Comment «aider» Haïti aujourd’hui? | Le Devoir

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Il faut aller au-delà des seules réponses dictées par la nouvelle crise humanitaire en cours en sachant fort bien qu’il n’est pas évident qu’Haïti pourra s’en sortir. Il n’est pas certain que le type d’aide internationale que ce pays reçoit lui soit vraiment utile. Bien des gens en doutent et certains ont démissionné.

Trois constats s’imposent : premièrement, le pays n’a eu la tête hors de l’eau que grâce à la coopération internationale ; deuxièmement, le pays ne s’appartient pas, car 90 % de son financement provient de l’extérieur ; troisièmement, dans le pays des Amériques le plus mis à mal par des catastrophes naturelles récurrentes et des épisodes politiques particulièrement difficiles, les projets de sortie de crise et de développement se construisent sur le temps long.

Or la tragique disproportion entre les ressources financières et humaines consacrées à des secours d’urgence et celles consacrées au développement durable des communautés est désastreuse. C’est comme si le pays était condamné à réparer ses dégâts en allant d’un secours d’urgence à l’autre. Cependant, un certain nombre d’organisations répondent qu’il existe bel et bien des interventions de plus longue portée, celles qui appuient l’action collective de communautés travaillant à se doter d’organisations inscrites elles-mêmes dans la durée : des coopératives, des fédérations paysannes, des mutuelles d’épargne et de crédit, des associations de femmes, etc.

Cette partie de l’aide internationale du Québec transformée en solidarité avec des organisations haïtiennes existe depuis un bon moment, mais elle est trop faible de moyens et trop investie dans de petits projets fortement ancrés dans le seul développement social. Elle n’a pas encore les moyens de ses ambitions et accuse un certain retard par rapport à ses homologues européens. Un nouveau scénario est en construction, celui de miser sur des économies de proximité et une finance sociale fondée sur une épargne solidaire. Adossée au seul financement public (ou presque) pendant plusieurs décennies, cette coopération a subi un choc majeur sous la gouverne des conservateurs au début de la présente décennie. Cette coopération de proximité a été forcée de se redéployer autrement tant sur le plan de son autonomie financière que dans ses priorités d’intervention. Le scénario qui suit pourrait être mis à profit en Haïti.

La plupart des experts s’entendent pour dire que l’agriculture familiale de ce pays est un maillon stratégique. Cependant, ses communautés rurales sont privées d’activités agricoles suffisamment génératrices de revenus, d’accès à l’électricité à des prix raisonnables, de petites infrastructures économiques locales, d’accès à l’eau potable, etc., permettant de faire face à l’insécurité alimentaire et au changement climatique qui lui est associé. La mise à contribution d’une finance solidaire à la bonne hauteur et d’assises économiques locales adossées à un plan d’action pour une transition sociale et écologique font partie de l’équation d’avenir.

Finance solidaire

Plutôt que de miser uniquement sur le financement public, cette solidarité du Québec avec Haïti et d’autres pays du Sud est en train de se donner des outils financiers collectifs semblables à ceux que plusieurs mouvements sociaux d’ici se sont donnés au cours de leur histoire : fonds de travailleurs à l’initiative des syndicats ; coopératives d’épargne et de crédit et fonds destinés au développement des régions. Bref, une économie non capitaliste de marché, cheville ouvrière d’un développement économique lancé par les communautés elles-mêmes.

Début 2019, l’AQOCI ainsi que les fonds de travailleurs ont pris une décision hors de l’ordinaire en mettant en oeuvre un projet de Fonds québécois d’investissement solidaire consacré aux économies de proximité au Sud fondé sur des épargnes d’organisations québécoises. Ce fonds permettra notamment de soutenir des systèmes de prêts rotatifs en agriculture ; des prêts et garanties de prêts à des PME tels des ateliers de production de panneaux solaires pour l’électrification des villages, la commercialisation collective de produits agricoles et des coopératives de collecte des déchets.

