L’éducation au cœur du discours inaugural de François Legault

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François Legault a donné le coup d’envoi mercredi à un « redressement national » en éducation, y voyant une façon d’assurer l’« avenir de la nation québécoise ». Le premier ministre a autrement mis en garde contre « la peur du changement ».

« C‘est par l’éducation que le Québec a réussi à rattraper son retard, dans les années 1960. C’est encore par l’éducation qu’on va réussir à relever les défis qui nous attendent », a-t-il fait valoir dans son discours d’ouverture devant l’Assemblée nationale.

Prônant un « nationalisme rassembleur », M. Legault a chargé ses 26 ministres « d’assurer le développement économique de la nation québécoise à l’intérieur du Canada, tout en défendant avec fierté son autonomie, sa langue, ses valeurs et sa culture ».

Curieusement, le thème de la culture a été pratiquement occulté du discours d’ouverture de la session parlementaire du premier ministre. La culture représente « l’âme d’un peuple », quelque chose qui « nous rend fiers », a-t-il dit. Mais, pour cet « important moteur économique », point d’engagement.

En revanche, M. Legault s’est dit déterminé à légiférer sans trop tarder afin d’interdire le port de signes religieux aux employés de l’État « en position d’autorité, y compris les enseignants ». « Il s’agit d’une position raisonnable. On va donc être très fermes, à ce sujet, et on a l’intention de bouger rapidement », a-t-il lancé dans le Salon bleu.

Le chef du gouvernement a aussi réitéré son engagement à réduire le nombre d’immigrants admis au Québec « pour avoir les moyens de mieux intégrer les immigrants au marché du travail, à la majorité francophone et au partage de nos valeurs communes, en particulier l’égalité hommes-femmes ».

« En prendre moins, mais en prendre soin », a-t-il résumé, se gardant de mentionner le nombre d’immigrants attendus en 2019. M. Legault n’a pas dit un mot non plus des « test des valeurs » et « test de français » pour les nouveaux arrivants qu’il avait promis durant la campagne électorale.

Dans une première frappe préventive contre l’opposition, M. Legault a appelé les élus à « débattre d’immigration calmement et sereinement, en évitant les accusations délirantes ». Plusieurs députés libéraux ont alors grommelé. D’autres se sont pris la tête.

Priorité à l’éducation

Après s’être engagé à augmenter année après année le financement du réseau d’éducation, M. Legault a promis de favoriser le développement des enfants à leur plein potentiel en déployant des maternelles 4 ans et en consolidant les centres de la petite enfance (CPE), « deux réseaux complémentaires ».

 

« Ce que je trouve le plus décevant, c’est d’entendre le discours fataliste : “On ne sera pas capables d’offrir des services à tous les enfants de 4 ans d’ici cinq ans.” Je trouve que ce discours manque de volonté politique et d’ambition », a-t-il déclaré, balayant du regard les élus d’opposition.

Outre l’éducation, les « grandes priorités du gouvernement » seront l’économie et la santé, a-t-il ensuite confirmé.

« Voir rapidement un médecin, une infirmière ou un pharmacien quand ils sont malades » : voilà la grande promesse du gouvernement Legault en matière de santé. Là aussi, son discours a été l’occasion de réitérer des intentions mises en avant à maintes reprises : notamment de changer le mode de rémunération des médecins de famille, d’augmenter l’offre de soins à domicile et de commencer à implanter des maisons des aînés. L’âge légal pour consommer du cannabis sera autrement bel et bien établi à 21 ans.

« Faire beaucoup mieux en économie »

L’allocution a sans surprise fait une grande place au thème économique, cher à la Coalition avenir Québec. M. Legault a martelé qu’il se veut « ambitieux pour le Québec ». « J’ai la conviction que la nation québécoise est capable de faire beaucoup mieux en économie. […] C’est une question d’autonomie, mais aussi une question de fierté », a fait valoir l’ex-chef d’entreprise.

À l’approche de la mise à jour économique et financière de son ministre des Finances, il a réitéré sa promesse de « remettre de l’argent dans les poches » des Québécois en créant un nouveau programme d’allocation familiale plus généreux ; en réinstallant le tarif unique dans les CPE ? sans en préciser le montant ? et en adoptant un taux unique de taxe scolaire arrimé au plus bas taux actuel.

En matière d’investissement, M. Legault a lancé l’appel suivant aux entrepreneurs québécois : « Sortez les projets de vos tiroirs et venez nous voir. On va vous aider à réaliser [vos projets]. C’est le temps d’investir ! »

Les chefs des représentations du Québec à l’étranger développeront un « accent qui va être plus commercial, pour promouvoir nos exportations », a indiqué M. Legault.

Sur le plan énergétique, François Legault estime qu’il « faut voir le Québec comme la batterie du nord-est de l’Amérique. Le Québec a le potentiel de devenir une superpuissance énergétique. » L’énergie propre du Québec doit ainsi devenir un « attrait pour les investissements privés », a-t-il dit.

Et si les ventes d’électricité augmentent au point de justifier une relance la production, François Legault pense que c’est par l’éolien que ce développement doit d’abord passer. Des barrages seraient justifiés s’il y a des contrats d’exportation signés.

Défi climatique : « voir la réalité en face »

Souvent qualifié « d’angle mort » dans le discours de M. Legault, le thème de l’environnement a été abordé de front mercredi.

« La survie de notre planète est en jeu », reconnaît M. Legault, appelant la population à « voir la réalité en face et à [se] retrousser les manches ». Quels gestes concrets le gouvernement Legault entend-il faire pour réduire les GES ? À cela, le premier ministre répond qu’il misera sur un investissement important dans les transports en commun et dans l’électrification des transports.

Mais il a aussi souligné que « si on est sérieux dans notre volonté de lutter contre les changements climatiques, il faut éviter les discours idéologiques voulant que tous les projets de construction soient néfastes ».

L’homme politique de 61 a revendiqué l’indépendance d’esprit de son gouvernement. « Je suis déterminé à ne pas gouverner pour les groupes de pression, ni pour les syndicats ni pour le patronat. On doit gouverner pour tous les Québécois. »

Peu de concret, déplore l’opposition

 

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Discours inaugural de François Legault: gouverner avec «audace»

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Nous reproduisons des extraits du discours inaugural prononcé mercredi à l’Assemblée nationale.

[…] Monsieur le Président, en remportant les élections le 1er octobre dernier, la CAQ a marqué l’histoire en mettant fin à cinquante ans d’alternance entre les gouvernements du Parti libéral et du Parti québécois. Cette époque d’affrontements entre souverainistes et fédéralistes a marqué toute une génération. Le nouveau gouvernement prône un nationalisme rassembleur, dont l’objectif est d’assurer le développement économique de la nation québécoise à l’intérieur du Canada, tout en défendant avec fierté son autonomie, sa langue, ses valeurs et sa culture.

[…]

L’éducation d’abord

La première grande priorité que je veux aborder, c’est l’éducation. Pour la première fois depuis les années 1960, l’avenir de nos enfants va être la première priorité du gouvernement, et notre grande ambition, ça va être de donner à chacun de nos enfants les moyens d’aller au bout de son potentiel. Je suis convaincu que, tous partis confondus, on peut partager cette noble ambition. Évidemment, on va avoir des débats sur les moyens à prendre. Mais je nous invite à ne pas perdre de vue l’objectif. L’éducation, c’est l’avenir de la nation québécoise. C‘est par l’éducation que le Québec a fait son rattrapage, dans les années 1960. C’est encore par l’éducation qu’on va réussir à relever les défis qui nous attendent. […]

Je veux réitérer cet engagement, qui est aussi celui du ministre des Finances et du président du Conseil du trésor : le financement de l’éducation va être en augmentation pour l’ensemble de cette législature. Même si le Québec devait affronter un ralentissement économique, le financement de l’éducation va être protégé. L’avenir de nos enfants, l’avenir du Québec, va être protégé.

Maternelles et CPE

Pour ce qui est des services à la petite enfance, il y a un débat. Certains nous demandent de choisir entre les CPE et les prématernelles 4 ans. C’est un faux débat. Le gouvernement n’a aucunement l’intention de démanteler ou d’affaiblir le réseau des CPE. Présentement, il y a seulement une petite portion des enfants de 4 ans qui ont la possibilité de fréquenter un CPE. La prématernelle 4 ans qu’on propose, ça va offrir un service à des milliers d’enfants qui n’en ont pas du tout actuellement. Il n’y a donc pas d’opposition entre les CPE et les prématernelles 4 ans. Au contraire : ce sont deux réseaux complémentaires.

Par ailleurs, pour les enseignants qui sont aux prises avec un nombre important d’élèves en difficulté, ça va être un soulagement. Plus on va s’occuper tôt des enfants qui ont des difficultés d’apprentissage, plus les progrès vont se faire sentir rapidement. Pour les parents aussi, ça va être un soulagement.

[…]

L’économie ensuite

Notre deuxième priorité va être l’économie, l’économie au sens large. […] Augmenter notre niveau de richesse, ça va nous permettre de nous offrir de meilleurs services publics dans tous les domaines. En éducation, en santé, en environnement, dans les infrastructures de transports, en culture. Et augmenter notre niveau de richesse, ça va aussi nous permettre de réduire le fardeau fiscal qui est beaucoup trop lourd actuellement. Là aussi, il faut avoir de l’audace. […]

On va remettre de l’argent dans les poches des familles de la classe moyenne avec de jeunes enfants, qui ont subi un choc fiscal avec l’augmentation subite, non annoncée, des tarifs de garde. Certains parents ont payé des milliers de dollars de plus. Pourtant, ces familles paient déjà une part importante de l’impôt sur le revenu, ce qui permet de financer les services de garde subventionnés. D’exiger une contribution supplémentaire, c’est injuste, c’est injustifié. On ne doit pas réduire la dette de l’État en endettant les familles. Le nouveau gouvernement va changer ça, en abolissant cette contribution injuste et en ramenant le tarif unique des garderies subventionnées pour toutes les familles. […]

Seuils d’immigration

[À propos de la pénurie de main-d’oeuvre], on entend des voix, et je les entendais justement il y a quelques secondes, pour qui la seule solution est l’immigration, sans égard à nos capacités d’intégration. Si la politique actuelle était viable, comme dirait l’autre, on le saurait ! Mais cette politique n’a pas empêché justement la pénurie de main-d’oeuvre, en particulier dans nos régions. Donc, l’immigration fait partie de la solution, mais il va falloir changer de cap.

Le premier changement consiste à mieux arrimer les critères de sélection des immigrants aux besoins des entreprises. Le ministre de l’Immigration et le ministre de l’Emploi travaillent déjà à cet arrimage. La priorité sera aussi donnée aux candidats à l’immigration qui ont déjà un lien d’emploi avec une entreprise québécoise. Et la priorité va être encore plus grande pour un emploi en région. On va aussi mettre en place un parcours accéléré pour ceux qui désirent passer du statut de travailleur étranger à celui d’immigrant.

Ce sont des gestes concrets qui vont nous permettre de combler rapidement des besoins. Pour y arriver, on va devoir compter sur la collaboration du gouvernement fédéral pour accélérer la venue de travailleurs étrangers. […]

Urgence climatique

Le Québec doit donc relever un grand défi économique : rejoindre le niveau de richesse de ses voisins. Mais on doit, au même moment, relever un autre défi : la survie de notre planète est en jeu. Et je ne peux pas ignorer ce défi de l’urgence climatique et continuer de regarder mes deux fils dans les yeux.

L’audace, dans ce domaine, consiste à regarder la réalité en face et à nous retrousser les manches, malgré l’ampleur colossale du défi qu’on a devant nous. Malheureusement, lorsqu’on parle d’émissions de gaz à effet de serre, le Québec nage en pleine noirceur. Le dernier inventaire des émissions de gaz à effet de serre du Québec date de 2015. […]

Donc, on a besoin, pour commencer, de connaître précisément le bilan récent du Québec. Où on en est aujourd’hui concernant la réduction des GES ? J’ai mandaté une équipe pour préparer ce bilan le plus rapidement possible. […] Mais on ne peut pas attendre et le gouvernement va entreprendre des actions pour réduire les GES au Québec.

D’abord, on va continuer d’utiliser le marché du carbone avec la Californie.

On va aussi investir de façon importante dans les transports collectifs et, surtout, on va s’assurer que les projets se réalisent. […]

Nous devons aussi accélérer l’électrification des transports : trains, autobus, camions, autos. […] Maintenant, si on est sérieux, dans notre volonté de lutter contre les changements climatiques, il faut éviter les discours idéologiques voulant que tous les projets de développement soient néfastes. J’ai un exemple en tête : le troisième lien.

