le bon pH, gage de futures bonnes récoltes

[ad_1]

AU JARDIN CE WEEK-END – L’acidité d’un sol est un critère déterminant de fertilité. Les tests colorimétriques, que l’on trouve dans le commerce, offrent une précision suffisante pour la terre d’un jardin.

La végétation étant à l’arrêt, l’hiver est la saison idéale pour se pencher sur le sol de son jardin et tenter de remédier aux difficultés, plus ou moins récurrentes, rencontrées la ou les années précédentes. Ce peut être, la prolifération excessive de certaines herbes dites mauvaises, des cultures qui «rendent mal» au potager ou encore des arbustes ou des massifs qui végètent en dépit des bons soins que vous leur apportez. Sachez que l’origine de ces maux peut tenir en deux lettres: pH ou «potentiel hydrogène». Autrement dit un manque ou, à l’inverse, un excès d’acidité de votre sol.

L’assimilation des minéraux (azote, phosphore, potassium, magnésium, oligo-éléments) dont se nourrissent les plantes est en effet directement conditionnée par la quantité d’ions hydrogène (H +) présents dans votre terrain. Certains végétaux, dits acidophiles, comme le rhododendron, la bruyère ou le camélia, ont de gros besoins en acidité, donc en ions H + (qui sont en fait des protons), quand d’autres y sont quasiment allergiques (viorne, cornouiller).

Risque de carence

Mais il s’agit de cas extrêmes. Pour donner la pleine mesure de son potentiel, un sol de jardin doit, en fait, être légèrement acide à neutre, avec un pH compris entre 6 et 7 (de 1 à 7 le milieu est acide, de 7 à 14 il est basique ou alcalin), car c’est dans cette fourchette que les nutriments sont le mieux absorbés par la plupart des plantes et que le risque de carence ou d’exposition à certains parasites est minimisé.

C’est ainsi qu’un sol trop basique a pour effet de bloquer l’assimilation du fer chez les plantes sensibles à la chlorose (jaunissement des feuilles) comme certains rosiers, le fraisier ou l’hortensia. Ou de faciliter l’apparition de certaines bactéries pathogènes comme celle qui provoque la gale de la pomme de terre. De son côté, un sol trop acide peut fragiliser des cultures comme l’ail, l’oignon, le céleri et surtout les choux qui, en dessous d’un pH de 6,5, deviennent sensibles à un champignon parasite, la hernie (Plasmodiophora brassicae).

Comment mesurer le pH

La méthode la plus simple et la plus économique consiste, dans un premier temps, à observer la flore spontanée de votre jardin car certaines plantes sont de bons indicateurs. La présence de pâquerettes (Bellis perennis) dont les délicats tapis de fleurs blanches illuminent votre pelouse au printemps, mais aussi de renoncule rampante (Renonculus repens) ou d’oseille sauvage (Rumex acetosela) signifie que votre sol est acide.

D’autres, à l’inverse, comme le mouron rouge (Anagallis arvensis), la centaurée (Centaurea jacea) ou la renouée liseron (Polygonum convolvulus), à ne pas confondre avec le liseron, sont le signe d’un milieu basique. La géologie entre bien évidemment en ligne de compte: les sols issus de roches-mères schisteuses ou granitiques (Bretagne, Vendée, Massif central…) sont à dominante acide, tandis que les terrains situés sur un sous-sol calcaire (Champagne, Bassin Parisien, Causses…) sont principalement basiques.

Vinaigre et bicarbonate

La présence de pâquerettes signifie que votre sol est acide.
La présence de pâquerettes signifie que votre sol est acide. Tauralbus sous licence CC

Pour valider ce diagnostic rapide, prélevez plusieurs échantillons de terre en différents points de votre jardin, mélangez-les dans un récipient et versez-y du vinaigre blanc. Si des petites bulles de gaz carbonique (CO2) se dégagent de la solution, cela signifie que votre sol contient du calcaire et qu’il est donc alcalin. S’il ne se passe rien, confectionnez un second mélange dans lequel vous ajouterez, cette fois, du bicarbonate de soude dissous dans de l’eau. Si un dégagement de CO2 se produit, cela veut dire que votre terrain est acide. Enfin, si votre sol ne réagit ni au vinaigre ni au bicarbonate, vous pourrez en conclure qu’il est neutre.

Maintenant, si vous voulez connaître plus précisément la valeur de votre pH, en vue notamment de le corriger, vous pouvez utiliser des bandelettes de papier pH, imprégnées d’indicateurs colorés, que l’on trouve facilement dans le commerce.

Les moyens d’y remédier

En sol acide, il est recommandé d’épandre, du fait de leur richesse en calcium, les cendres de votre cheminée ou de votre poêle à bois. Vous pouvez également incorporer à la fin de l’hiver du maërl ou du lithothamme, du calcaire broyé, des scories potassiques (si vous en trouvez…) ou encore de la chaux éteinte, de formule Ca (OH)2. Respectez scrupuleusement les doses indiquées afin de ne pas modifier brutalement l’équilibre de votre sol. Plus le pH est bas (et donc l’acidité élevée) et plus la correction devra se faire par étapes en l’échelonnant s’il le faut sur plusieurs années. Procédez ensuite à des apports d’entretien pour maintenir le pH au niveau voulu. À noter qu’en sol argileux, la baisse de l’acidité rendra celui-ci moins collant et donc plus facile à travailler.

Pour bleuir, les hortensias ont besoin d'acidité et d'aluminium.
Pour bleuir, les hortensias ont besoin d’acidité et d’aluminium. 81951095/aquaphoto – stock.adobe.com

En sol basique, l’apport régulier de tourbe (préférable à la terre de bruyère du commerce à la qualité souvent médiocre), en quantité suffisante, est indispensable. C’est notamment le cas si vous voulez implanter une roseraie ou déguster de bonnes fraises au printemps. Procédez également à des pulvérisations, ou à des arrosages, de chélate de fer pour prévenir tout risque de chlorose. Si vous voulez cultiver des plantes très acidophiles (pH 4,5 à 5,5) comme le camélia, l’azalée ou le rhododendron, vous devrez carrément ôter la terre d’origine pour la remplacer par un mélange de tourbe, de terre neutre et de sable non calcaire. Sauf si vous habitez dans les Landes ou en Sologne, où les terrains, de type podzolique, sont naturellement très acides. Enfin, pour faire bleuir hortensias et hydrangéas, il vous suffit de descendre le pH en dessous de 6 en incorporant dans le sol de l’ardoise pilée ou des sels d’aluminium. Mais le plus simple consiste sans doute à habiter en Bretagne ou sur les plateaux du Limousin!

• Cet article est une version actualisée de celui paru le 17 janvier 2014.

Vos rendez-vous «jardin» à ne (surtout) pas manquer

• 26-27 janvier: fête des plantes «Mimosalia», sur le thème de l’«intelligence des arbres», village médiéval, Bormes-les-Mimosas (Var)

• Du 9 au 17 février: exposition-vente d’orchidées Vacherot & Lecoufle, Parc floral de la Source, Orléans (Loiret).

• Du 14 février au 11 mars: 7e exposition «Mille et une orchidées», grande serre du Jardin des Plantes, Paris.

• 16 février: Conférence «Jardiner au naturel: des solutions existent», espace Jean Vautrin, Bègles (Gironde).

• Jusqu’au 28 février: exposition «Jardins d’hiver», Domaine de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher).

• Du 28 février au 3 mars: Salons «Piscine & jardin» et «Ma maison mes envies», Parc Chanot, Marseille (Bouches-du-Rhône).

• Du 2 au 4 mars: 560e foire aux arbres et aux plantes, Lisieux (Calvados).

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

La doudoune, un gage de style et de tendance

[ad_1]

EN IMAGES – Inspirée des blousons teddys, avec des imprimés de bande dessiné ou à motif camouflage, la veste matelassée est un indispensable de la saison.

On la retrouve aussi bien sur les podiums que dans la rue, au format XXL ou ajustée, la doudoune revient sur le devant de la piste. Les marques de luxe – notamment Dior avec son modèle inspiré des blousons teddys – incorporent cette pièce hivernale dans leurs collections les plus avant-gardistes. Moncler s’offre même des collaborations avec de grands artistes, tel que Hiroshi Fujiwara, qui la repense et la redéfinit.

Quant aux enseignes comme Zara et Uniqlo, elles en font une pièce phare de la saison. La tendance du sportswear y est pour beaucoup car la notion de confort devient de plus en plus importante.

Pratique dans une valise, la doudoune est la compagne idéale lors des voyages. Néanmoins, elle ne remplacera pas un manteau ou un caban pour le chic et l’élégance, mais un modèle fin peut facilement se glisser dessous. Dans ces cas-là, il est préférable d’opter pour du noir ou du bleu marine.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس