Des opposants réclament un recul de Québec pour la maternelle à 4 ans

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Des organisations liées aux centres de la petite enfance (CPE) exhortent le gouvernement Legault à reculer sur le déploiement universel de la maternelle pour les enfants de 4 ans.

En conférence de presse, dimanche, le Conseil québécois des services éducatifs de la petite enfance (CQSEPE) et la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont fait valoir que les CPE offraient déjà tout ce qu’il faut aux enfants de 4 ans.

Ils étaient accompagnés de trois députés de l’opposition : la libérale Jennifer Maccarone, le solidaire Vincent Marissal et la péquiste Véronique Hivon.

Une journée de mobilisation est prévue lundi pour faire pression sur le gouvernement.

Le CQSEPE réclame aussi des excuses de la part du premier ministre François Legault, qui a semblé dévaluer les compétences des techniciens de garde en chambre cette semaine.

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Maternelle 4 ans: coup de force pour une idée fixe

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a déposé jeudi le projet de loi 5 imposant la maternelle 4 ans dans toutes les commissions scolaires et dans tous les milieux socioéconomiques. Tout enfant de 4 ans aura droit à la maternelle, comme c’est le cas pour les enfants de cinq ans. Dans le projet de loi, il est prévu que ce droit ne prendra effet qu’au moment que déterminera le gouvernement, mais le ministre a indiqué que l’échéancier visé était la rentrée scolaire de septembre 2023.

Quant aux coûts, ils sont costauds. En campagne électorale, la Coalition avenir Québec évaluait à 250 millions le coût de cette promesse qui portait sur la création de 5000 classes. On en est maintenant à un coût de fonctionnement oscillant entre 400 et 700 millions, en fonction de l’intérêt des parents pour cette maternelle 4 ans, qui ne sera pas obligatoire. Et c’est sans compter les dépenses en immobilisations pour la construction des nouvelles classes.

Au lieu de miser sur les services de garde subventionnés, notamment les centres de la petite enfance, pour le dépistage des troubles d’apprentissage chez les jeunes enfants et de continuer à ouvrir des classes de maternelle 4 ans dans les milieux défavorisés, le gouvernement Legault met le paquet dans la maternelle 4 ans universelle, dont l’implantation est pourtant semée d’embûches.

C’est comme si le dépistage ne devait pas se faire le plus tôt possible, même avant 4 ans, avec l’apport de services spécialisés qui manquent cruellement à l’heure actuelle. C’est ce que le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a d’ailleurs compris, lui qui a annoncé que son gouvernement consacrera entre 70 et 90 millions au cours des deux prochaines années au dépistage précoce.

 

À l’Assemblée nationale, François Legault a affirmé que les parents auront le choix entre une garderie avec des « techniciens de garde » ou une maternelle 4 ans dotée d’« enseignants avec toute l’équipe de spécialistes de l’école primaire ». Outre le fait que les termes qu’il a employés trahissent une certaine condescendance envers les spécialistes de la petite enfance que sont les éducatrices en garderie, le premier ministre semble avoir une vision idyllique de l’école. La réalité, c’est que les services spécialisés pour soutenir les élèves en difficulté sont rationnés à l’heure actuelle et que les délais d’attente pour y avoir accès peuvent s’étendre sur plusieurs mois, alors que les directions d’école encouragent les parents qui en ont les moyens à se tourner vers le privé pour obtenir les services d’un psychologue ou d’un ergothérapeute. Avant de songer à investir dans un réseau universel de maternelles 4 ans, il faudrait mettre à niveau les services spécialisés dans les écoles. Et financer un minimum de services pour les enfants d’âge préscolaire.

Il y a tout lieu de croire que le projet ne répond pas à un souhait des parents, selon un sondage commandé par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE). En outre, les commissions scolaires s’y opposent, tout comme les directions d’école. Les syndicats d’enseignants croient aussi que le gouvernement Legault fait fausse route, alors qu’il serait dans leur intérêt corporatiste d’approuver la création de ce réseau, qui leur ferait gagner de nouveaux membres.

La critique péquiste en matière d’éducation, Véronique Hivon, a raison de dire que le gouvernement caquiste « met tous ses oeufs dans le même panier ». Car c’est de cela qu’il s’agit : consacrer une part colossale des ressources financières — par définition limitées — à une seule mesure au lieu de soutenir diverses initiatives qui donneraient davantage de résultats pour les enfants d’âge préscolaire.

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Le ministre Roberge veut obliger toutes les écoles à offrir la maternelle 4 ans dès 2020

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, veut « rend[re] obligatoire » l’offre de classes de maternelle 4 ans, partout au Québec, à compter de l’année scolaire 2020-2021.

Il a demandé jeudi à l’Assemblée nationale d’appuyer le projet de loi 5 prévoyant que « tout enfant ayant atteint l’âge de 4 ans aura droit au service de l’éducation préscolaire », et ce, « sans égard au milieu économique où il vit ».

« On va l’offrir à tous », a promis M. Roberge lors de la période de questions, jeudi.

Au moyen du projet de loi 5, le ministre veut aussi modifier la Loi sur l’enseignement privé afin que les écoles privées puissent offrir des services d’éducation préscolaire à des enfants ayant atteint l’âge de 4 ans dès l’année scolaire 2020-2021.

L’opposition a dénoncé l’« obsession » du gouvernement caquiste pour les maternelles 4 ans.

D’autres détails suivront.

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Des changements en maternelle basés sur un mythe

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Alors qu’on parle de « maternelle 4 ans », un danger guette ces enfants dont tout le monde veut pourtant le bien : perdre leur enfance.

En effet, contrairement à ce qui a été véhiculé abondamment, l’enseignement précoce systématique formel de la lecture n’est pas une garantie d’un plus grand succès ultérieur. Il s’agit d’un mythe malheureusement relayé à travers de nombreux médias.

L’arrimage actuellement en cours des programmes préscolaires existants ne devrait pas servir d’excuse pour les transformer en un programme plus académique. Profiter de cette transition pour axer le contenu principalement sur l’enseignement en grand groupe de la lecture réduirait plutôt les chances de favoriser la réussite personnelle et scolaire future des enfants.

Cette forme didactique d’enseignement peut nuire aux jeunes enfants, en particulier à ceux issus des milieux économiquement faibles et plus particulièrement aux garçons. Elle peut diminuer leur motivation et leur goût de l’école et créer chez certains un stress qui peut même inhiber la construction de leur cerveau. Les programmes d’éducation préscolaire de type académique ou ceux où dominent les activités dirigées par les adultes ne donnent pas de meilleurs lecteurs ou résultats scolaires. Les programmes les plus efficaces pour promouvoir le succès des jeunes enfants sont ceux qui leur offrent des choix, qui leur permettent d’être actifs et qui encouragent toutes les formes d’expression. Ceux-ci leur permettent de développer toutes les attitudes, habiletés, compétences et connaissances constituant la maturité scolaire. On se fait malheureusement une fausse idée de ce qui « prépare » le mieux les enfants pour l’école, réduisant le développement cognitif à la connaissance des lettres et des chiffres. En fait, plus les milieux d’éducation préscolaire ressemblent au primaire, moins ils favorisent la réussite éducative et plus ils créent au final des inégalités.

Nous regrettons le fait que des personnes bien intentionnées mais sans formation spécifique en développement de la petite enfance cherchent depuis quelques années à influencer le contenu des programmes ou à imposer des méthodes à adopter en éducation préscolaire. Celles-ci ont tendance à transposer des stratégies qui conviennent peut-être aux plus vieux mais qui sont inadaptées pour cet âge.

Les enfants de 4-5 ans sont biologiquement différents de ceux du primaire et ont des besoins et des manières d’apprendre spécifiques. Il faut se rappeler que leur cerveau est immature et qu’on ne doit pas brûler des étapes et avoir des attentes irréalistes qui ne tiennent pas compte de leur chronologie de développement et compromettraient leur avenir. Ils ont tous un besoin vital de bouger, de parler, d’être entendus en confiance, de jouer, de manipuler. Brimer tout cela serait les faire souffrir et favoriser le décrochage précoce.

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