Le nouveau gouvernement prône un nationalisme rassembleur, dont l’objectif est d’assurer le développement économique de la nation québécoise à l’intérieur du Canada, tout en défendant avec fierté son autonomie, sa langue, ses valeurs et sa culture

Vous avez raison : il y a un projet structurant de transport collectif à Québec : le tramway. Ce projet est emballant, et on l’appuie, mais il manque un morceau. Il manque une connexion avec la Rive-Sud. Cette connexion, ce troisième lien, devait être construite il y a des décennies de cela. On propose de corriger cette erreur et d’en profiter pour interconnecter les deux rives avec le transport collectif. Malheureusement, certains ont décidé d’en faire un symbole idéologique, anti-environnement. […] On peut faire du troisième lien un épouvantail ou un repoussoir, ou en faire un projet de développement durable, permettant de construire un véritable système de transport structurant pour les deux rives en même temps qu’on embellit le paysage, et c’est ça, l’intention du gouvernement.

La première ligne en santé

Parmi nos trois grandes priorités figure évidemment la santé. Dans ce domaine, notre objectif est de permettre aux Québécois de voir rapidement un médecin, une infirmière ou un pharmacien quand ils sont malades. Ça devrait aller de soi, mais ce n’est pas le cas. […] Le gouvernement va d’abord s’atteler à renforcer la première ligne. On doit inciter les médecins de famille à prendre en charge leurs patients et à déléguer plus d’actes médicaux aux autres professionnels de la santé, au sein des groupes de médecine familiale, les GMF.

Le gouvernement va négocier un nouveau mode de rémunération avec les médecins de famille. Moins de paiements à l’acte et plus de rémunération pour la prise en charge des patients. […] Parmi les questions de santé publique qui nous préoccupent, il y a aussi la légalisation du cannabis. Le gouvernement a décidé d’adopter, dans ce dossier, une approche de santé publique, une approche qui vise avant tout à protéger les jeunes. Le ministre délégué à la Santé publique est en train de préparer un projet de loi qui va ramener à 21 ans l’âge légal et qui va interdire de fumer du cannabis dans les lieux publics.

Port des signes religieux

Plusieurs autres enjeux accaparent aussi l’attention du gouvernement. D’abord, la laïcité de l’État et les signes religieux. Cette question traîne depuis plus de dix ans, maintenant. Les Québécois en ont assez. Ils veulent qu’on règle cette question, et notre engagement est très clair depuis longtemps. Le port de signes religieux va être interdit pour les employés de l’État en position d’autorité, y compris les enseignants de niveau primaire et du secondaire. Il s’agit d’une position raisonnable. On va être fermes et on va bouger rapidement.

En matière d’immigration, j’aimerais préciser une chose, d’entrée de jeu. À ma connaissance, tous les élus de l’Assemblée nationale sont en faveur de l’immigration. Les Québécois sont ouverts et accueillants. On doit débattre d’immigration calmement et sereinement, en évitant les accusations délirantes qu’on a entendues trop souvent dans les dernières années. On doit éviter de regarder de haut, avec mépris, les inquiétudes légitimes de la population québécoise. Le gouvernement a pris l’engagement de mieux intégrer les immigrants qu’on a résumé par la formule suivante : en prendre moins, mais en prendre soin.

L’objectif est clair : on veut réduire les seuils d’immigration pour avoir les moyens de mieux intégrer les immigrants au marché du travail, à la majorité francophone et au partage de nos valeurs communes, en particulier l’égalité hommes-femmes. […]

Dans les prochaines années, on va certainement avoir des débats animés, parfois très vifs. Mais n’oublions pas une chose : ce que nous partageons est plus important que ce qui nous divise. Nous représentons les Québécois et nous travaillons tous pour eux. Je le redis aux Québécois : nous formons votre gouvernement.

Nous avons une adversaire redoutable : la peur. La peur de ne pas être capable. La peur de nous tromper. La peur du changement. Ce sentiment est humain, très humain. Mais on doit le vaincre en y opposant la fierté et l’audace. Oui, fierté et audace… C’est ça qui va guider votre gouvernement ! Merci.

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Discours inaugural: d’audace et d’amalgame

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Dans son discours d’ouverture de la 42e législature, le premier ministre François Legault a égrainé les promesses qu’il avait formulées en campagne, en apportant parfois quelques retouches mineures. Les trois priorités de son gouvernement restent l’éducation, l’économie et la santé, dans cet ordre. Quant à la protection de l’environnement, il faut comprendre qu’elle sera tributaire du développement économique.

Dans le même paragraphe, François Legault a souligné le « grand défi économique » qui attend le Québec, soit de « rejoindre le niveau de richesse de ses voisins », et l’importance d’un autre défi. « La survie de notre planète est en jeu », a-t-il lancé sans ambages. « Je ne peux ignorer ce défi de l’urgence climatique et continuer de regarder mes deux fils dans les yeux. »

Ceux qui s’opposent systématiquement aux projets de développement versent dans les « discours idéologiques », estime le premier ministre. Son gouvernement, lui, n’a pas d’idéologie, a-t-il soutenu.

Le premier ministre n’a pas peur de recourir à l’amalgame, présentant le projet de troisième lien à Québec — essentiellement un tunnel et une autoroute reliant rive sud et rive nord à l’est — comme une avancée écologique. Certes, il n’a parlé que d’un tramway reliant les deux rives et de la possibilité d’enfouir les lignes de haute tension d’Hydro-Québec qui traversent l’île d’Orléans, ce qui, en soi, serait une prouesse technique. On peut croire que cette astuce politique ne saura convaincre les opposants au projet que l’étalement urbain est compatible avec le développement durable, opposants qui « ont décidé d’en faire un symbole idéologique anti-environnement », estime le chef caquiste. Quant aux autres, ils trouveront peut-être dans le plan esquissé de quoi se donner bonne conscience.

Pour le meilleur et pour le pire, on doit constater que François Legault a l’intention de respecter l’essentiel de ses promesses. C’est le cas de la prématernelle 4 ans, qui ne nuira pas, selon lui, au réseau des centres de la petite enfance (CPE). À ceux qui soulèvent les difficultés que représente la généralisation de ces nouvelles classes d’ici cinq ans, il répond qu’il s’agit d’un discours « fataliste » qui « manque d’audace et de fierté ».

Si on peut douter que l’audace viendra à bout de toutes les embûches, il faut voir d’un bon oeil le fait que le gouvernement caquiste place l’éducation en haut de sa liste des priorités. François Legault a évidemment raison d’affirmer que l’éducation est « le plus important facteur de bien-être, d’épanouissement et de richesse des individus, mais aussi des collectivités ». Il a énuméré une série de mesures concrètes pour améliorer la situation de l’enseignement primaire et secondaire et confirmé son intention d’augmenter le financement de l’éducation année après année. Le premier ministre a invité son ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui doit tout de même avoir de plus amples ambitions, à « multiplier les petits gestes » pour améliorer le sort des enseignants qui seront, d’ailleurs, mieux payer en début de carrière.

En revanche, ceux qui comptaient sur des engagements précis pour l’enseignement supérieur resteront sur leur faim. L’éducation supérieure « est aussi un levier pour créer de la richesse », a souligné le premier ministre, qui a insisté sur « la nécessité de rapprocher les chercheurs et les entrepreneurs ». Voilà des orientations tout économiques pour nos universités.

Dans le discours de 26 pages, la culture ne mérite qu’un petit paragraphe, fait de clichés et dépourvu d’engagements.

Parallèlement à des dépenses accrues en éducation, mais aussi en santé, François Legault a confirmé que son gouvernement remettra « de l’argent dans les poches des familles » : augmentation des allocations familiales pour le deuxième enfant et les suivants, suppression de la majoration des tarifs de garde et taxe scolaire uniformisée à la baisse. Il restera à son gouvernement de démontrer que cette combinaison d’allégements fiscaux et de hausse des dépenses, associée au maintien de l’équilibre budgétaire, ne relève pas de la pensée magique.

Toutes ces promesses lancées en campagne électorale, que le premier ministre a l’intention de respecter intégralement, ne vont pas toutes dans le même sens. Amélioration des services publics et baisse du fardeau fiscal, troisième lien autoroutier et développement durable sont difficiles à concilier. Ce discours d’ouverture est certes sans fioritures, concret et terre à terre, mais réaliser tout ce qu’il contient est tout de même un défi. « Nous avons un adversaire redoutable : la peur. La peur de ne pas être capables. La peur de nous tromper », a-t-il affirmé. François Legault ne semble pas avoir froid aux yeux ; espérons qu’il ne se goure pas.

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Calgary minor hockey teams prepare for inaugural Currie Cup – Calgary

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Two rival hockey teams came together to learn about leadership from an Afghanistan veteran on Saturday.

Maj. Mike Mackillop spoke to the Bantam AAA Sabres and Flames at Calgary’s Poppy Plaza, focusing on his time overseas and how his experiences have translated to the ice.

“Leadership, in general, is about putting yourself in the right position to make the right decision,” Mackillop said. “That translates whether you’re in military, business or if you’re on a hockey team.”

The two teams will look to use Mackillop’s shared experiences when they face off in the inaugural Currie Cup on Nov. 14 at the Ken Bracko Arena.

Jackson Rowland, who plays for the Bantam AAA Sabres, said Mackillop’s speech will stay with him as he plays in the Cup.

“I think we’ll have different thoughts on the ice,” said Rowland. “We’ll be thinking about them when we score.”

The memorial game is named after Lt.-Gen. Arthur Currie, who commanded Canadian troops during the First World War.

© 2018 Global News, a division of Corus Entertainment Inc.

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Kingston doctor surprised when World Medical Association’s new president used his words in inaugural speech

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Dr. Chris Simpson was sitting in a conference room in Reykjavik, Iceland listening to the inaugural speech of the World Medical Association’s new president, when the words started sounding a little too familiar.

Simpson is a past president of the Canadian Medical Association and said he knows the importance of a president’s first address, after giving deep, personal reflection to the inaugural speech he wrote as CMA president in 2014. Last Friday, it was Dr. Leonid Eidelman’s turn to deliver his talk before members of the international association, created in 1947 to uphold the medical ethics of physicians around the world.

Ultimately, Dr. Eidelman’s speech led to the CMA’s resignation from the World Medical Association. Last weekend, the Canadian delegation discovered Eidelman’s speech plagiarized Simpson’s CMA speech and an official call for Eidelman’s resignation was voted down.

“Part of this is in hindsight, but throughout a lot of the speech he was delivering there were some themes that he was talking about that I remember thinking, well that sounds kind of familiar,” said Simpson, a cardiologist and vice dean of the Queen’s University School of Medicine.

“He talked about the ‘social contract’ which is a very Canadian term and I used that frequently in my speech as well, but I didn’t think anything of it other than it was just generally familiar,” he said, in a telephone interview from Iceland.

“But when he began a series of sentences, I knew two sentences in. I said, ‘That’s my speech.’ I said it out loud to people sitting beside me. And then I started citing it along with him as he was reading it. I was talking out loud, the same words.”

A spokesperson for the World Medical Association said Eidelman later apologized before the assembly. In an email, the spokesperson said Eidelman told the association that his speech was translated from Hebrew with “help from English speechwriters. I was totally unaware if any English phrases were taken from other sources. And I am really sorry.”

CMA President Dr. Gigi Osler said the group resigned over the issue of integrity — particularly when the conference theme focused on medical ethics.

“We strongly believe that as physicians at the CMA and as leaders, we have to uphold a high level of integrity and honesty,” Osler said.

Read more:

On Friday, while the other international delegates left for a bus tour of Reykjavik, the Canadians went back to their hotel and started researching. They got a copy of Simpson’s 2014 speech and compared it to the text of the speech that Eidelman had just delivered.

“It was word for word,” Simpson said, “with a semi colon in the same place and commas in the same place.”

According to the CMA, both speeches used the same text. It was found near the end of the speech, as Simpson built to his conclusion.

“Every day, we are given the great privilege of being invited into our patients’ lives. We are with patients when they are born and when they die; we provide advice and comfort; we prevent illness and treat and manage disease. Our patients trust us, and we have always taken our advocacy role very seriously. It is part of the essence of our professionalism…” the text of Simpson’s speech said.

Osler said once the group found that passage, they decided to look for other instances of plagiarism.

“Just by doing a simple Google search we were able to identify other sources which were also taken,” from blogs and websites, she said.

“That’s when it sunk in,” Osler said. “It wasn’t one line. It wasn’t two lines. It was obvious.”

The decision to demand Eidelman’s resignation was made with Osler, the CMA president, along with the association’s CEO, its board chair and other delegates, he said.

On Saturday, back in the conference room, Simpson said he rose on a point of personal privilege, provided the documentation showing plagiarism and asked for Eidelman’s resignation.

“The council went into a private session. They emerged, saying that they agreed those words had been taken. They also agreed that there were other parts of the speech that had been from other sources that were unattributed. The vote was moved and seconded that Dr. Eidelman resign. The vote was not successful,” Simpson said.

The Canadians officially resigned and did not hear Eidelman’s apology, Simpson said.

For now, Osler said the CMA will seek connections with new organizations that will allow it to continue its work on international projects.

“This is a new beginning for us,” she said.

Simpson said he believes the CMA made the right decision.

“How could I go back to my students who I would hold to a higher standard for doing the same thing and let the president of the WMA off the hook? That would be very hypocritical of me.”

Moira Welsh is a Toronto-based investigative reporter. Follow her on Twitter: @moirawelsh

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