Saint-Adolphe: le ministre sévit contre Hydro-Québec

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Hydro-Québec va devoir rendre des comptes au ministère de l’Environnement pendant trois ans pour les dégâts causés le long du chantier de la ligne de haute tension qui passe par Saint-Adolphe-d’Howard.

En décembre, la ministre de l’Environnement d’alors, MarieChantal Chassé, avait émis un « avis préalable à l’ordonnance » pour informer la société d’État qu’elle avait l’intention de sévir contre elle dans ce dossier.

Hydro-Québec a eu par la suite la possibilité de faire des représentations pour éviter ladite ordonnance. Or, selon les informations du Devoir, cette ordonnance sera bel et bien délivrée.

Une conférence de presse doit avoir lieu à ce sujet vendredi à Saint-Adolphe en présence du ministre de l’Environnement, Benoît Charette, et de la députée locale, Agnès Grondin.

D’une longueur de 42 kilomètres, le chantier de la ligne Grand-Brûlé–Saint-Sauveur vise à mieux fournir en électricité la couronne nord de Montréal.

Depuis l’été, Hydro-Québec et ses sous-traitants ont reçu au moins 15 constats d’infraction du ministère pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l’environnement lors des travaux. La société d’État a aussi reçu deux sanctions administratives avec des amendes, dont la dernière de 10 000 $ remonte à novembre.

Des comptes à rendre

Le ministère reproche à la société d’État d’avoir fait preuve de négligence et de ne pas avoir pris suffisamment de précautions pour empêcher que le chantier entraîne d’importantes boues et des dépôts de sédiments dans les lacs à proximité. S’ajoutent à cela des interventions non autorisées sur des cours d’eau et des atteintes aux milieux humides.

L’ordonnance force Hydro-Québec à tout mettre en oeuvre pour prévenir de nouveaux dégâts tout en remettant en état les milieux humides touchés. Pendant trois ans, la société d’État devra déposer au ministère un rapport de suivi annuel sur l’état du site.

Il s’agit d’une mesure de contrôle assez exceptionnelle. En dix ans, c’est la première fois qu’Hydro-Québec fait l’objet d’un tel recours.

Invitée à réagir jeudi, la société d’État a voulu faire preuve de bonne foi. « Nous allons prendre l’annonce du ministre avec humilité et nous partageons son intention de prendre les mesures nécessaires pour protéger l’environnement », a déclaré son porte-parole Maxence Huard-Lefebvre.

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Hydro-Québec et le droit de polluer

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À la suite de l’article d’Isabelle Porter paru le 28 octobre dans Le Devoir, où nous apprenions que la CAQ n’a pas freiné le chantier d’Hydro-Québec à Saint-Adolphe-d’Howard, je désire partager quelques réflexions.

C’est avec inquiétude qu’on y lit que le porte-parole d’Hydro-Québec affirme qu’il n’est pas impossible qu’il y ait de l’érosion au printemps — et donc d’autres coulées de boue dans nos lacs et cours d’eau — en raison de la force de la pente et du type de sol. Il me semble aberrant que notre société d’État annonce qu’elle polluera possiblement dans le futur ; la pente et le type de sol n’ont pas changé depuis l’étude environnementale réalisée par Hydro-Québec pour ce projet et déposée au ministère de l’Environnement pour l’obtention du certificat d’autorisation. L’érosion était prévisible et les citoyens avaient même partagé cette réalité avec Hydro-Québec et le ministère, bien avant le début des travaux.

Cette annonce d’Hydro-Québec ne peut que renforcer l’impression que celle-ci se permettra de polluer puisque les conséquences pour elle sont et seront négligeables. En effet, Hydro-Québec se contentera de payer les amendes. Les citoyens et leur environnement, eux, se contenteront d’espérer que les dommages « permis » ne seront pas aussi importants que ceux déjà subits. Or, les risques d’érosion demeureront élevés pendant au moins deux à trois ans, le temps que la végétation repousse suffisamment et que les sols se stabilisent.

On ne peut que se questionner sur un système qui permet à ceux qui brisent la loi de s’en tirer avec peu de conséquences et qui pénalise ceux qui la respecte. Hydro-Québec, qui représente le Québec et ses citoyens, ne doit-elle pas faire preuve d’une gestion irréprochable de ses chantiers en ce qui a trait à la protection de l’environnement ? L’image que nous désirons projeter au-delà de nos frontières, notamment aux États-Unis, est-elle celle d’une société d’État qui saccage son propre territoire ? Poser la question, c’est y répondre.

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