Lamborghini Urus, le diable au corps

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Avec l’Urus, la firme de Sant’Agata se plie aux desiderata d’un marché mondialisé drogué aux SUV et se met en position d’accélérer son développement.

Depuis le LM002, une espèce non identifiée concoctée au milieu des années 1980 pour une clientèle d’émirs en mal de sensations, l’Urus est la première Lamborghini à pouvoir piétiner la terre battue d’une arène de corrida. Descendant de la race des aurochs, ce nouveau taureau bouscule les schémas traditionnels.

Avec ce Brutus des temps modernes, la firme de Sant’Agata se plie aux desiderata d’un marché mondialisé drogué aux SUV et se met en position d’accélérer son développement. L’Urus va lui permettre de doubler sa production et de se rapprocher des 10. 000 unités par an. Préféré au concept Estoque de berline sportive, il impose le genre familial dans une gamme comptant seulement des supersportives à 2 places.

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En dehors du LM002, il faut remonter à l’Espada de 1968 pour trouver une Lamborghini capable de transporter une famille. À partir de la plateforme partagée avec le Porsche Cayenne et le Bentley Bentayga, les ingénieurs italiens ont réussi à enfanter un drôle d’engin qui préserve les gènes Lamborghini. Cela transpire au premier regard. Il ne ressemble pas à ses cousins et il est identifiable au premier coup d’œil comme un membre de la famille italienne grâce à la reprise de certains codes des berlinettes.

Ambiance cockpit avec bouton de mise à feu sous un clapet de protection rouge.
Ambiance cockpit avec bouton de mise à feu sous un clapet de protection rouge. Charlie Magee

L’inclinaison très forte de la lunette arrière et la faible hauteur des surfaces vitrées compensent le gabarit hors norme, 5,11 mètres de long et plus de 2 mètres de large. Avec un empattement de 3 mètres, l’habitabilité arrière est remarquable pour trois personnes. Une configuration 4 places facturée 3 600 euros installe deux passagers dans des baquets enveloppants. La place de choix reste celle du conducteur.

Un adepte de la marque ne sera pas dépaysé. On retrouve l’ambiance cockpit, les mêmes décors, le bouton de mise à feu sous un clapet de protection rouge. Il réveille non pas un V10 ou un V12 mais un V8 4 litres biturbo provenant de la banque d’organes Audi. Il délivre la puissance époustouflante de 650 chevaux. La sonorité a été fignolée, mais le double vitrage empêche d’en profiter pleinement.

Pour accéder à des sensations vraiment sportives, il faut actionner les modes Sport ou Corsa, transférant jusqu’à 87 % du couple (850 Nm) sur les roues arrière. Chaque changement de rapport de la boîte automatique à 8 vitesses vous envoie une décharge dans le dos ; des détonations envoûtantes rythment les décélérations. Les performances sont du niveau d’une Huracan. Les 100 km/h sont atteints en 3,6 secondes, les 200 km/h en 12,8 s.

C’est au freinage, malgré les disques carbone-céramique de 400 mm de diamètre, que l’Urus ne peut faire oublier son centre de gravité élevé et sa masse de 2,2 tonnes

L’Urus se déplace à une vitesse supersonique dans un confort de limousine grâce à sa suspension pneumatique. La transmission intégrale lui assure une parfaite motricité, et, sur le réseau secondaire, les roues arrière directrices et le différentiel à répartition vectorielle du couple lui confèrent une agilité inconnue jusqu’ici dans la catégorie des grands SUV. C’est au freinage, malgré les disques carbone-céramique de 400 mm de diamètre, que l’Urus ne peut faire oublier son centre de gravité élevé et sa masse de 2,2 tonnes.

Enfin, on déconseillera les roues de 22 pouces, qui dégradent le confort, et l’on reprochera le manque de consistance de la direction, modulable sur trois niveaux, comme la suspension et la transmission. Ce n’est pas sa vocation première, mais l’Urus pourra s’aventurer dans le sable ou la terre en optant pour le pack off-road (605 euros), qui rehausse la garde au sol et modifie les réglages des aides électroniques.

Lamborghini Urus, 650 ch turbo essence, 205. 715 euros.


Notre avis

Un 4 × 4 Lamborghini: un crime de lèse-majesté? Parlons plutôt de pousse au crime tant le tempérament de ce taureau incite aux excès. L’Urus possède la polyvalence d’une familiale, les prestations d’un SUV tout en étant une Lamborghini. Le constructeur a vu juste. Ferrari va lui emboîter le pas prochainement.

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Lamborghini Huracan EVO, la preuve par dix

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NOUVEAUTÉ – Lamborghini offre une cure de jouvence à sa berlinette à moteur V10. Un organe à la sonorité enivrante, ne cédant toujours pas à la suralimentation.

Après la remise à niveau de sa jumelle technique, l’Audi R8, c’est au tour de la Lamborghini Huracan de se mettre à la page, en devenant l’Huracan EVO. Le nouveau traitement du bouclier avant rappelle justement celui de la sportive d’Ingolstadt. À l’arrière, on notera les sorties d’échappement positionnées plus haut, évoquant l’ultime version «Performante» de la berlinette italienne. Les jantes de 20 pouces et le coloris orange «Arancio Xanto» sont inédits.

À l’intérieur, un nouvel écran tactile fait son apparition sur la planche de bord, pouvant, en option, commander un système de télémétrie à deux caméras pour analyser ses performances sur circuit. La nouvelle Huracan semble accorder une importance particulière à son comportement routier, puisqu’elle se dote des quatre roues directrices et du Lamborghini Dinamica Veicolo Integrata (LDVI), un système qui contrôle tous les aspects du comportement de la voiture pour l’optimiser. On peut aussi noter une suspension améliorée et une direction recalibrée pour plus de précision.

À l'intérieur, un nouvel écran tactile fait son apparition sur la planche de bord, pouvant, en option, commander un système de télémétrie à deux caméras pour analyser ses performances sur circuit.
À l’intérieur, un nouvel écran tactile fait son apparition sur la planche de bord, pouvant, en option, commander un système de télémétrie à deux caméras pour analyser ses performances sur circuit. Lamborghini

Sous le capot, l’Huracan reste fidèle au V10 atmosphérique à la sonorité envoûtante, n’offrant sa puissance maximale qu’à ceux qui oseront s’aventurer dans le haut du compte-tours. À ce sujet, l’Huracan EVO peut se vanter de développer autant de chevaux que la version Performante, puisqu’elle place 640 ch aux ordres du pilote! Soit 20 ch de plus que la plus musclée des Audi R8.

Pour parler en chiffres, le 0 à 100 km/h est abattu en moins de 3 secondes, et les 200 km/h sont atteints en à peine 9 secondes. La vitesse de pointe, elle, dépasse les 325 km/h. Les tarifs de ce bolide produit par la firme au taureau ne sont pas encore connus concernant la France. À titre d’information, l’ancienne génération de la Lamborghini Huracan réclamait 203 718 € pour investir votre garage.

Sous le capot, l'Huracan reste fidèle au V10 atmosphérique à la sonorité envoûtante.
Sous le capot, l’Huracan reste fidèle au V10 atmosphérique à la sonorité envoûtante. Lamborghini

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Lamborghini SC 18, seule et unique

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NOUVEAUTÉ – Le modèle SC 18 est le premier véhicule «one-off» développé par le département compétition «Squadra Corse» du constructeur italien.

La marque au taureau n’en est pas à sa première réalisation de modèles hors-série. Initiée par la Reventon en 2007, cette série de véhicules exceptionnels compte 5 modèles différents. La sixième de la famille, nommée SC18, répond à la classification des modèles uniques. Ce n’est en effet pas le cas de toutes les productions «one-off», malgré leur appellation.

La SC 18 est la première voiture de cette catégorie développée par le département course de Lamborghini: «Squadra Corse». Résultat: le modèle est homologué pour la route, mais a été conçu pour un usage sur piste. Il embarque d’ailleurs un système de télémétrie pour mesurer les performances de son pilote sur circuit.

Observée de trois quarts avant, la SC 18 ressemble en tout point à une Aventador SVJ. L’arrière en revanche, évoque la fusion entre deux autres modèles «one-off»: la Centenario et la Veneno. Le moteur affiche les mêmes caractéristiques que celui de la SVJ et de la Centenario, puisqu’il s’agit du V12 maison dans sa déclinaison 770 chevaux.

Les nombreux éléments présents pour améliorer l’aérodynamique, comme les prises d’air et l’aileron en fibres de carbone réglable sur trois positions, proviennent de la compétition, et notamment des Lamborghini Huracan coursifiées (GT3 EVO et Super Trofeo EVO). Le poids reste contenu grâce à une nouvelle carrosserie réalisée entièrement en fibres de carbone, qui autorise une garde au sol de seulement 109 mm.

L'arrière évoque la fusion entre deux autres modèles «one-off»: la Centenario et la Veneno.
L’arrière évoque la fusion entre deux autres modèles «one-off»: la Centenario et la Veneno. Lamborghini

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Lamborghini Urus ST-X, le SUV des paddocks

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NOUVEAUTÉ – Le SUV de la marque au taureau va donner naissance à une formule sportive monotype. Les véhicules seront développés sur la base du concept Urus ST-X.

Des courses de SUV, il fallait bien que cela arrive un jour! Après avoir investi les catalogues des marques de sport, ces véhicules hauts sur pattes devaient bien finir par montrer qu’ils ne sont pas uniquement taillés pour rouler des mécaniques mais qu’ils peuvent aussi être assimilés à d’authentiques voitures de sport par la clientèle des pays émergents. C’est ainsi que Lamborghini, nouveau venu dans le secteur, a décidé de transformer son Urus en véritable machine de course. Le constructeur italien n’est pas le premier à avoir eu cette idée, puisque Jaguar organise le I-Pace e Trophy, un challenge monotype où vont s’affronter vingt crossovers électriques en ouverture de certaines épreuves de la saison 5 du championnat international de Formula E.

En vue d'un usage en compétition, la masse du ST-X a été réduite de 25 % comparée à celle d'un Urus de série.
En vue d’un usage en compétition, la masse du ST-X a été réduite de 25 % comparée à celle d’un Urus de série. Lamborghini

Mais le championnat de Lamborghini sera assez différent de celui concocté par la marque anglaise, puisque les épreuves mêleront terre et asphalte. Il débutera en 2020 en Europe et au Moyen-Orient, où les participants auront à leur disposition un Urus ST-X, mais aussi une équipe de support technique. Le ST-X comportera bien évidemment tous les équipements de sécurité imposés par la FIA. Contrairement à l’événement organisé par Jaguar, qui devrait être assez silencieux, il sera ici possible d’écouter rugir le V8 biturbo de 650 ch du Urus.

Au niveau de l’esthétique, le concept ST-X est reconnaissable par son capot en carbone, son aileron arrière, ses jantes de 21 pouces et ses sorties d’échappement latérales. En vue d’un usage en compétition, la masse du ST-X a été réduite de 25 % comparée à celle d’un modèle de série. Ce SUV de course badgé Lamborghini fera ses débuts sur circuit lors des «Lamborghini World Finals» l’année prochaine.

Les Urus s'affronteront lors d'épreuves sur terre et sur asphalte.
Les Urus s’affronteront lors d’épreuves sur terre et sur asphalte. Lamborghini

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