Immigration: François Legault proteste contre le refus du fédéral

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Le premier ministre François Legault proteste contre le refus d’Ottawa de permettre au Québec de fixer ses propres critères de sélection des résidents permanents.

« Si M. Trudeau nous empêche d’arriver à cet objectif [de mieux répondre aux besoins de main-d’oeuvre et de créer des tests de connaissance du français et des valeurs québécoises], il va payer un prix politique », a averti M. Legault à quelque huit mois des prochaines élections fédérales.

Par médias interposés, il a pris soin de rappeler à son homologue fédéral, Justin Trudeau, le « mandat fort » de revoir le système d’immigration que lui a confié la population québécoise le 1er octobre dernier. « On a l’appui des Québécois », a-t-il insisté en marge d’une annonce à Beauceville, vendredi. « [M. Trudeau] ne devrait pas être surpris de la demande qui a été faite hier. […] C’était dans notre programme électoral et on a eu une belle victoire, solide », a-t-il ajouté.

Le projet de loi 9 accorde de nouveaux pouvoirs au ministre québécois de l’Immigration, notamment celui de déterminer les « conditions qui affectent la résidence permanente », qui est octroyée par Ottawa aux ressortissants étrangers établis au Québec, et ce, pour assurer « la satisfaction des besoins régionaux ou sectoriels de main-d’oeuvre » ou encore « l’intégration linguistique, sociale ou économique » du nouvel arrivant.

À Ottawa, le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic Leblanc, a balayé du revers de la main la demande du gouvernement québécois de fixer ses propres conditions à la délivrance, au maintien ou au retrait du statut de résident permanent canadien de tout nouvel arrivant sur le territoire québécois. « Plus d’analyses sur le projet de loi 9 sont nécessaires, mais de prime abord, nous ne sommes pas favorables à la réintroduction de la résidence permanente conditionnelle », a-t-il indiqué moins de 24 heures après le dépôt du projet de loi 9 à l’Assemblée nationale. « Ce n’est pas un non. Ici, c’est une invitation à discuter, puis travailler ensemble », a dit de son côté le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé se désole de cette deuxième rebuffade infligée par Ottawa au Québec en une semaine : non à une déclaration de revenus unique traitée par le Québec, non à davantage de pouvoir en matière d’immigration. « On propose au gouvernement de la CAQ un projet emballant qui mettra fin à ces refus : l’indépendance du Québec », a lancé la députée de Joliette, Véronique Hivon.

L’élection d’un gouvernement « nationaliste », « autonomiste » se traduira nécessairement par des « gains » pour le Québec face à Ottawa, a réitéré M. Legault vendredi. Quels sont les gains réalisés depuis la prise de pouvoir de la CAQ ? lui a-t-on demandé. « Je viens d’arriver », a rétorqué le premier ministre, avant d’ajouter : « Je pense qu’on a obtenu de l’argent sur un certain nombre de dossiers du gouvernement fédéral… »

Consensus québécois ?

M. Legault a demandé vendredi à tous les partis politiques de serrer les coudes afin de « protéger l’autonomie du Québec ». À ses yeux, la demande faite à Ottawa de « ravoir le pouvoir de fixer des conditions dans le choix des nouveaux arrivants, ce qui avait été obtenu par Robert Bourrassa en 1993, [mais] laissé par [Philippe] Couillard et Kathleen Weil il y a quelques années » devrait faire l’objet d’« un consensus » à l’Assemblée nationale.

Même s’il n’appuie pas la réforme du système d’immigration proposée par le gouvernement caquiste, l’élu de Québec solidaire Andrés Fontecilla revendique « tous les pouvoirs au Québec en immigration comme dans tous les domaines ». « Le projet de loi de la CAQ semble traiter les humains comme de la marchandise et jette à la poubelle 18 000 dossiers, qui représentent 60 000 personnes, 60 000 projets de vie ruinés, dont un certain nombre vivant déjà au Québec depuis quelques années », a-t-il déploré.

Contestation judiciaire ?

M. Legault a soutenu vendredi que l’annulation des 18 000 demandes en attente au ministère de l’Immigration, qui est prévue dans le projet de loi 9, est légale. L’auteur du projet de loi, « Simon Jolin-Barrette est lui même un avocat », a-t-il fait remarquer. « Je n’ai pas d’inquiétudes. »

De leur côté, des avocats spécialisés en immigration « évalu[ent] les recours » juridiques des quelque 50 000 personnes dont la demande d’immigration serait annulée au lendemain d’une éventuelle adoption du projet de loi 9.