Développement et écologie

Depuis la COP21, le développement économique, la question sociale et le défi écologique se télescopent dans une crise ouverte en 2007. Or Haïti est une des sociétés les plus vulnérables du monde à cet égard et sa variable écologique est le principal marqueur de sa situation.

Dans la foulée, la solidarité Nord-Sud du Québec est amenée à se diriger vers le développement d’une économie faite de filières plus écologiques — énergies renouvelables, agriculture écologiquement intensive, aménagement durable des forêts. Dans le combat contre la pauvreté, tel qu’il est mené par les institutions internationales en Haïti, apparaissent aujourd’hui […] de bien maigres solutions. Dans ce pays, l’aide humanitaire occupe beaucoup trop la première place. Elle ne panse que les dégâts. Une solidarité adossée au développement d’économies de proximité est une autre manière de faire désormais inscrite à l’agenda québécois. Une solidarité économique favorisant la sécurité alimentaire, l’accès au crédit, la lutte contre la précarité énergétique. C’est un choix politique : notre coopération avec Haïti sera-t-elle encore et surtout celle de pompiers de service ou plutôt celle d’architectes du développement ?

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Missionaries land safely in Calgary after fleeing unrest in Haiti

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A dozen missionaries working in Haiti landed safely at the Calgary airport on Sunday after violent riots centred in the country’s capital stranded them for days.

Working for the aid group Haiti Arise, the missionaries had been stranded at a compound near Grand Goave, about 65 kilometres west of the capital city of Port-au-Prince.

« I was sad to leave because I have family down there and friends. And it was different because I hadn’t been in that kind of situation before in all the times I’ve been to Haiti.… It is scary because I know a lot of people in the general area where the riots are happening, » said 12-year-old Miesha Honorat, whose parents co-founded the group and whose father remains in Haiti.

« He didn’t want to send the wrong message, that anytime there’s something wrong we just all leave, » said Lisa Honorat, Miesha’s mother.

Around two dozen Haiti Arise missionaries, who had planned to return on Wednesday, were airlifted by helicopter to Toussaint Louverture International Airport in three waves on Saturday. From there, the group flew to Miami, where they spent Saturday night.

While 12 missionaries returned to Alberta on Sunday, at least a dozen other members of the group are still waiting for flights out of the U.S.

The cost of the evacuation for the whole group is about $6,900, which they are paying themselves.

They were originally scheduled to leave the country on Wednesday, however the ongoing protests meant ground travel was impossible as several of the main streets and roads are blocked or damaged.

Honorat said the family remains committed to their humanitarian work and plans to return once circumstances are safer.

« They always bounce back somehow. So we just try to be there and support and help in any way we can, » she said. 

Most of last week’s demonstrations occurred in Port-au-Prince, with protesters demanding the resignation of Haitian President Jovenel Moïse over skyrocketing inflation and the government’s failure to prosecute embezzlement from a multi-billion dollar Venezuelan program that sent discounted oil to the country.

Protests are expected to resume this week.

A group of missionaries from Alberta wait for a helicopter to take them to the Haitian capital of Port-au-Prince on Saturday. (Haiti Arise/Facebook)

On Tuesday, Global Affairs Canada issued an advisory warning against all non-essential travel to the country. On Thursday, it advised against all travel.

The Canadian Embassy in Haiti was also closed on Wednesday due to the unrest.

Working in the country since 2002, Haiti Arise has three compounds near Grand Goave.

Among the Canadians trapped in Haiti were missionaries, medical personnel, tourists and students. Many have been slowly making their way to the airport via helicopter or, in some cases, dangerous road journeys.

Demonstrators run away from police who are shooting in their direction, as a car burns during a protest demanding the resignation of Haitian President Jovenel Moïse in Port-au-Prince on Tuesday. The protests have blocked access to the airport. (Dieu Nalio Chery/Associated Press)

Some 113 Quebec tourists who had been trapped at a Haitian resort by the protests were also evacuated to the airport by helicopter and were flown to Montreal Saturday night on a chartered commercial flight.

