Problème québécois ou francophone? | Le Devoir

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Il semble donc que le Québec compte de deux à trois fois plus (selon les tranches d’âge) de cas de TDAH traités avec des médicaments que le reste du Canada. La question posée par une cinquantaine de pédiatres est la suivante : qu’y a-t-il de particulier au Québec ?

J’aurais bien aimé savoir si l’on observe le même genre d’écart entre les Québécois francophones et les anglophones. Si c’était le cas, cela voudrait dire que le problème est culturel et non territorial. Cela s’inscrirait également dans le prolongement d’une tendance déjà observée chez les francophones à moins valoriser l’éducation de leurs enfants et à moins s’impliquer dans celle-ci.

Les francophones aiment-ils moins leurs enfants que les autres ? J’en doute. Je constate cependant que nous sommes collectivement plus portés à déléguer plusieurs responsabilités au gouvernement. La preuve en est dans nos taux de taxation plus élevés qu’ailleurs, dans nos programmes sociaux comme les garderies d’État, dans l’assurance publique de médicaments, etc.

Quel lien peut-on faire entre ce modèle québécois et la surmédication des enfants ? Peut-être le même qu’avec nos vieux en CHSLD. L’empathie ne peut se déléguer à la machine étatique qui est, par définition, froide et impersonnelle.

Les Québécois francophones ont réussi à s’émanciper collectivement de leurs curés grâce à la Révolution tranquille et à un État fort qui est devenu avec les années, comme la religion d’autrefois, omniprésent et omnipotent. Peut-être sommes-nous allés trop loin, au point où nos aînés comme nos enfants en paient maintenant le prix. Le temps serait peut-être venu de revoir nos priorités et de soulager l’État de certaines responsabilités individuelles et familiales.

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L’Europe francophone | Le Devoir

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Je dois dire que je suis plutôt ambivalent quant aux propos que François Legault a tenus sur l’immigration européenne lors de sa visite en France. S’il sous-entend qu’il cherche une immigration « blanche », « chrétienne », « comme nous autres », je décroche. Mais si on laisse la chance au coureur et qu’on tient pour acquis qu’il n’y a pas de sous-entendu d’exclusion, alors pourquoi pas ?

Parce qu’en Europe, il y en a, des francophones : 136 millions, selon les chiffres de l’Observatoire de la langue française basés sur l’Eurobaromètre. C’est quatre millions de plus qu’en 2014. Ça représente 70 millions hors France.

Là-dedans, il y a 75 % des Belges qui parlent le français et 67 % des Suisses. En tout, 14 millions. Auxquels s’ajoutent 12 millions d’Allemands (15 % de l’Allemagne), 5 millions en Espagne (12 %), 11,5 millions d’Italiens (19 %), 3 millions de Néerlandais (19 %), 11 millions de Britanniques (16 %, oh yes) et 2,6 millions de Portugais (25 %).

En dehors de la France, l’Europe compte donc trois fois plus de francophones qu’il n’y a de Canadiens hors Québec. Les pays cités précédemment sont ceux qui ont des taux de francophones supérieurs à la moyenne des provinces canadiennes (10 %). En d’autres termes, le Rest-of-Canada compte autant de francophones que la Roumanie (2,3 millions, 12 % des Roumains). Quant à l’Autriche (1,1 million, 13 % d’Autrichiens), elle fait mieux que l’Ontario. Et que dire du Luxembourg : à 92 % francophone, il compte 550 000 parlants-français, ce qui n’est pas mal.

Autrement dit, le potentiel de recrutement de candidats francophones à l’immigration au Québec est plus qu’intéressant. Un bon nombre des pays cités précédemment ne sont pas membres de la Francophonie. En fait, il y a une bonne douzaine de pays officiellement francophones dont les scores évoquent la Nouvelle-Écosse ou la Saskatchewan. Quoiqu’on note une poche intéressante du côté de la Pologne, avec 950 000 francophones (2 % de la population).

Si le français est si prévalent en Europe, il y a là-dedans des questions de voisinage, mais aussi de culture et d’enseignement. Les Européens encouragent fortement les élèves à acquérir une deuxième langue étrangère. En tant que langue maternelle, le français est seulement troisième en nombre absolu en Europe (12 %) après l’Allemagne (16 %), l’italien et l’anglais (chacun 13 %, avant Brexit). Mais il est de loin la seconde langue la plus enseignée au secondaire — l’anglais est à 96 %, ensuite le français à 26 %, l’allemand à 17 % et l’espagnol à 13 %. En fait, on peut même argumenter que le français progresse actuellement en Europe parce que tout le monde parle déjà anglais. Quel est alors le 2e choix à privilégier ?

Les statistiques montrent que la langue française constitue un critère de sélection des immigrants valable pour l’ensemble de ce continent. Le gouvernement du Québec a de bonnes raisons de vouloir diversifier son immigration de source européenne. Maintenant que nous sommes en libre-échange avec l’Europe, des immigrants européens de partout seront les mieux placés pour aider les Québécois à développer leurs liens de commerce avec ce continent. À l’heure de l’Amérique trumpiste, cette diversification est un impératif.

En fait, j’irais même plus loin : si on élargit la réflexion et que l’on sort de l’Europe pour considérer la politique d’immigration du Québec, j’ai l’intuition que la langue est peut-être LA solution à nos enjeux d’intégration.

J’en prends pour preuve cette anecdote que m’a racontée Jean Dorion, ancien délégué général du Québec au Japon de 1994 à 2000. À son arrivée, il avait constaté que ses conseillers économiques parlaient tous l’anglais, mais pas le français. Il y a 600 000 Japonais qui parlent le français, mais tout le monde supposait alors qu’il ne pouvait pas y avoir de bon conseiller économique francophone au Japon. Quand un poste de conseiller s’est libéré, le DG a dit : « Faisons l’expérience. Exigeons le français comme critère d’embauche. » En me racontant l’histoire, Jean Dorion a admis qu’il avait même accepté l’idée qu’il devrait se contenter de candidats de second ordre. Or, c’est exactement le contraire qui s’est passé : ses candidats francophones étaient plus forts que ceux qui ne parlaient que l’anglais !

Moralité : peut-être que notre politique migratoire est basée sur des suppositions idiotes qui sont fausses. Manquera-t-on de bons candidats si on exige la maîtrise du français ? Et si c’était le contraire ? Ayons le front de dire : on ne prend que des candidats qualifiés en français, point barre. Reconnaissons qu’un Chinois, une Allemande, un Laotien, une Marocaine, un Polonais, une Nigérienne, un Sénégalais, une Rwandaise qui se sont donné la peine de maîtriser le français démontrent plusieurs qualités que tous les recruteurs recherchent. On réglerait peut-être ainsi la moitié de nos problèmes d’intégration. Et on s’apercevrait peut-être même qu’on n’a pas besoin de baisser les seuils d’immigration.

 

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Des chiffres qui reflètent bien la réalité de la population francophone de l’Ontario

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Réplique au texte « L’Ontario compte-t-il vraiment 600 000 francophones ? », de Charles Castonguay, publié le 8 janvier dans Le Devoir

Tel un métronome, Charles Castonguay annonce la mort des communautés francophones de façon régulière depuis au moins 40 ans. Et pourtant, surprise, elles sont encore là ! Serait-ce une faille dans ses méthodes de calcul ? La communauté francophone de l’Ontario a considérablement évolué depuis le rapport de la commission Laurendeau-Dunton en 1969 et l’adoption de la Loi sur les services en français, en 1986. En conséquence, la méthode de calcul de son effectif, utilisée par le gouvernement de l’Ontario, ne permettait plus de refléter son évolution, sa diversité et surtout sa vitalité. C’est donc pour exprimer la nouvelle réalité de cette francophonie vibrante et plurielle que je suis fier d’avoir recommandé en 2009 à la ministre (déléguée, à l’époque) des Affaires francophones l’adoption d’une nouvelle méthode de calcul des francophones, avec la définition inclusive de francophone, ou DIF.

Cette méthode, dérivée de l’outil développé par Statistique Canada pour l’étude post-censitaire « Étude sur la vitalité des minorités de langue officielle », est non seulement plus inclusive que celle qui la précède, mais tient compte de cette frange active et participative de la communauté francophone en Ontario.

Elle est calculée à partir d’une combinaison de trois questions du recensement général de la population qui concernent la connaissance de la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance des langues officielles. Selon cette définition inclusive, sont francophones en Ontario les personnes qui ont le français en tant que langue maternelle, seule ou avec une autre langue ; qui ont une langue non officielle comme langue maternelle et qui, des deux langues officielles, ne connaissent que le français ; qui ont une langue non officielle comme langue maternelle, qui connaissent le français et l’anglais et qui parlent soit une langue non officielle soit le français, seul ou avec une autre langue, à la maison.

