Le fédéral accorde 1,9 million à l’Université de l’Ontario français

[ad_1]

Ottawa accorde un financement de 1,9 million de dollars au projet d’Université de l’Ontario français (UOF).

La ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, en a fait l’annonce dimanche soir, sur Twitter.

Elle a indiqué que « cela permettra d’assurer les activités de l’équipe de travail en place jusqu’en janvier 2020 » alors que le financement du gouvernement provincial doit prendre fin le 15 janvier.

L’argent provient des fonds du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023, qui est doté d’une enveloppe de 2,7 milliards.

Dans une lettre adressée à Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones du gouvernement ontarien, Mélanie Joly a indiqué que le gouvernement offrait cette somme en réponse à une demande de financement ponctuel provenant de l’équipe qui assure le développement du projet de l’Université francophone.

Il y a un mois, l’attaché de presse de la ministre Joly, Jérémy Ghio, avait dit à La Presse canadienne que le gouvernement fédéral « était disponible à financer jusqu’à 50 % du projet de l’Université ».

Dans sa lettre à Caroline Mulroney, Mélanie Joly a rappelé que l’offre d’Ottawa tenait toujours :

« La contribution du gouvernement fédéral au projet de l’Université est conditionnelle à ce que la province lui présente une demande de financement, et qu’elle s’engage à assumer au moins 50 pour cent des coûts totaux. »

La ministre Joly a aussi écrit que « la responsabilité revient au gouvernement de l’Ontario de mener à bien ce projet » mais que « la communauté franco-ontarienne pourra toujours compter sur l’appui indéfectible du gouvernement du Canada à titre de partenaire ».

 

Après l’annonce de la ministre des Langues officielles et de la Francophonie, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin a réagi sur Twitter, en remerciant la ministre pour son appui à « cet important dossier pour la communauté francophone qui permettra au personnel de l’UOF de poursuivre son travail ».

La présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français a aussi remercié la ministre Joly sur les médias sociaux en indiquant que le financement permettra à l’institution de garder ses employés et ainsi continuer à développer le projet.

Le gouvernement Ford avait soulevé un tollé le 15 novembre en annonçant l’abandon du projet d’Université de l’Ontario français.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Des serveurs informatiques pour chauffer l’Université Laval

[ad_1]

Un texte de Marie Maude Pontbriand

Si vous avez été sur le campus dans les derniers mois, vous avez peut-être remarqué un petit chantier de construction entre le pavillon de Médecine dentaire et le stade Telus. Il s’agit d’un nouveau centre de données massives dont la construction sera terminée à la fin janvier.

Une infrastructure qui permettra à l’université d’augmenter sa capacité à gérer, transporter et traiter les données massives. Elle hébergera des serveurs informatiques qui consommeront environ 600 kilowatts.

Chantier du nouveau centre de valorisation des données de l'Université Laval.Chantier du nouveau centre de valorisation des données de l’Université Laval. Photo : Radio-Canada

Or, un serveur informatique c’est comme un calorifère, explique Stéphan Gagnon de Transition énergétique Québec, il consomme de l’électricité et la convertit en chaleur.

« Généralement, on va rejeter cette chaleur-là dans l’atmosphère plutôt que de l’utiliser pour chauffer d’autres bâtiments », déplore-t-il.

L’Université Laval a bien compris le fonctionnement des serveurs informatiques et tire profit de cette chaleur. Son nouveau centre devrait lui permettre de récupérer 461 kilowatts, de quoi chauffer une trentaine de maisons résidentielles de taille moyenne.

Le nouveau centre de valorisation des données de l'Université Laval devrait lui permettre de récupérer 461 kilowatts, de quoi chauffer une trentaine de maisons résidentielles de taille moyenne.Le nouveau centre de valorisation des données de l’Université Laval devrait lui permettre de récupérer 461 kilowatts, de quoi chauffer une trentaine de maisons résidentielles de taille moyenne. Photo : Radio-Canada

Cette énergie sera réinjectée dans son réseau de canalisation hydrothermique qui circule sous les pavillons.

Il s’agit d’un réseau de sept kilomètres de galeries souterraines qui a été construit en même temps que la cité universitaire dans les années 50.

Sept kilomètres de galeries souterraines permettent au réseau géothermique de circuler d'un pavillon à l'autre.Sept kilomètres de galeries souterraines permettent au réseau géothermique de circuler d’un pavillon à l’autre. Photo : Radio-Canada / Marie Maude Pontbriand

Plus d’un million de litres d’eau circulent dans ce réseau hydrothermique, souligne le directeur du service des immeubles Denis Beaudoin.

Une partie de l’énergie qui circule dans ce réseau provient de ce que l’Université a baptisé le Colosse, un ancien accélérateur de particules converti en salle qui contient plus de 1000 serveurs.

