Métis leader says UNDRIP bill ‘tainted’ by ‘potty-mouthed’ NDP MP

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A prominent Mé​tis leader says NDP MP Romeo Saganash « tainted » his private member’s bill to harmonize Canada’s laws with the UN Declaration on the Rights of Indigenous People when he dropped the F-bomb in the House of Commons earlier this year.

Mé​tis National Council President Clément Chartier said he recently rejected a request to add his name to a letter of support for Bill C-262, which is currently before the Senate.

« This is [UNDRIP], it’s supposed to be a lofty document, and it is, » said Chartier, in an interview with CBC News. « To have it diminished by a potty-mouthed member of Parliament, it’s tainted. »

Saganash, who is Cree, caused a stir during a heated question period exchange on the Trans Mountain pipeline in September when he said Trudeau didn’t « give a f–k » about Indigenous rights.

Chartier voiced his views Friday during a Liberal government news conference announcing plans to table Indigenous child welfare legislation early next year.

Chartier said it’s « irrelevant » to him whether Saganash’s bill passes or not.   

« If it passes, it passes. But to me it always will be tainted, »  he said. « We are prepared to defend this prime minister who has done more for Indigenous people than any other prime minister in this country ever has. »

NDP MP Romeo Saganash remains unapologetic about his choice of words directed at the prime minister. (Sean Kilpatrick/Canadian Press)

S​aganash remains unapologetic.

« I have my opinion, too, about that. I see it from what’s in the House of Commons, » said Saganash. « He may see it otherwise. I respect that. It’s OK. »

Saganash’s UNDRIP bill is currently sitting at second reading after passing through the House of Commons with only Conservative MPs opposing it.

Conservative senator signals concern

Sen. Murray Sinclair, who is a member of the Independent Senators Group, spoke to the bill in the Senate on Thursday.

« This may now be the greatest opportunity we have toward a rights-recognition approach instead of a rights denying approach, » said Sinclair, the former chair of the Truth and Reconciliation Commission, according to a transcript of his speech.

« This bill represents a turning point for us in this country. »

Sen. Murray Sinclair said Bill C-262 presents a turning point for the country. (Darryl Dyck/The Canadian Press)

However, Conservative senators signalled they have concerns with the bill.

Conservative Sen. Scott Tannas said he was worried about the article of free, prior and informed consent in UNDRIP which suggested First Nations had a « veto » over resource development projects.

« I worry the entire document, which is such a powerful document, gets lost in the angst around it, pedantic as it may be for…the majority of Canadians around those words and their understanding they project on those words » said Tannas, according to debate transcript.

Sinclair said veto and consent are different things.

« Veto tends to be more of an unreasonable position being taken, » said Sinclair.

The bill is expected to move to the Senate committee stage sometime in February 2019.

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Les Métis de l’est du Canada: une quête de reconnaissance difficile

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Le 6 novembre 2018, Darryl Leroux publiait dans Le Devoir (rubrique Des Idées en revues) un texte suggérant que l’histoire des Métis au Québec faisait partie de ce mythe qui vise à laver la conscience des Canadiens français du colonialisme selon la présence de métissage historique au sein de sa population. Il est suggéré que cette impulsion néocoloniale des Québécois-métis se ferait au détriment de la souveraineté des Premières Nations et Inuit. Nous croyons devoir recadrer de telles affirmations qui minent les efforts de reconnaissance des Métis de l’Est. Bien que nous reconnaissons certains des enjeux soulevés par Leroux, le danger d’amalgames servant à nier en bloc l’existence de cultures métisses dans les provinces de l’est du Canada pose problème selon nous.

Depuis l’inclusion constitutionnelle des Métis au nombre des peuples autochtones en 1982, au moins deux visions identitaires métisses s’opposent farouchement. D’une part, il y a la vision exprimée par le leader métis Harry Daniels qui reconnaît à tous les Métis, peu importe leur localisation au Canada, le droit de s’identifier comme Métis si cela correspond à leur façon de se rattacher au monde. D’autre part, le Métis National Council défend une doctrine identitaire ethnonationaliste, qui restreint l’identité métisse aux provinces à l’ouest du Québec, et plus précisément aux descendants des Métis du Nord-Ouest que l’on associe aux évènements politiques de la rivière Rouge. Jusqu’à ce jour, seules les organisations métisses de l’Ouest faisant la promotion de cette idéologie restrictive bénéficient de la reconnaissance officielle du gouvernement fédéral, et de millions en subvention.

Sur le plan juridique, la question de savoir qui sont les Métis a connu certains éclaircissements en 2003, lorsque la Cour suprême du Canada fut appelée à se prononcer sur l’identité des porteurs de droits métis. En rendant sa décision, la Cour suprême articula un « test » en dix points pour y parvenir, dont la démonstration d’un lien ancestral avec une communauté historique (R. c. Powley, 2003). Le cas Powley demeure intéressant, car il se situe à l’extérieur des limites idéologiques des partisans de la vision restrictive de l’identité métisse. La famille Powley n’a en effet aucune connexion ancestrale avec la rivière Rouge au Manitoba, et est issue historiquement d’une communauté dont la naissance est jugée indépendante de la matrice culturelle des Métis du Manitoba. Il n’est donc pas étonnant de voir les partisans les plus radicaux de l’idéologie nationaliste métisse dénoncer ce qu’ils considèrent comme une atteinte à l’intégrité de leur nation par un processus juridique extérieur à celle-ci. La décision du plus haut tribunal canadien protège cependant la possibilité pour les « autres Métis » d’exister, au prix d’une reconnaissance juridique que les Métis de l’Est perçoivent de plus en plus comme la seule voie possible afin de protéger leur culture.

