L’avez-vous vu? Des glaces qui ne fondent pas et une imprimante de métal 3D

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Un texte d’Alain Labelle

1. Des glaces résistantes au réchauffement climatique

Le groupe de design alimentaire britannique Bompas & Parr a créé une glace qui ne fond pas rapidement.  Photo : Bompas & Parr

Il a fait chaud cet été partout dans l’hémisphère nord, et nombreux sont ceux qui se sont rafraîchis grâce aux cornets de glace. Mais paradoxalement, les chaleurs extrêmes ne donnent aucun répit aux amateurs de friandises glacées, qui fondent de plus en plus rapidement.

Heureusement pour eux, le groupe de design alimentaire londonien Bompas & Parr s’est penché sur ce problème fondant. Il a eu recours à un concept mis au point lors de la Seconde Guerre mondiale, qui permettait de créer de la glace qui ne fondait pas à l’aide de sciure et de pulpe de bois.

Comparaison de la résistance à la chaleur de plusieurs glaces, dont celle de Bompas & Parr  Photo : Bompas & Parr

Mais rassurez-vous. La glace longue durée qu’ils ont créée ne contient pas ces ingrédients, même si elle conserve des similitudes en matière de résistance. Ses concepteurs ont plutôt utilisé des fibres de fruits pour en arriver à une consistance comparable à celle de la glace conventionnelle. Toutefois, la nouvelle glace peut ainsi se conserver jusqu’à une heure à une température de 24 degrés Celsius, beaucoup plus longtemps qu’une glace ordinaire.

Ses créateurs mènent actuellement des tests, et espèrent pouvoir la vendre rapidement dans les supermarchés à travers le monde.


2. Des chats errants qui adaptent leur chasse aux feux de forêt

Un chat  Photo : Seregraff

Nos chats domestiques ne semblent pas être des tueurs particulièrement malins. Ils attrapent parfois une souris, s’énervent avec des insectes, mais semblent particulièrement satisfaits de ne rien faire du tout, couchés sur un divan sous les rayons du soleil.

Mais ne vous laissez pas tromper par leur ronronnement délicat : les chats sont des assassins chevronnés et de fins stratèges qui s’adaptent à leur environnement. Le biologiste Hugh McGregor de l’Université de Tasmanie en Australie en a fait la preuve après avoir muni 32 chats errants de colliers dotés de GPS.

L’un des chats suivis dans cette étude.  Photo : Université de Tasmanie/Chelsea Parker

Ses observations montrent que les félins ont développé une tactique étonnamment intelligente pour chasser. Ils courent les feux de forêt pour abattre des proies de la faune sauvage vulnérables et désorientées. Le biologiste affirme que les chats repèrent les feux de forêt de très loin, le temps pour eux de s’y rendre et ainsi profiter d’un bon repas qu’offrent les animaux « sinistrés » dont les nids et les terriers ont été la proie des flammes.

« S’il y a un incendie, ils parcourent de longues distances pour s’y rendre et y chassent jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Puis ils rentrent à la maison », explique M. McGregor.

Dans un cas, un chat a parcouru près de 13 km pour atteindre le site d’un feu. Dans un autre cas, le parcours du félin était si direct que le biologiste pensait que le GPS avait mal fonctionné. En outre, selon les données recueillies dans cette étude, les attaques menées aux abords d’un feu de forêt sont trois fois plus susceptibles de se terminer par une chasse réussie que dans leur territoire habituel.


3. L’impression de pièces de métal à l’ère des imprimantes 3D

Des pièces de métal imprimées à l’aide du Studio System+ de Desktop Metal.  Photo : Desktop Metal

L’entreprise américaine Desktop Metal met la touche finale à un nouveau système qui créera des pièces métalliques en 3D. La compagnie entend livrer en 2019 les premières versions de son système de production, qui peut fabriquer jusqu’à 100 000 pièces métalliques différentes à un coût moindre et plus rapidement que les systèmes d’impression laser actuellement sur le marché.

Sans outil supplémentaire nécessaire, ce système est, selon ses concepteurs, le moyen le plus rapide de créer des pièces métalliques complexes.

Le Studio System+ de Desktop Metal  Photo : Desktop Metal

Appelé Studio System+, il comprend trois modules (dont une imprimante et un four), peut être installé dans les espaces habituels de bureau et ne requiert aucune chaîne de montage industrielle.

Il a été mis au point par un finissant du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et quatre de ses professeurs.

Le prototype de ce système permettait d’améliorer la sécurité, la vitesse et le prix des pièces imprimées en 3D. Il ne permettait cependant de créer que de petites quantités de pièces, et seulement de quelques formes. La nouvelle version est donc beaucoup plus performante. Elle est si innovante que ses créateurs ont dû déposer pas moins de 200 demandes de brevets pour la protéger.


4. Une première ferme totalement autonome

L’entreprise américaine Iron Ox a peut-être trouvé une solution au problème de main-d’œuvre dans le monde agricole… Elle a mis en place une première ferme complètement indépendante à San Carlos, en Californie.

