Les Arcs fêtent leurs 50 ans

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Née dans les alpages savoyards à la grande époque de la conquête de l’or blanc, cette station ne cesse de surprendre par son architecture graphique et sa glisse panoramique.

De notre envoyée spéciale

Un paquebot blanc surplombe depuis peu la vallée. Ancré à 1750 m d’altitude, c’est le Club Med Les Arcs Panorama, 433 chambres, le plus grand des Alpes, inauguré le mois dernier. Ce vaisseau de béton galbé est arrivé à point nommé pour le jubilé de la station de haute Tarentaise. Son allure rétro années 1930 fait bon ménage avec l’anguleuse skyline des immeubles futuristes d’Arc 1600, l’étage historique, ouvert à Noël 1968. Trois autres satellites seront par la suite mis sur orbite: Arc 1800 en 1974, Arc 2000 en 1979 puis Arc 1950. Arrivé sur le tard en 2003, ce petit dernier de style néosavoyard n’était pas prévu dans le projet initial, né en pleine conquête de l’or blanc, au temps où l’architecture d’avant-garde faisait fureur dans les alpages.

Aux Arcs, le groupe d’architectes et designers coaché par Charlotte Perriand s’en est donné à cœur joie, imaginant des bâtiments aux formes étranges – ils étonnent encore -, aménagés en mini-appartements de 30 m2 où l’on s’entassait joyeusement à quatre ou plus… Charlotte Perriand les appelait des «cellules». Elle y avait tout conçu, jusqu’aux meubles et objets, dans un souci de fonctionnalité poussé à l’extrême. Des trouvailles que s’arrachent aujourd’hui les collectionneurs. Qu’ils plaisent ou non, force est de reconnaître que ces drôles d’immeubles ont plutôt bien fait leur nid dans la nature. C’était le but: capter un maximum de lumière et de panorama à travers les larges baies vitrées, épouser au mieux la pente, respecter mélèzes, arolles, épicéas et pins sylvestres qui prolifèrent ici jusqu’à 2500 m d’altitude. Et ne pas entraver le plan des pistes, tracé en premier, avant le plan architectural.

Un rêve de berger

Ce patrimoine du XXe siècle, l’office de tourisme n’a pas attendu les 50 ans des Arcs pour l’expliquer aux touristes. Chaque semaine, des visites (gratuites), une par étage, sont organisées par un guide conférencier. Mais cette saison millésimée, deux nouvelles balades sont proposées. L’une, réservée aux vacances de février, s’effectuera smartphone au poing en compagnie d’un photographe, fin connaisseur des meilleurs angles graphiques d’Arc 1600 et Arc 1800. L’autre, programmée toute la saison, se déroule skis aux pieds, guidée par un moniteur de l’ESF. Elle permet d’apprécier l’insertion des différents satellites entre les pistes et les meilleurs points de vue de la station.

Celle-ci doit son nom à la vallée de l’Arc, le torrent éponyme. Ce vallon d’altitude dévale du lac Marlou, à 2500 m, jusqu’à 1800 m, au lieu-dit Pré-Saint-Esprit. L’endroit est superbe. C’est la clairière d’arrivée de trois pistes, une bleue, une rouge, une noire, tracées dans la forêt. On y déchausse pour aller déjeuner à Belliou La Fumée. Des lustres que ce chalet -qui servit de relais de chasse aux souverains de Savoie – régale les skieurs. L’institution a changé de propriétaires l’an dernier mais on y mange toujours aussi bien. Cette vallée de l’Arc, les frères Blanc, des bergers de Hauteville-Gondon, la connaissaient comme leur poche. C’était les alpages de leur village. Ils y passaient toute la belle saison. Mais contrairement à leurs aînés, ces enfants des années 1930 avaient eu la chance d’apprendre le ski. Ce sport leur offrira l’opportunité d’exercer un deuxième métier, moniteur, non loin de chez eux. En cette fin des années 1950, les stations de Tarentaise se comptent encore sur les doigts d’une main: Val-d’Isère, Tignes, Courchevel et Méribel. Mais La Plagne et Les Menuires seront bientôt annoncées. Et Robert Blanc, l’aîné de la fratrie, passionné de montagne au point d’avoir également passé le diplôme de guide, se prend à rêver d’une station de sports d’hiver dans les alpages de son enfance, avec un téléphérique qui hisserait les skieurs tout là-haut, à 3226 m d’altitude, au sommet de sa chère aiguille Rouge.

