Natacha Ramsay-Levi, de l’ombre à la lumière

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PORTRAIT – Hier soir, le Festival international de mode d’Hyères nommait la directrice de création de Chloé présidente du jury de l’édition 2019. À cette occasion, elle évoque ses mentors, ses erreurs et son idée de la transmission.

Souriante, disponible, Natacha Ramsay-Levi est loin de l’image que l’on se fait d’un bourreau de travail. Pourtant, depuis plus de quinze ans, la styliste gravit les échelons de la mode sans ménager ses efforts. Depuis son arrivée chez Chloé, la Française de 39 ans jongle entre l’élaboration des collections, des défilés, les campagnes, les voyages. Hier soir, dans les salons du ministère de la Culture, elle était annoncée présidente du jury du Festival international de mode d’Hyères, qui se tiendra du 25 au 29 avril prochain.

«Pour constituer mon jury, je me suis mise dans la peau d’un candidat. Qu’est-ce qui importe à ce stade d’un parcours?»

Natacha Ramsay-Levi

«Non seulement c’est la première fois que je fais partie d’un jury, mais, en plus, je n’ai jamais eu l’occasion d’aller à Hyères pour le festival! se réjouit-elle. Pour constituer mon jury, je me suis mise dans la peau d’un candidat. Qu’est-ce qui importe à ce stade d’un parcours? Être jugé par des gens dont c’est le métier: une journaliste, des directeurs artistiques, un responsable de grand magasin, une rédactrice en chef mode, de toutes nationalités, mais aussi par des …

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La chronique de François Brousseau: «L’ombre des inégalités»

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« En 2018, 26 personnes possédaient autant de richesses que la moitié la plus pauvre de l’humanité. »

Tel est le résumé coup-de-poing du dernier rapport d’Oxfam sur les inégalités dans le monde, publié hier par cette fédération d’organismes autonomes dont fait partie Oxfam-Québec. Une organisation qui, depuis la Deuxième Guerre mondiale, recueille dons et subventions, multipliant les initiatives contre la misère et les inégalités matérielles.

Depuis cinq ans, la maison-mère britannique a ajouté à ses activités une initiative de recherche, qui est aussi une forme de dénonciation raisonnée. Une publication annuelle collée dans le calendrier — ce n’est pas un hasard — avec le rendez-vous de Davos des riches et des puissants.

On pourra chipoter sur le ton des analyses d’Oxfam, elles restent précieuses pour comprendre et bien voir l’envers de la croissance. Et un problème réel, sans doute lié aux extrémismes et aux protestations politiques (Brexit, Gilets jaunes, Mouvement 5 étoiles) qui surgissent un peu partout : « l’explosion des inégalités » — une expression à la fois banale et juste.

Certes, les inégalités ne sont pas seules en cause dans les mouvements qui enflamment l’Occident… La Pologne, qui ce week-end pleurait la mort violente d’un acteur politique, le maire de Gdansk, très impliqué contre l’extrémisme au pouvoir à Varsovie, surfe sur de bons résultats économiques. La France, décrite ces jours-ci comme « préinsurrectionnelle », reste — après impôts et redistribution par l’État — l’un des pays riches les plus égalitaires du monde.

 
 

Pourtant, écrit le rapport, à l’échelle du monde, les inégalités non seulement croissent, mais s’emballent… Dixit Winnie Byanyima, directrice d’Oxfam International : « le néolibéralisme économique et une fiscalité inique » sont à la racine des titanesques disparités entre une poignée de milliardaires et des centaines de millions de pauvres absolus.

Dans son rapport 2017, elle écrivait déjà, sur le mode ironique : « Notre monde se porte bien, nous dit-on. Il continue de miser sur la croissance et en parle comme d’un progrès. Et en avant vers un monde sans pauvreté ! »

Pas si simple, ajoutait-elle, tout en reconnaissant que « notre monde a réduit de moitié l’extrême pauvreté au cours des dernières décennies, avec plus de filles à l’école, d’égalité pour les femmes… Tandis que, c’est vrai, beaucoup moins d’enfants meurent avant leur cinquième année. »

Elle aurait pu ajouter qu’en 2018, plus d’êtres humains ont eu accès à l’eau potable et à l’électricité, mangé à leur faim et disposé d’un toit… que jamais dans toute l’histoire de l’humanité.

Le remède selon Oxfam ? Une fiscalité plus juste. Trop de gouvernements et de multinationales s’unissent dans l’allégement des taxes et des impôts aux entreprises, dans la baisse des taux marginaux les plus élevés (de 91 % à 37 % aux États-Unis en un siècle !), tout en alourdissant les contributions des classes moyennes.

