Le gouvernement Legault sauvera-t-il les régions?

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François Legault a promis de mettre les régions au coeur de ses politiques. Les régions l’ont cru et ont porté son parti au pouvoir. Qu’en est-il maintenant ?

Il existe, depuis trop longtemps, un « Québec des oubliés », délaissé par les gouvernements successifs : fermeture de services publics comme les écoles primaires et les dessertes par train et autobus, coût du transport aérien exorbitant, départ de caisses populaires, dépérissement des centres-villes, déclin des villages, désertification médicale, culturelle et alimentaire, perspectives d’avenir bloquées pour les jeunes, une qualité de vie qui se désagrège, des milieux de vie en déshérence, des communautés qui se sentent dépossédées.

Tous ces problèmes sont bien connus et font régulièrement l’objet d’études et de rapports déprimants suivis de discours politiques vertueux promettant les correctifs qui s’imposent. Or, les actions déterminantes se font toujours attendre.

Cette fracture n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’évolutions économiques et sociales telles l’industrialisation et l’urbanisation accélérées depuis les années 1950, que des choix politiques ont consolidées et conduites vers toujours plus de concentration sur les pôles de Montréal et de Québec. Ce qui a eu pour conséquences le dépeuplement et la spirale de la dévitalisation des territoires hors des grands centres et de leurs zones d’influence.

Cette situation, qui nourrit un profond sentiment d’incompréhension et d’abandon chez les élus locaux et les populations concernées, appelle à un nouveau contrat territorial entre l’État, les grandes villes et les régions.

« Soyons novateurs et osons », clame le premier ministre Legault. Oser notamment sur le plan économique pour créer de l’emploi et de la richesse afin de combler l’écart avec l’Ontario et s’affranchir de la péréquation nationale. Mais la performance économique d’une nation ne tombe pas du ciel par les seules incantations et pèlerinages d’un chef d’État, tout homme d’affaires accompli qu’il fut dans une autre vie. Il y a un écosystème, un milieu novateur à mettre en place, en amont de l’initiative économique, pour susciter des projets d’entreprises.

Quant au bien-être et à l’épanouissement social et culturel de la population, l’effort économique seul ne suffit pas. Des politiques « audacieuses » sont requises pour donner accès à tous les territoires aux services publics et ainsi garantir l’égalité des chances.

Ce qui suppose une vision de développement qui englobe toutes les régions du Québec, et une territorialisation de l’action publique pour que soient prises en compte les spécificités de chaque milieu. C’est ici que se tient la véritable audace du gouvernement.

Des réalités émergentes

Des évolutions récentes dans les domaines technologique, économique et écologique donnent lieu à de nouvelles logiques de localisation chez les entrepreneurs, les travailleurs et les familles. La dématérialisation de l’économie, la révolution numérique, l’essor du télétravail, les nouvelles organisations du travail, la quête d’une meilleure qualité de vie, invitent à porter un regard nouveau sur les petites villes et les villages en région comme lieux de vie et de travail. Des territoires situés hors des grands pôles urbains peuvent être des endroits où on a envie de vivre, de produire et de travailler, où on est contents d’habiter.

Par ailleurs, les dysfonctionnements des grandes villes (pollution, congestion routière, coût de l’habitation et des espaces de bureau, insécurité et criminalité, stress de la vie quotidienne…) sont de plus en plus oppressants. Un phénomène d’exode urbain apparaît.

Ce contexte confère un potentiel d’attractivité nouveau aux régions désormais vues comme des lieux désirables et viables pour les entreprises et les familles.

Le redéploiement économique et démographique en dehors des agglomérations de Montréal et de Québec se concrétisera dans la mesure où l’État acceptera d’accorder les investissements appropriés pour doter les régions des atouts nécessaires à l’occupation et à la vitalité des territoires, soit des infrastructures, des équipements et des services publics accessibles à tous.

Il faut créer un environnement attractif pour les entreprises et les familles en région. Si l’économie est mondialisée, la production est localisée et à ce titre doit bénéficier d’une politique publique d’accompagnement adaptée aux besoins et aux attentes des entrepreneurs, des travailleurs et des familles. Une politique qui se décline sur la base de plusieurs paramètres : quatre modes de transport efficaces, disponibilité et formation de la main-d’oeuvre, Internet haut débit et téléphonie cellulaire, structures locales de développement et programmes de financement, services aux familles (éducation, culture, santé, sports et loisirs, administration publique, services de proximité, protection et mise en valeur des patrimoines naturels, bâtis et immatériels, etc.).

Dans cette démarche, l’aménagement du territoire est appelé à jouer un rôle de premier plan au service des grandes orientations gouvernementales d’occupation, de vitalité et de cohésion des territoires.

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Salaire minimum: QS veut connaître les intentions du gouvernement caquiste

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Québec solidaire (QS) exhorte le gouvernement caquiste à dévoiler ses intentions sur l’éventuelle hausse du salaire minimum, qui doit avoir lieu en mai.

En entrevue avec La Presse canadienne, samedi, le député solidaire de Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, a rappelé qu’il était nécessaire de révéler la nature de la hausse plusieurs mois à l’avance pour que les entreprises puissent se préparer en conséquence.

Généralement, dit-il, le gouvernement annonce ses couleurs au mois de décembre, mais cette fois-ci, la Coalition avenir Québec (CAQ) est restée muette.

QS en a profité pour réitérer sa revendication de hausser le salaire minimum à 15 $, la seule solution qui permettrait aux travailleurs vulnérables de subvenir à leurs besoins, selon le parti.

Ce serait encore plus avantageux dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, a ajouté M. Leduc.

Le député solidaire n’a pas voulu dire quelle hausse serait acceptable, mais il a mentionné l’exemple de l’Ontario, où le salaire horaire minimum est à 14 $. En ce moment, le salaire minimum au Québec est à 12 $.

En campagne électorale, la CAQ s’était opposée à la hausse du salaire minimum à 15 $. Le premier ministre François Legault, à l’époque chef de la CAQ, disait craindre que cette mesure nuise à l’emploi.

En entrevue avec le quotidien Le Devoir en décembre dernier, le ministre du Travail Jean Boulet s’était dit « très sensible » à la question du salaire minimum, mais il semblait fermer la porte à l’option du 15 $ l’heure.

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Le gouvernement Legault apporte des ajustements au registre des armes à feu

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Le gouvernement Legault a accepté d’apporter des ajustements au registre des armes à feu pour réduire les irritants administratifs dénoncés par les chasseurs.

Les changements toucheront le numéro unique de l’arme, sa longueur et la durée de déplacement nécessitant d’en informer les autorités. Ces changements correspondent précisément aux demandes faites par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.

« Ce qu’on veut faire, c’est simplifier l’application [du registre] », a expliqué la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, mercredi matin. Elle était alors accompagnée du grand patron de la Sûreté du Québec, Martin Prudhomme, de la porte-parole du collectif PolySeSouvient, Heidi Rathjen, et du directeur de la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec, Alain Cossette.

Quand est venu son tour au micro, ce dernier n’a pas caché que malgré les changements, il espérait toujours voir le registre un jour aboli.

Or la ministre a été très claire à cet égard. « Le registre est là pour rester », a-t-elle dit. « Il n’est aucunement question de l’abolir. »

Le PQ et QS d’accord

Le chef du deuxième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale, Pascal Bérubé, salue les « assouplissements » qui seront apportés au processus d’inscription des armes à feu. À ses yeux, l’établissement d’un registre « plus facile d’utilisation » constituera un « gain » pour les chasseurs des quatre coins du Québec. « On a trouvé des accommodements qui permettent d’atteindre l’objectif, mais en ayant une sensibilité aux demandes des chasseurs. […] C’est une avancée importante », a-t-il déclaré en marge du caucus du PQ à Sainte-Agathe-des-Monts. « C’est une amélioration du registre qui ne remet pas en question son fondement », a-t-il ajouté.