L’inventeur des Arcs, c’est lui, le berger-moniteur-guide. Le réalisateur en sera Roger Godino, un entrepreneur savoyard basé à Paris. Robert Blanc fait sa connaissance au début des années 1960, à Courchevel, et le convainc de se lancer dans l’aventure. À peine ébauché, le projet déchaîne les passions, scindant les habitants de la vallée en deux clans: les pro et les anti-station. Parmi ces derniers se trouvent notamment les propriétaires des fameux alpages de Hauteville-Gondon qui refusent de vendre leur terrain pour laisser le champ libre à la Société des montagnes de l’Arc, maison mère du futur bébé. Les récalcitrants seront expropriés, Roger Godino ayant, dès le départ, posé comme condition première la maîtrise intégrale du foncier. Et dans la foulée, faute de moyens pour construire une route d’accès à la station, le village d’Hauteville-Gondon fusionnera avec la petite ville de Bourg-Saint-Maurice qui deviendra ainsi la commune des Arcs. Quand la réalité dépasse la fiction…

Le feuilleton TV

Cette histoire aux multiples rebondissements inspirera d’ailleurs, en 1971, un feuilleton télévisé, diffusé en treize épisodes par l’ORTF. La Tarentaise Hebdo l’a, riche idée, ressorti des archives de l’INA pour en faire un DVD. Les Sesterain ou le Miroir 2000, délicieusement vintage et fort instructif. À (re)voir absolument. «En 1968, j’avais 12 ans, j’ai vu construire la station, se souvient Jean-François Grognet, moniteur à l’ESF 1800. Mes parents étaient paysans mais, eux, n’ont pas été expropriés. Pour nous, la création des Arcs a été une bonne chose. En plus de l’exploitation de la ferme, mon père travaillait l’hiver aux remontées mécaniques et ma mère tenait un petit bistrot pour les skieurs, aux Granges, où elle vendait également son fromage et sa charcuterie.»

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Si le bistrot n’existe plus, le lieu-dit des Granges figure toujours sur le plan des pistes, en dessous d’Arc 1600. C’est, à 1200 m d’altitude, l’un des deux points les plus bas du domaine skiable, des champs de neige rebaptisés Paradiski depuis leur réunion, en 2003, via le téléphérique Vanoise Express, à ceux de La Plagne (425 km de pistes au total). L’autre point le plus bas, 1200 m également, se situe à Villaroger, l’un de ces villages minuscules et ravissants, nouveaux repères d’initiés en haute Tarentaise. Or celui-là est aussi le terminus d’une des plus belles descentes des Alpes: 7 km non-stop sur 2000 m de dénivelé. «Grâce aux enneigeurs installés sur le bas du parcours, il est maintenant praticable toute la saison, souligne Jean-François Grognet. Il se fait de préférence avant 13 heures pour profiter du soleil car, après, c’est à l’ombre.» On arrive ainsi pile poil au village pour mettre les pieds sous la table, au Goyet ou à La Ferme (réservation conseillée).

Descente de l’aiguille Rouge

Balisée rouge ou noire en alternance, la somptueuse descente dégringole du sommet de l’aiguille Rouge, le point culminant des pistes, desservi depuis 1982 par le téléphérique dont le berger Robert Blanc avait rêvé. Les cabines viennent d’être repeintes en vermillon, tiens, la couleur par excellence des téléphériques qu’on avait un peu oubliée ces dernières années… Un cadeau d’anniversaire n’arrivant jamais seul, la Compagnie des Alpes, gestionnaire du domaine skiable, a offert aussi au sommet phare une passerelle panoramique en plein ciel. En fait, il s’agit d’une double avancée au-dessus du vide. La branche la plus courte, 15 m, domine l’enfilade de la vallée de la Tarentaise. La plus longue, 22 m, contemple le mont Pourri tout proche. On y s’engage franco: les caillebotis métalliques atténuent l’abîme. Sauf qu’au bout, un garde-corps de verre (très) translucide donne le frisson. Coup d’œil prudent au vertigineux couloir qui plonge dans la Réserve naturelle des hauts de Villaroger. L’ouvrage aérien tourne le dos au Mont-Blanc. Mais la chaîne à grand spectacle n’en crée pas moins l’attraction. Elle coiffe littéralement le versant d’en face dans sa version italienne sous-titrée par les Grandes Jorasses et la dent du Géant. On la voit de partout, plein la vue à chaque virage et à tous les étages.

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Manquait une bande-son pour terminer. Voici donc Ars Sonora. C’est un carillon et le présent de la commune à la station pour ses 50 ans. Installé sur la tour de la piscine d’Arc 1800, il se compose de dix-neuf cloches de bronze fondues par Paccard, orfèvre savoyard en la matière, et d’une horloge insérée dans le logo triangulaire des Arcs. «C’est moi qui l’ai dessiné, j’y ai passé une nuit entière, pas facile de faire entrer un rond dans un triangle», raconte, pince-sans-rire, Michel Giraudy, le maire. Avant de sonner l’heure, le carillon, autre idée de l’édile, joue les premières mesures de La Vie en rose. «Je voulais une mélodie connue dans le monde entier. Si vous avez une meilleure idée…» Promis, on y réfléchira pour les 100 ans.


Carnet de route

Y ALLER Accès Bourg-Saint-Maurice:  en voiture, autoroute A43 jusqu’à Albertville puis N90 ;  en train, TGV depuis Paris  et Lyon (www.oui.sncf)  plus vingt minutes de route ou sept minutes de funiculaire  pour Arc 1600.

SÉJOURNER À Arc 1800, au Mercure 4-étoiles, 80 chambres spacieuses, vastes parties communes, restaurant, bar, skishop, excellent accueil  et animations. Rénovation l’hiver prochain, avec piscine couverte et spa. Chambre double à partir de 150 €. Tél.: 04 79 07 65 00.  À l’Aiguille Grive 4-étoiles,  un ensemble de six chalets  avec bar lounge et bonne table. Forfait séjour en demi-pension: chambre double à partir de 290 € la nuit ou chalet de quatre chambres à partir de 1400 €. Tél.: 04 79 40 20 30. À Arc 2000, au Taj-I Mah  5-étoiles de la station, 48 chambres et suites, deux restaurants, spa Cinq Mondes et Carita avec piscine et jacuzzi, skishop. Chambre double  et demi-pension à partir  de 445 €. Tél.: 04 79 10 34 10.

SKIER Jusqu’au 27 avril, forfait 6 jours: Les Arcs 269 € et 215 €  enfants (jusqu’à 12 ans)  et seniors (65 à 74 ans, après  c’est gratuit), Paradiski 305 €  et 244 €.

DÉJEUNER  SUR LES PISTES À ne pas manquer,  Belliou La Fumée, l’institution du Pré-Saint-Esprit, cuisine bistronomique, environ 40 €. Tél.: 04 79 07 29 13.  Et, plus récent, Le Sanglier qui fume, sur la piste de la Cachette, à Arc 1600, branché produits frais et skis vintage, environ 40 €. Tél.: 06 03 30 41 42.

(RE)VOIR Les Sesterain ou le Miroir 2000, double DVD + fascicule, 33 €. Tél.: 04 79 22 76 48 et www.latarentaisehebdo.com

SE RENSEIGNER Office de tourisme,  tél.: 04 79 07 12 57 et www.lesarcs.com

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Les caquistes seront-ils à la hauteur de leurs promesses?

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Les parents d’enfant handicapé aux aidants naturels, la CAQ s’est souvent fait le porte-voix des oubliés du réseau de la santé et des services sociaux. Or, à partir de la semaine prochaine, elle hérite du rôle ingrat de gouvernement qui n’agit jamais assez vite.

En mai 2016, François Marcotte, résident de CHSLD de 43 ans atteint de sclérose en plaques, avait ému tout le Québec avec sa campagne de sociofinancement pour se payer plus d’un bain par semaine. Les partis d’opposition avaient tous vivement attaqué le gouvernement dans ce dossier, mais la CAQ avait été particulièrement virulente.

« Revoyons l’offre, donnons une chance à nos préposés, faisons en sorte qu’on puisse enfin adresser la situation puis arrêter de la traiter au cas par cas […]. Je pense que, quand on est humain, fondamentalement humain, ce n’est pas comme ça qu’on doit réagir », disait alors le député de Lévis, François Paradis.

Deux ans plus tard, M. Paradis est désormais du côté du gouvernement et se prépare à devenir le président de l’Assemblée nationale. François Marcotte, lui, est toujours au centre d’hébergement du Boisé, à Québec. Six mois après sa sortie, le CISSS lui a accordé trois bains par semaine. « Ils avaient envoyé un responsable qui avait évalué que, dans ma condition, je pouvais en avoir plus. »

Mais il a encore « beaucoup » d’attentes envers le gouvernement. « On parle toujours des infirmières, avec raison, mais dans les CHSLD, ce qui urge, c’est les conditions des préposés », dit-il. Depuis janvier, tous les résidents de son CHSLD ont droit à deux bains par semaine, mais les préposés n’ont pas assez de temps pour les donner, déplore-t-il.

Un avis que partage le président du Conseil pour la protection des malades, Paul G. Brunet. Si le CHSLD de François Marcotte offre désormais un minimum de deux bains par semaine, « ça ne se passe pas comme ça partout, dit-il. Ce que j’entends, c’est que là où on a réussi à en donner deux, on a coupé sur autre chose. »

En plus, la solution préconisée par la CAQ pour remplacer les CHSLD ne tient pas compte des gens comme François Marcotte. « Ils ont annoncé qu’ils voulaient abolir les CHSLD pour en faire des maisons des aînés. Bien, ce serait peut-être le moment de créer aussi des trucs pour les plus jeunes. Moi, je rêve d’avoir mon petit studio avec ma salle de bain privée. Juste ça. »

« Rien n’a bougé »

À Montréal, Robert Rathier et son fils mènent un combat similaire et attendent beaucoup du changement de gouvernement. En avril 2017, M. Rathier s’était rendu à l’Assemblée nationale, aux côtés du député Paradis, pour dénoncer la situation de son fils handicapé de 26 ans, forcé de vivre dans un CHSLD destiné aux aînés faute de ressources intermédiaires adéquates disponibles dans sa région.

Un an et ami plus tard, la situation de son fils Charles-Olivier est toujours la même. « Le ministre Barrette nous avait promis de le sortir de là, mais rien n’a bougé. Il vit toujours en CHSLD, mais au moins, nous avons trouvé un centre de jour pour lui pendant la journée. »

Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, Robert Rathier a recontacté François Paradis et interpellé la nouvelle ministre de la Santé, Danielle McCann, tous deux restés cois pour l’instant. Silence radio.

« J’espère qu’ils vont bouger, car les CHSLD ne sont pas adaptés à de jeunes adultes handicapés, et ça fait cinq ans que je me bats pour ça. » Selon M. Rathier, 3000 autres jeunes adultes handicapés se trouveraient dans la même situation que son fils au Québec, vivant dans des résidences pour aînés pas du tout adaptées à leur âge et à leurs besoins.

Marguerite Blais : la barre haute

En faisant sien le slogan « Prendre soin de nos aînés », le parti de François Legault et sa ministre toute dévouée à cette cause, Marguerite Blais, ont aussi suscité beaucoup d’attentes chez les personnes âgées et les proches aidants. Après avoir promis de doubler le crédit d’impôt aux proches aidants (en le portant à 2500 $), d’injecter 15 millions dans un fonds destiné à ces aidants naturels, 22 millions dans un autre voué à l’aide de parents d’enfants lourdement handicapés, en plus de créer une vingtaine de maisons similaires à la Maison Gilles-Carle, la ministre Blais a quelque peu dégonflé les espoirs du milieu cette semaine en affirmant que les projets de « maison de répit » devront d’abord provenir des communautés.

« Les organismes communautaires n’ont pas les moyens financiers ni humains de développer de tels projets. On en met beaucoup sur leurs épaules », déplore Mélanie Perroux, coordonnatrice du Regroupement des aidants naturels du Québec. Le RANQ mise plutôt sur la politique sur la proche aidance promise par la ministre Blais pour trouver des solutions globales et concertées aux problèmes vécus par toutes les personnes qui soutiennent un proche malade ou handicapé.