Air Transat also said a group of high school students from Victoriaville, Que., and their chaperones, who had been on a humanitarian trip, were on a flight that was expected to land in Montreal on Sunday evening.

Also travelling home on Sunday were another group of Christian missionaries based out of Montreal, who had been staying in a village some 200 kilometres west of Port-au-Prince.

Michel Bougie, a spokesperson for La Bible Parle, said the group had to hire a Florida-based plane service to get its 26 members to the airport after the Canadian government didn’t step in to offer any practical help.

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‘I feel like I’ve been deserted:’ B.C. woman trapped in Haiti says Canada not doing enough to help – BC

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A woman with roots in Kelowna says Ottawa is letting her down as political unrest in Haiti has left her trapped in the Caribbean nation.

“I’m crushed, I feel like I’ve been deserted,” Laura Allan told Global News on Sunday.


READ MORE:
Alberta missionaries among the Canadians heading home from riot-stricken Haiti

Allan is currently stuck in Jacmel on Haiti’s southern coast where she’s been doing aid work with her organization Shelters International Disaster Response.

Other groups of Canadians returned to Calgary and Montreal over the weekend, but Allan says roadblocks and looters have made it too dangerous for her to travel to the airport in Port Au Prince.

She says the Canadian government should be doing more to help her and the 20-odd Canadians she says are still in the Jacmel area.

WATCH: Trio of Maritime medical professionals share their harrowing escape from Haiti






“There is no way for any of us to get through this unless we are air-evacuated or by sea,” Allan said.


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Trio of Maritime medical professionals share their harrowing escape from Haiti

In a statement Sunday, Global Affairs Canada said they are on top of the situation in Haiti and they are making consular services there available to Canadians who need it.

Haiti has been gripped by political violence and unrest as demonstrators call for the resignation of President Jovenal Moise over skyrocketing inflation and a scandal over oil imports.

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Quebecers stranded by Haiti protests arrive back in Montreal

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The 113 Quebec tourists who were left stranded at resort in Haiti due to protests in and around the country’s capital have landed at Montreal’s Pierre Elliott​ Trudeau airport on Saturday evening.

The vacationers, who were staying at the Royal Decameron resort about 80 kilometres northwest of Port-au-Prince, were transported by helicopter to the Haitian capital’s international airport, then flown to Montreal.

Air Transat, the company through which the tourists booked their vacation packages, put out a statement Saturday afternoon saying that it would be a relief to have the affected passengers back on home soil.

« Our clients and their loved ones had a difficult week, » said Annick Guérard, chief operating officer for Air Transat, in a statement.

Guérard was on site in Port-au-Prince along with company president Jean-François Lemay, overseeing the efforts to fly the 113 travellers home.

« Since tensions came to a head in Haiti, our team has been mobilized and working hard to repatriate our clients safely and as quickly as possible, » reads the statement.

Cinthia Pietrantonio, left, is greeted by her mother at Trudeau airport. (Graham Hughes/Canadian Press)

Starting earlier this week, Haitian protesters blocked streets and highways to rally against skyrocketing inflation and the government’s failure to prosecute the alleged misuse of development funds from an oil assistance program sponsored by Venezuela.

The protesters want President Jovenel Moïse to step down, which he has refused to do. At least seven people have died since the demonstrations began Feb. 8.

Watch as a Haitian journalist explains the protesters’ motivations:

Violent protests in Port-au-Prince are calling for the president of the poorest country in the Americas to resign 0:38

The recent protests made the drive to the airport too dangerous, leaving dozens of Canadians — including missionaries and health-care professionals doing aid work — stranded in various towns and villages.

On Friday, Prime Minister Justin Trudeau said Global Affairs Canada and the country’s diplomatic corps are working to keep Canadians who are trying to return from Haiti informed.

But Katherine O’Neil, a nurse from Montreal who is stranded in a different town, south of Port-au-Prince, says she has had trouble getting information from the government.

She and the other Canadian nurses she’s with have managed to charter a helicopter to take them to the airport on Monday.

They plan to be on an Air Canada flight that leaves for Montreal around 3 p.m.

The nurses have raised more than $17,000 through a GoFundMe page to cover the cost of the helicopter, and say they will donate whatever they don’t use for the trip home to the charity they are volunteering with, which is called Hope Grows.

The vacationers, who were staying at the Royal Decameron resort about 80 kilometres northwest of Port-au-Prince, were transported by helicopter to the Haitian capital’s international airport, then flown to Montreal. (Radio-Canada)

The Global Affairs Canada website is advising Canadians to avoid all travel to Haiti, warning the security situation could deteriorate quickly.

In a series of tweets Saturday afternoon, the government indicated the Canadian embassy in Port-au-Prince is still operational and providing consular services.

Those who need emergency assistance should email sos@international.gc.ca or call 1-613-996-8885.

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Haitian Montrealers ‘sad’ and ‘scared’ for people in Haiti – Montreal

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It’s been about two years since Stelline Metellus Auguste escaped her home in Haiti’s central plateau because of what she calls political unrest.

Watching the images and video coming out of her country now, she says brings back painful memories.

“I have family there — I have a son,” said Metellus Auguste. “He lives out in the country, but still he’s there in Haiti and there’s disorder everywhere in Haiti, in all the cities.”

WATCH: Concern growing for Quebecers in Haiti as violent protests continue







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Violent demonstrations began in Haiti a little over a week ago.

Protesters are demanding the resignation of President Jovenel Moïse, something he refuses to do.

“I’m scared for everyone, not just for my family, for friends and the people that live there,” she said. “It’s sad for everyone.”

Since the protests began, several people have been killed.

READ MORE: Canadian travel alert for Haiti raised as violent protests rage on

Haitians in Montreal say it’s hard to watch their country engulfed in violence and unrest.

“All the roads are barricaded, tires in flames, trees down, blocking every every passage,” said Mac Warner. “It’s sad.”

To show support for the people in Haiti, some gathered at the Haitian consulate in downtown Montreal on Saturday afternoon.

READ MORE: Quebecers stranded in Haiti amid violent protests expected back in Canada Saturday

They say, they want Haitians to know, they are standing with them in solidarity.

“I cannot be Haitian and just ignore what’s happening there,”said Frantz Andre, one of the organizers affiliated with a committee for people without status.

“I have to be part of the solution, not part of the problem by being silent.”

© 2019 Global News, a division of Corus Entertainment Inc.

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Charlottetown teens ‘feeling safe’ in Haiti despite political unrest

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Two young Charlottetown women volunteering at an orphanage in Haiti say they do not want to leave the troubled Caribbean country until their work is complete.

Paige Biggley and Lilly Gillespie, both 18, are among a group teaching English at an orphanage in Saint-Marc, about a two-hour drive from capital city Port-au-Prince.

Some Canadians have left Haiti, and others have been trying to leave, amid violent protests over skyrocketing inflation and the government’s failure to prosecute embezzlement from a multi-billion dollar Venezuelan program that sent discounted oil to the country.

Travel warning

On Tuesday, Global Affairs Canada issued an advisory warning against all non-essential travel to the country. On Thursday, it advised against all travel.

I am extremely happy here and would be very disappointed if we were forced to leave early due to the political unrest. — Paige Biggley

The Canadian embassy in Haiti was closed on Wednesday due to the unrest.

In a text message to CBC, Biggley said she and Gillespie feel safe at the orphanage and are « awaiting news to see what will happen next. »

« I am extremely happy here and would be very disappointed if we were forced to leave early due to the political unrest, » she wrote.

