Québec solidaire songe à une mise à jour de sa position sur la laïcité

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Les membres de Québec solidaire (QS) ont entendu divers panélistes, samedi, pour nourrir leur réflexion sur le port de signes religieux chez les fonctionnaires, un enjeu épineux sur lequel le parti de gauche devra trancher en mars.

Le parti défendait traditionnellement le « compromis Bouchard-Taylor » — l’interdiction des signes religieux chez les fonctionnaires en position de coercition — mais certains membres ont exprimé des réserves sur celui-ci.

Les membres étaient donc invités au cégep de Trois-Rivières, samedi, pour se faire une tête sur le sujet en vue du Conseil national du mois de mars. Après les présentations en matinée, ils seront invités à débattre ensemble en après-midi, mais à huis clos.

Toutes les options semblent être sur la table — dont celui de permettre le port de signes religieux pour tous les fonctionnaires.

« Ce n’est pas moi qui vais le décider, ce sont les membres qui vont prendre cette décision-là au mois de mars », a déclaré la porte-parole de QS, Manon Massé, qui s’est bien gardé de donner sa propre opinion.

« Demandez-moi pas de réfléchir deux mois à l’avance dans un parti démocratique comme le nôtre. On a ouvert le dialogue-là, il est bien enclenché », a-t-elle ajouté.

Si certains membres se disent inconfortables avec la position actuelle du parti, d’autres semblent tenir à cette partie du programme.

Lors de la période des questions, une dame a demandé aux panélistes s’ils admettaient que certains signes religieux comportaient des relents de soumission de la femme.

Le « jeu des islamistes »

Pendant sa présentation, l’un des instigateurs du compromis Bouchard-Taylor, Charles Taylor, s’est rangé du côté de ceux qui s’opposent à l’interdiction du port de signes religieux. Il a d’ailleurs appelé Québec solidaire à « ne pas jouer le jeu des islamistes » en discriminant les musulmans.

« Clairement, il y aura infraction à l’égard de la liberté de conscience si on interdit un certain vêtement », a-t-il plaidé.

« Une personne qui pratique une religion qui n’exige pas que ça soit visible a la possibilité d’être employé partout, tandis que la personne à côté, qui a une posture de conscience qui exige quelque chose qui est visible, serait exclue. Ce serait une illégalité. »

Dans la foulée de la tuerie à la mosquée de Québec en 2017, M. Taylor avait annoncé qu’il avait changé d’idée quant aux conclusions du rapport de la commission qu’il a présidée avec le sociologue Gérard Bouchard en 2007.

M. Bouchard, qui est resté sur ses positions, devait être présent samedi mais il a dû annuler pour des raisons personnelles, a indiqué le parti.

Lucie Lamarche, de la Ligue des droits et libertés, a elle aussi soutenu devant les membres de QS que les fonctionnaires n’étaient pas moins neutres s’ils arborent des signes religieux.

Les employés de l’État n’ont pas que des devoirs, ils ont aussi des droits, a-t-elle indiqué.

Des conditions juridiques

Le professeur de droits et libertés à l’Université Laval, Louis-Philippe Lampron, a quant à lui offert un exposé plus descriptif, énonçant des conditions pour ne pas que le « compromis Bouchard-Taylor » soit contesté devant les tribunaux.

Par exemple, il considère que l’interdiction ne devrait s’appliquer qu’aux fonctionnaires qui ont un uniforme — ce qui exclurait les enseignants, comme le voudrait le gouvernement caquiste.

Selon lui, il serait aussi impératif que l’interdiction soit assortie d’une clause de droits acquis, pour les employés de l’État qui portent en ce moment des signes religieux.

« Il est absolument illégitime et voire même illégal de congédier des individus qui font bien leur travail alors qu’ils portent des symboles religieux dans l’état actuel des choses », a-t-il soutenu.

« La clause grand-père, pour moi, c’est un incontournable », a-t-il ajouté.

Québec solidaire a aussi accueilli un représentant de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente notamment de nombreux enseignants.

Mario Beauchemin, troisième vice-président de la centrale syndicale, a dit d’entrée de jeu que le port des signes religieux chez les enseignants n’était pas du tout une priorité pour eux.

M. Beauchemin a d’ailleurs fait une distinction entre les fonctionnaires qui ont une autorité coercitive et les enseignants.

« Les enseignants ont une autorité davantage morale », a-t-il fait remarquer.

