Karl Lagerfeld, invité de l’homme Fendi

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Sollicité par Silvia Venturini Fendi, le styliste signe un modèle qui joue sur la dualité garçons filles.

Depuis quelques saisons, Silvia Venturini Fendi aime demander à un artiste d’ajouter sa touche personnelle au dressing maison. «Je n’osais pas trop solliciter Karl que je connais pourtant depuis mes cinq ans! Il est d’une élégance rare», raconte la directrice artistique de l’univers masculin de la griffe romaine quand le couturier signe le prêt-à-porter femme. «Un soir, je me suis lancée et, comme à son habitude, Karl m’a répondu, dès le lendemain matin, par un croquis de blazer à col asymétrique, accompagné d’un mot précisant que le modèle est joli pour les garçons et les filles.» À l’instar de la fameuse veste à revers cranté unique (que l’on retrouve sur d’autres vestons et manteaux), la collection joue sur cette idée de dualité. Coupes tailoring et volumes sportswear, draperies denses et organza de soie, fourrures nobles et voiles techniques fusionnent dans cette collection aux accents rétro et un peu flambeur des seventies – pour preuve, les chaînes et zips dorés!

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L’homme des Russes | Le Devoir

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Le président américain est-il un agent russe ? Ce n’est pas de l’imagination folle d’un mauvais John Le Carré que vient l’hypothèse, mais des services de renseignement américains eux-mêmes qui, il y a 20 mois, ont ouvert une vraie enquête sur cette question.

Selon le New York Times de samedi, dans les jours de mai 2017 qui avaient suivi le congédiement de l’ancien chef du FBI James Comey par Donald Trump, les responsables de l’agence américaine étaient tellement affolés par les transgressions et les complaisances prorusses du chef de la Maison-Blanche qu’ils avaient ouvert une enquête pour savoir si cet homme travaillait sciemment pour la Russie, ou s’il était tombé à son insu sous l’influence de Moscou.

Il faut dire que les sympathies et le rapport extrêmement particulier qu’entretient Donald Trump — l’homme d’affaires, puis le candidat présidentiel, puis le président, depuis des années et jusqu’à ce jour — avec la filière moscovite, commencent à constituer aujourd’hui un épais dossier.

Et ce, même si le discret Robert Mueller, procureur spécial qui enquête « sur les possibles liens entre le gouvernement de la Russie et des individus liés à la campagne présidentielle de Donald Trump » (sic), n’a pas encore rendu public un rapport très attendu qui devrait sortir ce printemps, et qui sera sans doute accablant.

Les responsables du FBI étaient déjà aux aguets avant « l’enquête Mueller », durant la campagne de 2016, lorsque Donald Trump, à la tribune de la Convention républicaine, lançait de façon totalement éhontée : « Les Russes, vous êtes à l’écoute ? Si oui, allez-y, piratez S.V.P. les courriels de mes adversaires ! »

Une allusion directe aux fuites informatiques dans les communications de l’organisation démocrate, dont on sait aujourd’hui qu’elles étaient le fait du piratage des services secrets russes, relayé ensuite par l’organisation WikiLeaks de Julian Assange, dans le but évident de nuire à la campagne de Hillary Clinton.

Ce sont les événements de mai 2017 qui ont poussé le FBI à franchir le pas. En particulier, le licenciement de James Comey, puis le lien explicite, fait par M. Trump lui-même, entre ce congédiement et « l’enquête russe » qui venait de commencer. Suivit immédiatement l’extraordinaire visite au Bureau ovale de l’ambassadeur et du chef de la diplomatie russes… au cours de laquelle il leur avait confié que « la pression a heureusement baissé » grâce à ce congédiement !

 
 

Trump prend-il ses ordres de Moscou ? Sans doute la réalité n’est-elle pas aussi simple. Mais tout se passe comme si le président était « tenu » par ses interlocuteurs moscovites, comme si cette extraordinaire complaisance avait des mobiles cachés, inavouables.

