Plus que des langues | Le Devoir

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En raison de la crise existentielle affectant les langues indigènes autour du globe, l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé 2019 « Année internationale des langues autochtones ». On prédit qu’au rythme où fondent dans l’oubli les langues autochtones, la moitié des 6000 langues connues auront disparu avant la fin de notre siècle. Toutefois, pour le bien-être des Autochtones et des non-Autochtones, nous nous devons de protéger beaucoup plus que ces langues. C’est l’ensemble des connaissances et des aptitudes autochtones qui doit être protégé, valorisé et acquis par tous pour le bien de notre planète et de l’humanité.

Ayant collaboré avec diverses communautés autochtones dans les Amériques, j’ai eu la chance de voir ce que ces peuples ont à offrir au reste de la planète. Dans un monde de plus en plus individualiste, matérialiste et ravageur pour l’environnement, un retour aux pratiques et aux moeurs autochtones permettrait de trouver des solutions à de nombreuses problématiques mondiales.

Les peuples autochtones sont maîtres de leur environnement. Ils savent travailler la terre de manière durable, sans l’usage de pesticides ou d’engrais chimiques, pour la léguer la tête haute aux générations futures. Les professionnels de l’agriculture biologique, ce sont eux ! De surcroît, les peuples autochtones maîtrisent la confection de textiles, de récipients et d’accessoires de toutes sortes en utilisant ce qui se trouve à leur portée. L’épicerie zéro déchet est la règle chez eux. […]

Enfin, dans un monde où nos aînés sont confinés dans des maisons de retraite, où nos terrains sont clôturés scrupuleusement et où notre salut se trouve dans la richesse et le succès, les valeurs autochtones permettraient de redonner une moralité à notre existence. Le respect des aînés, le partage équitable des ressources et l’importance de la communauté sont des caractéristiques intangibles des nombreux peuples autochtones partout sur la planète.

Bien plus que les langues, ce sont les modes de vie des peuples autochtones qui doivent être protégés, partagés et acquis par le monde occidental pour lutter contre les changements climatiques, contre les conséquences du capitalisme et pour assurer la survie de notre civilisation.

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Le dossier des langues officielles doit être prioritaire

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Lettre ouverte au premier ministre Justin Trudeau.

Le 7 décembre 2018, les premiers ministres et les dirigeants autochtones de ce pays se rencontreront à Montréal pour discuter d’enjeux d’importance nationale. Cette rencontre survient alors que le Canada français et l’Acadie vivent une série de perturbations engendrées par l’apparition d’une nouvelle droite populiste préconisant le recul du fait français au sein de notre fédération. En tant que président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), l’organisme porte-parole du peuple acadien sur le territoire néo-brunswickois, permettez-moi de vous avouer que ces récents développements me préoccupent énormément.

Les récentes manifestations en Ontario et ailleurs au pays démontrent que je ne suis pas le seul à craindre pour l’avenir du français au Canada. Samedi, des milliers de francophones d’un bout à l’autre du pays se sont levés debout pour dénoncer haut et fort ceux qui voudraient soustraire à nos communautés non seulement leurs institutions, mais également une part de leur dignité. D’ailleurs, sur la question des coupes en Ontario, la SANB a été très claire : les actions de monsieur Ford ne représentent ni plus ni moins qu’une tentative de désinstitutionnalisation de la francophonie ontarienne. Sans ses institutions, une communauté se voit grandement fragilisée. En 2018, à l’aube des 50 ans de la Loi sur les langues officielles, ces attaques envers nos communautés francophones sont tout simplement inacceptables.

Une langue qui unit

Comme vous le savez bien, le Canada est une fédération de provinces, chacune ayant ses spécificités et ses traits particuliers. Les liens qui nous unissent sont parfois difficiles à cerner et trop souvent fragiles. Cela dit, une des forces qui unit nos différentes régions a toujours été la présence de la langue française, et ce, A mari usque ad mare. Cette langue qui nous unit fait en sorte que les affronts vécus en Ontario sont indissociables des luttes que nous vivons actuellement au Nouveau-Brunswick, en Acadie et en toute autre région où les forces du populisme voudraient voir reculer les acquis de nos communautés. Si l’on commence à tirer sur ce fil qui nous unit, il est impossible de prédire les conséquences qui pourraient s’en suivre.

Au cours des dernières années, votre gouvernement s’est montré un allié de la cause francophone et semble démontrer une réelle volonté politique d’appuyer nos communautés de langues officielles. Toutefois, en ces temps difficiles, le gouvernement fédéral doit en faire plus pour défendre nos communautés francophones. Cette semaine, vous avez une occasion en or pour réaffirmer l’importance du caractère bilingue de notre pays, ainsi que la dualité linguistique qui permet sa mise en oeuvre. Vous aurez également l’occasion de démonter aux francophones partout au pays que le gouvernement fédéral est à l’écoute. Enfin, cette rencontre des premiers ministres représente une des dernières occasions de discuter du 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles avant son arrivée en 2019. De notre point de vue, il s’agit d’une occasion à ne pas manquer.

En solidarité avec tous les francophones de ce pays, je vous prie donc, Monsieur le Premier Ministre, de faire des langues officielles un dossier prioritaire lors de votre rencontre des premiers ministres provinciaux cette semaine. Sinon, les actions de monsieur Ford risquent d’encourager ceux et celles qui souhaiteraient le recul de nos acquis ici au Nouveau-Brunswick et ailleurs dans la francophonie canadienne.

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Front commun pour la pérennité des communautés de langues officielles

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Chères concitoyennes et chers concitoyens,

Nous nous adressons à vous d’une seule voix afin de susciter un dialogue ouvert, honnête et respectueux sur la place du bilinguisme et de la dualité linguistique au Canada. Une succession d’événements récents dans nos provinces respectives du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario et du Manitoba témoigne d’une tendance fort inquiétante pour l’avenir du français et de nos communautés de langues officielles. La résurgence du questionnement de la place du bilinguisme, de la dualité linguistique et des communautés de langue officielle en situation minoritaire soulève de vifs questionnements sur la santé de notre vie démocratique.

Le 15 novembre dernier, nous apprenions l’élimination du poste de commissaire aux services en français de l’Ontario et le retrait du financement au projet de l’Université de l’Ontario français dans l’énoncé économique du gouvernement de l’Ontario. Loin de constituer une dépense inutile, le Commissariat aux services en français (CSF) de cette province joue un rôle crucial dans l’avancement de dossiers clés tels que l’accès aux services de santé en français, à la justice et à l’immigration francophone. En plus, le CSF a cosigné des rapports percutants avec le Commissariat aux langues officielles du Canada et le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick et a développé une expertise dans l’offre active de services dans les deux langues officielles.

Par ailleurs, l’abandon du financement du projet de l’Université de l’Ontario français marque aussi un recul important pour la francophonie canadienne et tout le pays. Ce projet investissait dans le développement économique de l’Ontario par la création d’emplois et la formation de travailleurs bilingues hautement qualifiés. Il répondait également au besoin criant des francophones de la région de Toronto, où seulement 27 % des élèves font leurs études postsecondaires en français dû au nombre restreint de programmes universitaires offerts en français (gouvernement de l’Ontario, 2012). En décembre 2017, c’est l’ensemble de la francophonie canadienne qui applaudissait l’adoption de la loi créant cette université.

Le recul des droits linguistiques trouve aussi preneur ailleurs au pays. Par exemple, depuis la récente campagne électorale au Nouveau-Brunswick, des considérations économiques ont été mises en avant afin de justifier l’élimination potentielle de certaines institutions clés ayant comme mandat la mise en valeur du bilinguisme et de la dualité linguistique, dont le bureau du Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick. Au Manitoba, l’élimination récente du poste de sous-ministre adjoint du ministère de l’Éducation, aussi justifiée pour des raisons économiques, fragilise l’accès des francophones à l’éducation dans leur langue.

Il faut se rappeler que les droits linguistiques au Canada sont des droits constitutionnels, enchâssés dans la Charte canadienne des droits et libertés, et que l’égalité des deux langues officielles est inscrite dans la législation fédérale ainsi que dans plusieurs lois provinciales. La dualité linguistique et le bilinguisme sont les fondements mêmes de notre pays et ensemble, nous avons su enraciner ces principes au coeur de notre histoire commune. Le gouvernement du Canada s’est engagé à moderniser la Loi sur les langues officielles et il aura la responsabilité de voir à sa mise en oeuvre et d’en assurer la promotion dans l’ensemble des provinces et territoires.

Nous unissons ainsi nos voix à celles de 84 % des Canadiennes et des Canadiens qui appuyaient le bilinguisme et les langues officielles dans le sondage commandé par le Commissaire aux langues officielles en 2016. Le bilinguisme, la dualité linguistique et les communautés de langue officielle au Canada sont des richesses exceptionnelles pour notre pays. Nous vous invitons tous et toutes à contribuer à ce dialogue et à embrasser avec force et conviction ces valeurs fondamentales qui façonnent notre avenir collectif.

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Pas de compromis sur les langues en cour, tranche la Cour suprême

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Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne

Ottawa — Aucun compromis ne peut être fait sur le droit des témoins de s’exprimer dans la langue de leur choix devant un tribunal fédéral, a tranché vendredi la Cour suprême du Canada, qui a confirmé que ce droit prévu à la Charte canadienne des droits et libertés ne peut être enfreint. « Par conséquent, un juge ne peut demander à une personne de s’exprimer dans une autre langue officielle que la langue de son choix », peut-on lire. Cette décision découle d’une querelle judiciaire entre un ex-employé d’Industrielle Alliance qui réclamait l’admissibilité à l’assurance-emploi. Devant la Cour canadienne de l’impôt, les témoins de l’entreprise qui désiraient témoigner en français — que le plaignant ne comprend pas bien — l’ont finalement fait en anglais, à la suggestion du juge.

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