She said they have not come in contact with the protests and are « feeling very safe in the area we are living in. »

Demonstrators flee from police gunfire as a car burns Tuesday in Port-au-Prince. Protesters are angry about skyrocketing inflation and the government’s failure to prosecute embezzlement from a multibillion-dollar Venezuelan program that sent discounted oil to Haiti. (Dieu Nalio Chery/Associated Press)

Biggley’s father, Joshua, said the safest place for her right now is at the orphanage because she would have to travel to Port-au-Prince, where where most of the violence is happening, in order to leave the country.

« She is in the place that she wants to and needs to be, » he said.

« For her to be so courageous and say, ‘Look, I’m not coming home now, even if they wanted me to or even if everyone else leaves’ … she is adamant that she is going to stay. So, to me, she is my hero. »

Due back on P.E.I. in May

The two women graduated from Colonel Gray High School in Charlottetown last June. They left for Haiti in January through an international language program based out of Utah. They are due to return in early May.

Josh Biggley said, according to his daughter, the protests in Saint-Marc have begun to subside.

On Friday, Paige felt it was safe to go into the downtown area, he said. However, she cancelled a planned six-hour drive to Cap-Haï​tien for safety reasons and, due to a gas shortage, she was uncertain she could find fuel along the way.  

Biggley said the families will continue to keep a close watch on the developments in Haiti.

« It’s difficult as it is to go into a country like Haiti that has such poverty, and then on top of it to throw the uncertainty of a destabilized government with violent protests and a lack of even the basic resources, » he said.

« There’s always the risk that it could spread outside the capital city region and we have to figure out how to get our girls out of Haiti. »  

More P.E.I. news

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Ottawa suspend les expulsions vers Haïti

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Aucun ressortissant haïtien au Canada ne sera expulsé dans son pays natal en raison de la crise qui sévit là-bas.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a suspendu vendredi les expulsions vers Haïti grâce à un sursis administratif au renvoi, et ce, « jusqu’à nouvel ordre ».

« L’ASFC est consciente des répercussions de cette situation sur les personnes concernées », a indiqué sa porte-parole, Judith Gadbois-St-Cyr, dans un bref courriel.

Elle n’a pas précisé combien de gens ont été déportés du Canada vers Haïti depuis le début de la crise.

Depuis environ une semaine, Haïti est en proie à de violentes secousses sociales, des manifestants réclamant le départ du président Jovenel Moïse pour de multiples raisons. Les manifestations ont jusqu’ici coûté la vie à plusieurs protestataires et de nombreuses activités sont paralysées en raison du mouvement soulevé par la colère populaire.

Questionné sur cette crise jeudi matin, le premier ministre Justin Trudeau a évité de préciser s’il soutenait toujours le président haïtien.

« Par rapport au président Jovenel, nous suivons la situation de près et nous allons continuer d’offrir de l’aide au peuple haïtien », s’est-il limité à dire.

M. Trudeau a souligné qu’il était « très préoccupé » par cette crise qui touche de nombreux Canadiens. Un peu plus d’une centaine de touristes québécois sont confinés dans un hôtel de la Côte des Arcadins, en Haïti ; les violences qui secouent le pays les empêchent de se rendre à l’aéroport de Port-au-Prince pour rentrer chez eux.

Affaires mondiales Canada et « tout notre corps diplomatique » travaillent pour les aider, a rappelé le premier ministre.

Avis aux voyageurs canadiens

Ottawa a d’ailleurs publié jeudi soir un nouvel avis concernant Haïti, et recommande maintenant aux Canadiens d’éviter tout déplacement dans ce pays, alors que le Canada s’efforce de rapatrier ses ressortissants qui y sont coincés.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé que l’ambassade du Canada à Port-au-Prince demeurait fermée vendredi. Ottawa affirme cependant que les services consulaires sont toujours fournis par téléphone ou par courriel, 24 heures par jour.

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Canadian embassy closed as violent protests in Haiti trap Quebec tourists

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Canada’s embassy in Haiti remains closed amid violent street protests that have trapped dozens of Canadians in the Caribbean country.