« Le crédit d’impôt promis pour l’instant, c’est une goutte d’eau dans l’océan. Il faut des actions beaucoup plus larges pour lutter contre l’appauvrissement et le besoin de répit de toutes les personnes qui prennent soin de leurs proches. »

Chose certaine, la ministre Blais sera sur la sellette dès la mi-décembre lors du Forum sur les proches aidants prévu le 11, où l’ensemble du milieu sera présent pour voir si elle s’engagera à passer de la parole au geste.

« J’espère qu’ils vont bouger, car les CHSLD ne sont pas adaptés pour des jeunes adultes handicapés, et ça fait cinq ans que je me bats pour ça. » Robert Rathier

« Ils ont annoncé qu’ils voulaient abolir les CHSLD pour en faire des maisons des aînés. Bien, ce serait peut-être le moment de créer aussi des trucs pour les plus jeunes. » François Marcotte

Immigration sous la loupe

Environnement : débats en vue

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Les parents ont du mal à gérer les habitudes technologiques de leurs enfants

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Les résultats de l’enquête indiquent que 43 % des 7000 parents interrogés en Europe étaient préoccupés par l’idée que leurs enfants dorment mal en raison de l’utilisation de gadgets électroniques.

D’autres craignaient que l’utilisation de la tablette et du téléphone affecte les compétences sociales (38 %) et la santé mentale (32 %) des enfants.

Plusieurs répondants ont mentionné qu’ils donnaient eux-mêmes un mauvais exemple à leurs enfants par leur utilisation intensive de gadgets.

Compilés par la firme de sécurité Norton, les résultats de l’enquête ont prouvé que les enfants britanniques passent en moyenne trois heures par jour sur leurs écrans.

D’un autre côté, environ 60 % des personnes interrogées ont déclaré que la technologie aidait leurs enfants à apprendre et presque autant (53 % des répondants) ont déclaré que leur progéniture était heureuse.

« La parentalité moderne n’est pas facile », a déclaré Nick Shaw, directeur général de Norton Europe.

Nous devrions tous être conscients du temps que nous passons en ligne et nous attaquer au problème du temps excessif passé devant un écran.

Nick Shaw, directeur général de Norton Europe

L’enquête a démontré que 9 % des parents interrogés ne posaient aucune règle d’utilisation et que 65 % d’entre eux laissaient leurs enfants utiliser seuls des gadgets dans leur chambre à coucher.

C’est 58 % des parents qui ont dit avoir désormais un temps « sans technologie » ou des jours où tout le monde range ses appareils.

Conseils pour les parents :

  • Définissez les règles de la maison, telles que le temps d’utilisation et ce que les enfants sont autorisés à voir.
  • Parlez aux enfants de ce qu’ils font et voient en ligne.
  • Encouragez-les à communiquer avec leurs amis dans les espaces sociaux en ligne.
  • Apprenez aux enfants à réfléchir avant de cliquer.
  • Utiliser des outils techniques pour limiter le contenu inapproprié qu’ils voient.
  • Discutez des risques liés à la publication de données privées, d’images et de vidéos sur les réseaux sociaux.
  • Soyez un bon modèle.

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Des boutiques qui sortent leurs griffes

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Vieilles comme le commerce de détail, les «marques propres» des grands magasins et, désormais, des e-shops, plus accessibles en termes de prix et de style, font le bonheur du plus grand nombre.

Vous les connaissez souvent sans le savoir, on les appelle «marques propres» en français, private ou white labels en anglais. Elles désignent ces collections créées par des grands magasins ou des distributeurs, vendues au milieu d’autres griffes. C’est le cas, par exemple, de Brummell au Printemps, de Balthazar au Bon Marché et de Galeries Lafayette pour l’enseigne éponyme. Un modèle économique ancien qui reste aujourd’hui étonnamment pertinent pour les magasins physiques comme pour le commerce en ligne. D’ailleurs, les sites marchands les plus puissants ont, eux aussi, développé leurs marques blanches: de Mr Porter et son label Mr P., Matchesfashion et Raey, le multimarque français L’Exception et son vestiaire L’Exception Paris, Yoox et sa toute nouvelle collection mixte 8 by Yoox (lire ci-dessous). Même Asos, le site anglais axé à 200 % sur les millennials, s’y est mis, avec Asos White Homme (qui s’ajoute à Asos White Femme, lancé en 2014).

Toutes ces propositions n’obéissent pas aux mêmes critères. Mais elles héritent tout de même du modèle historique, celui des grands magasins dont l’idée a toujours été d’imaginer et de faire fabriquer une griffe à leur image. «Dès les années 1900, parce que la vocation des Galeries Lafayette est de rendre la mode du moment accessible à tous, nous avons proposé notre marque pour la femme à un prix juste. L’équivalent pour l’homme arrive dans les années 1920, souligne Élisabeth Cazorla, directrice des achats prêt-à-porter, marques nationales et marques propres des Galeries Lafayette. Ce sont des racines très profondes, ce qui est fabuleux pour nous.» Un patrimoine dont bénéficie également Le Printemps, qui commence à diffuser sa ligne masculine, Brummell, dans les années 1930 (mais n’a proposé aux femmes qu’en 2015 des accessoires et qu’à l’automne 2017 du prêt-à-porter). Rive gauche, les clients du Bon  Marché ont découvert, en 1994, Balthazar (2013 pour le pendant féminin).

Mixer les basiques et les pièces mode

Pendant longtemps, ces collections s’attachaient à proposer des classiques, accessibles, venant compléter l’offre des griffes de prêt-à-porter davantage tournées vers les tendances de la saison. Mais le style de ces gammes a nettement évolué sous l’influence des nouvelles marques propres venues d’Internet. Désormais, quasiment tous les acteurs n’hésitent plus à mixer des essentiels et autres bons basiques intemporels avec des produits beaucoup plus mode. Tous, encore, disposent d’équipes en interne chargées de concevoir ces collections et si des collaborateurs extérieurs sont souvent appelés en renfort, il est plus rare de voir un nom de créateur mis en avant. C’est pourtant ce qu’a choisi Régis Pennel, de L’Exception, en communiquant autour de son directeur artistique, Rémi de Laquintane. De leur côté, les Galeries Lafayette ont fait appel à Laetitia Ivanez, à l’origine des Prairies de Paris, pour la refonte de leur prêt-à-porter femme en 2016, là aussi avec force communication. Les collections de la créatrice savent se démarquer grâce à un parti pris mode assumé, sans être trop suiveur. Cette collaboration s’arrêtera après le printemps-été 2019.

Si, hier, un grand magasin adaptait ses collections en fonction des retours des clients en boutique, aujourd’hui, les data collectées sur le Web permettent d’affiner incroyablement l’offre. «La création du label Mr P. a bénéficié de sept ans d’analyses d’informations sur les comportements d’achat des clients, sur leurs commentaires, témoigne Fiona Firth, directrice des achats de Mr  Porter. Ces données inestimables nous ont permis de présenter une marque pertinente avec des lancements de produits justes et au bon moment.»

Ces fonctionnalités peuvent avoir leurs inconvénients. Ainsi, les multimarques en ligne – qui proposent les pièces les plus pointues – ne risquent-ils pas de faire de l’ombre aux collections qu’ils distribuent par ailleurs? «Pas du tout, tranche Régis Pennel, fondateur et président de L’Exception. D’ailleurs, nos fournisseurs, donc les marques, me demandaient régulièrement: “Pourquoi tu n’as pas encore lancé ta marque?” C’était dans la logique des choses et beaucoup nous ont félicités.» De même, l’inspiration de ces nouveaux labels n’est-elle pas trop proche de celle des marques hype du moment, puisque les sites savent si bien ce qui se vend à l’instant T et ce qui commence à émerger? «En général, c’est plutôt l’inverse. Grâce à notre équipe dédiée aux tendances, nous ne sommes jamais des suiveurs, réfute Nick Eley, directeur des collections prêt-à-porter Asos White Homme. Nous sommes une griffe jeune, faite par et pour la nouvelle génération, et en cela, nous restons très agiles.»