Le bon fonctionnement de cette ferme vouée à la culture hydroponique intérieure repose sur le travail de deux robots pour planter, entretenir et récolter les légumes. Et le résultat est concluant : le duo robotisé produirait 30 fois plus de légumes et utiliserait 90 % moins d’eau que les fermes traditionnelles. Ils peuvent même détecter les plants infectés par des maladies ou des insectes et les retirer avant que le problème ne se propage.

La ferme autonome d’Iron Ox  Photo : Iron Ox/Travis Carroll

« Tout est conçu autour de nos robots », explique Brandon Alexander, cofondateur d’Iron Ox.

Cette ferme se base sur le concept d’agriculture verticale, qui consiste à superposer les cultures dans un environnement fermé et contrôlé.


5. Une peinture qui joue le rôle de climatiseur

La technique consiste à refroidir une surface en réfléchissant la lumière du soleil et en irradiant la chaleur vers l’extérieur.  Photo : Université de Columbia/Jyotirmoy Mandal

Une peinture de finition pourrait-elle un jour remplacer la climatisation? Le refroidissement passif par rayonnement diurne (RPRD) est une idée ancienne qui est sur le point de faire un grand retour.

La technique consiste à refroidir une surface en réfléchissant la lumière du soleil et en irradiant la chaleur vers l’extérieur.

Des ingénieurs de l’Université Columbia ont mis au point une peinture de finition qui fait exactement cela : elle est composée d’un revêtement polymère poreux. S’il existe d’autres systèmes RPRD, aucun n’est aussi efficace et simple que celui conçu récemment par cette équipe américaine.

L’objectif est de créer une surface qui possède deux caractéristiques : une réflectance thermique élevée, de sorte qu’elle ne chauffe pas, et une haute émission thermique qui maximise la perte de chaleur, même sous un soleil radieux.

Le refroidissement se fait sans qu’il soit nécessaire d’utiliser de l’électricité, des réfrigérants ou des pompes mécaniques qui nécessitent un entretien.

Les tests montrent que le recours à cette peinture abaisse la température ambiante, de l’ordre de 6 °C.

La peinture a été testée sur du métal, du bois et du plastique. Elle peut être appliquée par vaporisateur, avec des rouleaux ou même par trempage. Elle est intrinsèquement résistante aux intempéries, à la saleté et aux rayons ultraviolets. Des colorants peuvent même y être ajoutés pour varier la couleur.

Cette peinture a d’autres qualités, puisqu’elle est écologique, peu coûteuse et permet de diminuer les coûts énergétiques associés aux systèmes de refroidissement traditionnels.


6. La peau de l’éléphant, comme un climatiseur

Un éléphant d’Afrique dans la savane de Tanzanie Photo : iStock

Restons sur le thème de la climatisation, mais transportons-nous dans le monde animal.

Des chercheurs suisses ont découvert que les éléphants d’Afrique régulent leur chaleur corporelle grâce à leur peau, qui se craquelle pour former des crevasses d’un millimètre, ce qui lui permet d’absorber de l’eau et ainsi de jouer un rôle de climatisation.

Les éléphants ne possèdent pas de glandes sudoripares, et ne peuvent donc pas transpirer. C’est pour cette raison qu’ils s’aspergent régulièrement d’eau. Ces crevasses leur permettent ainsi d’en absorber beaucoup plus et de la conserver plus longtemps que si la peau était lisse.

En s’évaporant, cette eau permet aux éléphants de ne pas surchauffer dans leur environnement chaud et sec.

La peau de l’éléphant d’Afrique peut entreposer de 5 à 10 fois plus d’eau qu’une peau lisse.

« L’eau s’infiltre ensuite dans ces crevasses et s’évapore lentement, permettant à l’animal de se refroidir pendant une longue période », explique Michel Milinkovitch, l’un des auteurs de l’étude.

La peau de l’éléphant est microvallonnée. Ce sont les tensions sur ces bosses et creux, provoquées par l’épaississement naturel de la peau avec l’âge, qui provoque le craquage de l’épiderme qui rappelle les fissures dans de la boue desséchée.

Ces fissures cutanées sont inexistantes chez l’éléphant d’Asie. La raison tiendrait du climat de son habitat, qui est moins chaud et plus humide.


7. La nature sur la peau

Une oeuvre de l’artiste Vilija Vitkute  Photo : Vilija Vitkute

La Lituanienne Vilija Vitkute, 26 ans, s’inspire de la relation entre l’humain et la nature pour créer des œuvres hautes en couleur.

Une oeuvre de l’artiste Vilija Vitkute  Photo : Vilija Vitkute

L’artiste, photographe et maquilleuse crée des œuvres en trompe-l’œil, où il est possible d’apercevoir des humains mis en scène dans des paysages.

La série de photos « Les paysages de l’intérieur » montre ainsi des humains qui se fondent dans la nature pour ne faire qu’un avec elle grâce au maquillage et au camouflage des corps, qui se fondent à merveille dans les scènes naturelles.

Une oeuvre de l’artiste Vilija Vitkute  Photo : Vilija Vitkute

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