The closure of the embassy Wednesday came a day after Global Affairs Canada updated its travel advisory to advise against all non-essential travel to Haiti.

READ MORE: Quebecers trapped in Haiti as violent protests continue

“We will continue to evaluate the security situation over the coming days to determine what steps are necessary to ensure that our diplomats and their families are safe,” Global Affairs said in a statement.

WATCH BELOW: Haitians claim gang members dressed as police carried out massacre







Global News

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It said it has people on the ground to provide assistance to Canadian citizens in Haiti as needed.

A group of tourists from Quebec are stuck in a Haiti hotel, unable to make it to the Port-au-Prince airport because of violent street protests.

READ MORE: Men in police garb massacred civilians in Haiti

The only highway linking the all-inclusive Royal Decameron Indigo Beach resort to the airport is considered extremely dangerous, and people are staying off it. The hotel on the Caribbean country’s Côte des Arcadins is about 75 kilometres north of the capital.

Air Transat, which sold package tours to the resort, says its flights between Montreal and Haiti are continuing, but it has been unable to provide safe ground transport from the resort to the airport.

WATCH BELOW: Protesters urge feds to declare moratorium on Haiti deportations






Marie-Christine Remy, said her mother, Terry Watson, and her mother’s partner, Sylvain Limoges, were supposed to fly home last Sunday but could not make it to the airport.

They were switched to a flight Wednesday but again could not get out.

READ MORE: Canadians told to ‘shelter in safe place’ as violent protests erupt in Haiti, travel warning issued

“It’s really troubling,” Remy said from Sherbrooke, Que.

“I called the Canadian government and they told me that it was best to stay at the hotel, which is safer. It is the highways that are particularly dangerous.”

Some tourists have told Quebec media helicopter transport is available to the airport but at a very high cost.

READ MORE: Montreal protesters urge Ottawa to halt Haiti deportations after travel advisory issued

Protests demanding the resignation of President Jovenel Moise have claimed several lives over the past week.

Protesters are angry about skyrocketing inflation and the government’s failure to prosecute embezzlement from a multi-billion Venezuelan program that sent discounted oil to Haiti.

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Violent protests prevent N.B. doctor, nurses from leaving Haiti

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An emergency room nurse and doctor from Woodstock, N.B., and a nurse from Halifax say they are safe but have no idea when they will be able to leave Haiti as violent protests continue in that country.

« We’re all safe and we’re not worried about our safety, as long as we don’t leave the property we’re on now, » said Dr. Heather Dow. 

The latest demonstrations in Haiti were triggered by frustrations over the country’s high unemployment rates and skyrocketing prices.

Dow, along with Cathy Davies and Rachel Blaquiere, travelled to Haiti to provide free medical aid in small villages and towns. But the protests are preventing their departure, which was scheduled for Wednesday. 

« We’re a bit stressed because we have obligations at home that we’re probably not going to be able to meet if we don’t get home soon, » Dow said. 

Protests and demonstrations began Feb. 7, on the anniversary of the overthrow 33 years ago of dictator Jean-Claude (Baby Doc) Duvalier. 

Dow said that despite President Jovenel Moise’s promises of improvements, things have gotten worse. 

‘Complete shock’

In an interview with Shift New Brunswick, Davies, from Woodstock, said they had no idea this would happen because nothing like it had happened when they were there at the same time last year. 

« This came to us as a complete shock when it all began, » she said.

A nurse and doctor from Woodstock, along with a nurse from Halifax, are stuck in Haiti during the sixth day of violent protests there. Cathy Davies, Rachel Blaquiere and Dr. Heather Dow travelled to Haiti to provide free medical aid in small villages and towns. 9:07

The women, along with the medical team they travel with, were able to reach a small clinic in the mountains that day but encountered roadblocks, and someone threw a gas bomb at them.

« We had to go through a dirt path he knew of to get back to our house, » she said. « And our driver had a gun too. It was something that I don’t want to go through again. » 

Roads blocked

Blaquiere, formerly of Woodstock, N.B., is part of a medical team that can’t leave Haiti because of violent protests over inflation and unemployment. (Submitted)

The three are staying at the home of Dr. Emilio Bazile, who lives in Ottawa but returns to the country three or four times a year to deliver medical care. They have accompanied him on many of those trips.

His home is four hours from Port-au-Prince, where the only international airport is located. Dow said entrances to the capital have been blocked and there are roadblocks throughout the city. 

« There’s a lot of demonstrations with rock throwing and tire burning, cement-barricade building and clashes with the police that have left many injured and several killed, » Dow said. 

She said they’ve heard people at the barricades are asking for money to let people through, and sometimes hold people for ransom to make their point to the government about how unhappy they are. 

Seeking help

Cathy Davies, an emergency room nurse from Woodstock, said she is hoping and praying the trio can safely leave Haiti soon. (Submitted)

The women said Bazile has been trying to use his contacts to arrange a safe way for the women to leave the country. More calls were being made to the Canadian Embassy to see if they could help. 

« Right now with the roads blockaded there’s no way to get to Port-au-Prince, » said Dow. 

Davies said another friend is working with his contacts to arrange a flight from another airport if they can there. 

« Our concern right now is getting home safely, » she said. « We’re hoping and praying this gets resolved and we get home to our respective families soon. »   

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Violences en Haïti: demande de moratoire sur les expulsions des réfugiés

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Les Haïtiens qui devaient être expulsés ces jours-ci pourront rester au Canada encore un peu. Le Devoir a appris que l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a suspendu temporairement les renvois vers ce pays des Caraïbes en raison du climat de tension qui y règne actuellement. Mais cette mesure en vigueur depuis le 18 novembre dernier ne durera qu’une semaine, soit jusqu’au 25 novembre, un délai qui semble beaucoup trop court pour la communauté haïtienne, qui réclame carrément un moratoire des renvois vers ce pays.

« La situation en Haïti est de plus en plus trouble, il y a des coups de feu tirés partout, des gens sont assassinés dans les rues, ce n’est pas un endroit où renvoyer des gens », a déclaré Marjorie Villefranche, la directrice de la Maison d’Haïti, qui a envoyé une lettre au gouvernement fédéral pour le prier de suspendre tout renvoi jusqu’à ce qu’une « analyse approfondie » soit faite de la situation. Les récentes émeutes en Haïti auraient fait une dizaine de morts jusqu’ici.

Mercredi en fin de journée, l’ASFC a confirmé au Devoir que « certains renvois » avaient bel et bien été suspendus, citant la « possibilité de manifestations massives et de violence les 17 et 18 novembre ». Toutefois, son porte-parole a bien précisé que ce ne sont que des reports et que ces renvois seraient effectués « dès que possible ». Et dans ce cas-ci, il ne s’agirait même pas d’un sursis administratif aux renvois (SAR), une décision ponctuelle et temporaire prise lorsqu’il y a une crise humanitaire, comme c’est le cas en Syrie, par exemple.

Le SAR est pourtant nécessaire, a plaidé par voie de communiqué l’Association québécoise des avocats et des avocates en droit de l’immigration (AQAADI). « En droit canadien, on ne peut pas renvoyer quelqu’un dans une situation de guerre civile. On n’en est peut-être pas là en Haïti, mais depuis dimanche, on est rendus à une dizaine de morts et les tensions augmentent », a dit le président, Guillaume Cliche-Rivard.

Un sursis qui ne soulage pas

Arrivé au Québec avec sa famille en 2017, Lesly Guillaume est un de ceux qui l’ont échappé belle. Après le refus de sa demande d’asile et même de l’appel, il devait être renvoyé avec sa femme enceinte de deux mois et ses trois enfants le 18 novembre dernier, mais il a reçu deux jours avant un appel téléphonique de l’ASFC l’informant qu’on reportait son départ à une date indéterminée. Mais vu le caractère très temporaire de la mesure, il n’ose même pas se dire soulagé. « Ça n’enlève pas la peur. Haïti est un pays fermé depuis dimanche. Vous avez vu les vidéos ? On y brûle des humains ! »

M. Guillaume, qui a travaillé pour les Nations unies à l’international, dit surtout craindre les représailles des gangs qui ont proféré des menaces envers lui, tenté de l’extorquer et de kidnapper sa femme et ont violé sa cousine, qui vit dans sa maison en son absence. Un « enfer » qui n’a pas convaincu le commissaire qui a jugé son cas, déplore-t-il. Stressé et inquiet, l’homme a vécu deux malaises cardiaques le mois dernier, quelques jours après avoir appris qu’on lui avait fixé une date de renvoi. « Pourquoi on nous chasse ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Je travaille, ma femme aussi, on a nos permis de conduire, mes enfants vont à l’école, on parle tous trois langues, je fais même du bénévolat ! »

La crainte du renvoi persiste

Dans la cuisine du demi-sous-sol où il habite, Nathaniel Bazelais se pose la même question. « Pourquoi on nous renvoie ? Je travaille, je contribue à la société et à l’économie », dit-il l’homme qui a vécu deux ans au Brésil avant de fuir aux États-Unis et d’arriver avec sa femme et sa fille par le chemin Roxham l’été dernier. Ce père d’un bébé de deux mois s’est vu refuser l’asile, et sa demande d’appel a aussi été rejetée. Depuis le début de 2018 jusqu’au 30 septembre, 90 % des demandes d’asile haïtiennes déférées à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié ont été refusées.

Il y a quelques semaines, l’ASFC l’a convoqué début décembre pour une date de renvoi en Haïti « possiblement en janvier » lui a-t-on dit. Depuis, il ne dort plus.

« Ce que je crains si j’y retourne ? La mort. On tue maintenant les gens avec des machettes », raconte-t-il la peur dans les yeux. « La crise du prix de l’essence cet été, ce n’était rien comparé à maintenant. » Pour avoir soutenu son beau-père qui se présentait en politique et sa mère qui venait en aide aux femmes victimes de viol, il craint surtout que des gangs criminalisées de l’opposition lui fassent la vie dure. « J’ai peur pour mes enfants, je veux leur donner un meilleur avenir. »

Un lien spécial avec Haïti

Le président de l’AQAADI déplore que le gouvernement canadien ait augmenté sa cible à 10 000 expulsions par année, selon ce que révélaient Radio-Canada et CBC le mois dernier. Ces renvois visent un grand nombre de Haïtiens, qui ont pourtant une certaine proximité avec le Québec. « Il y a déjà eu des programmes spéciaux entre Haïti et le Québec. […] On a les mêmes référents, c’est le même continent, beaucoup ont de la famille ici. Même sous les conservateurs, ce lien-là était reconnu. C’est dommage de voir le contre-effet d’un gouvernement qui devrait être plus ouvert que le précédent », a dit Me Cliche-Rivard.

La directrice de la Maison d’Haïti ne comprend pas qu’on puisse réserver ce traitement aux Haïtiens, en cette situation de pénurie de main-d’oeuvre. « C’est vrai que ce ne sont pas des immigrants qui ont été sélectionnés, mais ils correspondent quand même au profil des gens qu’on recherche. Ils sont jeunes, ils travaillent, ils parlent le français et ont de jeunes enfants. Que veut-on de plus ? »

L’ASFC n’a pas été en mesure de fournir au Devoir le nombre de Haïtiens qui ont été expulsés durant l’année 2018 ni le pourcentage de tous les renvois qu’ils représentent.

 


 

Une version précédente de cet article, qui contenait un bas de vignette affirmant erronément que l’homme sur la photo était Lesly Guillaume, a été corrigée.

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