Il s’agit de bien refléter la réalité en prenant en compte le dynamisme de la population francophone de l’Ontario, car la DIF est un outil essentiel pour les instances publiques quant à la planification de la prestation des services publics en français. Contrairement à la méthode préconisée en 1969 par la commission Laurendeau-Dunton, la DIF capte le nombre d’utilisateurs potentiels de services en français en Ontario plus fidèlement, et ainsi elle permet au gouvernement d’affecter les ressources appropriées aux bons services, aux bons endroits.

Utilisateurs potentiels de services

Cela étant dit, un service public livré dans la langue de la minorité dépasse la simple interaction entre gouvernements et citoyens. En effet, il contribue à la vitalité des communautés et communique le message aux Franco-Ontariens, Franco-Manitobains, Anglo-Québécois, par exemple, que leur langue est importante et possède une valeur sociale, économique et culturelle, ce qui contribue à sa préservation et, au-delà, à son évolution, en phase avec la vie quotidienne de ses locuteurs.

L’Ontario n’est pas la seule province à avoir adopté une telle méthode de calcul. Le Manitoba, l’Île-du-Prince-Édouard et maintenant le gouvernement fédéral misent tous sur une définition plus inclusive pour dénombrer les utilisateurs potentiels de services dans la langue de la minorité.

La vieille méthode de calcul n’est absolument plus pertinente aujourd’hui. Retourner en arrière comme le propose Charles Castonguay, avec un cadre de définition vieux de 50 ans, équivaudrait à demander à toute la société d’être jaugée et évaluée en fonction des normes et valeurs des années 1960. La francophonie canadienne s’est enrichie de nouveaux membres qui ont apporté leurs aspirations, leur vitalité et leurs accents francophones. L’immigration et l’exogamie sont deux réalités qui n’avaient pas autant de poids il y a 50 ans et qui doivent être considérées aujourd’hui. Devrait-on se questionner sur l’intégration au sein de la francophonie de ressortissants canadiens originaires de Haïti, du Liban ou encore du Maghreb ? Peut-on les considérer comme « moins » francophones, moins Franco-Ontariens, moins Québécois, ces gens qui font usage du français tous les jours et qui maîtrisent et parlent en plus une autre langue à la maison ? L’enseignante originaire du Togo qui enseigne le français dans une école de Rimouski, Hearst ou Lethbridge est-elle « moins » francophone que ses élèves parce qu’elle parle aussi le mina à ses enfants à la maison ? Le Québec et le Canada pourraient-ils aujourd’hui se passer de l’enrichissement social, culturel et économique que lui apportent ces communautés ?

Évidemment que non. Il est donc insensé de penser que les paramètres évoqués dans la commission Laurendeau-Dunton puissent être encore d’actualité. Les francophones en Ontario sont bien au nombre de 622 415.

Il ne faut jamais oublier que derrière les analyses, derrière les chiffres, il y a du vrai monde qui veut participer et contribuer à un projet social ouvert, inclusif, prospère et dynamique. Un gouvernement, une société ne peuvent se permettre en 2019 d’adopter des politiques exclusives. Comme l’a démontré la mobilisation de tous ces gens, francophones et anglophones, ainsi que l’appui de tout le Québec au cours des derniers mois pour dénoncer les coupes infligées à la communauté franco-ontarienne, nous devons, en incluant les décideurs publics, miser sur ce qui nous unit et nous fait avancer, et rejeter catégoriquement tout ce qui exclut, sépare, isole ou retranche derrière des murs réels ou imaginaires.

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2021 Francophone Games could cost taxpayers seven times more than expected

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The Francophone Games could cost taxpayers seven times more than expected.

The Moncton-Dieppe bid was selected to host the 2021 Games — considered the biggest sporting and cultural event in the French-speaking world — based on a $17-million budget submitted back in 2015.

But Radio-Canada has learned the request for funding by the Games’ organizing committee, first submitted to government back in April, is for $130 million, raising questions about whether hosting the games in New Brunswick is still a viable option.

The municipalities of Moncton and Dieppe were supposed to contribute $750,000 each, with the rest of the money split evenly between the federal and provincial governments.

But various levels of government are now saying they might not be able to afford the difference.

New Brunswick’s Progressive Conservative government said it was shocked to find out the price tag when it took office.

« To our surprise, there were no funds approved in the budget for the Games, » said Louis Léger, Premier Blaine Higgs’s chief of staff.

« We were incredibly surprised.

Louis Léger, chief of staff to Premier Blaine Higgs, said the province is concerned about the inflated price tag. (CBC)

Léger said he is not ready to say the Games are in jeopardy, but he is unsure where the funds will come from.

« We have to recognize New Brunswick is a small province, » he said, leaving the ball in the court of the federal government.

But Ottawa said it will not contribute more than 50 per cent of the cost of running the Games.

« We’re obviously worried by the potential cost, » said Intergovernmental Affairs Minister Dominic LeBlanc.

« It’s important now for New Brunswick to assume its responsibility, and we’ll be an important partner in the Games. »

Intergovernmental Affairs Minister Dominic LeBlanc said he can’t imagine Moncton-Dieppe won’t host the 2021 Francophonie Games. (CBC)

LeBlanc said the federal government could pay 50 per cent of the new costs but, according to federal policy on funding for international sporting events, it would not go beyond more than half the overall price tag.

The minister said he is looking forward to continuing discussions with the province.

« I can’t imagine the provincial government would give up on the Games, » he said.

« I can’t imagine the Francophonie Games wouldn’t take place in New Brunswick in 2021. »

No false pretences

The $17-million bid was based on a suggested financial framework in the International Organization of the Francophone Games guide, explained Eric Larocque, executive director of the 2021 Games organizing committee.

The $130-million price tag, he explained, is the full business plan, which the committee wasn’t required to submit as part of its bid.

In contrast, the City of Sherbrooke, Que., who also made a bid to host the games and lost, had a $50-million business plan as part of its application.

Larocque rejected the idea the committee won its bid under false pretences but agreed it would have been « the right thing to do » to submit the business plan from the get-go.

Eric Larocque, executive director of the 2021 Games organizing committee, said the committee wasn’t acting under false pretences when it submitted its $17-million bid. (CBC)

« Of course, yes, » said Larocque. « But it was not asked from us, so we didn’t.

« There were some volunteers, and there were some public servants. I’m not here to pinpoint or to blame somebody. It was a group decision, and that’s it. »

Larocque said he could not provide details about what items were part of the business plan, short of confirming a request for infrastructure was made.

When Moncton won the bid, the city said « the beauty » of its bid was that it already had all the infrastructure required — referring to the stadium at the University of Moncton and the new Avenir Centre — and there wouldn’t be any costs associated with that.

Officials from the International Committee of Games of La Francophonie met with Moncton-Dieppe officials and organizations to talk about bid for 2021 games in the 2015 file photo. (Jennifer Choi/CBC)

Larocque said governments could decide to provide only a portion of the money requested by the organizing committee.

« I don’t think we’re going to lose the Games. They need to talk and to find a solution, » he said.

« We’re going to do the best with the money we’re going to get. »

He said the funds would have to be approved by January for the committee to be on schedule.

The City of Moncton said it approved a financial contribution of $750,000 toward the Games, as part of its 2017 budget deliberations, and that no further request for funding has been made to the city by the local organizing committee.

The province meanwhile remains concerned.

« We inherited this situation, » said Léger. This worries us to the highest degree. To see that such an important event had not been as well planned as it should have…

« It’s a 664 per cent increase. It’s not just forgetting a small element of the project. »

Since they were created in 1989, the Games have been held in Morocco, France, Lebanon, Ivory Coast, Madagascar and Niger.

Canada last hosted the event in 2001 when it was held in Ottawa and Gatineau, Que..

The Games are expected to draw 4,000 visitors to the Moncton area in 2021.

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Francophone Conservatives defend rearranging of French language services

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Paul Demers laughs when asked if it’s been tough to be a Conservative and a Francophone in the week and a half since the Ford government’s rearranging of French language services.

« It’s been tough for 20 years, » says the Sudbury native, now based in Toronto.

« The one thing I like to challenge back to a lot of people who say ‘You gotta pick our side. You can’t be a Progressive Conservative and a Francophone at the same time.’ I dispute that. I’d much rather be inside the tent than outside the tent. »

He says he understands why Franco-Ontarians were outraged when the fall economic statement this month shelved a planned French-only university and cut the officer of French Language Commissioner.

« I think the Francophone community’s reaction was appropriate since it felt like a double slap in the face, » says Demers.

« I think the Francophones need to look at this not only with their hearts, but with their minds. »

A ‘flexible Doug Ford’

Demers says he feels the university plan needs to be re-worked, so it does more to address a shortage of Francophone lawyers, nurses and teachers.

He also worries that the Franco-Ontarians who are organizing protests this weekend are putting « a lot of energy in something people don’t understand. »

Demers says changing the position of the languages commissioner, which is now going to be part of the provincial ombudsman’s office instead of being cut, doesn’t mean that Franco-Ontarians won’t be served in their language at hospitals and drivers license bureaus. 

« Life is not going to change for Francophones, » says Demers.

He also thinks Francophones should recognize that this is the first time since the Conservatives took power that we have seen a « flexible Doug Ford » when he decided to reverse some of the changes, as well as restore the Ministry of Francophone Affairs.

« He’s saying ‘Ok, you know what? I got the message. I’m listening and I may need a history lesson,' » says Demers.

Yvan Genier was the Progressive Conservative candidate in Timmins in the 2018 Ontario election. (Erik White/CBC )

Yvan Genier, who ran for the PCs in Timmins this past election, says he’s also felt torn between his political and cultural identities.

« You know as much as my emotions would lead me into wanting what all the other Franco-Ontarians want, I still have to be realistic. We are so low on money, we have to cut somewhere, » he says.

Genier remembers being part of the protests in the 1990s pushing for a French language college in Ontario and is happy to see the Franco-Ontarian community becoming politically active, whether he agrees with them or not. 

« I’m glad that they’re doing this, that we’re doing this, » he says.

But Genier says he does worry that too much protesting could erode the empathy English speakers have for the French community at the moment.

« The Anglophones aren’t against us right now, but we can’t be greedy, » says Genier. 

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Au Québec de financer une université francophone en Ontario

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Tout le Canada français s’entend : la décision du gouvernement Ford d’annuler le projet d’université francophone et de supprimer le Commissariat aux services en français constitue une attaque frontale contre la nation canadienne-française. Le Québec, seule province majoritairement francophone, ne peut se contenter de critiquer publiquement le gouvernement ontarien. Nous avons le devoir moral de soutenir les francophones hors Québec, et des mesures concrètes s’imposent.

Notre proposition est donc simple : le Québec devrait financer l’installation d’un campus d’une université à charte québécoise à Toronto, afin de remplacer le projet d’Université de l’Ontario français, et financer en partie la mesure en haussant les droits de scolarité des étudiants ontariens au Québec.

Cette mesure pourrait s’inscrire dans les compétences provinciales québécoises, dans la mesure où ce nouveau campus d’une université québécoise permettrait de raffermir les échanges entre les deux provinces, en plus de fournir une formation compatible avec le marché du travail du Québec. D’ailleurs, avant de déménager son école à Gatineau, le Barreau du Québec a longtemps maintenu une école à Ottawa, preuve qu’il y a déjà eu un précédent d’institution scolaire québécoise en Ontario.

Il est dans l’intérêt du Québec de promouvoir la francophonie à l’échelle canadienne. D’ailleurs, la province offre déjà aux Canadiens hors Québec de payer les frais scolaires des Québécois lorsqu’ils s’inscrivent dans un programme universitaire de littérature française ou d’études québécoises, subventionnant ainsi indirectement la francophonie à l’échelle canadienne.

Défendre nos compatriotes

Une intervention financière du Québec forcerait le gouvernement Ford à se positionner sur la véritable question. S’il s’oppose à un projet entièrement financé par le Québec, il démontrera que sa mesure vise à nuire aux Canadiens français et qu’elle n’a aucune logique budgétaire. Si, au contraire, il plie et accepte de financer l’université ou même d’accepter un projet québécois, nous aurons atteint notre objectif de défense de nos compatriotes.

Certains Québécois s’opposeraient sans doute à une telle velléité de financer les études en français en Ontario, en arguant que les impôts des Québécois doivent servir à améliorer l’éducation au Québec et non dans la province voisine. Nous leur répondons que le meilleur moyen de défendre le français au Québec est précisément de le promouvoir partout dans le monde, et particulièrement dans une province contiguë avec laquelle nous sommes particulièrement intégrés économiquement.

Une telle mesure pourrait également être financée en partie par une augmentation des droits de scolarité des étudiants ontariens dans les universités québécoises anglophones. En effet, nombreux sont les Ontariens qui viennent étudier dans le réseau universitaire anglophone du Québec pour bénéficier des droits de scolarité moins élevés qu’en Ontario. Par exemple, les frais scolaires annuels pour un baccalauréat en génie en Ontario représentent en moyenne plus de 12 500 $, alors que, pour un Ontarien, ils représentent environ 7600$ au Québec. Il en est de même pour la grande majorité des programmes, y compris la gestion, les sciences pures, l’informatique, la médecine et le droit.

En somme, ces deux mesures permettraient de favoriser l’épanouissement de la francophonie canadienne et de développer davantage de liens économiques et culturels entre les communautés francophones du pays. Elles auraient aussi le mérite d’envoyer un message politique clair au gouvernement ontarien : nous n’abandonnerons pas les francophones hors Québec.

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Federal minister blasts Ontario Tories over cuts to francophone services

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A federal Liberal cabinet minister is blasting the Ontario government’s decision to eliminate spending on francophone initiatives from the province’s budget.

In a letter that was sent Friday and obtained by the Star, Official Languages Minister Mélanie Joly expressed what she described as her “sincere disappointment” at the provincial Progressive Conservatives’ move to eliminate the office of the French language services commissioner and to scrap plans for a French-language university.

Mélanie Joly, federal minister of official languages and La Francophonie, described the Ontario government’s budget cuts as “devastating decisions that will have a lasting impact on the more than 600,000 Franco-Ontarians and the more than 7.9 million francophones across Canada.”
Mélanie Joly, federal minister of official languages and La Francophonie, described the Ontario government’s budget cuts as “devastating decisions that will have a lasting impact on the more than 600,000 Franco-Ontarians and the more than 7.9 million francophones across Canada.”  (Sean Kilpatrick / THE CANADIAN PRESS FILE PHOTO)

Premier Doug Ford’s government revealed the cuts Thursday in its fall economic update. The Tories said they were necessary in order to reduce costs and address what the party says is a $15-billion deficit left behind by the previous Liberal government.

“These are devastating decisions that will have a lasting impact on the more than 600,000 Franco-Ontarians and the more than 7.9 million francophones across Canada,” Joly wrote in the letter addressed to Caroline Mulroney, Ontario’s minister responsible for francophone affairs.

Joly said the promotion of the French language is “central to our common approach of supporting our two official languages and defending the rights of minorities in Canada,” and warned that eliminating the commissioner’s position and abandoning plans for the university “will have severe consequences on the vitality of the Franco-Ontario community and the Canadian Francophonie.”

Joly requested a meeting with Mulroney “as soon as possible” to discuss the issue.

The previous Ontario Liberal government created the office of the French language commissioner in 2007. Its mandate is to ensure the rights of citizens and obligations of the government are respected according to the French Language Services Act. François Boileau has held the position since its inception. In the fiscal year of 2017-18, his office fielded 315 complaints or requests for information.

The Tories didn’t immediately say how much the province will save by closing the office, but in prior years its annual budget was about $1.2 million.

In 2017, a planning board also convened under the Ontario Liberals recommended the creation of a new French-language university in Toronto, at an estimated initial cost of $83.5 million that would be split equally between the provincial and federal governments.

In the run-up to the Ontario election in June, Ford’s PC party committed to following through with establishing the school.

The Tories argue that the elimination of the French language commissioner won’t result in a reduction of services because the position’s duties will be rolled into the office of the provincial ombudsman.

“The work that the commission did will continue; linguistic rights will be protected. Ontarians will continue to have an independent government office to come to make complaints if they have any,” Mulroney told Radio-Canada in an interview conducted in French on Friday.

“There will be an independent agent — the ombudsman — who is like the commissioner currently, who will study these complaints and produce reports if they wish.”

In a Facebook post, Mulroney’s parliamentary assistant Amanda Simard, the MPP for Glengarry-Prescott-Russell, acknowledged Franco-Ontarians were “concerned” about the loss of the commissioner. But she stressed that the office’s functions will “remain independent under the governance of the ombudsman.”

The Progressive Conservatives’ decision to cut spending on francophone initiatives made few headlines in the mainstream Ontario press this week, but drew sharp criticism in Quebec, where the move was seen by many as an attack on minority language rights.

Quebec Premier François Legault has pledged to raise the issue with Ford when the pair meet at Queen’s Park on Monday.

With more than 622,000 francophones in the province, Ontario is home to the largest such population in Canada outside of Quebec. Francophones make up roughly 4.7 per cent of the province’s population, according to the commissioner’s office.

Ben Spurr is a Toronto-based reporter. Reach him by email at bspurr@thestar.ca or follow him on Twitter: @BenSpurr

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