Une opération gagnante

L’autre gros atout de ces marques blanches est de se dispenser d’intermédiaire et donc de permettre des marges plus importantes pour les enseignes… qui, logiquement, leur accordent une visibilité croissante dans leurs propres magasins ou sur leur site. «La ligne homme atteint plus de 10 % du chiffre d’affaires du segment formel. La superficie qui lui est dédiée sur l’ensemble des magasins a augmenté de 30 % entre 2014 et 2018», indique Élisabeth Miquel, directrice des achats maison et de la marque du Printemps.

Pour les clients également, l’opération est gagnante avec des prix en boutique entre 20 % et 30 % inférieurs à l’offre équivalente chez les marques référentes. D’autant que la stratégie de ces labels implique le plus souvent un bon rapport qualité-prix voire une fabrication européenne et même française sur certaines familles de produits (notamment au Bon Marché et au Printemps). «Certes, nous souhaitons développer nos marques qui représentent jusqu’à 5 % des ventes dans leur secteur respectif, mais sans chercher le plus bas prix, confirme Catherine Newey, directrice commerciale du Bon Marché. Un pull en laine mérinos tricoté en Italie est vendu 90 euros. La chemise fabriquée en Europe affiche le même prix. Nous tenons à proposer une qualité de produit réalisé par des personnes maîtrisant les savoir-faire.»

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«Bagages», leurs histoires | Le Devoir

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Ce texte fait partie d’un cahier spécial.

15 poèmes, 15 visages. Autant de perches tendues pour saisir la réalité d’adolescents débarqués à Montréal en provenance des quatre coins du monde. Dans Bagages mon histoire, l’auteur Simon Boulerice a donné la plume à de jeunes nouveaux arrivants lors d’ateliers d’écriture à l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont, tandis que l’illustrateur Rogé Girard a immortalisé leurs traits dans une série de portraits à l’huile. Par leurs mots et leurs regards, l’album publié aux Éditions de La Bagnole raconte le déracinement, le renouveau et la recherche de repères. Entretien avec Simon Boulerice et Rogé Girard.

Que retenez-vous de votre expérience avec ces jeunes ?

S. B. Ils m’ont transformé, ces jeunes-là. Ils m’ont ému, de par leur générosité et leur ouverture. Je n’ai jamais vu tant de ferveur à fouiller dans le dictionnaire, à débusquer le mot se rapprochant le plus près de leur vécu.

R. G.Les jeunes migrants que j’ai rencontrés ont été secoués dans leurs repères et leur identité. Ils laissent des membres de leurs familles et des amis derrière eux. Mais au lieu d’une tristesse, j’ai plutôt été saisi par leur force et leur courage. Je les sens pleins d’espoir face aux nouvelles possibilités qui se présentent à eux. Ils sont beaux et inspirants.

Comment définiriez-vous ce qu’est l’immigration aujourd’hui ?

S. B. Je citerais simplement un des jeunes poètes originaires de l’Uruguay, Hernan Farina Forster : « J’ai gagné le futur / J’ai perdu le passé ».

Quels mots ou couleurs choisiriez-vous pour décrire la réalité que ces jeunes vous ont racontée ?

S. B. Leur identité multiple. C’est ce qui ressort le plus. Mon amie Kim Thuy avait une image tellement éloquente à ce propos. Elle affirmait que ces jeunes ne sont pas 40 % ceci et 60 % cela, ou entre 30 % et 70 % ceci… Ils sont 100 % québécois et 100 % autre. Leur identité multiple atteint le 200 %. Ils sont riches de deux cultures, et non pas déchirés entre deux cultures.

Que pouvons-nous apprendre de ces jeunes ?

S. B. C’est un mot bien à la mode, qui peut sembler galvaudé, mais je considère qu’il leur va bien : la résilience. Pour moi, c’est ce qu’ils m’offrent : une perpétuelle leçon de résilience.

R. G. Je pense que nous avons besoin d’entendre parler d’immigration à travers la voix des jeunes. Ça nous fait sortir des grands discours sur ce sujet. Leurs mots nous sortent de nos habitudes rationnelles et nous plongent dans quelque chose de personnel et d’humaniste.

 

Que voudriez-vous que les lecteurs retirent de Bagages mon histoire ?

