Lanceur d’alerte congédié: le ministre de l’Agriculture demande une enquête à la Protectrice du citoyen

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Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, reconnaît avoir « fait une erreur » en disant avoir « personnellement autorisé » le congédiement du fonctionnaire lanceur d’alerte Louis Robert. Il a demandé lundi à la Protectrice du citoyen de faire enquête pour garantir la valeur du processus qui a mené au renvoi de M. Robert.

« J’admets aujourd’hui avoir fait une erreur en prenant sur mes épaules le poids de cette décision, qui est en réalité une décision administrative », a indiqué le ministre en conférence de presse à Montréal. « Dans le feu de l’action, je me suis mal exprimé. »

M. Lamontagne a expliqué avoir été informé par son sous-ministre qu’une enquête avait été menée et qu’elle aboutirait au congédiement de l’agronome. Il a posé des questions sur le processus d’enquête, qui lui a semblé rigoureux et impartial. Partant de là, il a pris sur lui, en point de presse, d’avoir personnellement autorisé le congédiement du lanceur d’alerte.

« La nature sensible de ce congédiement, lié à la possibilité exprimée que je sois à titre de ministre intervenu personnellement dans ce dossier, a contribué à créer au sein du public un remous important », a reconnu le ministre lundi. « Je me suis fait rattraper par mon passé d’entrepreneur et par le fait que je suis un joueur d’équipe », a-t-il expliqué en faisant valoir qu’un chef d’entreprise va « au bâton pour ses employés ».

Sauf que le dossier aura permis à André Lamontagne de comprendre que « dans les faits, un ministre n’embauche pas et ne congédie pas de fonctionnaires ».

Pour dissiper tout doute d’ingérence politique dans ce dossier, M. Lamontagne demande donc à la Protectrice du citoyen de faire enquête. On lui demande de se pencher sur quatre éléments :

  • de s’assurer que, s’il y a eu dénonciation dans ce dossier, elle a été « traitée adéquatement » et en respect de ce que prévoit la Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles à l’égard des organismes publics ;
  • de s’assurer que le congédiement ne constitue pas des représailles à la dénonciation ;
  • de s’assurer que les droits de M. Robert ont été respectés et que le processus d’enquête fut équitable ;
  • de confirmer que le ministre n’a eu aucune implication dans la décision de congédier M. Robert.

 

« Tirer la plogue »

L’agronome Louis Robert est à l’origine de la fuite d’un document confidentiel qui a mené des journalistes à révéler l’ingérence du privé dans la recherche scientifique en agroenvironnement au Centre de recherche sur les grains (CEROM), financé en majorité par Québec. M. Robert avait tout d’abord dénoncé la situation à l’interne, avant de finalement se tourner vers les médias.

Le ministre a évoqué ouvertement la possibilité de « tirer la plogue » sur le financement provincial du CEROM, si une évaluation en cours conclut que le centre ne répond pas à trois critères précis : faire un travail indépendant ; avoir une gouvernance dans les règles de l’art ; et bien utiliser les fonds publics.

« Présentement, on est à établir les exigences, les demandes qu’on fait au CEROM. Il faut respecter que ce soit un organisme indépendant avec un conseil d’administration. Par contre, je pense qu’à la hauteur qu’on y contribue, on est en mesure à les inviter à avoir certains comportements et à poser certains gestes. On va avoir à leur signifier certaines invitations au cours des prochaines semaines, certains gestes qu’on voudra qu’ils posent, et on verra où ça va atterrir. »

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Le ministre de l’Agriculture nie avoir renvoyé un lanceur d’alerte à la demande de l’industrie

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Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, nie avoir mis à la porte le fonctionnaire — et lanceur d’alerte — Louis Robert à la demande de l’industrie des pesticides.

« Moi, je n’ai pas de lien du tout avec ça », a-t-il fait valoir dans un impromptu de presse jeudi avant-midi.

M. Lamontagne a cependant refusé de dire si l’industrie avait fait pression sur le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) afin qu’il congédie M. Robert après qu’il eut notamment transmis un document confidentiel à des journalistes.

J’ai fait confiance à mon équipe, aux gens qui ont participé à tout ce processus-là.

— Le ministre québécois de l’Agriculture, André Lamontagne

« Des gens de l’extérieur du ministère ont enquêté. Ils ont fait état de tout ce qui s’est passé en vertu de nos lois, des pratiques, du droit des employés, de tout ça », a relaté M. Lamontagne, tout en précisant avoir « fait confiance à [son] équipe ». Il est persuadé d’avoir pris les « décisions qui étaient à prendre dans ces circonstances-là ».

Par ailleurs, le ministre s’est abstenu de dire jeudi si les pratiques du MAPAQ avaient été revues afin de garder à distance les lobbyistes du secteur privé de la recherche scientifique en agroenvironnement menée au Centre de recherche sur les grains (CEROM), dont le gouvernement du Québec est le principal bailleur de fonds.

Il se défend aussi de museler les lanceurs d’alerte. « Ce n’est certainement pas ça l’objectif. Ce n’est certainement pas un désaveu envers les lanceurs d’alerte. Ce n’est certainement pas ça », a-t-il déclaré en marge d’un caucus des élus caquistes. « J’encourage les gens à dénoncer selon les lois et nos pratiques. »

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Jean Pronovost, figure marquante de l’agriculture au Québec, est décédé

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Le grand mandarin de l’État et figure marquante de l’agriculture au Québec Jean Pronovost est décédé mercredi à l’âge de 80 ans, a annoncé l’Institut Jean-Garon vendredi soir.

« D’une certaine façon, c’est le monde agroalimentaire tout entier qui est en deuil », a estimé Simon Bégin, le président de l’organisme dans un communiqué.

Jean Pronovost a mené une vaste consultation en 2007 et 2008 alors qu’il présidait les travaux de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.

Le rapport Pronovost, comme il était communément appelé, recommandait notamment la fin du monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles (UPA) afin, soutenait-il, de permettre une réforme de l’agriculture. Le monde agricole doit changer ou périr, disait alors M. Pronovost.

À l’époque, les libéraux de Jean Charest avaient écarté la possibilité de mettre fin à cette exclusivité syndicale.

La cinquantaine de recommandations qui étaient formulées demeurent actuelles aujourd’hui, a déclaré M. Bégin en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

« Ça pourrait être la feuille de route d’un véritable virage au Québec », a-t-il lancé au sujet du document qui suggérait aussi de revoir le financement de l’agriculture et de laisser plus de place à la production biologique.

En 2015, Jean Pronovost a agi à titre d’expert-conseil en politique publique pour le gouvernement en menant une consultation auprès de la relève agricole.

M. Pronovost a également connu une longue carrière dans plusieurs secteurs de la fonction publique. De 1980 à 2005, il a été sous-ministre dans cinq ministères : celui de la Main-d’oeuvre et de la sécurité du revenu, de l’Environnement, de l’Industrie et du commerce, des Affaires municipales et de la métropole, du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.

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