Avec des statistiques mises à jour, Oxfam rappelle l’inégalité persistante des êtres humains, en fonction de leur sexe, de leur nationalité… Les pays de l’OCDE « affichent un revenu par habitant 52 fois plus élevé » que celui des pays les plus pauvres.

La pauvreté absolue recule régulièrement depuis le début du XXIe siècle ? Oui, mais, écrit Oxfam, « le taux de cette réduction a baissé après 2013, et la pauvreté extrême a recommencé à monter en Afrique subsaharienne ».

Le verdict : « Ces inégalités sont le résultat de choix politiques. » Une fiscalité progressive, pour financer des services publics, serait tout à fait apte à réduire les écarts.

Utopie ? Pas du tout : dans les années 2000, lit-on dans le rapport, « les inégalités de revenus ont connu un recul phénoménal en Amérique latine, grâce à des États qui augmentaient les impôts des plus riches, relevaient le salaire minimum et investissaient dans la santé et l’éducation ». Allusion au Brésil des années Lula… alors que le nouveau gouvernement Bolsonaro semble aujourd’hui décidé à renverser la vapeur.

Le verdict de « Mme Oxfam » : « Il est juste de reconnaître et de célébrer les progrès réalisés. Mais rien n’est jamais définitif, dans un monde où le pouvoir, la concurrence et la résistance sont en conflit constant. Du point de vue d’Oxfam, je vois une histoire différente, plus complexe. »

François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à ICI Radio-Canada.

 

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Quel arbre planter pour avoir de l’ombre en été ?

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AU JARDIN CE WEEK-END – Rien de tel que la fraîcheur des frondaisons pour se protéger de l’ardeur du soleil. Surtout après l’été que l’on vient de vivre. Voici notre sélection à mettre en terre dès maintenant.

Hommes, plantes, animaux: tout le monde a souffert de la chaleur cet été. En particulier dans les parties très exposées du jardin, celles orientées au sud mais aussi à l’ouest que le soleil brûlant de l’après-midi a tôt fait de transformer en fournaise. Il peut sembler curieux de revenir sur ces épisodes caniculaires alors que l’hiver frappe à nos portes. C’est oublier que le jardinage est aussi affaire d’anticipation et que c’est en plantant maintenant des arbres aux endroits stratégiques que l’on aura les meilleures chances de bénéficier un jour de leur ombre protectrice. Reste à savoir quelle espèce choisir… «Plusieurs critères entrent en ligne de compte: la nature du sol, en particulier son pH, la taille de l’arbre une fois adulte, l’usage que l’on réserve à la zone ombragée et les aspects esthétiques», explique Éliane de Bourmont, présidente de la section Arbres et arbustes d’ornement de la Société nationale d’horticulture de France (SNHF).

À lire également: HORTIQUID – Quelles fleurs planter dans un jardin peu éclairé?

Le sophora du Japon produit une belle ombre mais ses fleurs très mellifères attirent beaucoup d'insectes.
Le sophora du Japon produit une belle ombre mais ses fleurs très mellifères attirent beaucoup d’insectes. Valentin Kundeus/velbort – stock.adobe.com

Si l’on souhaite prendre ses repas sous les frondaisons, mieux vaut exclure les espèces mellifères comme le sophora du Japon ou les tilleuls dont les exsudats de sève collent au mobilier. Même chose avec les arbres dont les baies génèrent des taches indélébiles sur les vêtements à l’image du mûrier platane (Morus bombycis), sauf s’il s’agit de variétés à fruits blancs ou stériles (fruitless). Cet arbre dont les feuilles servent de nourriture aux vers à soie, a l’avantage d’avoir une croissance très rapide à l’instar de l’arbre de Judée (Cercis siliquastrum) ou de l’orme du Caucase (Zelkova carpinifolia). Il faudra veiller cependant à ne pas les planter trop près de la maison ou de la limite de propriété (distance de 2 m minimum) et de les tailler régulièrement.

L’idéal, dans un jardin de dimension moyenne, consiste à opter pour des espèces pas trop volumineuses au feuillage dense comme les érables (Acer saccharum, negundoou cappadocicum), le marronnier à fleur rouge (Aesculus carnea), le virgilier à bois jaune (Cladastris lutea), le savonnier ou bois de Panama (Koelreuteria paniculata), l’amélanchier ou encore le févier d’Amérique (Gleditsia triacanthos) inerme ‘Sunburst’.