Le gouvernement caquiste de François Legault veut présenter bientôt un projet de loi pour interdire le port de signes religieux chez les policiers, les gardiens de prison, les juges et les enseignants.

Après avoir évoqué de possibles congédiements advenant des fonctionnaires récalcitrants, le gouvernement a débattu de la possibilité d’ajouter une clause grand-père au projet de loi.

C’est le premier ministre Legault qui devra trancher, étant donné qu’il n’y a pas consensus sur la question au sein du caucus.

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Apple déploie une mise à jour pour le bogue majeur de FaceTime

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Pour bénéficier du correctif, les utilisateurs d’iPhone et d’iPad sont invités à installer iOS 12.1.4 (Nouvelle fenêtre).

Apple s’est à nouveau excusée pour les inconvénients causés par le bogue et a tenu à remercier ses clients pour leur patience, rapporte CNBC.

« En plus de s’occuper du bogue qui nous a été rapporté, notre équipe a effectué un audit de sécurité approfondi de FaceTime et a fait des mises à jour supplémentaires tant à l’application FaceTime qu’au serveur pour améliorer la sécurité, a indiqué l’entreprise. Cela inclut une vulnérabilité jamais identifiée auparavant dans la fonctionnalité Live Photos de FaceTime. »

L’adolescent récompensé

Dans un communiqué (Nouvelle fenêtre) à l’intention de ses partenaires et des développeurs d’applications, Apple a officiellement reconnu que le bogue de FaceTime avait été découvert par Grant Thompson, un adolescent américain de 14 ans.

Le jeune homme avait découvert le problème en passant un appel de groupe à ses amis pour organiser une partie de jeux vidéo. Sa mère, Michele Thompson, et lui avaient tenté à maintes reprises d’avertir Apple, mais l’entreprise n’avait pas répondu. Mme Thompson ignorait qu’une page officielle servant à rapporter ce genre de bogues existait sur le site des développeurs d’Apple.

L’existence de la faille avait par la suite été révélée au grand jour sur le web, notamment par le biais de nombreuses vidéos d’internautes les montrant en train de reproduire le bogue.

Apple a confirmé qu’elle allait récompenser Grant Thompson en vertu de son programme de chasseurs de bogues. Le montant de cette récompense n’a pas été divulgué. L’entreprise compte également offrir une bourse d’études au garçon.

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Les tons pastels de Bonheur du jour

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Pour l’été 2019, Bonheur du Jour emmène les enfants sous le soleil, en les enveloppant de couleurs rafraîchissantes aux notes acidulées, qui agitent une palette douce et sucrée de tons pastel. Orangés mixés de couleurs poudrées (bleus grisés, verts turquoisés, rose vintage) les invitent au voyage… Les imprimés exclusifs “fleurs indiennes” s’associent subtilement aux broderies sur du voile de coton façonné, pour un style “Nomade chic”.


bonheurdujourparis.com
@bonheurdujourparis

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Mise à jour sécuritaire à l’Assemblée nationale

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L’Assemblée nationale achève un vaste chantier visant à renforcer la sécurité sur la colline Parlementaire. Le Devoir a obtenu des informations sur les mesures retenues afin de couvrir d’une armure cette « cible potentielle pour quiconque voudrait déstabiliser une démocratie » selon l’ex-président Jacques Chagnon grâce à des documents obtenus en vertu de la Loi d’accès aux documents publics.

En plus de consacrer 60 millions de dollars à la construction d’un nouveau centre des visiteurs et de nouvelles salles de commission parlementaire, la direction de l’Assemblée nationale a ordonné la « modernisation » des systèmes de contrôle d’accès et de vidéosurveillance dans l’hôtel du Parlement et des bâtiments adjacents, érigés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. « Depuis, les besoins des parlementaires et de la population ont évolué de façon considérable. En ce sens, les infrastructures en matière de sécurité et d’accueil sont désuètes », a-t-elle écrit dans un appel d’offres public datant du printemps 2016.

En août de la même année, l’Assemblée nationale a chargé l’entreprise Logic-Contrôle de procéder au remplacement de quelque 230 caméras, à la relocalisation d’interphones ainsi qu’au démantèlement et remplacement du système de contrôle d’accès, afin d’y intégrer environ 320 portes. Moins de deux années après la fusillade au Parlement d’Ottawa s’étaient écoulées.

Il s’agit d’une liste « ni exhaustive ni limitative » des travaux à réaliser, précise l’Assemblée nationale.

En effet, celle-ci a aussi commandé au fil des derniers mois à Logic-Contrôle des équipements de contrôle comme des portillons automatiques, des portes tournantes, des appareils à rayons X et des arches de détection de métaux.

Dans la cour intérieure et dans le nouveau centre des visiteurs, environ 50 nouvelles caméras, 70 nouvelles portes à contrôler, et un nouveau système d’interphone seront également installés avant l’ouverture, qui est prévue le printemps prochain.

Les agents de sécurité pourront alors suivre les allées et venues dans l’hôtel du Parlement, à partir d’un poste de contrôle unifié (PCU).

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, avait plaidé pour un renforcement des mesures de sécurité sur la colline parlementaire. Il citait un rapport de la Surêté du Québec, produit en 2011 puis actualisé au lendemain de la fusillade dans la capitale fédérale, selon lequel il existe plusieurs lacunes dans le dispositif de protection.

L’Assemblée nationale est quitte pour une facture de près de 3,3 millions de dollars seulement de Logic-Contrôle.

Le Parlement a brandi la Loi sur l’accès aux organismes publics pour refuser de transmettre les renseignements dont « la divulgation aurait pour effet de réduire l’efficacité d’un programme, d’un plan d’action ou d’un dispositif de sécurité destinée à la protection d’un bien ou d’une personne ».

Avec Dave Noël

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Se préparer au ski en 10 mn par jour

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VIDÉO – Sept exercices quotidiens pour se remettre en forme avant de skier, ce n’est pas la mer à boire et cela rend la montagne encore plus belle. À découvrir sur cette video en ligne et au sommet de la coach Lucile Woodward.

À un mois à peine des congés scolaires de février, il est temps de se préparer à rechausser les skis. Chaque hiver, le ministère des Sports fait une campagne de prévention à l’intention des vacanciers. Et commence toujours, c’est son rôle, par rappeler le nombre d’accidents et le type de blessures les plus fréquentes la saison précédente.

Passons sur ces statistiques peu engageantes. Le ski est un sport à risques, tout le monde le sait. Et le premier risque de la glisse, c’est la chute. Pour l’éviter au maximum, il faut de la technique, donc ne pas hésiter à (re)prendre des cours de ski en arrivant, ne serait-ce qu’une demi-journée pour se remettre en jambes. «Le plaisir, ça s’apprend», disait la pub de l’ESF (École de ski français) il n’y a pas si longtemps. On n’a jamais trouvé meilleur slogan.

Bonne piste en ligne

Reste que pour optimiser ce «plaisir», rien de tel qu’un peu d’exercice avant le départ. Dix petites minutes quotidiennes de gymnastique suffisent. Le ministère des Sports a donc eu la bonne idée de s’associer avec Lucile Woodward, coach diplômée d’État et fitness girl bien connue des youtoubeurs avec 300 000 followers.

Une video a été spécialement réalisée et mise en ligne. Lucile Woodward y montre les mouvements à réaliser chaque jour chez soi avant de remonter sur les planches. Au programme: sept figures de renforcement musculaire des cuisses, abdos et fessiers. Tourné à 2 800 m d’altitude au sommet de la Masse, sur le domaine skiable des Menuires (Savoie), ce petit film au décor grandiose donne tout de suite envie de s’y mettre.

Manque malgré tout dans ce cadre naturel deux éléments fort utiles pour soigner sa condition physique de skieur: un mur, contre lequel on se tiendra assis pendant 1,50 mn, ou plus si affinités avec cette position dite de «la chaise» mais sans chaise évidemment. Deuxième élément fort utile pour se préparer à l’agréable: un bon vieil escalier que l’on préférera systématiquement à l’ascenseur pour descendre et monter.

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La Marie-Jeanne remise au goût du jour par le Château Les Carmes Haut-Brion

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L’objet est noir, brillant, très beau, il semble flotter dans l’espace, et il intrigue terriblement ceux qui le découvrent. Non, ce n’est pas le monolithe de “2001, l’odyssée de l’espace”, le surprenant parallélépidède mis en scène par Stanley Kubrick. Mieux, c’est une Marie-Jeanne, un flacon d’une contenance de 2.25 litres, soit l’équivalent de trois bouteilles. Ce format avait été conçu pour favoriser un meilleur vieillissement du vin. Assez populaire au dix-neuvième siècle, il fut petit à petit oublié au profit de modèles plus faciles à transporter. Le Château Les Carmes Haut-Brion, en appellation Pessac-Léognan, a décidé de le remettre au goût du jour. Une idée de Patrice Pichet, promoteur immobilier propriétaire depuis 2010, et de l’oenoloque du domaine Guillaume Pouthier. “Il s’agit pour nous de rendre hommage à ce lieu emprunt d’une longue histoire vinicole puisque l’origine du domaine se situe en 1584 lorsque Jean de Pontac, propriétaire de la maison noble Haut-Brion et de ses vignobles, donne aux religieux des Grands Carmes une partie nord de sa propriété. Mais le domaine s’inscrit aussi dans une grande modernité. Le nouveau chai conçu par Philippe Starck en est un des plus beaux symboles.” explique Guillaume Pouthier.

Coffret-Plexi@Phil-Labeguerie-0807

Il n’existait plus de moule de ce type de contenant. Nous l’avons donc créé.” reprend Guillaume Pouthier. Un investissement très conséquent. Ce flacon aux belles proportions, imposant sans être massif, volumineux sans être lourd, n’a pas d’étiquette. Seule une discrète contre-étiquette annonce le millésime et les mentions spéciales. En revanche, le nom du Château apparaît en relief sur les partie supérieures et inférieures. La Marie-Jeanne est présentée en suspension dans un coffret en verre anti-UV et anti rayure.

Et le contenu ? “Pour cette première édition, nous avons choisi le millésime 2016, notre cuvée la plus aboutie depuis le rachat.” Le 2016, très réussi dans l’ensemble du Bordelais, se présente comme un vin racé, fruité, éclatant, à la bouche fraîche et dense, aux tannins crémeux, réellement superbe. Un millésime apprécié par la critique comme par le marché. Vendu 85 € à sa sortie, il est aujourd’hui commercialisé 160 € sur certains sites.
Contrairement au millésime classique (40 000 bouteilles) dont l’élevage dura 36 mois, le vin destiné à la Marie-Jeanne a été élevé pendant deux ans.

Sur les 800 exemplaires de Marie-Jeanne produits, 500 vont être mis en vente par la Place de Bordeaux. Le prix public annoncé est de 2 900 €. Nul doute que la propriété vise les collectionneurs, plutôt Anglais ou Asiatiques. Aujourd’hui, seulement une bouteille sur cinq de Château Les Carmes Haut-Brion est vendue en France. Le reste de la production est dédié à l’export. Sans devenir une star de l’espace, comme le prisme de Kubrick, la Marie-Jeanne devrait connaître un succès international.

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Mise à jour économique: le gouvernement Legault joue de prudence

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Après avoir martelé que « les Québécois sont étouffés » financièrement, le premier ministre François Legault a convenu lundi de remettre dans leur « portefeuille » 1,7 milliard de dollars au cours des cinq prochaines années. Mais, il repousse au prochain budget plusieurs décisions attendues.

Les Québécois qui espéraient ainsi voir l’équipe de François Legault amorcer l’uniformisation du taux de taxation scolaire à la grandeur du Québec, comme la Coalition avenir Québec l’avait promise en campagne électorale, devront patienter.

« La taxation scolaire, je tiens à le dire, je suis un homme de principes, par respect pour l’Assemblée nationale, le projet de loi n’est pas déposé, le projet de loi devra être en vigueur pour baisser les taxes scolaires, et donc ça, le premier effet de cela ce serait dans le budget 2019-2020 et dans votre compte de taxes 2019 », a expliqué le ministre des Finances, Éric Girard.

Familles

Les grands gagnants de la mise à jour économique et financière du gouvernement caquiste, présentée ce lundi, sont sans conteste les parents de deux enfants ou plus.

Dès janvier 2019, le gouvernement caquiste bonifiera jusqu’à 500 $ l’aide fiscale accordée aux familles de deux enfants et de 1000 $ ou plus à celles de au de trois enfants ou plus. Cette « allocation famille » permettra à plus de 423 000 familles québécoises de profiter d’un soutien additionnel pouvant atteindre 500 $ par année pour les parents de deux enfants et 1 000 $ par année pour ceux de trois enfants.

Cette mesure fiscale coûtera 1,1 milliard sur cinq ans à l’État québécois ― ou, à terme, quelque 250 millions par année. « On va plus vite que ce qu’on avait promis », a fait valoir M. Girard.