S. B. Que ces jeunes immigrants viennent enrichir le Québec.

R. G. Ce livre est pour moi une pause à travers le tumulte du quotidien, pour nous faire découvrir la beauté de l’autre.

Propos recueillis par l’équipe des publications spéciales du Devoir

Poèmes tirés de «Bagages mon histoire»

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Les propriétaires de «shoebox» demandent aux élus de refaire leurs devoirs

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Bien qu’ils comprennent la nécessité de protéger les shoebox de la spéculation, des propriétaires de ces maisons estiment que la nouvelle réglementation de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie leur impose des contraintes indues. Ils demandent aux élus de refaire leurs devoirs.

L’arrondissement avait déposé, au début du mois d’octobre, un projet de règlement afin d’encadrer les démolitions, les modifications et les agrandissements des shoebox.

Un inventaire avait permis de recenser 561 de ces petites maisons dans Rosemont-La Petite-Patrie. La grande majorité, soit près de 88 %, est considérée comme présentant une valeur architecturale intéressante. Le règlement impose de nouvelles contraintes en cas d’agrandissement, comme un retrait d’un mètre lors de l’ajout d’un deuxième étage ou la conservation de la façade d’origine.

« L’objectif de base, c’est de valoriser des façades et de freiner le développement immobilier agressif », convient Wilfried Cordeau, qui possède une shoebox depuis 2010. « Mais on s’est retrouvé avec une réglementation qui ajoute des contraintes importantes et qui peut même dénaturer les projets. »

Inquiétudes

Avec des enfants qui grandissent, M. Cordeau envisageait d’ajouter des pièces à sa maison. Comme d’autres propriétaires, il estime que le règlement ratisse trop large et dépasse les objectifs initiaux. « Certains propriétaires ont émis l’hypothèse que si ce règlement était adopté, ils vont devoir considérer abandonner leur projet et éventuellement quitter l’arrondissement ou la Ville parce qu’ils n’ont pas les moyens de rester dans ces maisons-là. »

Les propriétaires ont d’ailleurs été nombreux à exprimer leur mécontentement mercredi soir lors d’une assemblée de consultation menée par l’arrondissement. La séance a duré quatre heures et les échanges avec les élus ont parfois été tendus, a reconnu M. Cordeau, qui a mobilisé d’autres citoyens au sein d’un regroupement de propriétaires de shoebox.

Architecte, Laurent Gagné voulait aussi agrandir sa maison shoebox, mais la nouvelle réglementation l’empêchera de réaliser son projet d’ajouter d’autres étages pour créer un second logement, affirme-t-il. En vertu du nouveau règlement, la pose d’un escalier devant la maison ne sera pas possible car la façade devra être préservée, explique-t-il. « Il y a un certain nombre d’éléments dans ce règlement, comme l’imposition de reculs et les règles sur le couronnement des bâtiments, qui relèvent de choix architecturaux et de conception. Ce ne sont plus juste un encadrement de la forme urbaine », souligne-t-il.

Un règlement révisé ?

Responsable du dossier des shoebox, la conseillère du Vieux-Rosemont, Christine Gosselin, soutient que certains éléments du règlement ont été mal compris par des propriétaires et que plusieurs craintes exprimées « ne sont pas fondées ». Mais elle se dit ouverte à revoir certains aspects de la réglementation afin de raffiner celle-ci. « Il y a vraiment une très grande diversité de cas. Ceux qui ont des cas spéciaux, on va essayer de les traiter un à un pour trouver la meilleure solution », a-t-elle indiqué lors d’un entretien téléphonique.

À la lumière des observations faites par les citoyens, l’arrondissement réexaminera le projet et pourrait apporter des modifications à son règlement, ce qui pourrait retarder son adoption initialement prévue pour décembre, souligne Christine Gosselin.

Au sujet de la grille d’évaluation des 561 maisons shoebox, Mme Gosselin estime qu’elle est « objective » et qu’elle a été réalisée selon des critères précis. « On est prêts à peaufiner cette grille, mais on en a besoin pour pouvoir préserver les shoebox. On ne veut pas soumettre les maisons qui n’ont pas d’intérêt aux mêmes contraintes [que celles qui présentent un intérêt architectural]. »

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