Le chef intérimaire du PQ appelle les Québécois à enregistrer leurs armes d’ici le 29 janvier prochain, et ce, même si tous les « assouplissements » promis ne seront pas tous en vigueur. « La seule position responsable, pour un parlementaire, c’est d’inviter nos citoyens à respecter la loi », a affirmé M. Bérubé.

Du côté de Québec solidaire aussi, les changements ont été bien accueillis. « Je suis satisfait que Mme Guilbault ait respecté la volonté populaire, le Québec tient à son registre », a déclaré le député solidaire responsable de la sécurité publique, Alexandre Leduc. « Je suis content surtout d’avoir entendu la ministre Guilbault dire que le registre était là pour rester. »

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Les premiers pas du gouvernement Legault

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Au terme de ses 100 premiers jours, on regarde aller le gouvernement Legault comme des parents surveillent les premiers pas de leur progéniture : tantôt encouragés, tantôt craintifs.De façon générale, la démarche n’est pas trop hésitante. Un peu plus de trois mois après les élections générales, c’est presque un sans-faute qu’ont accompli le premier ministre, son entourage et ses ministres. La transition récente a été plus facile que celle vécue sous le Parti québécois en 2012 ou celle du Parti libéral en 2014. Pas mal donc, pour un parti largement constitué de néophytes.

Ainsi, la lune de miel pourrait durer, même si certains dossiers risquent de s’envenimer rapidement : Autochtones, environnement et régions, notamment. Avec son ton plutôt bon enfant, son pragmatisme et son franc-parler, le premier ministre semble bien en phase avec les électeurs. Il n’a certes pas l’éloquence de ses mentors, au premier chef celle de Lucien Bouchard. Il s’exprime parfois laborieusement et sa vision n’est pas parfaitement articulée. Mais, heureusement, il n’a pas non plus l’arrogance qu’on percevait chez Philippe Couillard. « On doit éviter de regarder de haut, avec mépris, les inquiétudes légitimes de la population », disait-il lors de son discours d’ouverture. Après des années à se faire sermonner par les libéraux, c’est avec soulagement que les Québécois vivent cette alternance.

Le gouvernement de la CAQ n’a pas pour objectif de sortir de la classe canadienne comme le souhaite le PQ, de s’y fondre comme le PLQ ou d’y renverser les pupitres comme QS, mais il veut être le premier de la classe, ce qu’il nous promet pour un de ces jours lointains, lorsque le Québec ne recevra plus de péréquation. Un élève modèle donc, mais qui n’hésite pas à rabrouer le fédéral dans le dossier des trains de VIA ou celui de la santé et des ultimatums de la ministre Petitpas Taylor. Ça ne règle rien sur le fond, mais ça défoule !

C’est ailleurs que ça craint. Notamment à l’égard de certaines de ses promesses électorales, faites parfois à la hâte, dans le seul but de se distinguer des autres partis. Qu’importe si le nombre de 40 000 immigrants à accueillir sort de nulle part : on a dit 40 000 et on y tient. C’est qu’il y a, pour François Legault, quelque chose comme la promesse suprême : la promesse de tenir promesse. Dans le but d’en finir avec le cynisme, la désillusion si bien installée dans le paysage politique depuis 2003. Alors, à ce seuil tu tiendras comme aux Saints Évangiles. Puis, tu iras de l’avant avec le cannabis à 21 ans et le 3e lien à Québec. Amen, sous le crucifix de l’Assemblée nationale, qui n’est d’ailleurs pas près de bouger.

Sur la scène internationale, l’entrée de François Legault s’est faite sans heurts, à la faveur d’un sommet de la Francophonie auquel il a décidé, avec raison, de participer en tant que premier ministre désigné en octobre dernier. Pour boucler la boucle, à la suite du départ de Michaëlle Jean et de l’élection de la Rwandaise Louise Mushikiwabo comme secrétaire générale, il lui revient de s’assurer que le Québec obtienne le poste d’administrateur, celui de numéro deux de l’Organisation. Bientôt, il se rendra à Davos discuter avec les maîtres du monde et ensuite, normalement, en France. À l’heure des gilets jaunes, Il sera en bonne position pour expliquer au président Macron qu’il vaut mieux, pour conserver la confiance de ses concitoyens, adopter des politiques publiques destinées à l’ensemble de la population plutôt que de donner le sentiment de gouverner au seul profit des plus fortunés.

Une mise en garde s’impose cependant : que la promesse du premier ministre de donner aux relations internationales du Québec un « accent qui va être beaucoup plus commercial pour promouvoir nos exportations » ne se fasse pas au détriment des autres missions. Ce qui signifie assumer, à l’image de tous ses prédécesseurs depuis la Révolution tranquille, la doctrine Gérin-Lajoie concernant le prolongement externe de nos compétences internes. Le Québec a un rôle à jouer sur la scène mondiale, particulièrement en Francophonie et en France, étant donné son statut qui, dans l’un et l’autre cas, dépasse celui d’une simple province. Cette responsabilité inclut certes l’économie, mais aussi l’éducation, l’environnement, la culture, la langue française et, oui, la diplomatie. C’est avec toutes ces dimensions en tête que le premier ministre devrait désigner le prochain délégué général ou la prochaine déléguée générale du Québec dans la Ville Lumière. Certainement pas en ne pensant, par exemple, qu’aux investisseurs de l’émission Dans l’oeil du dragon.

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Accueil de la réfugiée saoudienne: «une victoire nette pour le gouvernement Trudeau»

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Fortement médiatisée, l’arrivée en sol canadien de la jeune ressortissante saoudienne Rahaf Mohammed al-Qunun — que la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, est elle-même venue accueillir à l’aéroport de Toronto samedi — a suscité de nombreuses réactions, tant élogieuses que critiques. Et bien qu’il soit encore trop tôt pour évaluer les répercussions à long terme de ce battage médiatique, certains analystes estiment déjà qu’au-delà du geste humanitaire, cela pourrait permettre au gouvernement libéral de gagner des points auprès de la population canadienne en ce début d’année électorale.

« C’est une victoire nette pour le gouvernement de Justin Trudeau, souligne le rédacteur en chef du magazine Global Brief et chercheur associé à la chaire Raoul-Dandurand, Irvin Studin. Comprenez-moi bien, ce n’est pas surprenant de la part du Canada, mais dans une perspective électorale, c’est un geste qui, une fois médiatisé, fait très bien paraître le parti au pouvoir. »

« C’est un geste très concret sur le plan humanitaire, renchérit le professeur d’histoire des relations internationales à l’Université de Montréal Samir Saul. [Qui plus est] qui s’inscrit en ligne directe avec l’image que désire projeter le Canada [tant son gouvernement que sa population] sur la scène internationale. En ce sens, il s’agit d’une décision politique à fort impact. »

Relations tendues

D’autant plus que, selon ce spécialiste du monde arabe, la forte attention médiatique accordée à la jeune réfugiée de 18 ans risque d’envenimer les relations déjà tendues entre le Canada et l’Arabie saoudite. Encore plus si elle persiste au cours des prochains jours.

« Si les choses se calment, on pourra reléguer l’événement à la sphère du privé, mais si ça se poursuit — et c’est mon intuition —, ça revient un peu à jeter de l’huile sur le feu », affirme-t-il.

À terme, cela pourrait même, selon lui, inciter Riyad à rompre le contrat d’exportation de blindés de 15 milliards de dollars qui lie toujours les deux États.

« Ultimement, c’est peut-être même ce que le gouvernement Trudeau souhaite, avance Samir Saul. Après tout, ce contrat [signé en 2016] est tout ce qu’il reste entre les deux pays et il place le Canada face ses contradictions. Trudeau a été très critiqué, tant sur la scène internationale qu’à l’intérieur du pays, pour cette décision. Après, il ne peut pas rompre ce contrat lui-même, mais il ne serait sans doute pas malheureux qu’il disparaisse. »

Un avis que ne partage toutefois pas la conjointe de Raïf Badawi, celle-ci ne craignant pas que les récents événements ne détériorent encore davantage les relations diplomatiques entre les deux pays — et nuisent par le fait même à la cause de son mari. « Je suis contente pour elle. Je suis vraiment fière du Canada aussi, a indiqué à La Presse canadienne Ensaf Haidar. C’est ça, les pays démocrates. »

Parcours

Rappelons que Rahaf Mohammed al-Qunun a fui vers la Thaïlande la semaine dernière, disant vouloir échapper à sa famille violente. Elle s’est fait connaître sur les réseaux sociaux grâce à une campagne lancée depuis sa chambre d’hôtel de Bangkok, où elle s’était barricadée. Le mot-clic #SaveRahaf a rapidement fait le tour du monde.

Après un branle-bas de combat du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le premier ministre Justin Trudeau a finalement annoncé vendredi que le Canada lui ouvrirait ses portes, et elle est arrivée à Toronto le lendemain.

Entre-temps, une campagne de sociofinancement a été lancée afin de faciliter sa réinstallation en sol canadien. Plus de 10 000 $ avaient déjà été amassés en fin de journée dimanche.

Avec La Presse canadienne

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Le gouvernement est plus disposé à discuter avec les syndicats, dit la FTQ

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Si le gouvernement Legault a fait campagne en martelant qu’il ne voulait pas gouverner pour les grands lobbys, dont les syndicats, la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) estime que les caquistes sont beaucoup plus ouverts à discuter avec eux que les libéraux.

« À date, on a une écoute, contrairement à ce qu’on pouvait penser. On pensait qu’on partirait en bataille demain matin, mais à date, on a une bonne réception de la part du gouvernement. Le gouvernement veut nous parler », a souligné le président de la FTQ Daniel Boyer.

« Avec les libéraux, il y avait moins de discussions. Ils étaient moins ouverts au dialogue social. Ils prenaient leurs décisions et ils nous mettaient devant le fait accompli », a renchéri le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Lors d’une conférence de presse tenue dimanche à Montréal, dimanche matin, MM. Boyer et Cadieux ont fait le point sur les dossiers prioritaires de la centrale syndicale pour l’année à venir.

Au terme de rencontres avec le premier ministre François Legault et plusieurs de ses ministres, la FTQ s’est dite encouragée sur plusieurs de ses chantiers, notamment sur les clauses de disparité de traitement et la mise à jour du régime sur la santé et sécurité au travail. La CAQ aurait assuré qu’il s’agissait de dossiers prioritaires pour eux.

M. Boyer a admis que le gouvernement était encore dans une période de « lune de miel », mais il souhaite laisser la chance au coureur pour l’instant.

« On a un mot important à dire et on va continuer à le dire. On souhaite le dire à des tables de discussions où on va faire avancer des dossiers au lieu de le faire debout dans la rue. Et s’il faut le faire debout dans la rue, on va le faire », a-t-il soutenu.

Cap sur l’environnement

Dans ses autres priorités de l’année, la FTQ a l’intention de faire pression sur la CAQ pour qu’elle amorce une réelle transition énergétique, mais en accompagnant les travailleurs.

M. Cadieux a affirmé que les employés de certains secteurs polluants, dont les raffineries et la cimenterie, étaient conscients que leur emploi n’existera peut-être plus dans 25 ans. Et selon lui, ils sont prêts à entamer ce virage avec l’aide du gouvernement.

« Nos gens sont conscients que ça va arriver, puis ils ne veulent pas se faire dire une semaine avant : » Écoutez, on a décidé qu’on ferme la « shop » parce qu’on est plus capables de vendre nos affaires ; on émet trop de gaz à effet de serre « », a-t-il expliqué.

« On sait que ça va arriver. Si ça va arriver dans deux ans, trois ans, quatre ans, cinq ans, c’est là qu’on doit s’en préoccuper. »

Selon lui, le Québec peut maintenir des emplois en développant de nouveaux secteurs plus verts et en changeant les procédés pour qu’ils soient moins polluants.

« On sait qu’on doit s’en aller vers une électrification des transports. Pourquoi ne pas construire des autos électriques ici au Québec ? », a-t-il suggéré.

Élections fédérales

La FTQ entend également interpeller les partis fédéraux, qui devraient tomber en campagne électorale à l’automne. Elle prévoit discuter avec les partis d’environnement, mais aussi d’assurance-emploi.

Selon la FTQ, les libéraux ont un peu amélioré le régime d’assurance-emploi, mais il reste de nombreux problèmes, notamment pour les travailleurs saisonniers.

« Ça prend une réforme globale. Le monde du travail s’est transformé et la Loi sur l’assurance-emploi n’est plus adaptée », a plaidé M. Cadieux.

D’après les chiffres de la centrale syndicale, moins de 50 pour cent des travailleurs et travailleuses qui perdent leur emploi se qualifient pour recevoir des prestations d’assurance-emploi.

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Le «gouvernement des régions» à l’épreuve

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Le gouvernement caquiste de François Legault passait le cap cette semaine de ses 100 premiers jours au pouvoir. En campagne électorale, la CAQ a formulé plusieurs promesses pour les régions, ne manquant pas de hausser les attentes. Maintenant que le jeune gouvernement a dépassé cette barre symbolique, l’heure est au bilan, tout en gardant un oeil sur les dossiers chauds à venir.

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Le gouvernement caquiste s’attaque à des enjeux controversés

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Fort de sa victoire circonstancielle, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) se trouve désormais aux prises avec deux dossiers particulièrement sensibles. Il s’agit de l’immigration internationale et de la laïcité. Voyons en quoi.

Au cours de la campagne électorale, sans que l’on sache sur quels critères il allait se baser, François Legault annonçait qu’il allait plafonner le nombre d’immigrants admis en 2019 à 40 000, alors que la planification du gouvernement libéral avait fixé un seuil variant entre 49 000 et 53 000 personnes pour la même année. Démagogie populiste ou analyse sérieuse des besoins et capacités d’intégration du Québec ?

Déposé le 5 décembre, son Plan d’immigration 2019 annonce des coupes dans chaque catégorie d’immigration : immigration économique (entrepreneurs, travailleurs autonomes et investisseurs), regroupement familial, immigration humanitaire.

Déjà, on remarque des incongruités. Puisque la CAQ clame que le Québec a besoin de main-d’oeuvre, pourquoi ne pas avoir sabré chez les investisseurs qui fuient le Québec dès qu’ils le peuvent ? Et pourquoi avoir avoué seulement après la campagne électorale qu’on aurait recours aux travailleurs temporaires ? C’est-à-dire à ce programme fédéral qui facilite la transition de travailleurs immigrants à la résidence permanente, mais pas pour les travailleurs à bas salaire et non qualifiés ? Deux poids, deux mesures.

En annonçant un test des valeurs et de possibles expulsions, ce qui va beaucoup plus loin, François Legault […] s’était pris les pieds dans le tapis. On parle maintenant d’évaluation. Mais rien n’est précisé dans ce domaine. Déjà le 20 septembre, la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées ou immigrantes (TCRI) s’engageait à une mobilisation sans précédent et à créer des « zones sanctuaires de protection » pour les personnes touchées. […] On peut espérer que le ministre Jolin-Barrette saura protéger la réputation nationale et internationale du Québec en fermant le dossier des expulsions qui, de toute façon, relèvent du fédéral.

La laïcité : un enjeu historique

La laïcité est un dossier inachevé depuis des décennies et n’a rien à voir en soi et en principe avec l’immigration. Mais le contexte international a fait en sorte que, depuis les années 2000, les gouvernements ont dû faire face à des filières religieuses rigoristes, minoritaires, mais politiquement actives partout sur la planète, un problème à propos duquel aucun État démocratique ne peut se voiler la face.

Appuyé par l’opinion publique, le gouvernement caquiste entend interdire le port des signes religieux aux personnes en position de coercition (juges, policiers, gardiens de prison, etc.) et en position d’autorité (enseignants), tout en maintenant le crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale à titre d’objet patrimonial important : une première incohérence flagrante. Car qu’entend-on par patrimoine dans le cas d’un crucifix introduit par le premier ministre Maurice Duplessis dont le nationalisme canadien-français et conservateur a marqué la période de la Grande Noirceur ?

Cet automne, une manifestation a eu lieu dans les rues de Montréal pour dénoncer le « racisme de la CAQ ». Les représentants de Solidarité sans frontières, de l’Association des travailleurs et travailleuses temporaires, des Voix juives indépendantes, etc., ont fustigé l’abaissement des seuils d’immigration, le test des valeurs, l’expulsion en cas d’échec, le projet de laïcité qui interdirait le port des signes religieux. Pour la porte-parole Safa Chebbi (une féministe « décoloniale » à la française, portant haut le symbole politique du hidjab, et membre fondatrice de la Table de concertation contre le racisme systémique), les déclarations de François Legault ont suscité la peur parmi les immigrants. L’argument de la peur n’est pas nouveau. Il a été utilisé lors de la proclamation de la Charte de la langue française, du référendum de 1995 et de la charte des valeurs, entre autres.

Certains persistent à répéter que ce sont les structures et les organisations de l’État qui doivent être laïques et non pas les personnes. Rappelons-le, cette différenciation entre structures de l’État et personnes en poste a été contestée par l’éminent sociologue Guy Rocher […]. Certains intellectuels et militants associatifs, provenant eux-mêmes des minorités ethnoculturelles, n’acceptent pas davantage cette distinction nébuleuse.

Dans les débats qui s’annoncent, on pourra réentendre l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité, le Mouvement laïque québécois ou Pour les droits des femmes au sein desquels militent des Québécois et Québécoises de culture musulmane et laïques. Nombreux en effet sont les citoyens et analystes qui ont constaté le retour du féminisme islamiste et du voile islamiste dans leurs pays d’origine et qui témoignent de l’expansion de l’idéologie wahhabo-salafiste dans la société québécoise. Car la société québécoise n’est pas un isolat à l’abri des courants de pensée internationaux. Elle est interconnectée et à ce titre concernée par ce qui se passe ailleurs.

Ce n’est ni avec la démagogie populiste de gauche ni avec celle de droite que l’on pourra traiter ces dossiers chauds.

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La CSN presse le gouvernement Legault de maintenir les seuils d’immigration

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La Confédération des syndicats nationaux (CSN) presse le gouvernement de François Legault de renoncer à réduire les seuils d’immigration. La pénurie de main-d’oeuvre qui sévit au Québec commande plutôt le maintien du nombre d’immigrants accueillis, estime le président de la centrale syndicale, Jacques Létourneau.

Statistique Canada a annoncé vendredi matin que le taux de chômage s’était établi à 5,6 % au Canada en 2018, le taux le plus faible observé depuis des décennies. Ce constat est de nature à plaire aux syndicalistes.

Alors qu’il présentait, vendredi matin, les priorités de la CSN pour la nouvelle année, Jacques Létourneau s’est réjoui de cette statistique tout en envoyant un message au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).

« Évidemment, c’est une bonne nouvelle. […] Mais ça pose des défis éminemment importants », a-t-il commenté, en citant la pénurie de main-d’oeuvre observée au Québec au cours des derniers mois. « On sait que le gouvernement Legault a été élu sur la baisse des seuils d’immigration. […] Mais dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, on pense qu’on devrait faire le contraire : ouvrir les frontières et mettre en place les bonnes conditions d’intégration à la société québécoise et aussi surtout en emploi. »

La CSN entend d’ailleurs organiser un colloque dédié à l’enjeu de la pénurie de main-d’oeuvre à la fin de février. Les autres organisations syndicales, les associations patronales et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, y ont été invités, a précisé M. Létourneau.

Quelques tuiles

En 2019, la CSN poursuivra sa campagne en faveur d’un salaire minimum de 15 $ de l’heure, mais elle s’inquiète aussi des emplois « de qualité » qui sont menacés. La fermeture éventuelle de Sico, la décision de Via Rail de rejeter la proposition de Bombardier pour le renouvellement d’une partie de sa flotte et les difficultés du chantier maritime Davie sont des enjeux préoccupants auxquels le gouvernement doit s’attaquer, estime M. Létourneau.

« Évidemment, ce sont différents cas de figure et il n’y a pas une seule solution qui s’applique. Quand le siège social de Sico est déménagé aux États-Unis depuis des années et que la décision se prend à Pittsburgh, c’est un peu difficile pour le gouvernement d’intervenir », a-t-il reconnu. « Par contre, quand le gouvernement annonce des crédits d’impôts aux entreprises, comme le patronat le réclame à tue-tête depuis des années, peut-on poser des conditions pour que les entreprises réinvestissent dans les entreprises pour renouveler les équipements et la formation de la main-d’oeuvre ? »

L’environnement

La CSN a aussi identifié l’environnement parmi ses priorités pour 2019. « Disons que jusqu’à maintenant, il n’y a rien de bien convaincant dans la façon dont la CAQ gère le dossier environnemental », a commenté Jacques Létourneau.

La CSN presse le gouvernement de respecter les cibles de réduction des gaz à effet de serre qui avaient été fixées pour 2020 et de favoriser le mouvement de transition vers des énergies plus vertes.

Mais Jacques Létourneau n’est pas prêt à condamner le forage de 30 puits à l’ouest de Gaspé dans le cadre d’un projet d’exploitation pétrolière commerciale, dont faisait état Le Devoir vendredi.

« C’est un débat qui n’est jamais simple dans le mouvement syndical parce que qui dit forages, pétrole, gaz naturel et barrages, dit création d’emplois », a-t-il reconnu. « Et souvent, il s’agit d’emplois plus payants que ceux dans le secteur du commerce où les gens sont payés au salaire minimum. Donc, l’équilibre du développement durable est toujours un objectif à maintenir, mais minimalement, le principe de l’acceptabilité [doit être mis de l’avant]. »

L’année 2019 sera aussi marquée par plusieurs négociations puisqu’une centaine de syndicats de la CSN devront renouveler leurs conventions collectives tant dans le secteur manufacturier que dans ceux des communications et du commerce de détail. Deux dossiers en particulier seront dans la mire de la CSN, soit celui des agents correctionnels fédéraux et le dépôt, à l’automne, des demandes syndicales dans le cadre des négociations dans le secteur public.

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QS demande au gouvernement Legault de mieux encadrer le travail temporaire

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Québec solidaire demande au gouvernement Legault de mieux encadrer le travail temporaire dans la province.

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, dit avoir écrit au ministre provincial du Travail, Jean Boulet, à ce sujet.

La formation politique affirme qu’un encadrement accru du travail temporaire est nécessaire dans le contexte où le nouveau gouvernement caquiste baissera les seuils d’immigration dès l’an prochain et qu’il pourrait faire appel à plus de travailleurs étrangers temporaires pour pallier l’actuelle pénurie de main-d’oeuvre, et ce, dans de nombreux secteurs économiques.

« Ce sont des gens qui n’ont pas beaucoup de droits et il faut absolument améliorer leur situation », déclare M. Leduc, en entrevue à La Presse canadienne.

Le député solidaire demande notamment un meilleur encadrement des agences de placement pour que celles-ci permettent à un travailleur qui occupe un emploi temporaire dans une entreprise d’accéder à un poste régulier auprès du même employeur.

M. Leduc réclame aussi qu’une personne puisse être inscrite dans deux agences à la fois et dans le même domaine d’emploi, et que les clauses de non-concurrence en vigueur dans certaines agences rendant cela impossible soient abolies.

« On imagine que le besoin est toujours présent, alors pourquoi placer une personne de manière temporaire et si un poste ouvre, on ne peut pas l’engager à cause d’une clause ? », questionne l’élu.

Les travailleurs temporaires étrangers pourraient également bénéficier d’un meilleur accès à la francisation, tout comme à une syndicalisation, argue M. Leduc.

Il dit faire confiance au ministre Boulet pour que celui-ci fasse avancer le dossier, notamment en travaillant avec ses collègues du cabinet, dont le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.

« S’ils veulent répondre à la pénurie de main-d’oeuvre par ce chemin-là, ils doivent être conséquents et il faut qu’ils élargissent les droits de ces personnes-là », conclut l’élu.

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