Le Colosse est un ancien accélérateur de particules converti en salle de serveurs à l'Université Laval.Le Colosse est un ancien accélérateur de particules converti en salle de serveurs à l’Université Laval. Photo : Radio-Canada / Marie Maude Pontbriand

300 kW sont récupérés du Colosse, soit l’équivalent de 20 maisons résidentielles de taille moyenne.

Cette récupération d’énergie contribue au bilan carboneutre de l’Université Laval.

Depuis 2005, l’institution a réduit de 36 % ses gaz à effets de serre grâce à des innovations, des récupérations d’énergie à multiples niveaux.

Marise Vallières, conseillère en énergie à l’Université Laval

Un modèle difficile à implanter

Un modèle qui n’est malheureusement pas la norme au Québec, rapporte Stéphan Gagnon de Transition énergétique Québec. Celui dont la tâche est d’accompagner les gestionnaires de bâtiment institutionnels à accroître leur efficacité énergétique estime que les institutions et entreprises québécoises pourraient faire beaucoup mieux.

Il souligne que dans son dernier rapport annuel, Hydro-Québec affirme que les centres de serveurs de traitement de données vont représenter une demande énergétique de 350 mégawatts en 2020, c’est plus que ce que produit la phase 1 de la Romaine, soit 270 MW.

« On parle d’énormément d’énergie qui va être tout simplement rejetée dans l’atmosphère comme font la plupart des centres de données, malheureusement, parce que ça pourrait être récupéré pour le chauffage d’un bâtiment voisin. »

Transition énergétique Québec offre d’ailleurs des subventions à ceux qui développent des projets qui visent à réduire les gaz à effet de serre.

Mais pour l’instant, les faibles coûts de l’énergie au Québec demeurent l’obstacle principal selon Stephan Gagnon. Ils rendent moins attrayante la récupération de la chaleur des serveurs informatiques.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

L’Université de Sherbrooke et les violences à caractère sexuel

[ad_1]

Comme le signale l’article d’Annabelle Caillou paru dans Le Devoir du 21 novembre, les établissements postsecondaires sont tenus, en vertu de la loi 151, de se doter d’une politique pour contrer les violences à caractère sexuel. À l’Université de Sherbrooke, la communauté universitaire s’est mobilisée pour respecter l’échéance et mettre en oeuvre une politique incluant un code de conduite, un processus de plainte, d’intervention et de sanction.

Le projet de politique, rédigé par un comité de six personnes, a en effet été révisé et bonifié par un comité d’orientation composé de 21 personnes issues de différents groupes et secteurs de la communauté universitaire, dont faisaient partie des étudiantes, des étudiants et des personnes expertes de contenu.

Au cours de l’été 2018, le projet de politique a fait l’objet d’une préconsultation visant à recueillir l’avis et les suggestions des syndicats, des associations étudiantes, de l’ombudsman des étudiantes et des étudiants, des doyennes et doyens et des secrétaires des facultés. Une consultation élargie sur le projet de politique réalisée au moyen du Web et d’une tournée auprès des équipes de directions des facultés et des départements, du conseil de la vie étudiante et de deux réunions publiques a par la suite été réalisée au cours de l’automne.

Le projet de politique faisant consensus sera présenté au conseil d’administration en vue de son adoption avant le 1er janvier 2019.

Cette politique est fondée sur le respect des demandes de la personne visée par une situation de violences à caractère sexuel. C’est entre autres pour cette raison que le Rapport annuel de la conseillère en matière de respect des personnes de l’Université de Sherbrooke consigne le nombre total de demandes et non pas uniquement le nombre de plaintes, ainsi que le souligne l’article de madame Caillou. L’UdeS a choisi de procéder ainsi parce qu’elle se soucie de toutes les personnes qui sollicitent de l’aide, quelle que soit la forme de soutien demandé, et ne souhaite pas masquer l’ampleur de cet enjeu en compilant uniquement le nombre de plaintes formelles pour violences à caractère sexuel.

Prévention

Par ailleurs, l’Université de Sherbrooke, comme d’autres universités, est déjà très active pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel sur ses campus et là où s’accomplit la mission de l’Université. Par exemple :

Les étudiantes et étudiants responsables des activités d’intégration étudiante reçoivent une formation spécifique : « Devenir témoin actif pour prévenir les violences à caractère sexuel » ;

Les nouvelles étudiantes et les nouveaux étudiants de 1er cycle reçoivent, dès leur arrivée à l’université, une formation sur les VACS et sur le consentement, et ce, avec le soutien fort apprécié du CALACS Agression Estrie ;

En 2017-2018, 694 personnes (directeurs de département, cadres, pairs aidants, membres du personnel, membres d’associations étudiantes) ont reçu la formation spécifique « Devenir témoin actif pour prévenir les violences à caractère sexuel » ;

Depuis trois ans, les personnes trans et non binaires peuvent demander d’utiliser le prénom de leur choix, puisque l’on sait qu’il s’agit d’une mesure préventive pour combattre les VACS perpétrées contre ces personnes.

À l’Université de Sherbrooke, les conseillères en matière de respect des personnes ont un statut de nature indépendante et elles en répondent au conseil d’administration. Elles travaillent selon des principes d’indépendance, de neutralité et d’impartialité. De plus, lors de plaintes, les enquêtes sont réalisées par un expert externe.

Bien que l’enjeu soit majeur, les universités ne peinent pas toutes à assumer leurs responsabilités ! À l’Université de Sherbrooke, c’est l’ensemble de la communauté universitaire qui est mobilisée et se sent responsable de prévenir et de combattre les violences à caractère sexuel.

* Lettre signée par un ensemble de représentants de l’Université de Sherbrooke :

Jean Goulet, vice-recteur aux ressources humaines ; Jocelyne Faucher, vice-rectrice à la vie étudiante ; Roxanne Gaudreault, FEUS ; William Leclerc-Bellavance, REMDUS ; Pr Elijah Van Houten, AIPSA ; Christian Dumont, APAPUS ; Pr Patrick McDonald, APPFMUS ; Emrick Couture-Picard, SAREUS ; Vincent Beaucher, SCCCUS ; Pre Dominique Lorrain, SPPUS ; Rock Bélanger, SEESUS ; Dr François Cormier, APECFMUS ; Jacques Girard, APCUS.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Pour l’Université de l’Ontario français

[ad_1]

Avec deux lignes de son énoncé budgétaire, le gouvernement de Doug Ford a annoncé le 15 novembre dernier l’abolition de l’Université de l’Ontario français. Joint à la fermeture du Commissariat aux services en français, ce geste atteint les droits acquis des francophones de l’Ontario à l’éducation postsecondaire exclusivement dans leur langue, des droits qu’ils ont obtenus de haute lutte avec la création de l’Université le 1er juillet dernier. À notre connaissance, il s’agit d’un précédent dans le monde contemporain : pour la première fois, un État abolit une université pour des considérations budgétaires. Ce précédent remet en cause le rôle accordé au haut savoir et le maintien d’une communauté, principes au coeur même de notre vie en société.

Au-delà de la simple préparation à l’emploi, une université est une institution cruciale dans toute communauté. C’est encore plus le cas si celle-ci est minoritaire. L’université est un lieu d’émancipation et de responsabilisation. Grâce à la formation des personnes et au développement des connaissances, elle habilite les citoyens et les citoyennes à l’exercice de leurs droits. En étant en contact avec le haut savoir, il est possible de faire des choix éclairés et de contribuer pleinement à son épanouissement individuel comme collectif.

De plus, en produisant et en diffusant une culture et une langue, une université permet à toute communauté d’assurer sa permanence dans le temps et sa pertinence au monde. Les bienfaits de l’institution universitaire ne se limitent pas aux seuls individus qui la fréquentent : ils rayonnent vers l’ensemble de la communauté en cherchant à répondre à ses multiples besoins et attentes.

Pour ces raisons, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies stipule par son article 13. 2-c. que l’« enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l’instauration progressive de la gratuité ». Dans son article 24, la Déclaration universelle des droits linguistiques précise que toute communauté linguistique « a le droit de décider quel doit être le degré de présence de sa langue, en tant que langue véhiculaire et objet d’étude, et cela, à tous les niveaux de l’enseignement au sein de son territoire : préscolaire, primaire, secondaire, technique et professionnel, universitaire et formation des adultes ».

Un geste intolérable

Abolir une université, c’est attenter directement à ces principes. C’est nuire à l’émancipation des citoyens et des citoyennes en empêchant leur accès au haut savoir et en brimant l’exercice plein et entier de leurs droits. C’est aussi entraver la constitution du lien social et le maintien du bien commun. Lorsqu’il s’agit d’une communauté comme celle de l’Ontario français, une communauté confrontée depuis longtemps au défi quotidien de sa permanence, le geste est encore plus préjudiciable et, à ce titre, intolérable.

Nous, historiens et historiennes de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, du Québec, de l’Ontario français et d’ailleurs sommes particulièrement sensibles à l’enjeu de la vitalité des communautés francophones. Par notre mission institutionnelle et par notre engagement citoyen, nous partageons un devoir de solidarité avec les francophones de partout au Canada.

Profondément attachés aux principes de l’université et à l’exercice des droits des membres de toute une communauté, nous exigeons le rétablissement complet du financement originel de l’Université de l’Ontario français afin que cette institution puisse réaliser sa mission fondamentale, offrir des services d’éducation postsecondaire en français, et ce, au bénéfice premier des membres de sa communauté. Nous affirmons également notre pleine et entière solidarité envers les membres de la communauté franco-ontarienne dont les droits aux services exclusifs en français viennent d’être bafoués. Nous saluons particulièrement l’engagement de la jeunesse franco-ontarienne à l’endroit de l’éducation postsecondaire en français, une langue internationale assurant la circulation des savoirs, une langue qui leur appartient.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس