Explorator, l’agence qui mixe Tourisme et Géopolitique

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Le spécialiste du voyage en immersion distille dans ses circuits des décryptages géopolitiques. Un pari «nécessaire», selon son Pdg Hervé Tribot La Spière, qui affirme avoir une «mission citoyenne».

«C’est une façon de mieux comprendre pour mieux aimer», martèle Hervé Tribot La Spière, Pdg du groupe Explorator, spécialiste des voyages en immersion, qui poursuit le développement de sa marque Géopolis dédiée aux voyages géopolitiques. «Nous travaillons dans 85 pays. Or aujourd’hui, la communication avec le monde est à portée de clavier. Ce qui touche les terres les plus extrêmes nous impacte», affirme le dirigeant, qui a lancé Géopolis avec le Israël et la Palestine, puis transformé l’essai avec une aventure reliant la Corée du Nord et la Chine, puis exploré le Liban, le Brésil, la Russie, le Japon…

En 2019, un nouvel itinéraire remonte «la route de la soie à l’envers», partant du Pirée en Grèce devenu port d’entrée de la Chine en Europe, traversant la Méditerranée jusqu’à Suez, puis remontant jusqu’à la péninsule du Musandam en mer d’Oman, et le Pakistan. «Cela reste du tourisme, mais saupoudré de décryptages géopolitiques afin de mieux connaître la société, les menaces, les opportunités, les alliances des pays que l’on traverse», affirme Hervé Tribot La Spière.

Pêle-mêle monté pour le catalogue 2019 des voyages Géopolis.
Pêle-mêle monté pour le catalogue 2019 des voyages Géopolis. Hervé Tribot La Spière

Un avant-goût de l’aventure

«C’est quand même plus positif que d’être un simple touriste prédateur, consommateur!», s’exclame ce passionné de voyages et de défis, qui veut donner à Explorator, «une mission citoyenne pour aider à alimenter la réflexion des uns et des autres.»

Avant le départ, des conférences donnent un avant-goût de l’aventure, comme celle dispensée il y a quelques semaines par un spécialiste de la corne de l’Afrique, Richard Labévière, journaliste écrivain, ancien rédacteur en chef pour RFI et la revue Défense des auditeurs de l’IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense Nationale), qui accompagnera le voyage à Djibouti en décembre.

«Ancienne possession française, Djibouti est indépendant depuis 1977. Ce balcon sur un des axes commerciaux majeurs du monde attire bien des convoitises», a-t-il expliqué. «Les Français ne sont plus seuls, tout le monde est présent: Allemands, Américains, Japonais. Et Djibouti est un des maillons stratégiques du pharaonique dessein chinois sur la planète…». Sur place, les voyageurs découvriront aussi les «richesses culturelles et anthropologiques des Afars et des Issas», les empreintes d’Arthur Rimbaud et d’Henry de Monfreid, les paysages de brousse, de volcans et de plages sur le golfe d’Aden.

Le Pakistan, la Nouvelle-Zélande et Haïti en 2019

Le Pakistan, la Nouvelle-Zélande, Haïti et un redéploiement en Chine sont les grandes nouveautés du catalogue 2019 d’Explorator qui, depuis sa création en 1971, n’a de cesse d’inventer de nouveaux chemins du tourisme à l’écart des itinéraires de masse. «Aller en Mauritanie pour ne voir que le désert est l’exemple caricatural de ce qu’il ne faut pas faire!», tempête Hervé Tribot La Spière, qui veut emmener les voyageurs explorer l’extrême sud du pays où serpente le fleuve Sénégal et son littoral de plus de 700 kilomètres ouvert sur l’Atlantique.

L’homme a toujours un pied en l’air. «Notre force est le ressourcement de contenu. Nous sommes des producteurs de voyages. Il faut aller sur place, pour s’imbiber du terrain, ressentir les choses», souligne Hervé Tribot La Spière, qui suit plus volontiers les recommandations du bureau des Affaires étrangères britannique (le Foreign Office) que celles du Quai d’Orsay.

Avec lui partent des petits groupes de huit participants au plus, qui déboursent chacun 4500 euros en moyenne pour des séjours de 9 à 30 jours. On s’étonne que sa clientèle soit âgée de 60 à 80 ans en moyenne. Mais «La curiosité est le moteur de la vitalité des gens. La plupart ont déjà bien roulé leur bosse. Et ce que nous leur proposons, c’est le voyage d’une vie», conclut le Pdg, mû par un principe: «Il faut tout voir quand on visite un pays».

Depuis 2017, le groupe Explorator rassemble les marques Explorator, Ikhar (service sur-mesure), Géopolis et Korè (service culturel). Renseignements sur le site: www.explo.com

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Michaëlle Jean, un choix géopolitique

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Michaëlle Jean a perdu mardi l’appui du Canada et du Québec dans sa quête d’un deuxième mandat à titre de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’annonce faite à la veille du XVIIe Sommet a pour ainsi dire scellé sa défaite.

Il serait facile de l’attribuer uniquement à ses dépenses controversées, un boulet que Mme Jean traîne depuis des mois, mais d’autres calculs, qui la dépassent largement, motivent le choix des membres de l’OIF.

Si la France a mis tout son poids en mai dernier derrière la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, c’est entre autres parce que Paris veut rétablir les ponts avec le Rwanda. Si l’Union africaine (UA) a appelé ses membres l’été dernier à appuyer Mme Mushikiwabo, ce n’est pas étranger au fait que son pays occupait la présidence de l’UA et que le continent tient à récupérer la direction d’une des rares organisations internationales où il est majoritaire.

Mme Jean, elle, veut que les leaders réunis dans la capitale arménienne examinent son bilan avant de faire leur choix vendredi à huis clos. Elle espère toujours que sa feuille de route saura convaincre : stratégies économique et numérique, soutien à l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes, appui à l’éducation des filles et à la formation professionnelle… Des réalisations souvent au diapason de la politique étrangère canadienne, ce qui explique en partie pourquoi Ottawa défendait Mme Jean jusqu’à tout récemment.

Mais le Canada invoque maintenant la tradition du consensus autour du secrétaire général de l’OIF pour justifier son ralliement au choix du continent africain. En fait, le Canada ne pouvait se permettre un affrontement avec l’Afrique. L’annonce a toutefois été faite à la dernière minute, laissant la forte impression qu’on a pris du temps à soupeser les enjeux et qu’on a manqué d’antennes diplomatiques pour sentir le vent.

Le gouvernement Trudeau n’a toujours pas de politique d’engagement en Afrique et il n’y a rouvert aucune des ambassades fermées par le gouvernement Harper. Le Canada espère peut-être atténuer la déception des pays africains en se rangeant derrière leur consensus à l’OIF, mais il faudra davantage pour s’assurer leur appui dans la course à un siège au Conseil de sécurité des Nations unies. Il faudra démontrer que ce continent compte.

Toute l’attention accordée à la relation canado-américaine depuis près de deux ans semble avoir siphonné l’air du ministère des Affaires étrangères et d’une partie du bureau du premier ministre. Il est temps d’y voir car, pour ce qui est de l’Afrique, la vision fait défaut et on attend toujours une politique à la mesure de ce continent.

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