Nul besoin de chercher Donald en flagrant délit au lit avec Vladimir — même si, dans ce registre, il existe sans doute un document compromettant, filmé dans une chambre d’hôtel. Trump étant ce qu’il est, il agit effrontément, à la vue de tous.

Encore tout récemment, il a annoncé — au mépris de l’avis de son secrétaire à la Défense et de ses conseillers — le retrait américain de Syrie, qui fera grandement l’affaire de Moscou (et d’Ankara). Ces jours-ci, les sénateurs républicains ont voté pour épargner à un oligarque russe, Oleg Deripaska, de lourdes sanctions, ranimant les soupçons sur les dettes et les intérêts cachés de la « filière Trump » en Russie.

Trump reprend souvent la propagande russe lorsqu’il parle des affaires internationales. La semaine dernière, il a laissé tomber, comme ça, que « les Russes ont eu raison d’entrer en Afghanistan » (en 1979).

Depuis quelques semaines, les inculpations de personnalités gratinées, à la fois proches de Trump et de la filière russe, se sont multipliées. Au moins huit individus déjà condamnés, des dizaines d’actes d’accusation et d’enquêtes, tant au niveau national qu’international. Et le rapport Mueller n’est pas encore arrivé !

Il est ironique de constater que, sans coup férir, la Russie a réussi, sous la présidence Trump, à infliger aux institutions américaines et au prestige américain… ce que des décennies d’hostilité soviétique avaient échoué à faire. Avec l’aide d’un Parti républicain qui, jusqu’à ces dernières années, se vantait de son attitude belliciste envers Moscou.

S’ils sont aux aguets, les fantômes de Staline, Khrouchtchev et Brejnev doivent aujourd’hui regarder Poutine avec admiration et envie.

François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à ICI Radio-Canada. 

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Houellebecq, ou l’homme désespéré | Le Devoir

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Comme bien du monde, j’ai bondi à la librairie le jour du lancement en France et au Québec du Sérotonine de Michel Houellebecq. On en trouvait des piles, comme après un prix Goncourt (déjà remporté par l’auteur pour La carte et le territoire). « C’est le succès du jour », lançait le libraire à la rigolade.

Reste qu’au Québec, il a moins la cote que dans l’Hexagone. Chez nous, les gens préfèrent en général des trucs plus hop la vie ! À preuve, nombreux sont-ils ici à refuser de lire Le lambeau, chef-d’œuvre signé Philippe Lançon, retour à la vie d’un survivant de Charlie Hebdo, dont le sujet leurapparaît trop sombre. Dommage !

Pas hilarant non plus, Houellebecq, sauf sur la note cynique. On le fréquente d’un roman à l’autre pour le style et la charge.

Drôle de monument littéraire, qui vient de recevoir la Légion d’honneur des mains d’Emmanuel Macron, tout en tirant à bout portant sur le rêve européen de l’Élysée, saluant le Brexit, le trumpisme, pleurant l’effritement des pouvoirs traditionnels, sans rien offrir de mieux.

« Une civilisation meurt juste par lassitude, écrit-il dans Sérotonine, par dégoût d’elle-même, que pouvait me proposer la social-démocratie évidemment rien, juste une perpétuation du manque, un appel à l’oubli. » Il a raison en plus.

Superstar misanthrope et inconsolable, ce Woody Allen des lettres françaises. Célèbre au point de refuser les entrevues sans perdre de lecteurs : plus de 90 000 exemplaires du roman ont été écoulés en trois jours en son pays. Il s’y fait reprocher des erreurs factuelles, tirs malavisés contre le libre-échange et l’Union européenne. Mais bien fou qui miserait sur la bonne foi d’un provocateur de sa sorte… En bon trublion, il cogne dans le tas, sans filer la dentelle.

Le précédent phénomène Houellebecq, c’était en 2015 avec Soumission, charge anti-islamisme sortie en librairie le jour même des attentats chez Charlie Hebdo, qu’on s’arrachait dans la foulée du massacre. Prophétie ! criaient les uns, qui auraient bien dessiné une auréole autour de sa tronche mal embouchée.

Certains lui collent à nouveau l’étiquette de visionnaire pour ce Sérotonine présageant les révoltes de la France aux gilets jaunes, du moins celle des agriculteurs en jacquerie, ici fermiers normands à l’assaut de barrages policiers.

Houellebecq sied à l’air du temps. Il le hume, exacerbe ses terreurs, met le pied dans la fourmilière, aveugle toutefois aux mouvements desservant ses thèses, comme tout sophiste digne de ce nom. L’ère des #MoiAussi : trop peu pour lui. Il passe son tour, flaire sans doute le danger pour son camp, à l’instar de son narrateur, un conseiller agricole à bout de souffle. Ses coups de griffes misogynes et homophobes semblent relever désormais d’une marque de commerce périmée. On en rigole plus qu’autre chose. Sur ce plan, dépassé, le visionnaire…

Sérotonine est le blues de l’homme blanc d’âge moyen revenu de tout. Comme d’habitude, me direz-vous. En plus tendre. Par sa faille, le livre séduit : cette absolue vulnérabilité des personnages masculins…

Certains types de héros sont, dit-on, floués par des forces extérieures alors que d’autres n’ont qu’eux-mêmes à blâmer. Le narrateur qui a laissé filer le bonheur sans s’en remettre appartient manifestement à la seconde catégorie. Son ami, un aristocrate agriculteur de bonne volonté détruit par le système, s’impose en figure d’antithèse. Beau portrait aussi d’un médecin allumé et bienveillant. Sinon, des figures féminines sublimées ou méprisées, fantasmatiques et inconsistantes. Du Houellebecq tout craché.

En ce septième roman, le narrateur se révèle plus malheureux que jamais. Perdant désenchanté et lucide, la bite sous le bras faute de capacités érectiles, gorgé d’antidépresseurs, mené cette fois jusqu’à son précipice. Comment un prochain livre pourrait-il entraîner son alter ego plus bas ? Que de beaux passages au détour cependant : « Dormir c’était autre chose, nous étions en plein cœur de l’hiver, les journées avaient commencé de rallonger mais la nuit serait encore longue, et au milieu des forêts, elle serait absolue. »

Houellebecq, comparé souvent à Louis-Ferdinand Céline pour son style incisif, lève plutôt son chapeau ici à la profondeur et au raffinement de Marcel Proust et de Thomas Mann. Ce qui ne l’empêche pas de comparer Alphonse de Lamartine à Elvis Presley ; tous deux capables par leur lyrisme de « faire craquer les donzesses ». En démontrant ici par l’absurde le déclin et la chute de son propre machisme impénitent, ne s’avère-t-il pas encore visionnaire ? C’est bien pour dire…

« J’en étais donc au stade où l’homme vieillissant, meurtri et se sentant mortellement atteint, se cherche un gîte pour y terminer sa vie », écrit un Houellebecq rattrapé malgré lui par l’ère des #MoiAussi.

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Il y a 70 ans, la Déclaration universelle des droits de l’homme

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Il y a 70 ans, soit le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) était adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies à Paris. Le texte affirme la reconnaissance des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, tout comme il reconnaît à son article 28 que « Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet ». L’adoption de la DUDH a été suivie en 1966 de l’adoption de deux traités contraignants : le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Aujourd’hui, ce sont neuf traités qui constituent ce qu’on désigne comme le régime universel des droits de la personne.

Composée de 30 articles, la Déclaration proclame l’égalité en dignité et en droits de toutes les personnes, sans distinction de race, de sexe, de langue, de religion ou d’opinion politique. Elle affirme notamment le droit à la vie et à la sécurité et condamne la servitude et l’esclavage, la torture et les châtiments inhumains. Elle affirme le droit à la reconnaissance pour chacun de sa personnalité juridique, le droit à ne pas être incarcéré de manière arbitraire ou exilé, le droit à la propriété, au travail, à un niveau de vie suffisant et à l’éducation.

Ces droits forment un tout et ne peuvent se penser de manière isolée les uns des autres. Ils sont les piliers des institutions démocratiques contemporaines. Rien ne permet toutefois de croire qu’il s’agit d’acquis définitifs. Partout, le respect et l’existence mêmes des droits exigent une vigilance constante, et nous sous-estimons leur importance dans notre vie quotidienne : difficile de penser le droit d’être représenté par un avocat ou le droit à l’éducation publique gratuite, sans référence aux droits de la personne. Les luttes actuelles contre le harcèlement et contre le racisme systémique s’appuient sur ces mêmes droits.

Adoption de la Charte des droits et libertés québécoise

Au Québec, les répercussions concrètes de l’adoption de la DUDH devront attendre les années 1970, alors que la Ligue des droits et libertés (alors la Ligue des droits de l’homme) entame un travail pour exposer au gouvernement de l’époque l’importance d’une loi protégeant les droits de la personne. Ainsi, la Charte des droits et libertés de la personne du Québec sera adoptée en 1976. La Charte garantit tout autant les libertés fondamentales que des droits civils, politiques, économiques et sociaux. Toutefois, elle refuse aux droits économiques et sociaux qu’elle protège (car il en manque, dont le droit au logement) le statut de droits ayant préséance sur les lois ordinaires du Québec.

Tous les droits de la personne sont interdépendants et indivisibles. Mais protéger ce principe exige un travail militant constant.

Certains condamneront la DUDH et la Charte parce qu’elles dépolitiseraient les rapports sociaux entre les individus. Pourtant, s’il est un combat politique mené depuis au moins 70 ans, c’est bien celui pour le respect des droits. Pensons au Québec à l’importance du mouvement communautaire autonome, au travail des groupes de défense des droits et aux luttes pugnaces des organisations syndicales. Pensons aussi au rôle central d’institutions comme la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui nous permettent précisément de rapporter les droits à leur dimension politique, c’est-à-dire collective, en les ramenant à l’idée même du bien commun.

Il reste que la Déclaration est surtout un idéal vers lequel il faut tendre. Si elle demeure d’actualité, c’est parce qu’elle nous rappelle nos engagements pour l’universalité et l’indivisibilité des droits de la personne. Il suffit d’ouvrir les journaux pour trouver une foule d’exemples où les droits sont bafoués et où les idéaux ne correspondent plus qu’à de vaines promesses ou à des paravents pour cacher ou justifier les pires atrocités. Tout en demeurant critique sur sa portée et son contenu, ce 70e anniversaire devrait surtout nous rappeler l’importance d’une oeuvre collective en devenir.

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Le retour en force de l’homme velu

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DÉCRYPTAGE – Traquée pendant des années sous l’influence du style métrosexuel, la pilosité retrouve sa place sur les torses masculins.

«Il n’y a pas de signification univoque à l’usage du poil. Celle-ci est fonction du lieu et du moment, et cela change fort vite», rappelle Marie-Françoise Auzépy dans son ouvrage, Histoire du poil (Éd. Belin). De fait, il y a encore quelques années, tous les hommes préoccupés par leur apparence s’épilaient soigneusement le torse et les aisselles. Une esthétique imposée par le style métrosexuel au début du nouveau millénaire, qui avait gagné le monde entier. Il était alors de bon ton de nier la réalité biologique de la pilosité. Et les congénères qui ne savaient pas maîtriser leur corps n’étaient ni plus ni moins que des primates!

Mais, depuis deux à trois ans, sans doute sous l’influence de la barbe (entretenue) devenue omniprésente, le phénomène s’est inversé. La supériorité des glabres sur les poilus n’est plus. Retour à un état gentiment sauvage qui colle bien avec l’envie de nature et de simplicité du moment. Seulement, comme pour le visage, afin que le corps reste …

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