Maternelles 4 ans: le moyen pour la fin

[ad_1]

Comment expliquer que le gouvernement Legault fonce à toute allure vers l’implantation de maternelles 4 ans « mur à mur » ? Hypothèse. Les campagnes électorales relativement courtes et les réseaux sociaux, qui imposent des formules de communication simplifiées (lire : simplistes), forcent les partis politiques à ramener leurs programmes électoraux à quelques cris de ralliement. Mais derrière les slogans, il y a des motivations ; dans le cas des « maternelles 4 ans » : dépister les problèmes d’apprentissage le plus tôt possible. Comme citoyens qui votent, on peut bien évidemment adhérer pleinement à cet objectif de dépistage. Comme citoyens gouvernés, on compte toutefois que le parti élu fera preuve de discernement et qu’il sera capable de choisir, parmi les moyens à sa disposition, ceux qui permettront d’atteindre réellement l’essentiel de l’objectif visé plutôt que de ressasser obstinément le slogan qui l’annonçait. Ce qui vaut pour les maternelles 4 ans vaut aussi, mutatis mutandis, pour l’immigration et la laïcité, notamment. Merci, Monsieur le Premier Ministre François Legault, de retourner à l’écoute attentive de vos concitoyens et, surtout, de ne pas oublier les véritables motifs qui sont, qui devraient être, à la source de votre action politique. Il faut distinguer les slogans de campagne électorale des éléments fondamentaux d’un véritable programme de gouvernement.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Comment «aider» Haïti aujourd’hui? | Le Devoir

[ad_1]

Il faut aller au-delà des seules réponses dictées par la nouvelle crise humanitaire en cours en sachant fort bien qu’il n’est pas évident qu’Haïti pourra s’en sortir. Il n’est pas certain que le type d’aide internationale que ce pays reçoit lui soit vraiment utile. Bien des gens en doutent et certains ont démissionné.

Trois constats s’imposent : premièrement, le pays n’a eu la tête hors de l’eau que grâce à la coopération internationale ; deuxièmement, le pays ne s’appartient pas, car 90 % de son financement provient de l’extérieur ; troisièmement, dans le pays des Amériques le plus mis à mal par des catastrophes naturelles récurrentes et des épisodes politiques particulièrement difficiles, les projets de sortie de crise et de développement se construisent sur le temps long.

Or la tragique disproportion entre les ressources financières et humaines consacrées à des secours d’urgence et celles consacrées au développement durable des communautés est désastreuse. C’est comme si le pays était condamné à réparer ses dégâts en allant d’un secours d’urgence à l’autre. Cependant, un certain nombre d’organisations répondent qu’il existe bel et bien des interventions de plus longue portée, celles qui appuient l’action collective de communautés travaillant à se doter d’organisations inscrites elles-mêmes dans la durée : des coopératives, des fédérations paysannes, des mutuelles d’épargne et de crédit, des associations de femmes, etc.

Cette partie de l’aide internationale du Québec transformée en solidarité avec des organisations haïtiennes existe depuis un bon moment, mais elle est trop faible de moyens et trop investie dans de petits projets fortement ancrés dans le seul développement social. Elle n’a pas encore les moyens de ses ambitions et accuse un certain retard par rapport à ses homologues européens. Un nouveau scénario est en construction, celui de miser sur des économies de proximité et une finance sociale fondée sur une épargne solidaire. Adossée au seul financement public (ou presque) pendant plusieurs décennies, cette coopération a subi un choc majeur sous la gouverne des conservateurs au début de la présente décennie. Cette coopération de proximité a été forcée de se redéployer autrement tant sur le plan de son autonomie financière que dans ses priorités d’intervention. Le scénario qui suit pourrait être mis à profit en Haïti.

La plupart des experts s’entendent pour dire que l’agriculture familiale de ce pays est un maillon stratégique. Cependant, ses communautés rurales sont privées d’activités agricoles suffisamment génératrices de revenus, d’accès à l’électricité à des prix raisonnables, de petites infrastructures économiques locales, d’accès à l’eau potable, etc., permettant de faire face à l’insécurité alimentaire et au changement climatique qui lui est associé. La mise à contribution d’une finance solidaire à la bonne hauteur et d’assises économiques locales adossées à un plan d’action pour une transition sociale et écologique font partie de l’équation d’avenir.

Finance solidaire

Plutôt que de miser uniquement sur le financement public, cette solidarité du Québec avec Haïti et d’autres pays du Sud est en train de se donner des outils financiers collectifs semblables à ceux que plusieurs mouvements sociaux d’ici se sont donnés au cours de leur histoire : fonds de travailleurs à l’initiative des syndicats ; coopératives d’épargne et de crédit et fonds destinés au développement des régions. Bref, une économie non capitaliste de marché, cheville ouvrière d’un développement économique lancé par les communautés elles-mêmes.

Début 2019, l’AQOCI ainsi que les fonds de travailleurs ont pris une décision hors de l’ordinaire en mettant en oeuvre un projet de Fonds québécois d’investissement solidaire consacré aux économies de proximité au Sud fondé sur des épargnes d’organisations québécoises. Ce fonds permettra notamment de soutenir des systèmes de prêts rotatifs en agriculture ; des prêts et garanties de prêts à des PME tels des ateliers de production de panneaux solaires pour l’électrification des villages, la commercialisation collective de produits agricoles et des coopératives de collecte des déchets.

Développement et écologie

Depuis la COP21, le développement économique, la question sociale et le défi écologique se télescopent dans une crise ouverte en 2007. Or Haïti est une des sociétés les plus vulnérables du monde à cet égard et sa variable écologique est le principal marqueur de sa situation.

Dans la foulée, la solidarité Nord-Sud du Québec est amenée à se diriger vers le développement d’une économie faite de filières plus écologiques — énergies renouvelables, agriculture écologiquement intensive, aménagement durable des forêts. Dans le combat contre la pauvreté, tel qu’il est mené par les institutions internationales en Haïti, apparaissent aujourd’hui […] de bien maigres solutions. Dans ce pays, l’aide humanitaire occupe beaucoup trop la première place. Elle ne panse que les dégâts. Une solidarité adossée au développement d’économies de proximité est une autre manière de faire désormais inscrite à l’agenda québécois. Une solidarité économique favorisant la sécurité alimentaire, l’accès au crédit, la lutte contre la précarité énergétique. C’est un choix politique : notre coopération avec Haïti sera-t-elle encore et surtout celle de pompiers de service ou plutôt celle d’architectes du développement ?

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Abus par stylo voyeur | Le Devoir

[ad_1]

L’infraction de voyeurisme a été ajoutée au Code criminel en 2005. Elle interdit d’observer ou de filmer secrètement une personne se trouvant dans une situation où elle a une attente raisonnable de vie privée. Dans une décision rendue jeudi, la Cour suprême du Canada a explicité la portée de cette infraction de même que les critères permettant de déterminer si une personne se trouve dans des circonstances où elle peut raisonnablement s’attendre à ce que sa vie privée soit respectée.

La vie quotidienne regorgeant de dispositifs capables d’enregistrer des images, il est rassurant que la Cour clarifie les principes balisant le droit de faire usage de ces outils à fort potentiel intrusif.

L’infraction de voyeurisme

Selon l’article 162 du Code criminel, une personne peut être condamnée si la preuve a été faite hors de tout doute raisonnable de tous les éléments qui constituent l’infraction de voyeurisme. L’infraction comporte trois éléments : (1) l’observation ou l’enregistrement se fait clandestinement, (2) la personne observée se trouve dans une situation où elle a une attente raisonnable de protection de la vie privée et (3) le but de la captation ou de l’enregistrement est à caractère sexuel.

L’accusé Ryan Jarvis est professeur dans une école secondaire de London, en Ontario. Il s’est servi d’une caméra dissimulée dans un stylo pour filmer des élèves de sexe féminin s’adonnant à des activités scolaires courantes. Les images ont été prises dans les salles de classe et des zones communes de l’école. La plupart des vidéos mettaient à l’avant-plan le visage et le haut du corps des élèves, surtout leur poitrine. Les élèves ne savaient pas qu’elles étaient filmées. Les vidéos étaient de grande qualité et pouvaient être téléchargées sur un ordinateur.

Au procès, le juge de première instance n’a pas été convaincu hors de tout doute que Jarvis avait produit les enregistrements dans un but sexuel. En Cour d’appel, les juges majoritaires ont conclu que la preuve montrait hors de tout doute que Jarvis avait produit les vidéos dans un but sexuel. Il restait à la Cour suprême à déterminer s’il s’agissait de situations dans lesquelles les élèves s’attendaient raisonnablement au respect de leur vie privée. La question se posait, car les captations avaient eu lieu dans les espaces publics de l’école.

L’attente raisonnable de vie privée

À l’unanimité, la Cour suprême juge que Jarvis doit être déclaré coupable. Les élèves ne s’attendaient pas à être filmées par la caméra dissimulée dans le stylo du professeur. Les juges majoritaires écrivent que, pour décider si quelqu’un peut raisonnablement s’attendre au respect de sa vie privée, il faut examiner l’ensemble de la situation. Parmi les facteurs à prendre en compte, il y a le lieu de l’observation ou de l’enregistrement, la manière dont le tout a été réalisé et l’existence de règles ou de politiques en place. Il faut aussi considérer la question de savoir si la personne observait ou enregistrait. Un enregistrement peut révéler plus de détails, il est permanent et peut facilement être visionné, modifié et diffusé. La relation entre les personnes impliquées est aussi un facteur à examiner.

Les juges reconnaissent « qu’on s’attend à être filmé par des caméras de surveillance dans certains lieux, à figurer accessoirement en arrière-plan sur des photographies ou des vidéos d’autres personnes, dans le cadre d’un paysage urbain ou sur la scène d’un reportage ». Ils ajoutent que, dans le contexte scolaire, un élève devrait s’attendre à être filmé accessoirement en arrière-plan de la vidéo d’un autre élève, à être photographié pour l’album scolaire de l’année dans une salle de classe ou à faire l’objet d’enregistrements vidéo des parents de camarades de classe pendant qu’ils participent, par exemple, à un match de rugby. Par contre, de préciser le juge en chef : « Une élève qui fréquente une école, marche dans un couloir de l’établissement scolaire ou parle à son enseignant ne s’attend certainement pas à être ciblée par ce dernier et à faire l’objet d’un enregistrement secret de plusieurs minutes ou d’une série d’enregistrements mettant à l’avant-plan son corps. »

Cette décision éclaire sur les limites à respecter lorsqu’on fait usage d’appareils capables d’enregistrer et de traiter des images à l’insu des individus. Il faut être attentif au contexte et évaluer s’il justifie qu’une personne estime qu’elle a une attente légitime que les autres respectent sa vie privée. Il ne suffit pas de se demander si les lieux sont privés ou publics. La prise d’images dans les lieux publics demeure en principe permise. Mais la faculté d’y enregistrer clandestinement des images pouvant concerner des situations relatives à l’intimité des personnes, même dans des espaces publics, est limitée par l’obligation de respecter le droit à la vie privée des personnes. À plus forte raison si les informations recueillies ont une dimension sexuelle.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le plan de la ministre McCann bien reçu par les oppositions à Québec

[ad_1]

Le plan de la ministre de la Santé Danielle McCann visant à confier plus de responsabilités aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) a été plutôt bien accueilli par les oppositions aux Parlement lundi.

Autant le Parti Québécois que Québec solidaire se sont dits généralement favorables à cette stratégie dévoilée notamment dans les pages du Devoir.

« J’étais quand même heureux de lire cette nouvelle-là parce que nous, ça fait longtemps qu’on plaide pour ça », a déclaré Sylvain Gaudreault, porte-parole en santé du Parti Québécois. « Ça a été l’élément central, sinon au coeur de nos engagements électoraux ».

Chez Québec solidaire (QS) aussi, on a réservé un accueil positif à ce plan de match. « Nous, on accueille ça évidemment très favorablement », a déclaré le porte-parole de QS en santé, Sol Zanetti.

Du côté du Parti libéral aussi, on est ouvert aux propositions visant à donner plus de place aux infirmières et aux pharmaciens. « Il semble que c’est positif pour les patients », avance le porte-parole libéral en santé, André Fortin.

Toutefois, le député de Pontiac se désole de la décision de la ministre de ne pas augmenter les rémunérations des préposés aux bénéficiaires.

D’autres détails suivront.

En donnant aux IPS trop d’autonomie, elles risquent de travailler de leur côté sans les médecins

— Louis Godin

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Affaire SNC-Lavalin: le principal conseiller de Justin Trudeau, Gerald Butts, démissionne

[ad_1]

Le secrétaire principal du premier ministre Justin Trudeau — son premier et plus proche conseiller — a démissionné de son poste dans la foulée de la controverse entourant SNC-Lavalin et le départ du cabinet de Jody Wilson-Raybould. Gerald Butts affirme n’avoir rien fait de mal mais devoir partir pour protéger le gouvernement.

« Récemment, des sources anonymes m’ont accusé d’avoir fait pression sur l’ancienne procureure générale, l’honorable Jody Wilson-Raybould, afin d’offrir à SNC-Lavalin la possibilité de négocier un accord de réparation, écrit M. Butts dans son communiqué de presse. Je nie catégoriquement les allégations selon lesquelles moi ou un membre de ce cabinet aurait tenté d’influencer Mme Wilson-Raybould. Nous respectons le rôle unique qu’est celui de procureure générale. Mon entourage et moi avons agi avec intégrité et dans le meilleur intérêt des Canadiens en tout temps. »

Depuis que le Globe and Mail a allégué que l’entourage de M. Trudeau avait fait pression sur la ministre de la Justice d’alors pour qu’elle ne dépose pas d’accusations criminelles contre le géant SNC-Lavalin et négocie plutôt un accord de poursuite suspendue, M. Butts était dans la mire publique. Il a parlé avec Mme Wilson-Raybould en décembre à ce sujet et lui a conseillé de s’adresser au greffier du Conseil privé (le premier fonctionnaire de la fonction publique fédérale). Pour cette raison, les partis d’opposition à la Chambre des communes voulaient entendre sa version des faits en comité parlementaire. Jusqu’à présent, la majorité libérale sur le comité s’y opposait. Le comité doit se rencontrer à huis clos demain pour reconsidérer la question. M. Butts réitère qu’il n’a rien à se reprocher, mais que les apparences ont aussi leur importance.

« Toutes allégations selon lesquelles moi ou un membre de notre personnel aurait fait pression sur la procureure générale sont simplement fausses », écrit-il avant d’ajouter : « Mais la réalité, c’est que ces allégations existent. Elles ne peuvent pas et elles ne doivent pas en aucun cas faire obstacle au travail essentiel qu’effectue le premier ministre et son bureau au nom de tous les Canadiens. Ma réputation est ma responsabilité. C’est à moi de la défendre. C’est dans les meilleurs intérêts du cabinet et de son important travail que je démissionne. »

Dans un bref commentaire publié sur Twitter, M. Trudeau a déclaré que « Gerald Butts a servi notre gouvernement — et notre pays — avec intégrité, sagesse et dévouement. Je tiens à le remercier pour son service et son amitié indéfectible. » 

 

Dans son autobiographie de 2014, Justin Trudeau décrit Gerald Butts comme son « meilleur ami » et son « plus proche conseiller ». Les deux hommes ont étudié ensemble la littérature anglaise à McGill et ont fait partie de la même équipe de débats. Gerald Butts a même aidé Justin Trudeau à rédiger la fameuse eulogie qu’il a prononcée aux funérailles d’État de son père en 2000, eulogie touchante qui avait grandement contribué à allumer l’intérêt du public pour le jeune homme et à générer des spéculations sur ses ambitions politiques.

   

Immanquablement, M. Butts se trouvait aux côtés de M. Trudeau depuis octobre 2012, lorsqu’il s’est joint à sa campagne au leadership. Aucune décision importante n’était prise sans que les deux hommes en discutent. Il était plus que son bras droit : il était aussi ses yeux et ses oreilles. Par exemple, lorsque la ministre Chrystia Freeland voyageait aux États-Unis pour négocier l’accord de libre-échange, M. Butts l’accompagnait.

Gerald Butts, 47 ans, est un opérateur politique de l’ombre depuis toujours. Dans sa jeunesse, sur recommandation de sa tante sénatrice, il travaille pour le sénateur Allan MacEachen à la préparation de mémoires qui ne seront jamais publiées. Il passe ensuite à la scène politique provinciale, devenant en 1999 le conseiller principal du libéral Dalton McGuinty.

Gerald Butts accompagne ce dernier pendant ses deux mandats de premier ministre de l’Ontario. Déjà à cette époque, on le considérait comme le cerveau politique de l’administration McGuinty et il avait conservé ce rôle auprès de Justin Trudeau.

Il fait une pause de la politique en 2008, devenant le président du groupe environnemental World Wildlife Fund (WWF). La cause environnementale lui tenait à coeur. Dans sa lettre de démission, il se permet d’ailleurs quelques commentaires sur l’importance de la lutte aux changements climatiques, disant espérer que la réponse canadienne à ce défi sera « collective, non-partisane et urgente comme la science l’implore ».

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le menu des César 2019 signé Pierre Gagnaire pour le Fouquet’s

[ad_1]

Le 22 février, le monde du 7e art se retrouvera une nouvelle fois dans la célèbre brasserie des Champs-Élysées pour le dîner de gala post-44e cérémonie des César. Voici ce qui les attend.

Chaque année depuis 1976, vainqueurs, vaincus, mais aussi techniciens – 750 invités au total – convergent vers la plus belle avenue du monde pour le dîner de gala organisé à l’issue de la cérémonie des César. La 44e édition, prévue le 22 février, sera la cinquième pour Pierre Gagnaire en tant que coordinateur du banquet. Depuis 2015, le triple-étoilé collabore en effet avec les hôtels Fouquet’s, pour renforcer l’attrait de leur volet gastronomique.

» LIRE AUSSI – Que valent les restaurants de Pierre Gagnaire à Paris?

Conçu plusieurs mois à l’avance dans le plus grand secret, le menu vient d’être dévoilé:

• Tataki de thon, guacamole d’avocat au lait de coco, riz noir, mangue jaune, pomme verte, poire Williams au vinaigre calamansi ;

• Pavé de bar rôti, poireaux et trévise à la sauce de parmesan ;

• Baba au rhum nappé d’un caramel d’ananas, graines de courge, marmelade de fruits.

L’an dernier, le chef trois-étoiles confiait au Figaro : «J’ai tout de même une certaine expérience, je sais très bien ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Il faut notamment que chacun puisse manger de tout, quelle que soit sa confession. Donc pas de cochon, et de plus en plus de vegan et de végétarien». Le repas imaginé cette année reflète ce parti-pris avec un 100% marin, mais aussi des saveurs fraîches et digestes. Le homard présent en 2017 (en plat) et en 2018 (en entrée) a tourefois laissé place au thon et au bar.

Le menu devra être servi au Fouquet’s vers minuit, en moins d’une heure.

» LIRE AUSSI – Toute l’actualité des César sur le Figaro

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

L’Égypte totalitaire | Le Devoir

[ad_1]

L’Égypte est une vedette des histoires d’horreur d’Amnistie internationale et de Human Rights Watch. Entre tortures, censures et arrestations arbitraires, elle serre chaque jour un peu plus la vis, aux mains d’un homme à poigne, en route vers un régime néo-totalitaire sans précédent.

Inféodée au régime, la Chambre des députés a approuvé la semaine dernière — et intégrera à la constitution égyptienne — des mesures qui permettront au « président bien-aimé » Abdel-Fattah al-Sissi (64 ans, 97,1 % des suffrages en 2018) de prolonger son règne jusqu’en 2034…

Les modifications constitutionnelles lui confèrent le pouvoir de nommer les juges ainsi que le procureur général, et de procéder par décrets. Son armée aura un veto sur les nominations de ministres, dont celui de la Défense. Selon le nouveau texte constitutionnel, « l’armée est le gardien, le protecteur de l’État, de la démocratie, de la nation ».

On consacre la domination totale de l’armée sur le pays… et celle d’un (ex) général sur les institutions.

Un monsieur arrivé au pouvoir à l’occasion d’un sanglant coup d’État, en juillet 2013. Putsch alors mené au nom de la démocratie et de la liberté menacées, contre un président des Frères musulmans (Mohammed Morsi) qui avait pris le pouvoir un an plus tôt, lors de la seule élection présidentielle vraiment libre de toute l’histoire de l’Égypte.

 

L’éphémère gouvernement Morsi avait des tendances autoritaires et rétrogrades. Après tout, les Frères musulmans sont des islamistes — encore que d’une tendance plus « douce », qu’il faut distinguer de la tendance salafiste. Mettre dans le même panier les Frères musulmans (sectaires et entristes) et par exemple la Gamaa Islamiya (des terroristes sanguinaires) n’est pas seulement injuste, mais aussi — la suite l’a démontré — stratégiquement désastreux…

Le putsch de 2013 en Égypte a fait reculer de plusieurs décennies l’espoir démocratique dans le monde arabe : au lieu de se préparer à battre, dans les urnes, des intégristes rétrogrades — ce qui aurait été une étape extraordinaire de la démocratie —, on a tout de suite crié au loup, sorti les fusils, propagé les mensonges…

Quels mensonges ? Par exemple lorsqu’en juin 2013, l’armée, les réseaux sociaux et une presse acquise à l’opposition avaient multiplié par dix (au moins) le nombre des manifestants anti-Morsi : une « intox » magistrale, lever de rideau du coup d’État.

On s’est mis à diffuser des chiffres délirants, matériellement impossibles — 12 millions, 18 millions de manifestants ! — repris tels quels par les agences. Alors que des centaines de milliers de personnes, ça oui, étaient descendues dans les rues du Caire et d’Alexandrie contre le régime des Frères musulmans, lors de manifestations au demeurant impressionnantes et importantes.

(Pour mémoire : tous pays confondus, les plus grosses manifestations de l’ère contemporaine sont probablement celles de Catalogne, où les indépendantistes sont, de façon crédible et vérifiable, capables de faire défiler plus de 500 000 personnes au centre de Barcelone. A-t-on vu ce que, du haut des airs, représente vraiment une manifestation d’un demi-million de personnes ???).

Mohammed Morsi avait contre lui les trois quarts de la presse, qui l’a pilonné quotidiennement pendant les 12 mois de son règne. Il ne contrôlait pas le système de justice, pas plus que l’armée ou la majeure partie de la police… Pourtant, on lui a fait un procès en totalitarisme.

 

Le vrai totalitarisme en Égypte n’est pas celui, « appréhendé » ou « tendanciel », de 2013. C’est celui, bien concret, de 2019 : une répression politique « tous azimuts », pas seulement contre les islamistes. Les « jeunes libéraux laïques » de 2011, les internautes et les blogueurs du Printemps arabe oscillent aujourd’hui entre exil, prison et désespoir silencieux.

Une loi de septembre 2018 permet la surveillance systématique des réseaux sociaux et la fermeture des sites Internet. En matière de « lutte contre le terrorisme », elle prescrit aux médias la publication telle quelle des communiqués de l’armée et de la police… et interdit tout commentaire indépendant sur le sujet !

Face à l’Égypte, on est revenu au consensus d’avant 2011, à savoir que la dictature militaire, même féroce, serait le prix à payer pour « combattre le terrorisme ». Même si cela implique de pactiser avec le Joseph Staline arabe du XXIe siècle, aujourd’hui adoubé par les Trump, Macron et Nétanyahou.

François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Ici Radio-Canada.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Une tempête canadienne | Le Devoir

[ad_1]

La question a fait couler beaucoup d’encre, mais il sera difficile de prouver que Jody Wilson-Raybould a perdu son portefeuille en raison de la façon dont elle a traité le cas de SNC-Lavalin. En soi, cependant, le débat et les conjectures nuisent à l’apparence de la primauté du droit et de l’indépendance judiciaire. Mes recherches montrent d’ailleurs que les nouvelles ententes en matière de justice pénale — que le Canada tente d’adapter à partir de pratiques américaines et britanniques — présentent des risques importants pour l’indépendance des poursuites et la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Jody Wilson-Raybould a agi de manière louable en soutenant ses procureurs, qui ont clairement décidé que, jusqu’ici, l’importance économique et politique de SNC-Lavalin ne justifiait pas la tenue d’une négociation pour exclure sa responsabilité criminelle. Cette dernière question, soit la façon dont nous traitons les accusations de criminalité dans les entreprises, est l’un des aspects centraux de la présente histoire.

Jusqu’à maintenant, le gouvernement Trudeau a mal géré cet aspect du complexe débat. Le gouvernement canadien a noyé une modification au Code criminel dans sa loi budgétaire de 2018 afin d’autoriser ce qu’il appelle des « accords de réparation ». Comme les Canadiens sont en train de l’apprendre, ce nouveau type d’ententes criminelles s’apparente à des plaidoyers de culpabilité, sauf qu’elles n’impliquent justement pas de reconnaissance de culpabilité.

Les membres du Comité permanent des finances qui ont examiné et adopté la modification au Code criminel ont exprimé leur mécontentement face au processus. Même le député libéral Greg Fergus craignait qu’on ne dissuade pas suffisamment les entreprises accusées d’activités criminelles tout en abordant l’optique d’un système criminel à deux vitesses. Après tout, les personnes accusées de crimes (non violents) peuvent également avoir des tiers qui dépendent d’eux et une réputation à maintenir, mais elles ne bénéficient pas d’accords « de réparation » pour leur éviter une reconnaissance de culpabilité.

Il est vrai que la reconnaissance de culpabilité prend une dimension particulière pour SNC-Lavalin, qui veut maintenir et continuer d’obtenir des contrats publics. À l’heure actuelle, l’entreprise refuse de négocier un plaidoyer de culpabilité pour cette raison. Notons cependant que de nombreuses entreprises multinationales signent encore des plaidoyers de culpabilité sans qu’ils les mènent à leur perte. De l’autre côté de la table des négociations, les procureurs de la Couronne semblent croire que, compte tenu de la gravité de la preuve amassée, ils ne peuvent pas négocier sur la reconnaissance de culpabilité de l’entreprise. Il s’agit d’une position qui est tout aussi compréhensible que la position de négociation de SNC-Lavalin.

« Si Ottawa autorise les accords de réparation, pourquoi les procureurs ne les utilisent-ils pas ? » Nous avons beaucoup entendu cette question, surtout au Québec. Mais n’oublions pas qu’en revanche, le Canada n’a pas vraiment utilisé ses dispositions en matière de responsabilité criminelle des entreprises depuis leur réforme en 2003. Si nous voulons prendre au sérieux le crime d’entreprise, nous devons laisser les procureurs considérer que certains dossiers justifient des accusations. Et c’est là que le débat actuel manque de profondeur.

L’un des risques connus des nouveaux accords de poursuite suspendue, outre la politisation du système de justice criminelle pour les grandes entreprises aux États-Unis, est une plus grande clémence du système de justice envers les entreprises nationales par rapport à leurs concurrents étrangers. Cela conduit à de mauvais signaux du marché et à un climat de faible dissuasion. Ces éléments font également partie de « l’intérêt public » que les procureurs de l’affaire SNC-Lavalin devaient prendre en compte. C’est à eux que le Code criminel confère cette discrétion (à l’Art.715.32 (1)). Ils méritent notre bénéfice du doute s’ils ont pris leur difficile décision comme acteurs juridiques indépendants et en connaissance de cause.

Nous savons maintenant que d’autres accusations criminelles pourraient suivre concernant la corruption alléguée de SNC-Lavalin au Québec. Et puis, il y a les autres problèmes d’affaires de l’entreprise, comme ses opérations minières et ses relations avec l’Arabie saoudite. Face à tout cela, le risque de prise de contrôle par une société étrangère est réel, mais il ne repose pas sur les épaules des procureurs ni sur celles des ministres de la Justice. Ultimement, la responsabilité première des employés de SNC-Lavalin repose sur SNC-Lavalin.

Pour être clair, j’estime qu’Ottawa et le gouvernement du Québec devraient aider l’entreprise si elle est vulnérable à une prise de contrôle. Et sur ce point, il n’est pas trop tard pour avoir un bon plan sur la manière d’obtenir l’acceptabilité sociale — à la grandeur du pays — pour qu’une aide financière soit apportée au besoin. Pour le moment, la variable du caractère distinct du Québec pourrait cependant rendre la tempête canadienne encore plus problématique. D’une part, la couverture contre-productive de certains politiciens et observateurs anglophones fait de SNC-Lavalin un ennemi. Mais d’autre part, des politiciens et des observateurs québécois appellent ouvertement au protectionnisme judiciaire de SNC-Lavalin sans penser aux répercussions de leur demande. Nous pouvons nous soucier de la protection de bons emplois en respectant l’intégrité de nos institutions.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Le réseau de la santé à l’heure des changements climatiques

[ad_1]

Vagues de chaleur, hivers qui font le yoyo et inondations : les événements météorologiques extrêmes, liés aux changements climatiques, risquent d’augmenter les hospitalisations et les décès dans les prochaines années au Québec. Mais devant un système de santé déjà à bout de souffle, des experts tirent la sonnette d’alarme et appellent au changement, et vite.

« Les risques liés aux changements climatiques vont s’amplifier, se cumuler à un système qui a déjà de la difficulté à fonctionner. […] C’est plus qu’urgent de changer la façon dont on voit notre système de santé », prévient au téléphone Céline Campagna, responsable scientifique du programme Changement climatique et santé de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Avec trois de ses collègues de l’Institut — Diane Bélanger, Pierre Gosselin et Ray Bustinza —, elle cosigne le livre Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s’adapter, qui fera son entrée dans les librairies québécoises mercredi prochain.

L’ouvrage dresse un portrait exhaustif des impacts directs et indirects des changements climatiques sur la santé de la population. Nombre de personnes perdent la vie ou finissent à l’hôpital chaque année, à la suite d’une tempête, d’inondations, d’une canicule ou encore d’une vague de froid. Mais ces événements climatiques extrêmes sont aussi à l’origine de problèmes cardiovasculaires, rénaux ou respiratoires ; ils engendrent également des cas de stress post-traumatique, d’anxiété ou de détresse psychologique. Sans oublier leur rôle dans la contamination de l’eau ou des aliments, qui propagent alors divers virus et bactéries.

Résultats : les urgences débordent et les agendas des professionnels de la santé — du médecin de famille, au travailleur social en passant par le psychologue — se remplissent à grande vitesse. « Il y a déjà de longues listes d’attente, et la population vieillissante apporte son lot de maladies supplémentaires. Si on ajoute l’impact des changements climatiques, c’est impossible que le système actuel soit en mesure de s’adapter si on ne change pas nos façons de faire », redoute Céline Campagna, rappelant le manque criant de personnel dans le réseau de la santé.

Gare à la canicule

Elle donne l’exemple des centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) au Québec. Si l’organisation et la qualité des soins prodigués y sont souvent critiquées, la situation est d’autant plus problématique en pleine canicule. « La plupart de nos CHSLD sont dans de vieux hôpitaux non climatisés, situés dans des îlots de chaleur. Avec ça, on a à peine assez d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires pour faire le tour des patients. Comment s’assurer en pleine canicule que ces personnes vulnérables — qui souffrent parfois de démence et ne sont plus capables de dire si elles ont froid, chaud ou soif — ne sont pas déshydratées ou en hyperthermie ? », se questionne la chercheuse.

J’ose espérer que ça va changer, mais il va falloir sans doute des morts pour qu’on se rende compte, au niveau politique, qu’il faut changer des choses

Une situation d’autant plus préoccupante que la population vieillissante augmentera la demande de places en CHSLD et que les canicules seront plus fréquentes.

Rappelons que près de 90 personnes sont décédées en pleine canicule en juillet dernier dans la province, selon un bilan préliminaire. En 2010, ce sont pas moins de 106 décès liés à la chaleur accablante qui avaient été recensés, dont une quinzaine en centre hospitalier.

C’est de l’impact des changements climatiques que le Québec devrait le plus se préoccuper selon Mme Campagna, qui précise que, d’ici 2050, les épisodes de chaleur extrême par été devraient doubler dans la province. « On est tous vulnérables à la chaleur, et encore plus les personnes déjà fragiles, comme les personnes âgées ou celles avec des problèmes cardiovasculaires ou pulmonaires entre autres. »

Davantage de formation

Pour les auteurs du livre, le système de santé n’a d’autre choix que de s’adapter au plus vite à cette réalité, puisque le réchauffement climatique est tel qu’un retour en arrière semble désormais impossible. « Même si on élimine demain matin les émissions mondiales de gaz à effet de serre, [ceux] déjà présents dans l’atmosphère vont continuer à changer le climat pour le prochain siècle. Le système de santé et ses professionnels doivent se préparer en conséquence. »

Les médecins omnipraticiens sont même les premiers à estimer qu’ils manquent de formation face aux enjeux climatiques dans leur pratique. C’est du moins l’opinion de 65 % des médecins ayant répondu à un sondage réalisé par l’INSPQ et l’Université Laval en 2015 à ce sujet. « Et il est fort probable que ce besoin de formation soit aussi ressenti chez d’autres intervenants de première ligne, comme les infirmiers, les travailleurs sociaux et les psychologues », notent les auteurs.

Leur ouvrage est d’ailleurs l’outil principal d’une formation en ligne offerte par l’INSPQ à partir de lundi. Elle vise à éduquer les professionnels de la santé sur le lien entre les changements climatiques et la santé des individus, afin qu’ils sensibilisent et renseignent au mieux leurs patients.

Mme Campagna espère toutefois que l’ouvrage aura un impact plus large et saura interpeller la classe politique. Les gouvernements pourraient en faire plus en matière de prévention, d’organisation, d’ajout de personnel et même d’aménagement du territoire. « J’ose espérer que ça va changer, mais il va falloir sans doute des morts pour qu’on se rende compte, au niveau politique, qu’il faut changer des choses », laisse-t-elle toutefois tomber avec regret.

Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s’adapter

Céline Campagna, Diane Bélanger, Pierre Gosselin et Ray Bustinza, Presses de l’Université Laval, Québec, 2019, 236 pages

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Cannabis: le parti pris des jeunes

[ad_1]

En réponse au texte de cannabis-il-faut-reunir-les-scientifiques-et-les-politiques » target= »_blank »>Robert Perreault et de Jean-Yves Frappier publié le vendredi 15 février 2019

À l’instar de l’Association médicale du Canada, la Fédération des médecins spécialistes du Québec, l’Académie canadienne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, l’Académie canadienne de psychiatrie, l’Académie canadienne de médecine psychosomatique et d’autres, l’Association des médecins psychiatres du Québec a proposé que l’âge légal pour consommer du cannabis soit fixé à 21 ans.

Cette prise de position a été mûrement réfléchie et s’est articulée de façon rigoureuse sur la base de la littérature, mais aussi en tenant compte de la réalité de terrain en psychiatrie. Vous avez raison, nous sommes complètement partiaux et nous avons des intérêts.

L’intérêt de ces jeunes psychotiques qui souffrent, qui sont désorganisés, qui ne se reconnaissent plus. L’intérêt de leurs proches en désarroi et impuissants devant un jeune qui ne voit pas de problèmes avec le cannabis. Nous avons l’intérêt de nos patients parce que notre réalité, c’est que nous ne traitons pas des statistiques, nous traitons des humains.

Ceux qui ont un proche atteint d’un trouble mental savent à quel point il est difficile de les sensibiliser. Depuis la légalisation, nous entendons trop souvent des parents qui relatent des conversations avec leurs jeunes disant : « Si c’était aussi dangereux, ça ne serait pas légal. » Dans nos urgences, les jeunes ne considèrent plus le cannabis comme une drogue, si bien qu’il nous faut leur poser la question spécifique sur le cannabis. La légalisation a comme effet collatéral de banaliser le produit. Fumer un joint ne peut devenir aussi anodin que de marcher dans la rue avec son latté Starbucks. Le message doit être clair et sans équivoque. Un des moyens de prévention pour y arriver est de fixer l’âge à 21 ans.

Au Québec, parce que les jeunes sont plus à risque, nous avons choisi d’appliquer la politique de tolérance zéro sur l’alcool au volant pour les moins de 25 ans. D’ailleurs, le bilan routier s’améliore. Pourquoi est-ce si incongru et si vertement dénoncé que l’on applique un principe de précaution semblable alors qu’il est question de protéger le cerveau des jeunes ?

Bien sûr que ceux qui consomment déjà ne cesseront pas parce que l’âge légal passe de 18 à 21 ans, mais l’État est-il tenu de leur donner une bénédiction pour autant ? D’ailleurs, qu’ils soient âgés de 14, 16, 18 ou 20 ans, ils continueront à s’approvisionner auprès de leur réseau habituel. Le ministre Carmant rappelait cette semaine que les consommateurs de 18 à 20 ans ne représentaient que 2 % des clients de la SQDC. Ce qui est particulier, c’est de lire des affirmations tranchées supposant que de facto, tous les jeunes qui consomment du cannabis vont dorénavant s’approvisionner à la SQDC avec la pensée magique que le marché noir va s’effondrer.

Le véritable effet de statuer à 21 ans, c’est le message qu’on envoie. Pour certains jeunes, cette barrière légale reportera le début de la consommation ou en réduira la fréquence. Pour ceux qui se feront prendre à en consommer, nous avons proposé que les sanctions pénales, comme les amendes, soient remplacées par des sessions d’information sur les dangers du cannabis afin de souscrire à l’objectif de la réduction des méfaits.

Les recherches ont clairement démontré que la consommation du cannabis peut induire des psychoses, que la moitié de ceux qui font une psychose toxique développeront un trouble ressemblant à la schizophrénie dans les 10 ans, que le risque de psychose augmente de 40 % pour ceux qui ont consommé du cannabis une fois dans leur vie et de près de 400 % pour des utilisateurs réguliers. Qu’est-ce que ça prend de plus pour privilégier la prudence ?

Comme société qui valorise sa jeunesse, nous leur devons cela.

*La lettre est signée par :

Dre Karine J. Igartua, Dr Guillaume Barbes-Morin, Dr Olivier Farmer, Dr Richard Montoro, Dre Marie-Frédérique Allard, Dr Theodore Kolivakis, Dr Patrick Lapierre

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس