Collab : Maison Labiche x Jean André

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Coup de foudre ! Maison Labiche, spécialiste des broderies et Jean André, jeune papa et illustrateur-tatoueur connu pour son tracé rétro, nous offrent une capsule pour la Saint Valentin autour de l’Amour. Une ligne unisexe, inter-générationnelle (femme, homme et enfant) pour déclarer sa flamme dotée de t-shirts, hoodies, casquettes, bodies (pour les petits)… Des mots d’amour et d’autres espiègleries brodées sur coton. Moins indélébile qu’un tattoo, et tout aussi romantique !

À découvrir en boutique et sur l’e-shop de Maison Labiche.


maisonlabiche.com
@jeanandre
@bonjourtattooclub

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La Maison d’huîtres Amélie ouvre un restaurant à la Madeleine

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LA CRITIQUE D’EMMANUEL RUBIN – Décor raté, ambiance pathétique, prix à marée haute… La qualité est certes là, le travail d’écailler minutieux mais les recettes se partagent entre l’inédit et le perché.

Par où commencer? Fallait-il d’ailleurs mettre un cœur brisé? Quelques mois après son triste Grand Café, Fauchon offre ses murs historiques à une table «huîtrophile» orchestrée par la Maison Amélie (Marennes Oléron). Et de s’interroger sur les olibrius à la manœuvre. Leur décor est raté à tenter un come-back du bling en 2019, l’ambiance est pathétique à déposer des touristes mondialisés comme en transit, les prix vous coupent l’appétit avant même la première coquille et les huîtres luttent comme elles peuvent aussi loin de leur bassin que proches d’un showroom. La qualité est certes là, le travail d’écailler minutieux mais les recettes se partagent entre l’inédit (d’une marinade gin tonic) et le perché (à la mousse choco). Même servies dans leur plus simple appareil, les huîtres s’abîment à jouer les brise-glace d’assiette sur-givrée. La fine de claire vire au cocktail frappé dans cette idée d’une huître pour joueur du PSG. Un cœur généreux!

Avec qui? Un superficiel.

Une, deux, trois assiettes… 6 huîtres Amélie Élite: charnues, élégantes mais malheureusement servies trop glacées. Huître panée, émulsion de boutargue: jolie technique. Huîtres aux agrumes italiens, mousse chocolat au siphon: ne fallait-il pas s’abstenir?

Service? Débutants un peu gauches.

L’addition? Tempétueuse! Entre 80 et 100 €.

Quelle table? Le comptoir, au déjeuner. La 5 et ses voisines, au dîner. Terrasse attendue aux premiers soleils.

Amélie. 24-26, place de la Madeleine (VIIIe). Tél.: 01 40 07 90 06. Horaires: Tlj sf dim. Métro: Madeleine.

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Bonne adresse : la Maison Nomade

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De larges vitrines affichant fièrement des messages good vibes – “que ton aliment soit ton médicament”, “le bonheur est ici et maintenant” – laissent deviner l’espace vaste et lumineux qu’elles abritent. Quelques tables sont disposées sur le trottoir et bien qu’il fasse trop froid pour en profiter, elles laissent imaginer les pauses café ensoleillées qu’elles accueilleront dès le retour des beaux jours. Nous sommes à deux pas de la Gare de l’Est à Paris, devant le nouveau temple de la healthytudela Maison Nomade.

Sous des dehors de café-restaurant minimaliste dans l’air du temps, la Maison Nomade est d’abord un lieu de vie dont la vocation affirmée est de devenir un centre holistique de bien-être. L’endroit est à la fois une bulle hors du temps où se poser le temps d’une infusion, une cantine healthy, un bar à jus, un espace où consulter des thérapeutes de médecines douces et même un studio de yoga (ouverture prévue début 2019).

Une vague chaleureuse semblant venir tout droit de Californie nous enveloppe dès que nous franchissons le seuil de la porte. L’espace est apaisant, lumineux et immaculé, réchauffé par le vert des plantes exotiques, le bois blond des étagères et les luminaires tropicaux. Nous nous installons près de la fenêtre, autour d’une table basse encadrée d’un canapé en rotin garni de coussins douillets, de fauteuils et petites chaises pour enfants. L’endroit sera parfait pour installer les tout-petits qui nous accompagnent (il y a même de la place pour deux poussettes !). En même temps, la longue banquette de béton blanc aurait été, au même titre que la large table d’hôtes, un choix tout aussi judicieux, la maison disposant de chaises-hautes pour installer les plus minis des kids.

Confortablement enfoncées dans nos coussins, nous choisissons les assiettes qui constitueront notre déjeuner parmi une carte de plats vegans, au parfum de saveurs du monde, et suffisamment courte pour garantir la fraîcheur et les saisonnalité des produits. Notre choix s’arrête sur le Nomade bowl, le dhal et les tortillas, accompagnés de jus frais pressés minutes. Sans surprise les assiettes sont délicieusement fraiches et colorées, et font du bien autant au corps qu’au moral ! Tout au long de la journée, on pourra également se délecter de pâtisseries moelleuses et gourmandes (avec ou sans gluten), de boissons chaudes et smoothies revigorants ou accompagner son assiette d’une bière, d’un verre de vin ou d’un cocktail (sans alcool) pour égayer l’heure de l’apéro !

Toujours accompagnées de notre duo de bouts de choux, la bonne surprise se passe côté bathroom, avec un espace à langer bien pensé. Le lieu a clairement été imaginé pour accueillir toute la famille, et ça nous ravies ! En bref, une réjouissante adresse “de quartier”, conçue pour accompagner les rythmes de vie de chacun. Nous repartons conquis !


La Maison Nomade
140 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
Ouvert du mardi au vendredi de 8h à 23h
Le samedi de 10h à 23h, et le dimanche de 10h à 17h
Plus d’infos

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Bonne adresse : la Maison Bergamotte

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3 ans après avoir dépoussiéré la livraison de fleurs en France grâce à ses bouquets modernes et ses packagings innovants, Bergamotte ouvre un lieu 100% dédié au végétal ! Cette saison, pour prolonger l’expérience, la start-up vous accueille en plein coeur du 1er arrondissement de Paris ; à La Maison Bergamotte. Située dans ses anciens ateliers (réhabilités par l’agence d’architecture Label Expérience) rue d’Argenteuil, non loin des Tuileries, la Maison vous réserve bien des surprises cette année…

Au programme ?
Des expériences grâce à des ateliers DIY tous les samedis (couronnes de fleurs, initiation au métier de fleuriste, soin des plantes…) avec des spécialistes passionnés.
Une boutique où dénicher des plantes uniques (et non proposées sur le site), des vases ou accessoires, de la petite décoration, des bouquets de fleurs séchées…

De quoi (enfin) avoir la main verte, en 2019. Bonne année !


La Maison Bergamotte
12 rue d’Argenteuil 75001 Paris
Du mardi au samedi de 12h à 20h

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Maison Boileau: le notaire n’avait pas été suffisamment patriote, selon la ministre David

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Dans des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, Le Devoir a appris que la maison du patriote Boileau à Chambly, récemment rasée par la municipalité, avait été jugée par le ministère de la Culture et des Communications « représentative de l’architecture traditionnelle québécoise », du moins selon une lettre de la sous-ministre Marie-Claude Champoux.

Toutefois, selon le ministère, cette demeure ne constituait pas « un exemple remarquable », sans compter que les « travaux majeurs nécessaires pour sa remise en état risquaient de compromettre son intégrité ». En conséquence, le ministère n’avait pas jugé bon d’intervenir « pour sauvegarder cette maison ».

À l’Assemblée nationale, le 20 avril 2016, la ministre avait dans la foulée indiqué qu’on ne pouvait pas protéger toutes les maisons des patriotes de 1837-1838. « Que voulez-vous, dans ce coin-là, il y a 11 maisons de patriotes qui sont classées, il y a quatre églises, il y a une cloche, il y a un calvaire, il y a un manoir, il y a une prison. »

En commission parlementaire, le 21 avril, la ministre laissait entendre que les maisons des patriotes étaient encore très nombreuses : « Vous savez combien il y a de patriotes au Québec, hein ? […] II y en a 5000, patriotes. Alors, quand tu as 5000 patriotes, tu ne peux pas classer 5000 maisons parce qu’il y a eu un patriote dans la maison. »

La maison du notaire René Boileau représentait néanmoins, de son avis, un intérêt patrimonial à l’échelle locale. C’est ce qu’elle indiquait dans une lettre adressée le 29 avril 2016 au maire de Chambly, Denis Lavoie, dont Le Devoir a obtenu copie.

Dans cette lettre, la ministre David affirme que le patriote René Boileau a joué un rôle « dans l’histoire chamblyenne » mais qu’il « ne s’est toutefois pas démarqué de manière significative au sein du mouvement et du parti patriote pour conférer un intérêt national à la maison ».

La ministre y regrette par ailleurs que le maire n’ait « pas retenu l’option qui [lui] a été proposée par [son] Ministère de restaurer la maison Boileau afin d’y installer la bibliothèque municipale ». L’aide du ministère à cette reconversion était acquise pour Chambly, mais Québec insistait pour dire à la municipalité que la préservation du patrimoine dans ce dossier lui revenait.

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Maison Boileau: l’avenir, ce gardien du passé

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La maison Boileau aura accompli le miracle de s’écrouler à Chambly sous des mains indignes tout en sonnant un nouvel éveil de conscience collective en matière patrimoniale. Ce n’est pas la première fois, remarquez. La destruction d’un site ou sa menace a soulevé çà et là des tollés. Déjà, au cours des années 1970, Phyllis Lambert et des mouvements citoyens s’étaient mobilisés pour sauver à Montréal le quartier Milton Parc (ghetto McGill), menacé de démolition par des promoteurs malavisés. Depuis lors, combien de combats furent gagnés ou perdus par des organismes de préservation ou des groupes de personnes indignées devant les grues en menace de ruines ? Une fois la vague passée, les médias et la population reprenaient leurs sacs et leurs soucis. À la revoyure ! Mais si on se réveillait pour de bon… Fol espoir !

Depuis le temps que la méconnaissance de l’histoire nationale maintient les esprits dans le brouillard. Pendant des lustres, le clergé aura enseigné sa vision évangélisatrice des « Sauvages » sur une imagerie sanguinolente de poteaux de torture. Quant à la Conquête britannique, chargée d’affects chez les francophones et les anglophones, les manuels patinent encore dessus sans savoir de quel bord l’agripper.

Dans nos rangs, une honte collée à la Grande Noirceur tendit le miroir du perdant de guerre asservi aux maîtres anglophones, sous contrôle du curé (paradoxalement gardien de la langue). On a cultivé l’amnésie.

Aujourd’hui, chaque camp se tiraille le contenu des manuels d’histoire à coups de mots admis ou rejetés, tâchant d’aligner les visions discordantes du passé, la devise du Québec « Je me souviens » tout écarquillée au détour. Aimer par saccades les vieux bâtiments chargés de souvenirs nébuleux ne suffit plus.

 
 

J’ai demandé au gardien de nos pierres et clochers de me causer patrimoine et mémoire. À Héritage Montréal, Dinu Bumbaru veille bon an, mal an depuis 1982 sur les traces d’hier. Reste qu’à ses yeux, les défis se conjuguent au futur plutôt qu’au passé : « Que va-t-on planter ? Qu’est-ce qui donnera des fruits ? » lance-t-il au vent. Le gouvernement du Québec, en déléguant beaucoup aux municipalités, a partagé ses pouvoirs, mais non ses devoirs. Le Québec n’a pas de politique du patrimoine, c’est indigne !

Dinu Bumbaru nage à contre-courant de la quête des héros, idéal romantique de l’histoire enseignée. « Elle est écrite en fonction des grands personnages qui l’ont traversée plutôt qu’en fonction des ouvriers, des religieux anonymes. Grand oublié aussi : le territoire, ses routes, sa géographie. Non, l’histoire ne se résume pas aux dates et aux noms à apprendre. »

Il parcourt le patrimoine comme un secteur à dédales avec des musées, des pierres, des archives, des traditions, des paysages, des associations citoyennes et professionnelles… Tout un écosystème à décloisonner. « On peut sauver un bâtiment et détruire une ville. Notre vision du patrimoine doit s’étendre à la toponymie [en mauvais état] et couvrir l’ensemble du territoire. Ça prend des idées, une éducation collective. Le maire de Chambly estime sans doute qu’une reconstitution de la maison Boileau à l’identique est une marque d’authenticité… Ah ! »

On peut sauver un bâtiment et détruire une ville. Notre vision du patrimoine doit s’étendre à la toponymie [en mauvais état] et couvrir l’ensemble du territoire. Ça prend des idées, une éducation collective. Le maire de Chambly estime sans doute qu’une reconstitution de la maison Boileau à l’identique est une marque d’authenticité… Ah !

 

N’empêche ! Ce chemin parcouru… « Au cours des années 1970, trop de gens détruisaient des maisons anciennes au bulldozer. Pour l’heure, le plus gros défi est de soutenir les propriétaires de bâtiments patrimoniaux. »

La politique culturelle du Québec a été votée il y a six mois… L’idée d’un inspecteur général chargé d’un rapport annuel sur l’état du patrimoine lui sourit. Tout sera affaire de volonté en haut lieu. « La Presse témoignait cette semaine du nombre d’employés en diminution à la Direction générale du patrimoine. Mais on a besoin de vrai monde pour travailler là-dessus, pas juste de données sur des ordinateurs. »

Plus de 35 ans de batailles rangées lui auront enseigné que les grandes victoires se gagnent par plusieurs vigiles, Héritage Montréal et consorts. Les volontés de protection du patrimoine religieux, le classement du mont Royal, le sauvetage du Monument-National et des petites maisons ouvrières de Saint-Henri, la sensibilisation à l’importance des enseignes commerciales sont des combats de longue haleine menés avec toute une armée de l’ombre.

Voir au loin passe par la reconnaissance des métiers traditionnels du bâtiment et par la formation d’une relève attelée à ces savoir-faire ancestraux en perdition. « On a besoin des jeunes. Il faut leur donner l’espoir de servir la société plutôt que leur propre intérêt », résume Dinu Bumbaru en renvoyant le sort du patrimoine à celui du Québec entier, voire à celui d’une planète et d’une mémoire à sauvegarder.

On hoche la tête, concluant avec lui que le meilleur gardien du passé, c’est l’avenir, et qu’il nous reste somme toute à l’éclairer…

 

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Destruction de la maison Boileau: Chambly disculpe son directeur général

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Le directeur général de la Ville de Chambly, Michel Larose, n’a pas enfreint les règles du droit municipal en ordonnant la démolition de la maison Boileau, estime l’avocat Jean Hétu, dans un avis juridique rédigé à la demande du maire Denis Lavoie.

Dans l’avis juridique de six pages daté du 30 novembre, Me Hétu, qui enseigne à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, rappelle que, dans un rapport d’évaluation de 2015, l’ingénieur Pascal Fortin avait conclu que les « désordres structuraux » de la maison Boileau étaient trop importants et que le bâtiment ne pouvait être préservé et conservé à des « coûts raisonnables ». La firme d’Hubert Chamberland architecte et urbaniste en était venue au même constat, souligne-t-il.

En 2016, le conseil municipal de Chambly avait autorisé la démolition de l’immeuble. Peu après, la Ville avait acheté la maison Boileau avec l’intention de la sauver. Des études supplémentaires ont toutefois déterminé qu’il en aurait coûté 2 millions de dollars pour la restaurer.

Responsabilité pénale

Me Hétu signale qu’en devenant propriétaire, la Ville aurait pu devoir assumer une responsabilité pénale en cas d’accident grave sur le site. L’article 219 du Code criminel stipule que quiconque montre de l’insouciance déréglée ou téméraire à l’égard de la vie ou de la sécurité d’autrui peut être déclaré coupable de négligence criminelle. Ce qui fait dire à Me Hétu que « le directeur général de la Ville a donc pris une décision bien réfléchie en novembre dernier d’ordonner la démolition de la maison Boileau ».

Et selon l’interprétation de l’avocat, le règlement sur la démolition d’immeubles de la Ville de Chambly ne s’applique qu’aux propriétaires privés et « ne peut viser les biens du domaine public municipal ». Le comité de démolition de la Ville, formé du maire et de trois conseillers municipaux, s’était déjà prononcé pour la démolition en 2016, rappelle l’avocat. « Il aurait été absurde pour le directeur général de recommencer une procédure de demande de démolition devant les mêmes autorités municipales que celles qui avaient déjà autorisé la démolition de la maison », avance-t-il.

Citant une décision de la Cour suprême, Me Hétu rappelle qu’il « ne faut pas que l’interprétation d’un règlement municipal conduise à des conséquences illogiques, ridicules ou futiles ».

Le directeur général a agi dans le cadre de l’exercice de ses pouvoirs et n’a pas enfreint les règles du droit municipal, conclut l’avocat.

Au passage, Me Hétu montre du doigt les anciens propriétaires de la maison Boileau : « Force nous est également de constater que les vrais responsables de la démolition de la maison Boileau furent les différentes personnes qui en furent les propriétaires ou les occupants qui n’ont pas pris conscience de la nécessité de bien protéger ce vieil immeuble. »

Mardi soir, lors de l’assemblée du conseil municipal, les élus ont entériné la demande d’avis juridique faite à Me Hétu étant donné « les fausses allégations colportées pour nuire à la Ville de Chambly de ne pas avoir respecté la procédure concernant la démolition de la maison Boileau ». Dans les faits, cet avis avait déjà été demandé et obtenu.

La semaine dernière, Le Devoir avait consulté plusieurs avocats en droit municipal qui estimaient que la Ville avait enfreint son propre règlement sur la démolition d’immeubles. Selon ce règlement, nul ne peut procéder à la destruction d’un immeuble sans obtenir au préalable un certificat d’autorisation. La Ville ne pouvait se soustraire à son propre règlement, avaient souligné les experts.

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La destruction sauvage de la maison Boileau ne doit pas avoir été vaine

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Ça devait arriver. Des études financées par l’État et les nombreuses destructions et mutilations touchant le patrimoine bâti rapportées semaine après semaine par les médias montrent l’échec de l’État à remplir sa mission de le transmettre aux générations qui nous suivent.

Le ministère de la Culture et des Communications, titulaire de notre responsabilité collective de maintenir le visage de notre culture et d’assurer sa pérennité, continue depuis 25 ans à nier son échec, même devant l’insuffisance des résultats obtenus. Tous les mauvais comportements reprochés au ministère et aux municipalités, particulièrement depuis plus de deux décennies, se sont conjugués dans ce cas de figure qu’est la maison Boileau pour former la catastrophe parfaite : la destruction par ordonnance de l’État d’un des plus emblématiques de nos monuments historiques.

D’abord, au niveau national. Comment peut-il être qu’un bâtiment de cette importance, tant d’un point de vue patrimonial qu’historique, n’ait pas été classé au plus haut niveau par la Direction générale du patrimoine du ministère ? Comment tant de démarches bénévoles depuis tant d’années ont-elles pu être rejetées ? Cela est difficile à comprendre sans imaginer un aveuglement budgétaire.

Ensuite, le niveau municipal. À Chambly, la Ville était propriétaire de ce bâtiment historique qu’elle a laissé se dégrader, alors qu’elle aurait dû le considérer comme un de ses actifs les plus précieux. Elle dit avoir demandé des expertises, qui auraient conclu que la dégradation du bâtiment était irréversible, qu’il n’y avait rien à faire d’autre que de le démolir en raison de « l’extrême dangerosité du lieu ». L’expérience nous apprend qu’il est toujours possible de redonner en grande partie vie à un bâti ancien, peu importe le manque de soin. Ceux qui ont livré cette « expertise » n’avaient vraisemblablement pas la compétence pour statuer sur la vie ou la mort de ce trésor national. « Qui veut noyer son chien dit qu’il a la rage », dit l’adage. […]

Qui plus est, ce geste intolérable de destruction irréversible fut réalisé en catimini, sans que personne ait été informé. Y a-t-il eu un permis de délivré ? Y a-t-il eu des mandats de donnés ? Toute cette façon de faire nous semble aller plus bas que la simple incompétence. Les propriétaires et les promoteurs utilisent souvent la manoeuvre de favoriser la dégradation de bâtiments historiques afin d’obtenir le précieux permis de démolition qui leur libérera le terrain sur lequel ils veulent construire. Ce qui était depuis le début le but premier de l’acquisition du bien immobilier.

L’épopée d’un héros qui a donné sa vie à sa nation ne peut se terminer avec la fin pitoyable qu’a réservée la municipalité de Chambly au bâti qui rappelait son souvenir. Nous devons faire en sorte que la fin inqualifiable de ce monument historique parmi les plus précieux de notre héritage national soit le dernier d’une longue lignée à tomber de façon irréversible sous le pic du démolisseur. Le bâti traditionnel n’est pas une richesse renouvelable. La fin de la maison Boileau doit nous amener à décider collectivement, une fois pour toutes, que pareil désastre ne se reproduira plus jamais au Québec.

L’État du Québec est maintenant dirigé par un gouvernement qui a érigé l’identitaire national au niveau d’un principe d’action. Or, le patrimoine bâti est, après la langue, l’élément le plus important de notre ADN culturel. Les premières réactions de la ministre Nathalie Roy au geste intolérable de la mairie de Chambly permettent d’espérer que le nouveau gouvernement entend appliquer des correctifs aux façons de faire de ceux qui l’ont précédé en matière de sauvegarde du patrimoine bâti.

Nous invitons tous ceux qui ont été témoins de la destruction, de la mutilation ou de l’abandon d’un bâti traditionnel, à communiquer leurs témoignages à la ministre de la Culture sous le titre : Plus jamais au Québec.

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La maison des aînés existe déjà

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La maison des aînés promise par la Coalition avenir Québec (CAQ) pour remplacer la formule parfois critiquée des CHSLD existe déjà. Elle se trouve dans le petit village de Sainte-Perpétue-de-l’Islet, a été construite il y a dix ans… et c’est un CHSLD.

Situé au bout d’une petite rue résidentielle, le CHSLD de Sainte-Perpétue paraît plutôt conventionnel au premier abord, avec ses deux bâtiments aux allures de grands bungalows. Or à l’intérieur, on s’y sent un peu comme dans une maison. « C’est fait pour que quand tu arrives, tu ne voies pas la maladie », explique Josée Chouinard, directrice du soutien à l’autonomie des personnes âgées au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches.

« Oui ! Josée Chouinard comme la patineuse… Je suis la deuxième Josée Chouinard la plus populaire du Québec », lance-t-elle en riant.

L’entrée de la résidence donne sur une grande pièce avec deux tables. Dans l’espace à aire ouverte, on voit, au fond, une cuisine en long et, sur la droite, la salle de télévision, où se bercent deux personnes. Le décor aux tons ocre et les meubles en faux bois ne sont pas du dernier cri. Mais l’endroit est chaleureux, les grandes fenêtres généreuses et l’éclairage tamisé et doux.

La plus grande différence avec un CHSLD ordinaire, « c’est le calme », précise Mme Chouinard, qui a pris part au projet dès le départ, il y a dix ans. Ici, les résidents ne se font pas réveiller le matin pour un déjeuner à une heure préétablie. Ils se réveillent à leur rythme et déjeunent quand ils sont prêts dans une véritable cuisine. Comme à la maison. « On n’entend pas de sonnette, il n’y a pas de mauvaises odeurs », ajoute-t-elle. Pour s’en assurer, les concepteurs ont créé des garde-robes « ventilées de l’intérieur » où sont mis les chariots contenant des couches souillées.

« Ça existe déjà »

Quelques jours après son entrée au gouvernement, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, est venue visiter les lieux à l’invitation des fonctionnaires du ministère de la Santé. La « maison des aînés » qu’elle avait imaginée se trouvait devant ses yeux. « Je ne le savais pas, mais ça existe déjà », expliquait-elle en entrevue cette semaine. « Quand je suis rentrée, il y avait une cuisine à aire ouverte. Ça sentait la soupe chaude. L’atmosphère était comme dans une maison, mais c’était un CHSLD. »

Quand je suis rentrée, il y avait une cuisine à aire ouverte. Ça sentait la soupe chaude. L’atmosphère était comme dans une maison, mais c’était un CHSLD.

La CAQ a promis de construire trente maisons des aînés d’ici quatre ans grâce à des investissements de 1 milliard de dollars. « Les maisons des aînés, c’est le projet d’une génération », déclarait cette semaine le premier ministre Legault dans son discours d’ouverture de la législature. « Ce modèle, le gouvernement va le définir avec les spécialistes, les usagers et le personnel, et on va ensuite le mettre en oeuvre. »

Dans les plans de la CAQ, chacune d’entre elles compterait de 70 à 130 personnes. Or celle de Sainte-Perpétue est encore plus petite avec ses 32 résidents. Chaque bâtiment est conçu comme deux maisons jumelées comptant huit résidents chacune. Les préposés aux bénéficiaires sont responsables de moins de patients (huit au lieu d’une quarantaine ailleurs), mais ils se chargent de tout, gruau du matin compris.

Le modèle développé ici a été imaginé localement, au milieu des années 2000, par l’équipe du Centre de santé et de services sociaux de Montmagny-L’Islet. Ainsi, cette maison des aînés avant l’heure a été soutenue et financée, il y a dix ans, quand Philippe Couillard dirigeait le ministère de la Santé. « On arrivait au bon moment avec un projet comme ça », se rappelle Mme Chouinard.

D’autres endroits au Québec, comme le Centre CarpeDiem de Trois-Rivières ont développé le même genre d’approche, mais il s’agit le plus souvent de projets privés. Dans ce cas-ci, il s’agit d’un projet 100 % public.

Le CHSLD du secteur devait, de toute façon, être remplacé et la petite taille du projet rendait l’expérience possible. « On a demandé aux architectes à combien de pieds carrés on avait droit par personne », explique Josée Chouinard. Puis ils ont retiré des plans la salle de réunion, celle du médecin, de l’ergothérapeute, etc. « Ici, les soins vont se donner à la chambre. »

« Les accessoires pour donner les soins sont partout, mais on ne les voit pas », poursuit-elle en montrant le lit d’une pensionnaire, un lit électrique comme on en voit à l’hôpital, mais dont la tête n’est pas blanche, mais couleur peau. Au plafond, la rampe mécanique qui permet de soulever la personne et de la transporter jusqu’à la salle de bain se fond presque dans le décor.

Rêver de papillons

Près de la grande fenêtre, la pensionnaire a posé de petits personnages tricotés, dont un petit père Noël qu’elle a visiblement tricoté elle-même. La chaise, très basse, a été conçue pour qu’elle puisse profiter au maximum de la vue. La résidence est tout près du coeur du village, avec l’église en arrière-plan, la patinoire en face et les sentiers de motoneige qui passent à côté.

Quand on lui fait remarquer que cette approche coûte sûrement plus cher, Mme Chouinard répond que non, mais qu’il a vraiment fallu tenir tête aux architectes et ingénieurs au début du projet pour penser les lieux autrement. Par contre, les ressources humaines coûtent un peu plus cher ici pour le quart de nuit, puisque ce sont des petites unités. Ainsi, l’ancien CHSLD avait deux préposés pour quarante personnes, alors qu’il en faut le double à Sainte-Perpétue afin d’avoir quelqu’un dans chacune des quatre « maisons ».

Le projet s’est aussi heurté à une certaine résistance syndicale au départ, concède-t-elle. Certains préposés préféraient notamment s’en tenir au modèle classique du métier plutôt qu’à plusieurs tâches auprès d’un plus petit groupe.

Mais c’est un modèle qu’on peut reproduire ailleurs, assure Mme Chouinard. Elle « rêve » notamment de renouveler la formule à plus grande échelle pour un projet de 80 places à Montmagny. « Ça aurait la forme d’un papillon avec quatre ailes. »

Mais Montmagny n’est pas Montréal. « C’est sûr qu’en ville, l’enjeu, c’est le prix des terrains », note-t-elle. « Ça prendrait peut-être deux papillons l’un par-dessus l’autre… »

En attendant de superposer les papillons, Mme Chouinard répond à des questions. « Tout le monde m’appelle. Ils veulent s’inspirer de ce que Mme Blais a vu parce qu’elle en parle. » Avant Le Devoir, elle a fait visiter les bâtiments aux fonctionnaires du ministère de la Santé, à des délégations de Lanaudière et des Laurentides, et vendredi matin, elle s’entretenait au téléphone avec des cadres du réseau de la santé de l’est du Québec. Après tout, c’est la « deuxième Josée Chouinard la plus populaire du Québec ».

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La maison Boileau sera reconstruite à l’identique

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La Ville de Chambly a confirmé lundi vouloir construire une réplique de la maison Boileau qu’elle a fait démolir la semaine dernière en invoquant son état de détérioration trop avancé.

Jeudi dernier, alors que des pelles mécaniques avaient pris d’assaut la vieille demeure, le maire de Chambly, Denis Lavoie, avait évoqué l’idée de reconstruire la maison Boileau à l’identique lors d’une entrevue avec Le Devoir. Il avait insisté sur l’état de dégradation de la maison construite dans les années 1820 et soutenait que très peu d’éléments auraient pu être récupérés. « Une restauration aurait été une imitation avec des matériaux d’aujourd’hui », avait-il dit.

Le maire Lavoie étant en congé de maladie, le maire suppléant, Jean Roy, a réitéré l’intention de la Ville. « Je confirme que le conseil municipal optera pour la construction d’une réplique de la maison Boileau, qui accueillera des expositions permanentes, inspirées par l’histoirelocale, dont celle des patriotes », a-t-il indiqué par voie de communiqué.

La Ville a également publié les rapports d’expertise qui ont été réalisés depuis 2015 sur cette demeure ancestrale. Le rapport sur l’état du bâtiment rédigé en novembre 2017 par la firme Nadeau Nadeau Blondin architectes révèle que l’humidité et les infiltrations d’eau ont dégradé de façon importante la structure et les fondations de la maison. Les experts recommandent alors la démolition de l’intérieur de la maison afin d’en extraire les matériaux pourris et de mieux contrôler l’humidité.

Lors d’une visite du chantier réalisée le 6 décembre 2017, une architecte de la même firme note que « les murs extérieurs sont grandement affectés par la pourriture et n’offrent plus le support adéquat pour les fermes de toit » et que « certains endroits sont à éviter de peur que le plancher s’effondre ».

Arrêt du chantier

« La situation actuelle nous permet de constater l’état beaucoup plus avancé de pourriture et de dislocation des pièces de bois composant la structure », ajoute-t-elle. Des travaux d’urgence sont d’ailleurs requis, car « l’état de la structure n’est pas assez sécuritaire pour assurer la stabilité de la maison ». Elle signale également que « la majorité des éléments structurels ne sont pas récupérables ».

Elle n’était pas si détériorée que ça. Les gens ne connaissent pas ça, les vieilles maisons. Il en faut vraiment beaucoup pour qu’une maison ne soit pas récupérable. Et ici, on était loin de ça. Très loin.

 

L’architecte recommande alors l’arrêt du chantier « afin de déterminer la capacité réelle de la maison à être restaurée ou réhabilitée dans des coûts jugés acceptables ».

Le directeur général de la Ville, Michel Larose, a finalement ordonné la démolition du bâtiment la semaine dernière.

Rappelons que la maison Boileau, rare témoin de l’histoire des patriotes de 1837-1838, avait été acquise en 2016 par la Ville de Chambly, qui comptait la restaurer. Elle ne bénéficiait d’aucune protection puisqu’elle n’était ni classée ni citée.

Voix discordantes

Spécialiste des restaurations de maisons anciennes, l’entreprise EVO de Yanic Couture a été appelée par la Ville de Chambly à consolider la maison Boileau en 2016. « Elle n’était pas si détériorée que ça, affirme M. Couture. Les gens ne connaissent pas ça, les vieilles maisons. Il en faut vraiment beaucoup pour qu’une maison ne soit pas récupérable. Et ici, on était loin de ça. Très loin. C’était l’extérieur surtout qui était touché. »

« Tout le monde s’entendait sur la beauté et la qualité de la maison, qui était riche de plein de détails d’époque. » Pour Yanic Couture, il était évident que la restauration devait et allait se faire.

Selon lui, tous les éléments d’époque étaient encore présents dans la maison : « Des détails dans la confection du bois jusqu’aux clous de forge ! C’était fabuleux, l’état d’origine. Une maison comme ça, avant qu’elle ne soit finie, ça en prend beaucoup… Je ne comprends pas ce qu’ils ont fait. Je suis estomaqué. C’est très nébuleux tout ça. Le maire a l’air très particulier. »

M. Couture dit avoir travaillé avec une architecte, Isabelle Gauthier, sur des modélisations pour remettre la maison en état et la rendre accessible au public. Plusieurs experts ont vu la maison, dont Michel Martel, de l’entreprise Maison pièce sur pièce, spécialisée dans les maisons ancestrales, a-t-il dit.

Joint par Le Devoir, l’expert en restaurations de maisons patrimoniales Michel Martel confirme avoir ausculté et évalué la maison dans tous les sens juste avant qu’elle ne soit cédée à la ville de Chambly. Était-elle perdue ? « Absolument pas !, répète-t-il avec énergie. Ça dénote une ignorance grave que de le croire. C’est sûr que c’était restaurable. Et il y avait beaucoup de bons matériaux. Il faut être dans le champ pour penser que de la restauration, c’est refaire à neuf ! »

« Si cette maison semblait être un danger public, selon les dires de “hauts placés” municipaux, je crois que c’est assez simple d’interdire simplement l’accès au site avec des clôtures de sécurité pour empêcher intrusions et accidents, et par la suite prendre des décisions plus réfléchies, plus en harmonie avec le bien et le vouloir collectif d’une communauté. »

Selon lui, la Ville de Chambly est devenue la risée des spécialistes à la suite de cette démolition.

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