Penser l’après-Legault | Le Devoir

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Il est évidemment trop tôt pour songer à la fin de la Coalition avenir Québec (CAQ), et même d’y faire allusion, alors que ce parti est au début de son mandat et que le Parti québécois (PQ) vit des suites de la plus grande défaite de son histoire. Ce titre a simplement pour fonction de rappeler au PQ qu’il est maintenant loin du pouvoir, qu’il a été rejeté par une grande partie de la population et qu’il a quatre ans devant lui pour repenser son avenir.

Dans Le Devoir du 24 janvier, Michel David avait raison de s’inquiéter de l’avenir du Parti québécois et de sa capacité de renouvellement en profondeur. Les membres du PQ ne pourront se contenter de l’activisme politique. Une tâche d’étude, de réflexion et de débats s’impose.

Le soir du 1er octobre fut un soir de grande tristesse pour les sympathisants péquistes, leur entourage et peut-être même pour une grande partie de la population. Le PQ a alors subi une véritable débâcle. Voulant se débarrasser du Parti libéral, c’est comme si la majorité de la population avait souhaité en même temps rayer de la carte le parti des Lévesque, Parizeau, Landry et Marois. Oui, c’était une défaite annoncée depuis longtemps. Sa stratégie d’ensemble n’a pas produit les effets escomptés.

La CAQ, parti autonomiste

La CAQ prenant le pouvoir, nous assistons de nouveau à l’apparition d’un parti autonomiste. Il succède à près de vingt ans d’une politique libéralo-conservatrice des premiers ministres Charest et Couillard, qui se sont bien gardés de toute exigence et de toute demande à l’endroit du gouvernement fédéral. Ce dernier, à la suite du rapatriement de la Constitution de 1992, apparaît désormais comme une sorte de gouvernement de tutelle à l’égard du Québec.

Minimisant cet état de fait, le premier ministre Legault semble s’inscrire dans la lignée de Duplessis et de Lesage en particulier ; ce dernier ayant obtenu des pouvoirs accrus d’Ottawa pour lancer et réussir la Révolution tranquille. Or, depuis cinquante ans, rien ne bouge plus dans la relation Ottawa-Québec. Le premier ministre Legault veut, semble-t-il, secouer le pommier. Peut-être s’apercevra-t-il, après quatre ans de pouvoir, que ce pommier ne peut produire que peu de pommes pour le Québec. Même à long terme.

Le PQ a dès lors un mandat tout tracé devant lui. Pendant que sa députation jouera un rôle de surveillance vis-à-vis du parti au pouvoir, ses membres, dans toutes les régions et sur le plan national, peuvent s’attaquer au renouvellement de leur pensée politique à travers une démarche d’études, de réflexion et de débats. Comme le souhaitait jadis Jacques Parizeau. Ils ont l’occasion de se donner une nouvelle grille de lecture de la situation politique, de même que des nouveaux enjeux auxquels l’État québécois devra faire face.

Ils feront apparaître plus clairement à la population l’état de tutelle permanente auquel est voué l’État québécois. Dès lors, au cours des quatre prochaines années, les membres du PQ pourront en profiter pour approfondir le bien-fondé du projet d’indépendance. Ces travaux s’effectueront dans l’ensemble des régions et seront coordonnés par le national. Les résultats régionaux aboutiront aux instances nationales, puis en Congrès. De là découleront les axes essentiels d’un programme culminant par l’élection d’une ou d’un nouveau chef. En bref, le PQ se doit de ne pas sombrer dans l’activisme politique. Il devra brasser de nouvelles idées à l’intérieur d’une démarche et des mécanismes de participation de ses partisans en lien avec la population.

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