontariens laissent entrevoir, à l’évidence, que la « diaspora » francophone est loin d’avoir totalement déserté la conscience nationale de la « mère patrie ». Un demi-siècle après la Révolution tranquille et l’éclatement de l’ancien projet national canadien-français, il faut bien constater que les minorités francophones continuent d’avoir un sens et de générer un élan historique pour le Québec, et vice versa.

Certains s’en sont étonnés, non sans raison. Depuis les années 1960, en effet, les rapports entre le Québec et les minorités francophones du Canada n’ont pas toujours logé à l’enseigne de l’harmonie et de la compréhension mutuelle. Encore aujourd’hui, on n’a qu’à évoquer le souvenir des « dead ducks » de René Lévesque et du « cadavre encore chaud » d’Yves Beauchemin pour exciter le ressentiment des minorités à l’endroit du Québec. À l’inverse, on a bien vu, au Québec, que les minorités francophones s’étaient ralliées, malgré elles, à la grande réforme constitutionnelle de 1982, après que les tribunaux eurent éventuellement interprété la Charte canadienne des droits et libertés dans le sens de l’élargissement de leur espace institutionnel, surtout en matière scolaire. De part et d’autre, on a souvent imputé à des facteurs essentiellement idéologiques (l’indépendantisme des uns et le fédéralisme des autres) les origines de la grande « rupture » des années 1960.

Le rôle de l’Église

Cette interprétation a toujours procédé, selon nous, d’une méprise. À l’époque où la nation « débordait les frontières », l’idée du Canada français s’était incarnée concrètement dans une organisation sociale au centre de laquelle l’Église jouait un rôle de structuration sociétale primordial. Cependant, la modernisation de l’éthique catholique ayant conduit l’Église, dans les années 1960, à se retrancher dans la sphère spirituelle et pastorale, la structure institutionnelle qui reliait le Québec aux minorités francophones s’effondrait dans le même mouvement. Le conflit idéologique qui s’est installé entre eux a certes contribué à creuser le fossé qui a pu les séparer, mais il s’agissait surtout de la traduction, dans le domaine des idées, d’une mutation sociale et structurelle qui a bouleversé aussi bien les communautés minoritaires que le Québec lui-même.

Or il faut bien constater qu’il subsiste quelque chose de l’idée selon laquelle le Québec et les communautés francophones participent encore d’une même communauté d’histoire, et que le destin du premier n’est pas radicalement étranger à celui des secondes. Ainsi, la mobilisation récente du Québec en faveur des Franco-Ontariens semble moins la manifestation d’une solidarité nouvelle que la réactivation d’un vieux ressort, partiellement enfoui sans jamais avoir été complètement démantelé, qui n’aurait pas perdu sa capacité à vivifier son expérience historique.

Rappelons qu’au lendemain de la Révolution tranquille, les intellectuels et militants nationalistes du Québec n’ont pas cessé de réfléchir à la condition culturelle et politique des minorités francophones, certains allant jusqu’à proposer différents scénarios d’action extraterritoriale à mener auprès d’elles dans l’éventualité de l’indépendance. Les divers gouvernements qui se sont succédé à Québec n’ont-ils pas mis sur pied des instances comme le Secrétariat des peuples francophones d’Amérique (1976-1992) et le Centre de la francophonie des Amériques (2008), entre autres politiques, ententes de partenariat et forums de coordination, pour tenter de combler le vide laissé par le retrait de l’« Église-nation » canadienne-française ? Et c’est sans compter les structures issues de la société civile, comme le Conseil de la vie française en Amérique (1937-2007) et l’Association canadienne d’éducation de langue française (depuis 1947), qui ont continué d’affirmer, contre vents et marées, l’existence d’une nation française continentale dont l’épicentre était le Québec.

En constante reconfiguration

Évitons tout malentendu : le Canada français dans sa forme historique, « groulxiste », n’est plus. Il n’y a nulle nostalgie ici. Cela ne change cependant rien au fait que l’histoire de la francophonie nord-américaine, y compris le Québec, continue d’être traversée d’une tension, elle-même en constante reconfiguration, entre les forces centripètes et centrifuges qui agissent sur son déploiement, sur son action politique et sur la définition de ses représentations collectives.

Que le Québec se (re)découvre, à l’heure actuelle, des affinités électives avec les minorités francophones est donc moins étonnant qu’il n’y paraît à première vue. Peut-être a-t-on compris que la question franco-ontarienne, au fond, engage aussi celle du Québec, car c’est le principe même de la dualité nationale du Canada, comme toujours, qui est en jeu, c’est-à-dire la capacité qu’aura la « nation française d’Amérique », comme l’appelait Fernand Dumont, à s’institutionnaliser autrement qu’à la manière d’une simple province ou d’un archipel de communautés ethnolinguistiques dispersées, fragmentées et errantes. Dans un cas comme dans l’autre, le défi ne consiste-t-il pas à empêcher que leur particularisme « national » ne soit simplement subsumé sous le paradigme du multiculturalisme canadien et que ne soient niées leurs prétentions sociétales ? Peut-être a-t-on aussi compris qu’avec un peu d’imagination, d’empathie et de générosité de part et d’autre, et qu’en écartant les vieux ressentiments comme les vieux fantasmes unitaires, il serait possible de repenser les rapports entre le Québec et les minorités francophones plus explicitement à l’aune du politique et de la fraternité, quel que soit l’avenir constitutionnel du Canada. Cinquante ans après les états généraux du Canada français, le temps serait-il venu d’en convoquer de nouveaux ?

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Le fait français est incontournable

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Le « We will win » de Ronald Caza lors de la manifestation franco-ontarienne a été pour moi comme un réveil nationaliste pour le Canada français d’un océan à l’autre des francophones francophiles, et nos alliés ont démontré dans une atmosphère de fête que le fait français au Canada est maintenant incontournable.

Nous devons maintenir la belle solidarité que cette crise linguistique nous a permis d’expérimenter, faire la liste de nos besoins et imposer la suite des choses. Pour ce qui est de Caza, c’est de la graine de grand politicien populiste. Quel discours inspirant pour la jeunesse francophone du pays !

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