Le gouvernement caquiste effectuera en 2019 un timide « premier pas » vers l’instauration d’un tarif unique pour les services de garde d’enfants subventionnés en gelant la contribution additionnelle exigée aux parents gagnant un revenu familial net dépassant 51 340 $. Environ 140 000 familles profiteront de ce « répit » d’une valeur totale de 200 000 $ pour 2018-2019. Le ministère des Finances s’attend autrement à éponger un manque à gagner de 11,4 millions sur cinq ans. M. Girard a convenu qu’il s’agit pour l’instant d’une mesure « symbolique ». « On trouvait que l’indexation des contributions additionnelles dès janvier était contradictoire avec le message que nous avons donné [en campagne] », a dit l’élu caquiste.

Ainsi, la contribution de base dans les CPE passera de 8,05 $ à de 8,25 $ par jour d’occupation à compter du 1er janvier prochain, ce qui annulera l’effet de la mesure sur la contribution additionnelle.

L’abolition de la modulation des tarifs de garde ― décrite comme une « taxe famille » par la CAQ ― « doit se faire progressivement à partir du prochain budget », a précisé l’équipe de François Legault.

Aînés

D’autre part, le gouvernement québécois créera un nouveau crédit d’impôt pour le soutien des aînés à faible revenu. Celui-ci permettra à plus de 570 000 personnes âgées de 70 ans ou plus de bénéficier, dès 2018, d’une aide pouvant atteindre 200 $ par année (ou 16 $ et 66 cents par mois). « Je pense que ça compte lorsqu’on est un aîné à faible revenu. C’est un ajout qui est significatif », a fait valoir M. Girard.

« Aujourd’hui, nous commençons à livrer la marchandise pour les familles et pour les aînés. Mon gouvernement ne va pas regarder de haut le portefeuille des Québécois », a déclaré François Legault dans un discours public prononcé à Québec lundi.

« Le nouveau gouvernement va garder un équilibre entre les services et le portefeuille des Québécois, en particulier celui des familles et des aînés », a-t-il ajouté devant un immense drapeau du Québec. Quelques dizaines de sympathisants triés sur le volet étaient assis de part et d’autre de lui.

Le gouvernement de la CAQ précisera son « plan de match » en éducation et en santé lors de la présentation du budget 2019-2020 du Québec, l’année prochaine.

Environnement

La mise à jour soutient que le gouvernement « réitère sa volonté de poursuivre la lutte contre les changements climatiques ». Dans les faits, une seule mesure environnementale destinée aux particuliers est comprise dans cette mise à jour.

Elle consiste à prolonger de quelques mois le programme d’aide à l’achat d’un véhicule électrique neuf ou usagé. Québec prévoit que l’extension du programme coûtera 20,7 millions en 2018-2019.

Pour la suite des choses, on mentionne que le gouvernement se « penchera sur les moyens à prendre pour optimiser cette mesure »

Le programme Roulez électrique prévoit un rabais allant jusqu’à 8000 $ pour l’acquisition d’un véhicule neuf, ou 4000 $ pour un véhicule usagé. Le programme offre aussi jusqu’à 600 $ pour l’acquisition et l’installent d’une borne de recharge à domicile. On estime que la mesure annoncée lundi favoriser l’acquisition de 3350 véhicules, et l’installation de 1200 bornes supplémentaires.

Pour les entreprises, le gouvernement va bonifier (à 100 %) le taux d’amortissement relatif à l’équipement de production d’énergie propre et de conservation d’énergie. On croit de cette manière pouvoir aider à réduire l’empreinte environnementale des entreprises.

Des marges de manoeuvre

« Le contexte économique fait en sorte que le Québec a connu une augmentation plus importante que prévu de ses revenus fiscaux », note Québec dans cette mise à jour.

« En particulier, la révision à la hausse de la croissance économique depuis mars 2018 [le dernier budget Leitao] a contribué à accroître davantage que prévu les rentrées fiscales de l’État. […] Cette marge de manoeuvre permet au gouvernement de remettre immédiatement de l’argent dans le portefeuille des Québécois ».

Mais le gouvernement a voulu jouer de prudence malgré ce contexte favorable. « Il y a de l’incertitude sur l’ensemble des marges de manoeuvre que nous avons », a souligné le ministre Girard. « Ça n’aurait pas été prudent de dépenser toutes les marges de manoeuvre immédiatement. »

Depuis le dernier budget Leitao, la bonne tenue de l’économie a permis de dépasser de 1,87 milliard les revenus anticipés. En soustrayant les mesures annoncées lundi (d’une valeur de 229 millions), cela laisse un solde budgétaire supplémentaire de 1,65 milliard.

Plus largement, les dernières prévisions « laissent entrevoir » un surplus attendu de 4,5 milliards pour 2018-19, pour un solde budgétaire positif de 1,7 milliard — une fois un paiement de 2,9 milliards fait au Fonds des générations.

Les révisions à la hausse du cadre financier s’expliquent par des revenus fiscaux non anticipés de 1,5 milliard pour 2018-2019 ; des transferts fédéraux supplémentaires de 325 millions pour cette année ; une baisse du service de la datte de 248 millions.

« Les révisions positives du cadre financier permettent au gouvernement d’éliminer le recours à la réserve de stabilisation et de financer des initiatives, tout en préservant l’équilibre budgétaire. »

Croissance économique

La mise à jour prévoit une croissance économique bientôt au ralenti — ici comme ailleurs dans le monde. Après une croissance du PIB réel de 2,8 % en 2017 et de 1,4 % en 2016, les prévisions font état d’une croissance de 2,5 % en 2018 et de 1,8 % en 2019.

La remontée des taux d’intérêt du Canada contribuera à ce ralentissement. On anticipe moins de créations d’emplois, parce que le taux de chômage est déjà faible et que le bassin de travailleurs potentiels diminue.

On souligne qu’il reste « des écarts de niveau de vie et de productivité » à résorber pour que le Québec rattrape ses voisins : le niveau de vie au Canada était, en 2017, supérieur de 19,2 % à celui du Québec.

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Un jour nouveau? | Le Devoir

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À la suite des élections de mi-mandat, la question se pose : qui est le Parti démocrate ? De nouveau majoritaire à la Chambre des représentants, le prétendu parti populaire se félicite d’avoir repoussé la prise d’étranglement du président voyou sur la Constitution et la démocratie américaine. Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre, a claironné le soir du scrutin : « Demain sera un jour nouveau en Amérique. » Les militants démocrates de la télévision Chris Cuomo et Rachel Maddow étaient carrément joyeux, et leurs dénonciations de Trump s’affichent de plus en plus confiantes, comme si sa destitution était imminente.

En fait, on est toujours dans la pénombre : Trump reste président, les républicains ont élargi leur majorité au Sénat et le pays est divisé entre des camps guerriers plus farouches que jamais. Mais l’ironie d’après-élection la plus aiguë est que le « parti d’opposition » se trouve toujours dirigé par deux oligarques. Le « jour nouveau » est à présent présidé par Pelosi, chef de son caucus depuis 15 ans, et au Sénat par Charles Schumer, depuis 1999 le fidèle serviteur des intérêts de la machine du parti à la Chambre haute. Bref, deux politiciens qu’on peut blâmer, de concert avec le couple Clinton et Barack Obama, pour l’avènement de Donald Trump.

Il est vrai que Pelosi a voté en 2002 contre l’invasion de l’Irak et que Schumer, à l’époque représentant à la Chambre depuis New York, a voté contre l’ALENA en 1993. Toutefois, ces gestes d’indépendance sont parmi les très rares occasions où ils ont manifesté un tant soit peu de liberté d’esprit face aux diktats de la faction dominante de leur parti. Interventionnistes militaires et pro-dérèglementation de Wall Street et des grandes banques, Pelosi et Schumer sont tout sauf des réformateurs de gauche. En revanche, dans la sphère qui compte le plus — le financement des campagnes électorales démocrates par le secteur financier et la Silicon Valley, notamment Facebook —, leur conduite a été impeccable.

Il faut espérer que le trio de sénateurs Bernie Sanders, Elizabeth Warren et Sherrod Brown avancera un programme plus équitable pour les ouvriers, qui ont tellement perdu depuis les années 1980, alors que les riches s’enrichissaient davantage, grâce en partie à l’entente cordiale entre deux présidents démocrates et leurs homologues républicains. Cependant, le Parti démocrate constitue un assemblage de baronnies, dont les trois plus importantes — la Californie, New York et l’Illinois — tirent les ficelles du travail clientéliste qui alimente les coffres du parti et garantit la réélection de ses adhérents les plus chéris. Avec le déclin dramatique des syndicats — accéléré par la délocalisation de l’industrie américaine —, l’importance des relations avec le pouvoir financier ne cesse de grandir.

L’exemple de New York suffit pour comprendre. Le mois dernier, Amazon, la gigantesque entreprise gérée par l’homme le plus riche du monde, a annoncé l’implantation d’un nouveau bureau satellite à New York, dans le quartier de Long Island City. C’était le résultat d’une prétendue compétition qui a exigé de chaque ville concurrente des contributions financières comme récompense — réduction d’impôt, investissement dans les infrastructures, formation de cadres payée par des fonds publics, etc. Tout cela formulé dans le plus grand secret, pour que les contribuables ne soient pas mis au courant des dépenses proposées en leur nom. Et voilà qu’on apprend que l’État de New York et la Ville de New York se sont engagés à verser plus de 2 milliards de dollars pour encourager Amazon à s’installer.

De mauvaises langues remettent en question la pertinence d’offrir des pots-de-vin à un colosse bourré de fric et qui profiterait d’une main-d’oeuvre éduquée déjà bien établie à New York. D’autre part, les riverains de Long Island City, surtout les plus pauvres demeurant dans des logements sociaux, se demandent comment eux, pour la plupart noirs et latinos, pourront obtenir des emplois au salaire annuel de 150 000 $, alors qu’il y a des centaines de milliers de Blancs et d’Asiatiques prêts à s’y mettre. De plus, New York regorge déjà d’humains, de voitures et d’immeubles énormes ; quant au métro et aux écoles, ils sont dans un état catastrophique.

Peu importe, disent les barons démocrates, le gouverneur Andrew Cuomo et le maire Bill de Blasio. Frère du journaliste de télévision Chris Cuomo, Andrew ne peut ramper suffisamment devant le p.-d.g. d’Amazon, Jeff Bezos, ayant même lancé à la blague qu’il changerait son nom en « Amazon Cuomo ». Bill de Blasio, un soi-disant progressiste, se dit « pragmatique » dans sa flagornerie. Si pragmatique qu’il pense à sous-traiter la gestion d’un tiers des logements sociaux de la ville — pour le moment dans un état pitoyable et englués dans un scandale d’étouffement concernant la présence de plomb dans la peinture — à des propriétaires privés.

Peut-être la société immobilière Trump pourrait-elle bénéficier de la largesse du maire démocrate. Pourquoi pas ? C’est un jour nouveau en Amérique.

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Mise à jour économique: la réponse à Trump

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À cause des baisses d’impôt généreuses accordées l’an dernier aux entreprises par le gouvernement Trump, les milieux d’affaires canadiens revendiquaient un traitement similaire depuis des mois. L’argument est simple : si le Canada devient moins concurrentiel, bien des entreprises choisiront d’investir aux États-Unis plutôt qu’ici.

Le problème avec cette vision réductrice est qu’en se contentant de baisser les impôts sur les profits des entreprises, non seulement Ottawa se serait privé de revenus, mais cela n’aurait pas eu l’effet escompté sur les investissements, puisque l’argent épargné serait allé directement dans la poche des actionnaires au lieu d’être réinvesti.

En choisissant plutôt de permettre aux entreprises de déduire très rapidement leurs dépenses de nouveaux investissements, et ce, pour une période limitée, le ministre Bill Morneau a choisi un bon moyen d’atteindre son objectif.

Ainsi, d’ici 2027 au plus tard, les sociétés pourront déduire 100 % de leurs dépenses en machinerie et en équipements dès la première année de mise en service. Toutes les entreprises pourront en profiter, mais les taux de déduction seront moindres selon le type de dépenses en capital. Même les brevets pourront être amortis plus rapidement.

La mesure existe aussi aux États-Unis, mais elle sera plus généreuse ici. Selon les prévisions du ministère des Finances, elle coûtera la rondelette somme de 5,3 milliards l’an prochain, une somme qui ira cependant en diminuant jusqu’à 1,7 milliard en 2023-2024.

Cela suffira-t-il pour freiner la tentation de déplacer ses investissements ? Dans certains États américains, les impôts sont si peu élevés qu’il faudrait davantage. Mais il y a aussi des limites à jouer ce jeu de la guerre des impôts. Et le Canada possède d’autres arguments, comme son système de santé universel pris en charge par l’État, une main-d’oeuvre qualifiée et l’abondance de ses richesses naturelles.

Il s’agit bien sûr d’un très beau cadeau fait aux sociétés puisqu’en déduisant immédiatement des dépenses qu’elles devaient jusqu’ici répartir sur plusieurs années, elles dégageront des marges bénéficiaires plus élevées. La différence, majeure avec une baisse pure et simple du taux d’imposition sur les profits, c’est qu’on s’assure ainsi que des investissements ont bel et bien été réalisés. Il faudra maintenant voir si les provinces suivront la même voie, elles qui ont tant besoin de revenus.

Les entreprises ayant reçu leur cadeau électoral pour Noël 2018, il faudra voir ce que le gouvernement Trudeau réserve aux autres Canadiens dans le budget prévu pour février.

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Mise à jour économique: Ottawa joue serré

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Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, pouvait difficilement rester les bras croisés devant les mesures fiscales américaines qui risquaient de détourner les investisseurs du Canada. Pour y arriver, le ministre a toutefois dû ralentir le pas en matière de réduction du déficit et de la dette, ce qui n’est pas sans conséquence.

Il n’y a pas à dire, l’économie canadienne va bien. Environ 550 000 Canadiens de plus qu’il y a trois ans travaillent. Le taux de chômage est à son plus bas depuis 40 ans. Les salaires augmentent plus vite que l’inflation. La rentabilité des entreprises après impôt est plus élevée que la moyenne historique…

Le président Donald Trump a toutefois semé l’incertitude avec ses fameuses mesures fiscales. Jusque-là, le Canada avait l’avantage. Pour ne pas le perdre, il devait faire quelque chose, et la réponse occupait presque tout l’énoncé économique présenté mercredi par le ministre Morneau.

Fort heureusement, il a résisté à l’appel de l’opposition conservatrice et de certains groupes d’affaires en faveur d’onéreuses baisses d’impôt. Il a opté pour des mesures ciblées encourageant les investissements dans la machinerie, l’innovation et la production d’énergie propre, des mesures plus propices à l’amélioration de la compétitivité à long terme des entreprises.

Cette stratégie à la fois défensive et structurante s’imposait dans les circonstances, mais sans la pression américaine, elle n’aurait pas eu sa raison d’être. Quand une économie tourne à plein régime, rien ne justifie d’utiliser les fonds publics pour la stimuler davantage. C’est plutôt le temps de faire des réserves pour faire face à un inévitable ralentissement.

L’occasion aurait été belle. N’eussent été les annonces faites mercredi, le déficit prévu pour l’année 2019-2020 aurait été de 5,3 milliards inférieur à celui inscrit dans le budget de mars dernier, et tout cela grâce aux solides prévisions de croissance économique. Or les nouvelles mesures totaliseront 5,5 milliards cette année-là, dont 4,9 milliards uniquement pour répliquer à Donald Trump. Sur une période de cinq ans, ce sont 14 des quelque 16 milliards en nouvelles dépenses qui serviront à soutenir les investissements.

Il ne s’agit pas ici de se prononcer sur la justesse de cette réponse (voir autre édito) ou des autres annonces modestes faites mercredi. Le secteur de l’économie sociale attend depuis longtemps un appui mérité. Il en va de même pour la presse, qui a finalement obtenu une aide qui reste à analyser.

L’ampleur de l’ensemble des sommes consenties exige cependant de s’interroger sur le peu de marge de manoeuvre qu’il reste au gouvernement pour faire face à de nouveaux imprévus. Ce choix surprend peu. Dès son élection, le gouvernement Trudeau a abandonné sa promesse de renouer avec l’équilibre budgétaire pour miser sur la stimulation de l’économie pour affaiblir le poids de la dette et du déficit.

En valeur absolue, le déficit prévu en 2019-2020 sera supérieur à ce qu’on prévoyait au printemps dernier, mais il sera stable en proportion du produit intérieur brut (PIB). Quant à la dette, elle continuera de diminuer par rapport au PIB, mais à un rythme plus lent qu’anticipé.

La situation n’est pas dramatique puisque, comparativement aux autres pays du G7, le Canada affiche un des meilleurs bilans de santé financière. Le hic est que ce gouvernement semble incapable de résister à la tentation du saupoudrage, ce qui ne conduit pas toujours à des dépenses ayant une valeur stratégique. En témoignent plusieurs des mesures prises entre le dernier budget et cet énoncé économique. L’imprudence, elle est là.

Et malheureusement, rien n’indique que ce travers s’atténuera à moins d’un an des élections.

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