Une insulte à toute la francophonie canadienne

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Je suis québécois. Depuis plus de 40 ans, je travaille souvent avec les francophonies hors Québec. Celles de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et surtout de l’Acadie. Ces francophonies hors Québec inspirent et enrichissent la culture québécoise. Comme le disait si justement Victor-Lévy Beaulieu dans je ne sais plus quelle entrevue radiophonique, les batailles de toutes les francophonies nord-américaines participent du même combat.

Si parfois certains indices d’assimilation me découragent, j’ai toujours retrouvé, par exemple chez les Acadiens et les Franco-Ontariens, un dynamisme inouï et une francophonie qui s’y affirme avec originalité. J’y puise certains de mes modèles artistiques et littéraires les plus convaincants. Les Jean-Marc Dalpé, Patrice Desbiens, Gérald Leblanc, Herménégilde Chiasson, France Daigle, Georgette LeBlanc ou Serge Patrice Thibodeau sont parmi ces écrivains qui enrichissent notre américanité francophone.

Je suis peut-être québécois, mais je peux m’enorgueillir d’être l’arrière-petit-fils de Zotique Mageau, député libéral de Sturgeon Falls de 1911 à 1926, qui défendit bec et ongles les droits des Franco-Ontariens. C’est donc comme une claque sur la gueule que je reçois personnellement cette scandaleuse décision du gouvernement de Doug Ford d’abandonner le projet de l’Université de l’Ontario français. Ce désengagement de ce parti nouvellement élu est une insulte non seulement à la francophonie ontarienne, mais à celle de tout le Canada français et à celle du Québec.

Encore une fois, la francophonie canadienne fait face à l’hypocrisie assimilatrice canadienne. Chaque nouveau coup bas des représentants de la culture dominante anglophone me rappelle de mauvais souvenirs et me rend plus indépendantiste que jamais. Cette nouvelle blessure remet en perspective le nationalisme québécois et réactualise radicalement le projet de transformation du Québec en nation.

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