Des économies incompatibles | Le Devoir

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On a beaucoup parlé du terme « énergie sale » de Legault. Trudeau nous encourage maintenant à soutenir l’Alberta. La question qui mérite d’être posée est celle de l’incompatibilité entre l’économie du Québec et de l’Alberta.

Le Québec accuse un déficit dans ses investissements en technologie, son industrie manufacturière est en retard, mais il entreprend un virage sur le plan de l’intelligence artificielle, un domaine cardinal dans la nouvelle économie numérique. Le Québec devient attirant pour le tourisme, parce que de plus en plus branché et peu cher. Se pourrait-il qu’un dollar canadien faible favorise l’économie du Québec et ses exportations ?

Un dollar canadien faible permet à des entreprises internationales de s’installer au Québec à moindre coût, à profiter de notre qualité de vie, de nos universités et de notre filet social pour ses futurs employés. En plus, nos biens coûtent moins cher à l’étranger. En contrepartie, certains biens, comme les tomates du Mexique, seront plus chers ici, mais c’est tant mieux pour Savoura…

Quand les sables bitumineux performent et que le cours du pétrole est élevé, cela hausse la valeur du dollar et gruge littéralement l’économie du Québec, qui ne peut plus exporter. Il vaudrait donc mieux que le Québec et l’Alberta soient dans des ensembles économiques différents, avec une politique industrielle différente, une fiscalité différente et surtout une politique monétaire différente.

Le principe de la « piasse à Lévesque » valant 60 sous n’était pas si fou. Et si les intérêts économiques du Québec et de l’Alberta n’étaient pas solubles ? Bref, au lieu d’avoir des cycles qui font du bien au Québec et du tort à l’Alberta, puis l’inverse avec des politiques fédérales uniques qui ne sont jamais adaptées à l’une ou l’autre des provinces, pourquoi ne pas avoir une politique pour le Québec et une pour l’Alberta ? Je demande donc au Devoir de nous instruire à ce sujet et de nous permettre de mieux comprendre l’effet de la valeur du dollar sur nos économies. À terme, nous pourrions encourager nos voisins albertains à fonctionner avec la devise américaine et nous pourrions, avec l’Ontario, bénéficier d’un dollar plus faible en ayant des mesures qui favorisent ce résultat.

Quant à la péréquation, on pourrait la diminuer en diminuant proportionnellement l’impôt fédéral. On arriverait donc à réformer le Canada sans crise constitutionnelle. La question culturelle demeurerait entière, mais une partie des irritants serait réglée. Tout le monde concédera que la bureaucratie fédérale coûte cher, le désastre du système de paie fédéral en est l’exemple le plus éloquent. Québécois et Albertains sont au moins d’accord là-dessus. Un dossier pour l’honorable sénateur André Pratte ?

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