Joindre l’utile à l’agréable

Le chitalpa de Tashkent fleurit sans discontinuer de la fin du printemps jusqu'aux premières gelées.
Le chitalpa de Tashkent fleurit sans discontinuer de la fin du printemps jusqu’aux premières gelées. Wendy Cutler sous licence CC

Parmi les curiosités, le clérodendron (Clerodendrum trichotomum) ou arbre du clergé, se distingue par sa floraison spectaculaire et ses baies splendides qui ont l’avantage de ne pas tacher. Sans oublier le chitalpa de Tashkent, arbuste hybride issu du croisement entre le saule du désert (Chilopsis linearis) et le catalpa qui fleurit sans discontinuer de la fin du printemps jusqu’aux premières gelées mais n’accepte que les terrains légèrement acide (pH compris entre 6 et 7).

Les cerisiers sont aussi de bons candidats, qu’il s’agisse de l’espèce fruitière (Prunus cesarus ), histoire de joindre l’utile à l’agréable, des cerisiers du Japon ou du cerisier du Tibet (Prunus serrula) avec sa belle écorce rouge. En outre ils ont l’avantage de bien supporter les sols calcaires.

Dans tous les cas, plantez des sujets de 2 mètres à racines nues dans un trou assez large et profond enrichi de terreau et de compost, afin de garantir une bonne reprise et… de gagner du temps. N’oubliez pas de bien les tuteurer, le temps qu’ils s’enracinent correctement. À ce propos, si vous habitez dans une région ventée, optez plutôt pour une pergola que vous recouvrirez de plantes grimpantes à pousse rapide comme l’akébie, la glycine ou la passiflore.

Vos rendez-vous «jardin» à ne (surtout) pas manquer

• 16, 17 et 18 novembre: exposition-vente «500 nuances d’orchidées», Parc floral de Paris, 1 route de la Pyramide, Paris 12e.

• 17 novembre: fête de la châtaigne, salle multifonctions, Pfaffenheim (Haut-Rhin).

SNHF

• 17-18 novembre: 30e foire aux arbres sur le thème de l’aménagement paysager des zones humides, Marché couvert, Pont-l’Évêque (Calvados).

• 17-18 novembre: Première fête de l’automne au château de Cheverny (Loir-et-Cher).

• Du 17 novembre au 28 février 2019: exposition «Jardins d’hiver», Domaine de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher).

• 18 novembre: foire aux fruits d’hiver de Saoû (Drôme).

• 20 novembre: «Fenêtre sur jardin: un univers de partage», journée d’étude de la bibliothèque de la SNHF, sur le thème des jardins collectifs, 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

• 24-25 novembre: 1er marché de Noël des métiers d’arts et savoir-faire, Saline royale, Arc-et-Senans (Doubs).

• 24-25 novembre: 23e fête de l’arbre et des fruits d’antan, Conservatoire végétal d’Aquitaine, domaine de Barolle, Montesquieu (Lot-et-Garonne).

• 24-25 novembre: 32e journées de l’arbre, de la plante et du fruit, Saint-Jean-du-Gard (Gard).

• 24-25 novembre: exposition d’art floral «Magie de l’hiver», salle socio-culturelle, Le Val-Saint-Père (Manche).

• 29 novembre: «Scintillement», journée de démonstration d’art floral, SNHF, 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

• Jusqu’au 25 novembre: exposition «Les pratiques agricoles, d’hier à demain», château de La Roche-Guyon (Val-d’Oise).

• Jusqu’au 29 novembre: exposition «de Candolle (1778-1841) , la botanique pour passion», SNHF , 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

• Jusqu’au 8 décembre: exposition «Sublimer la nature», peintures de Jan Dilenschneider, librairie-galerie Jardins en art, Paris 6e.

• 11 décembre: Journée d’information «Plantes spontanées et jardinage: quelles cohabitations?», SNHF, 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

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L’ombre de la dictature militaire au Brésil

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L’élection présidentielle au Brésil, dont le premier tour s’est tenu le 7 octobre dernier, se présente comme la plus importante depuis la transition démocratique de 1985. Elle ne devrait laisser personne indifférent, puisqu’elle pourrait même s’avérer fondamentale pour la survie de la démocratie dans ce pays.

Dans les jours précédant cet exercice démocratique, nous avons assisté à d’importantes mobilisations sociales. Les femmes sont notamment descendues massivement dans les rues pour s’opposer à l’élection du candidat Jair Bolsonaro, en scandant les slogans Ele Não (Pas lui) et Ele Nunca (Lui jamais). Selon les sondages, 49 % des femmes rejettent ce candidat populiste d’extrême droite qui, depuis la disqualification de la candidature de l’ancien président Lula, caracole en tête des sondages. Depuis quelques années, ses commentaires homophobes, racistes et misogynes l’ont rendu tristement célèbre. En 2014, il a dit de Maria do Rosario, élue au congrès sous la bannière du Parti des Travailleurs (PT), qu’elle ne méritait pas d’être violée, car elle était trop laide. Il a répété à plusieurs reprises que les Afro-Brésiliens étaient des paresseux sans valeur et que les militants issus de ces communautés n’étaient guère plus que des animaux qui devaient retrouver leur place au zoo. Il a aussi affirmé, en 2011, qu’il serait incapable d’aimer un fils homosexuel et préférerait plutôt le voir mourir dans un accident.

Malgré une importante mobilisation contre ce candidat souvent assimilé au fascisme et comparé à un Trump « tropical » à la puissance exponentielle, les résultats du premier tour ont pourtant été sans équivoque : 46 % des votes ont été accordés à Bolsonaro qui est ainsi passé bien près des 50 % nécessaires pour être élu dès le premier tour. Cet ancien militaire a réussi à se faufiler en tête des intentions de vote grâce à un climat politique marqué par une forte polarisation de l’électorat, qui s’inscrit incontestablement dans le rejet de la classe politique traditionnelle. Bolsonaro représente donc le vote de protestation contre les élus considérés responsables des tourments des dernières années : récession grave, recrudescence des crimes violents et bien sûr scandales de corruption.

Appui populaire à Lula

La principale victime de ce rejet en masse des politiciens traditionnels est sans contredit le Parti travailliste (PT). Il y a quelques semaines à peine, l’ancien président Lula dominait la course avec près de 40 % des intentions de vote, malgré son emprisonnement et une vigoureuse campagne anticorruption menée contre lui. Or, depuis sa disqualification, l’appui populaire à Lula n’a pas été transféré à son successeur au sein du PT, l’ancien maire de São Paulo, Fernando Haddad. Au premier tour, ce dernier n’a obtenu que 29 % des voix. Victime de son succès l’ayant gardé au pouvoir pendant treize ans, le PT a été délaissé, voire honni, des électeurs le percevant comme principal responsable et bénéficiaire de la corruption affligeant le pays. Au Brésil, la corruption est pourtant le fait d’une culture qui remonterait au moins à l’époque de la dictature militaire et impliquant l’ensemble des grands partis politiques brésiliens. Or, en se présentant comme le candidat de la loi et l’ordre, en mesure de lutter contre la criminalité, l’immoralité et précisément la corruption, Bolsonaro a réussi à manipuler la volonté de lutte contre la corruption des Brésiliens pour se hisser en tête des intentions de vote. L’ironie du sort veut donc que l’héritier de la dictature militaire pourtant historiquement associée à la corruption ait réussi à s’imposer comme figure anticorruption.

Pour lutter contre les maux qui grugent le pays, plusieurs des supporteurs de Bolsonaro souhaitent une remilitarisation du politique. Un premier pas en ce sens a déjà été effectué. En 2016, l’actuel président Temer a réinstitué les forces armées en leur confiant la sécurité des rues de Rio de Janeiro. Bolsonaro a pour sa part déjà annoncé son intention de nommer de nombreux militaires au sein de son cabinet, leur assurant alors un contrôle certain du programme politique. Or, en tant que jeune démocratie émergée d’une dictature militaire, le Brésil ne bénéficie pas du même type d’institutions que celles que l’on retrouve notamment aux États-Unis et qui assurent un contrepoids au pouvoir présidentiel créant un système d’équilibrage démocratique contre la tyrannie. Il s’agit là d’une réalité inquiétante lorsque le candidat en tête des sondages dit vouloir adopter certaines des méthodes associées aux pires dictateurs de l’histoire, rappelant inéluctablement les années sombres du régime militaire (1964-1985). En matière de lutte contre la criminalité, il envisage notamment d’envoyer l’armée dans les rues pour éliminer sur-le-champ et sans discernement quiconque est soupçonné de trafic de drogues, peu importe les victimes collatérales innocentes.

L’avenir démocratique brésilien

Compte tenu des résultats du premier tour, nombreux sont les analystes affirmant qu’il faudrait un véritable miracle pour voir Fernando Haddad l’emporter au deuxième tour, même s’il se présente comme unique rempart contre le fascisme et le retour de la dictature militaire.

L’élection brésilienne de 2018 est donc assurément la plus névralgique qu’ait connue le Brésil depuis sa transition démocratique en 1985. Ultimement, c’est peut-être l’avenir démocratique de ce pays qui se joue sous nos yeux.

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