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Chronique de François Brousseau: «La CPI, pour quoi faire?»

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La Cour pénale internationale (CPI) a été fondée dans la capitale italienne à la toute fin du XXe siècle, dans la foulée des horribles guerres de Bosnie-Herzégovine, du Libéria et de la Sierra Leone. Le « Statut de Rome » de 1998 (120 pays signataires) s’inspirait des « tribunaux spéciaux » mis sur pied par l’ONU à la suite de ces guerres.

Indépendamment du succès relatif de ces tribunaux ad hoc, qui avaient quand même abouti à des condamnations comme celles du Bosno-Serbe Ratko Mladic ou du Libérien Charles Taylor, ce qui a suivi avec cette nouvelle cour permanente, ladite CPI, n’est pas brillant.

Vingt ans plus tard, le doute persiste sur l’efficacité d’un tel organe supranational permanent, voué à rendre vraiment justice dans les cas de répressions ou de crimes de guerre, et se substituant, si besoin est, aux tribunaux nationaux ou régionaux.

Dernier rebondissement : le spectaculaire acquittement, le 15 janvier, après un long procès, de l’ancien président de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, arrêté en avril 2011 alors qu’il refusait de rendre le pouvoir, après avoir perdu les élections de novembre 2010 (même si ses partisans ont toujours prétendu qu’il avait gagné).

Ce refus d’un président barricadé chez lui, plus la mobilisation militaire du camp adverse, avaient entraîné une guerre de quatre mois qui a fait quelque 3000 morts. La France, disant agir au nom du droit international (puisque la majorité des États étrangers concernés, y compris africains, soutenaient son adversaire Alassane Ouattara), avait aidé — avec des avions — les insurgés à renverser Gbagbo et finalement, à aller le cueillir (en pyjama) dans sa demeure.

Également traîné à La Haye (siège de la CPI) avec Gbagbo, et acquitté : son « second », l’exécuteur de basses oeuvres Charles Blé Goudé. Notoirement absents au banc des accusés : des représentants de « l’autre camp », dans cette guerre où les responsabilités des atrocités sont largement partagées, selon Amnistie internationale et Human Rights Watch.

On pense notamment au « second » du président Ouattara, Guillaume Soro (aujourd’hui président de l’Assemblée nationale), qui a sans doute, au cours de ces mois terribles, fait couler autant de sang que son homologue Blé Goudé.

Mais il n’y a jamais eu de procès pour Soro… et encore moins pour Ouattara, un président de la République en exercice, reconnu par la communauté internationale !

 
 

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui — et pas seulement dans l’affaire ivoirienne — la CPI est accusée de favoriser une « justice des vainqueurs ». Et ce, même si ledit travers vient d’être contrecarré par un jugement ultime a contrario qui annule tout, après un procès chaotique où, entre autres bizarreries, certains témoins « à charge »… se sont révélés, à la fin, être accablants pour l’autre camp !

C’est arrivé également dans les procédures contre d’autres accusés traînés en procès, comme le Congolais Jean-Pierre Bemba ou le président kényan Uhruhu Kenyatta, qui ont fini par avorter. Par ailleurs, des poursuites ont été entreprises — et sont toujours officiellement en vigueur — contre d’autres figures importantes, comme le président soudanais Omar El-Béchir, sur qui pèse en théorie, depuis 2009, un mandat d’arrêt international, resté lettre morte.

Ajoutons-y le fait que, depuis sa fondation, tous ceux que la CPI a mis en procès, sans exception, sont des Africains. Ce qui a fait dire à certains que la CPI administre une « justice de Blancs » contre les Noirs. Cela explique le ressac actuel en Afrique, où la majeure partie des États avaient adhéré avec espoir à la CPI, mais dont plusieurs pensent aujourd’hui à se retirer (comme le Burundi de Pierre Nkurunziza, lui-même objet d’une enquête).

Autre limitation énorme : le fait que, pour être justiciable, un État doit au préalable avoir ratifié le Statut de Rome, ce qui laisse à l’extérieur de l’organisation, et hors de son atteinte, de « petits » États comme… la Chine, la Russie, les États-Unis, l’Inde, l’Indonésie, la Turquie : une bagatelle, quoi ! Sans oublier Israël, qui n’a jamais rien voulu savoir de ce genre de chose. Ce qui permet d’ajouter aux accusations précitées celle de « justice des gros contre les petits ».

Pour la CPI : d’énormes questions existentielles… et un triste vingtième anniversaire.

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François Legault à la recherche de la «fierté» perdue

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À la veille de la reprise des travaux à l’Assemblée nationale, François Legault cite « le plus grand défi » auquel il est confronté : redonner aux citoyens « la fierté d’être Québécois ». L’État a son rôle à jouer pour y arriver, selon le premier ministre.

« Quand on est fiers des services qu’on a, des services qu’on offre à nos enfants, à nos parents vieillissants, de voir notre gouvernement défendre notre identité, je pense que c’est important », a-t-il déclaré au terme du caucus présessionnel des élus caquistes, jeudi dernier.

Dans cet esprit, les élus de la Coalition avenir Québec procéderont dès leur retour au parlement, mardi, à la « mise en chantiers » de « grands projets » en économie, en santé, et en éducation, a-t-il mentionné, inaugurant la « vraie première année » où la CAQ peut accroître les services offerts aux tout-petits éprouvant des difficultés d’apprentissage et aux aînés en perte d’autonomie tout en « continu[ant] à remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois ».

Le chef du gouvernement compte aussi profiter des six premiers mois de cette « vraie première année » au pouvoir pour clore le débat sur la laïcité de l’État, qui s’est enlisé depuis la publication du rapport de la commission Bouchard-Taylor (2008). En interdisant le port de signes religieux chez les policiers, procureurs, juges, gardiens de prison ainsi que les enseignants, M. Legault soutient pouvoir réduire les « risques de dérapages » dans le mouvement de laïcisation de la société québécoise, a-t-il indiqué sur les ondes du réseau LCN, dimanche.

« Humilité » plutôt qu’« arrogance »

Le chef du gouvernement appelle les 75 élus caquistes — lui, y compris — à aborder avec « humilité » leur retour à l’Assemblée nationale, mardi. Il leur défend de s’enfler la tête après la publication d’une série de coups de sonde favorables. Le sondage Léger-Le Journal de Montréal, publié au cours du week-end, montre un taux de satisfaction de 63 % à l’égard du gouvernement, ainsi qu’un accroissement du nombre de sympathisants de la CAQ (42 % le 1er février contre 37 % le 1er octobre). « Je ne veux voir personne d’arrogant chez nous », a répété M. Legault dans les dernières semaines. « Ça change vite en politique. Il y a des hauts, puis il y a des bas », a ajouté le doyen de l’Assemblée nationale, évoquant l’« humeur » changeante de l’électorat.

Privée de sa principale cible, soit l’ex-ministre MarieChantal Chassé, l’opposition tirera dans toutes les directions, à commencer dans celle du chef du gouvernement.

Le Parti libéral promettait la « prospérité », le Parti québécois promettait la « fierté », avait fait valoir M. Legault à l’occasion d’un « 6 à 8 » mercredi dernier. « Il n’y a aucun des deux qui ont réussi parce que les deux vont ensemble », avait-il lancé devant quelques centaines de militants.

Âgé de 61 ans, M. Legault se rappelle d’avoir été « fier » d’être Québécois lorsque des « artistes, athlètes réussissent partout dans le monde » ou encore lors de l’Expo 67, des Jeux olympiques et… lorsqu’il « étai[t] sur la montagne le 24 juin » dans le cadre de la Fête nationale de 1975. « Quand on est fier, on est heureux. […] C’est en étant fier qu’on se donne de l’ambition. »

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François Legault veut régler le dossier de la laïcité d’ici l’été

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Le premier ministre François Legault veut régler d’ici l’été prochain le dossier de la laïcité, qui permettra selon lui de lutter contre le racisme et l’extrémisme dans la province, a-t-il plaidé en entrevue à l’émission « La Joute », dimanche matin.

Lors d’un entretien à l’émission de la chaîne LCN, M. Legault a déclaré qu’en l’absence d’un « cadre », des dérapages surviennent au Québec.

Selon lui, le gouvernement caquiste propose une mesure « raisonnable » en interdisant seulement aux personnes en situation d’autorité d’arborer les signes religieux, rappelant que la Charte des valeurs du Parti québécois (PQ) voulait encadrer les pratiques de tous les travailleurs de l’État.

« Au Québec, il y a des gens qui sont racistes et qui souhaiteraient, par exemple, qu’une personne ne puisse pas porter un signe religieux dans la rue », a-t-il expliqué.

« Si on leur dit : à partir de maintenant on a posé un geste. Les personnes qui sont en autorité, incluant les enseignants, ne peuvent plus porter de signes religieux. C’est comme si on venait définir un carré de sable. »

M. Legault ne croit pas que le débat s’avérera aussi enflammé que lorsque le PQ avait proposé sa charte.

« Il y a cet appui qui est important, de la population, il y a des petits groupes qui vont essayer de s’y attaquer. Mais moi, mon intention, c’est de régler tout ça d’ici l’été et de tourner la page pour parler des vrais sujets », a-t-il soutenu.

Le premier ministre ne s’est pas fait questionner sur le fameux enjeu de la clause des droits acquis, qui permettrait aux employés actuels qui portent des signes religieux de conserver leur emploi.

M. Legault a dit par le passé qu’il ne souhaitait pas qu’un employé déjà en poste perde son emploi en raison de ces nouvelles règles. Mais certains membres du caucus caquiste ont fait part de leur réserve sur cette question.

La semaine dernière, en caucus, le premier ministre Legault a dit que c’est lui qui trancherait ultimement dans les prochaines semaines.

« A priori, congédier quelqu’un (qui refuserait d’enlever son signe religieux), ce n’est pas avec plaisir que je ferais ça. Par contre, veut-on créer des sortes de clauses orphelin avec des droits selon la date d’embauche ? », a-t-il déclaré.

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Laïcité de l’État: François Legault tend la main aux autres partis

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Le premier ministre François Legault sollicite l’appui des partis d’opposition au projet de loi sur la laïcité de l’État. Il n’en fait toutefois pas une condition à l’utilisation de la clause dérogatoire auquel il recourra « si nécessaire » pour mettre à l’abri une éventuelle interdiction du port de signes religieux.

L’appui témoigné par l’électorat à la Coalition avenir Québec, le 1er octobre dernier, est suffisant pour aller de l’avant, selon lui. « Idéalement, je souhaiterais avoir l’appui d’autres partis, mais si c’est impossible, on va adopter le projet de loi », a-t-il déclaré à moins d’une semaine de la reprise des travaux à l’Assemblée nationale. « C’est un engagement très clair de la CAQ. »

M. Legault a chargé l’auteur du projet de loi sur la laïcité de l’État, Simon Jolin-Barrette, de rencontrer le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, afin de tenter de dégager un consensus CAQ-PQ sur l’application d’une éventuelle interdiction de signes religieux chez les employés de l’État en position d’autorité, c’est-à-dire les policiers, les procureurs, les gardiens de prison, les juges ainsi que les enseignants.

Attendu pour le début de la session, le projet de loi sur la laïcité de l’État donnera lieu à un débat animé, anticipe M. Legault. Même si le gouvernement jouit d’une d’une nette majorité à l’Assemblée nationale, « ça ne passera pas comme une lettre à la poste », a-t-il lancé à la presse.

La question des droits acquis

L’inclusion d’une clause de droit acquis fait l’objet d’un débat au sein du groupe parlementaire de la CAQ, qui est rassemblé à Gatineau pour deux jours.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a prié ses collègues de « faire attention avec ça ». La députée d’Iberville, Claire Samson, a exprimé sans détour son opposition à une « clause grand-père » même si elle permettait, par exemple, aux enseignantes portant un hidjab de demeurer en poste dans une école primaire ou secondaire du réseau public. « Dites-vous que chaque fois qu’on fait une loi, il y a un rêve quelque part qui est brisé », a-t-elle lâché dans un impromptu de presse, mercredi avant-midi.

M. Legault a dit se réserver le droit de décider de l’inclusion ou non d’une clause de droit acquis dans le projet de loi à venir. « Je vais écouter le caucus, puis je vais trancher », a-t-il averti.

Il a argué que la CAQ a déjà fait preuve de « compromis » en restreignant la portée de l’interdiction de port de signes religieux à « cinq groupes d’employés » et non pas à « tous les fonctionnaires ». D’ailleurs, le chef du gouvernement a rappelé son intention de ne pas soumettre les écoles privées subventionnées par l’État québécois à cette exigence, rappelant que plusieurs d’entre elles ont des liens durables avec « certaines religions ». « On a délimité un carré de sable. On n’a pas inclus les écoles. Est-ce qu’on aurait dû les inclure ? C’est discutable », a-t-il expliqué.

« Je comprends que certaines personnes sont racistes et qu’elles souhaiteraient interdire tous les signes religieux au Québec. Ce n’est pas le cas. Nous avons choisi un compromis. »

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François Legault quitte Paris satisfait

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Au terme de sa première visite officielle en France, le premier ministre du Québec, François Legault, s’est adressé mardi à un parterre de 350 personnes du monde des affaires et de l’économie. Sous les ors du palais Brongniart et devant un public visiblement conquis à l’avance, François Legault a répété le message essentiel de ce voyage : il veut donner une nouvelle impulsion économique aux relations entre la France et le Québec.

« La politique internationale du Québec prendra un virage résolument économique », a martelé le premier ministre. Alors qu’il précise qu’« il ne s’agit pas de soustraire quoi que ce soit, mais plutôt de faire plus et de faire mieux en bâtissant sur les fondations actuelles », le premier ministre n’hésite pas à parler d’une « politique agressive pour faire exploser les investissements des entreprises au Québec ».

Pendant que, pour l’occasion, une neige fine recouvrait exceptionnellement la capitale, le premier ministre s’adressait à un parterre prestigieux où l’on reconnaissait le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, l’ancienne ministre socialiste et candidate à la présidence Ségolène Royal, ainsi que plusieurs dirigeants d’Ubisoft, Michelin, Airbus et quelques autres. François Legault n’a pas hésité à évoquer son parcours personnel. « Je suis moi-même bien placé pour savoir que la France est un levier de développement exceptionnel. Elle a contribué à mon propre succès en affaires », a déclaré le premier ministre. Alors qu’il fondait la compagnie aérienne, Air Transat s’était taillé une place sur le marché en offrant des liaisons directes de Montréal vers Nice, Lyon, Toulouse et Bordeaux.

Du petit-lait

Un discours que plusieurs hommes d’affaires ont bu comme du petit-lait. Gérald Darmanin a rappelé que la France était déjà « le pays qui investit le plus au Québec » notamment parce que Montréal « abrite un écosystème exceptionnel en numérique et en intelligence artificielle ».

« Je ne peux que me réjouir d’un tel discours », nous a déclaré le vice-président de Michelin, Érik Grab. Sa compagnie a récemment acheté la multinationale de Magog Camso, qui fabrique des chenilles en caoutchouc pour les motoneiges et les engins agricoles, et elle a des employés dans 27 pays. Depuis l’an dernier, Michelin a aussi choisi Montréal pour organiser son sommet mondial de la mobilité durable, appelé Movin’On Labs. « Après la Californie, si on exclut Israël et la Chine, Montréal a certainement l’écosystème le plus intéressant pour ce type de développement, dit Érik Grab. Avec un gouvernement qui a cette volonté, ça ne peut qu’améliorer les choses. »

Le président de la Chambre de commerce de Paris, Dominique Restino, a dit littéralement « boire » les paroles du premier ministre. Il ne doute pas de la possibilité de doubler les échanges commerciaux entre le Québec et la France d’ici cinq ans, comme le souhaite François Legault. « Très sincèrement, quatre milliards, ce n’est rien. Les entreprises québécoises comprennent qu’elles ne peuvent pas se contenter du marché américain. Doubler les exportations me semble réaliste. »

Même son de cloche de Denis Langelier, un Québécois de la firme Pricewaterhouse qui a participé à la venue d’Ubisoft à Montréal en 1997. Selon lui, l’investissement étranger est particulièrement important pour les Québécois car, dit-il, « on manque vraiment de capital au Québec ».

Un Québécois à la Francophonie ?

Dressant le bilan de sa mission, François Legault a annoncé une mise à jour de la politique extérieure du Québec. Il a aussi déclaré s’être entretenu avec la nouvelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo. À cette dernière, comme au président Macron, il a expliqué l’importance qu’il accordait à la langue française et les tests de langue qu’il souhaitait imposer aux nouveaux arrivants avant qu’ils obtiennent la citoyenneté canadienne.

Avec la secrétaire générale, dont il avait soutenu l’élection contre la Canadienne Michaëlle Jean à Erevan en Arménie, le premier ministre a parlé « de la possibilité d’augmenter les échanges économiques avec l’Afrique ». François Legault croit même qu’« à long terme, la Francophonie peut devenir la locomotive du continent africain ». Concernant la rumeur persistante qui veut qu’un Québécois décroche le poste d’administrateur de l’OIF, le numéro deux de l’organisation, il affirme que nous serons fixés très bientôt.

Plus tôt, le premier ministre avait déjeuné avec le p.-d.g. de Soprema, Pierre-Étienne Bindschedler, et son collègue Richard Voyer de Drummondville, où l’entreprise fabrique des panneaux isolants. Il a aussi trouvé le temps de se rendre au siège social d’Air liquide, qui a 500 employés au Québec.

En soirée, le premier ministre québécois s’est envolé pour Davos, où il doit participer dès mercredi matin au Forum économique mondial. Un sommet déserté cette année aussi bien par Donald Trump que Theresa May et Emmanuel Macron.

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«Venez au Québec»: François Legault lance un appel aux entrepreneurs français

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Le premier ministre François Legault a exhorté mardi les entrepreneurs français à « venir au Québec », « porte d’entrée en Amérique du Nord ».

Un jour après l’opération de séduction du président français Emmanuel Macron, baptisée « Choose France » et vantant les mérites de la France auprès de chefs d’entreprises étrangères réunis au château de Versailles près de Paris, c’est dans la très symbolique Bourse de Paris que le numéro un québécois a réuni mardi midi 350 intervenants, dont de nombreux entrepreneurs.

« Je lance l’invitation aux entrepreneuses et entrepreneurs français. Vous voulez investir en maximisant les rendements et en diminuant les risques ? Il y a un nouveau gouvernement québécois prêt à vous accueillir à bras ouverts », a claironné M. Legault, en clôture d’une visite officielle de trois jours à Paris à l’accent économique, avant le Forum économique de Davos en Suisse.

« Nationaliste », mais non indépendantiste, M. Legault se présente comme l’exemple de la coopération « transatlantique », à l’image de la compagnie aérienne québécoise Air Transat, qu’il a fondée avec des associés français.

« Nous pouvons faire de la relation privilégiée » entre Paris et Québec un tremplin pour bâtir un « axe économique Québec-France », qui serait la tête de pont des marchés européen, à Paris, et américain, à Montréal, grâce au Traité de libre-échange nord-américain entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Répétant son mantra depuis le début de sa visite à Paris, M. Legault a dit vouloir « doubler » les échanges commerciaux entre les deux États, qui ne sont pas à la hauteur de leurs liens d’amitié étroits et de l’attraction que le Québec exerce sur de nombreux Français qui décident de s’y implanter.

Les échanges commerciaux plafonnent à moins de 5 milliards de dollars canadiens, soit moins de la moitié des échanges entre le Québec et le Texas, par exemple.

La menace Trump

Les États-Unis absorbent actuellement 70 % des exportations du Québec ; or « les menaces protectionnistes » accroissent la « nécessité de diversifier nos relations commerciales », a-t-il estimé en référence à la politique du président Donald Trump.

M. Legault a rencontré lors de son déplacement parisien « une trentaine de grandes entreprises », dont le p.-d.g. de L’Oréal, Jean-Paul Agon, et le patron de Fleury-Michon, Régis Lebrun.

Donald Trump et sa politique protectionniste sont « une très belle opportunité pour le Québec pour relancer les échanges avec la France », a confirmé Benjamin Cohen, vice-président de la société française Zalis, qui offre des conseils en stratégie et fusion. « Il y a de plus en plus de Français qui veulent acheter des entreprises au Québec », assure M. Cohen, qui représente Zalis à Montréal.

« Oui, il y a de très grosses opportunités au Québec, en particulier dans la haute technologie et l’intelligence artificielle », a-t-il déclaré à l’AFP.

« L’intelligence artificielle est un domaine particulièrement fécond », a renchéri dans un discours lors du déjeuner le ministre français de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, qui a dit croire en « une opportunité formidable d’augmenter encore nos échanges ».

« Montréal est la capitale mondiale de l’intelligence artificielle », assure Emmanuel François, président de SBA, une association française de promotion de la ville Intelligente.

« Il y a à Montréal une compétence, un bon terreau et une volonté. Et ça s’est accéléré avec la fuite des cerveaux due à l’arrivée de Trump », ajoute M. François, qui compte ouvrir une représentation au Québec « cette année ».

Attirés par « la philosophie de travail »

D’autres entrepreneurs, présents au déjeuner de mardi à la Bourse, ont souligné leur attirance pour « la philosophie de travail au Québec », comme le souligne Stéphane Desbat, de l’entreprise Luxendi, distributeur de composants électroniques pour l’éclairage durable.

« C’est plus accueillant. On n’a pas le sentiment d’avoir des tensions sociales. Il y a de vraies opportunités », ajoute M. Desbat, qui élabore un projet d’implantation au Québec.

« Le Québec est la première porte d’accès à l’Amérique. Et au Québec, c’est plus simple. Il y a une approche pragmatique », ajoute Bruno Chiaverini, directeur des relations internationales à la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le centre est de la France, qui compte « une centaine d’entreprises implantées au Québec ».

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Le gros bout du bâton à François Legault

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que François Legault joue franc jeu avec Justin Trudeau en lui présentant sa liste d’« épicerie », à savoir l’immigration, les compensations pour les demandeurs d’asile, les infrastructures, l’économie et la possibilité pour les Québécois de remplir une déclaration de revenus unique… et tout cela à la veille d’une campagne électorale fédérale

En ce qui a trait plus particulièrement à la déclaration de revenus unique, M. Legault ne s’est pas gêné pour alléguer que les conservateurs d’Andrew Scheer, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique se sont déjà exprimés pour cette demande de Québec. À cet effet, il est bon de rappeler que M. Trudeau s’est opposé en mai 2018 à une déclaration de revenus unique qui serait administrée par le gouvernement québécois, malgré le consensus de l’Assemblée nationale.

Quoique François Legault ait reconnu que l’introduction d’une déclaration de revenus unique gérée par le Québec occasionnerait des pertes d’emplois chez les fonctionnaires, il avance qu’on pourrait créer d’autres emplois « plus efficaces » pour des employés « qui font exactement la même chose » au fédéral comme au provincial, et tout cela pour une masse salariale de 500 millions de dollars en dédoublement.

À mon point de vue, le premier ministre du Québec détient « le gros bout du bâton » dans cette joute stratégique entre les deux ordres de gouvernement. La balle est maintenant dans le camp des libéraux fédéraux, qui ont tout avantage à se montrer à l’écoute des demandes du gouvernement Legault s’ils désirent accroître leur députation au Québec à l’automne 2019.

 

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Les bonnes intentions de François Legault

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François Legault a semblé surpris de ne recevoir aucune question des journalistes à l’issue de sa rencontre avec le président Emmanuel Macron à l’Élysée. Il se souvenait peut-être de l’époque où tout voyage d’un premier ministre québécois en France prenait des allures de psychodrame. Depuis que le général de Gaulle avait impliqué la France dans le débat sur l’avenir politique du Québec, on ne se demandait pas si un nouvel incident viendrait semer la zizanie au sein du triangle Québec-Paris-Ottawa, mais plutôt à quel moment il surviendrait.

Durant toute la visite, l’ambassadeur du Canada était sur les dents. On pesait chaque mot qu’avaient choisi d’utiliser le président de la République ou son premier ministre pour qualifier la relation entre la France et le Québec, afin de détecter un quelconque changement de ton.

Lundi, M. Macron a parlé d’un « lien historique privilégié », une expression qu’il aurait pu utiliser après une rencontre avec le chef d’une bonne moitié des États de la planète.

Personnellement, l’actuel président a sans doute plus d’affinités avec le postnationalisme de Justin Trudeau qu’avec l’autonomisme de François Legault, mais il y a déjà longtemps que toute la France s’est désintéressée de la question nationale québécoise, et pour cause.

À partir du moment où les Québécois semblaient eux-mêmes avoir tourné la page, la France n’avait aucune raison de continuer à indisposer un allié comme le Canada.

Les souverainistes québécois ont assisté à cet éloignement avec grande tristesse. Avec son tact habituel, Nicolas Sarkozy leur a donné un coup de pied en associant leur projet à du sectarisme. Jean Charest lui-même avait été embarrassé de cette outrance. M. Macron n’a peut-être aucune sympathie pour la cause indépendantiste, mais cela n’empêche pas l’élégance.

 
 

Certes, M. Legault a été reçu avec tout le décorum réservé aux chefs d’État et le ton du président était sans aucun doute amical, mais s’agit-il toujours de ce « lien magique » dont parlait l’ancien premier ministre français Manuel Valls ? En réalité, si la sympathie demeure, beaucoup de cette magie avait déjà disparu quand M. Valls l’évoquait.

D’ailleurs, le regard que les Québécois portent sur la mère patrie a également changé. On y pense encore avec une certaine nostalgie et nos artistes y rayonnent toujours, mais elle n’exerce plus le même attrait auprès de la jeune génération.

On comprend que la France souhaite attirer plus d’étudiants québécois : dans les années 1970, plus de 3000 d’entre eux étaient inscrits dans les universités françaises. Aujourd’hui, ils sont moins de la moitié, même s’ils bénéficient d’un traitement particulier qui leur permet de payer les mêmes droits que les étudiants français, sauf dans les grandes écoles.

En revanche, les jeunes Français ont pris d’assaut les universités québécoises, alors que les droits qui leur sont imposés ont été triplés par le gouvernement Couillard pour atteindre le niveau de ceux que doivent acquitter les étudiants provenant des autres provinces canadiennes. En 1982, on en recensait à peine 460. Il y en a maintenant 12 000, ce qui représente 40 % du contingent étranger.

 
 

On peut seulement se féliciter que M. Legault souhaite attirer plus d’immigrants français, même s’il projette une baisse générale de 20 % des seuils d’immigration.

Exiger la connaissance du français à l’entrée, comme le proposait le PQ, n’aurait sans doute pas permis au Québec d’accueillir un nombre suffisant d’immigrants, mais ne prendre en compte que les qualifications professionnelles, comme le préconisait la CAQ, rendrait la francisation encore plus problématique qu’elle l’est déjà. M. Legault semble l’avoir compris.

Il est vrai que les échanges commerciaux entre le Québec et la France demeurent très modestes compte tenu du cousinage dont ils se réclament. La géographie impose la prépondérance du voisin américain, mais il demeure étonnant que la France soit seulement notre troisième partenaire au sein de l’Union européenne, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne.

M. Legault n’est cependant pas le premier à vouloir intensifier les relations économiques avec la France. Depuis des décennies, tous les premiers ministres qui s’y sont rendus ont repris le même refrain. Dès l’ouverture de la Délégation générale du Québec à Paris en 1961, cela faisait partie de son mandat.

Avec le retour au pouvoir des libéraux en 2003, la dimension politique de la relation France-Québec s’est estompée. Bons et loyaux Canadiens, Jean Charest et Philippe Couillard se faisaient néanmoins fort de donner une « nouvelle impulsion » aux échanges économiques.

En mars 2015, M. Couillard avait dirigé une délégation comprenant cinq ministres et une cinquantaine de chefs d’entreprises. En compagnie du ministre français de l’Économie, un certain Emmanuel Macron, il avait assisté à la signature de 17 contrats ou ententes entre des entreprises québécoises et françaises. Ces accords étaient passablement modestes, mais M. Legault ne rapporte pour le moment que de bonnes intentions.

 

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Emmanuel Macron reçoit François Legault à l’Élysée

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Emmanuel Macron a reçu François Legault lundi à l’Élysée, avec l’ambition de renforcer « le lien historique privilégié » qui unit la France et le Québec, en particulier dans les domaines économique et commercial.

« C’est spécial pour un premier ministre du Québec de venir en France », a souligné M. Legault, homme d’affaires multimillionnaire, qui a débuté dimanche sa première visite en France depuis son arrivée au pouvoir en octobre.

Après avoir rencontré son homologue Édouard Philippe, il a eu un entretien avec Emmanuel Macron sur « l’agenda commun », notamment « l’attachement à la lutte contre les inégalités, en même temps » que la promotion d’« une économie mondiale productive et compétitive », selon le chef de l’État.

« On peut en faire plus ensemble » dans le commerce, alors que « la France demeure la porte d’entrée en Europe » pour les exportateurs québécois et que la « Belle Province » ouvre le marché nord-américain aux groupes français, a déclaré M. Legault dans une déclaration commune.

Il a indiqué dimanche, dans un entretien à TV5Monde, son ambition de « doubler » les échanges commerciaux entre Paris et Québec, qui plafonnent à moins de 5 milliards de dollars canadiens (3,3 milliards d’euros), la France n’étant que le troisième partenaire commercial du Québec au sein de l’Union européenne, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Le premier ministre doit réunir, mardi lors d’un déjeuner-conférence dans la très symbolique Bourse de Paris, des centaines de chefs d’entreprise à qui il doit vanter les mérites d’investir au Québec.

M. Legault a également insisté sur sa « responsabilité de protéger le français en Amérique du Nord », en soulignant la richesse des échanges culturels. La chanteuse française « Zaz fait un tabac chez nous », a-t-il souligné.

De Paris, le premier ministre doit ensuite rejoindre le Forum de Davos, en Suisse.

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