Manque de soutien

Cette poursuite de reconnaissance des Métis de l’est du Canada n’est toutefois pas sans embûches. Notons d’abord que les Métis de l’Est subissent le manque de soutien des autorités fédérales, ce qui plonge leurs organisations dans une situation de pauvreté. Les Métis doivent ensuite criminaliser leurs revendications identitaires, en commettant souvent un geste illégal (souvent une infraction de chasse ou de pêche) qu’ils tenteront de défendre selon une défense constitutionnelle devant les tribunaux ; un processus non seulement onéreux, mais dont l’issue demeure incertaine. À cet égard, il faut savoir que plusieurs Métis furent historiquement expulsés des réserves créées pour les « Indiens ». Leurs tentatives de se constituer en communauté ou de rejoindre une réserve (par exemple au Témiscamingue en 1896) furent également refusées par les autorités coloniales. Il s’ensuit que demander aux Métis de l’Est de prouver l’existence de « communautés historiques » — alors que le gouvernement a combattu cette possibilité même — devient souvent une entreprise kafkaesque.

Ce contexte social tendu se voit en outre amplifié par certains académiciens qui n’hésitent pas à dénigrer les Métis de l’Est en prétextant qu’ils ne devraient pas utiliser le terme « Métis » (un terme que ceux-ci souhaitent réservé aux seuls Métis de l’Ouest). Les Métis de l’Est se font en outre reprocher des intentions secrètes, hostiles ou de l’opportunisme allant à l’encontre des « véritables » autochtones, selon des procès d’intention que l’on généralise à l’ensemble des Métis des provinces de l’est du pays. Ces critiques nourrissent en retour les craintes de plusieurs Premières Nations, qui voient dans la montée des Métis un phénomène inquiétant. Il est vrai que la désorganisation des Métis de l’Est profite parfois à des individus qui s’inventent comme « chefs », et font leurs choux gras au fil de promesses impliquant parfois diverses fraudes, par exemple sur le plan d’exemptions fiscales réservées aux Indiens inscrits. Le plongeon vers les amalgames devient dès lors d’autant plus facile pour les détracteurs des Métis de l’Est.

Et pourtant, la mesure pleinement révolutionnaire de la question des Métis de l’Est passe peut-être par la volonté de certains d’entre eux de court-circuiter le processus de reconnaissance passant normalement par les autorités canadiennes. Certains Métis de l’Est espèrent en effet négocier un processus de reconnaissance et de protection de gré à gré sous l’égide des lois et de la souveraineté toujours existante des Premières Nations et des Inuit, avec qui les Métis partagent le territoire et le destin d’une coexistence.

Observant avec inquiétude les dirigeants de la Manitoba Métis Federation qui supportent désormais ouvertement les pipelines, à l’inverse des Premières Nations qui s’y opposent, plusieurs comprennent en effet que les Métis de l’Est qui mendient une reconnaissance auprès des gouvernements deviennent particulièrement vulnérables à la fabrication d’un consentement autochtone pour d’éventuels projets de développement. Un nombre grandissant de Métis de l’Est espèrent ainsi une reconnaissance et une protection de leur culture par l’entremise des Premières Nations et des Inuit, avec qui un processus d’éducation et de responsabilité mutuelle pourrait prendre son envol. Certains murmurent en effet que lorsqu’Ottawa aura compris comment manipuler les intérêts des Métis de l’Est contre les autres peuples autochtones, tout rapprochement de fraternité véritable s’évanouira de façon définitive. La solution à cette violence latérale passerait ainsi par l’affirmation de processus de gouvernance entre les peuples autochtones, incluant les Métis de l’Est, et non par la négation des souverainetés autochtones existantes.

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Louis Riel honoured on anniversary of execution, part of Métis Week celebrations

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Métis Week was held in Edmonton and across Alberta from Nov. 12 to 17.

The week was commemorated with a ceremony at the Alberta Legislature on Friday, on the anniversary of Métis Leader Louis Riel’s execution, or Louis Riel Day.

Coverage of Métis people on Globalnews.ca:


The ceremony, organized by the Métis Nation of Alberta (MNA), paid tribute to the rebel leader who sacrificed his life defending the rights of Métis people.

“He stood for a fair country, is what he stood for. Not only for Métis people, but everyone in Canada. He fought and he died for it, said Audrey Poitras, president of the MNA.

“We think it’s really important that we continue to have people understand. He was a person like all of us.”

The event saw Alberta Premier Rachel Notley, Edmonton Mayor Don Iveson, and federal Minister of Natural Resources Amarjeet Sohi in attendance.

Youth performers, dancers and singers were a large part of the ceremony’s itinerary and young people have become an integral part of their events.

 

“(They are) our future leaders, said Poitras.

“We want to make sure they understand why we do the things we do. Why we believe in what we do. About the history of our people, how we helped build this country, Canada, and this province, Alberta.

“We try to build youth into everything we do now.”

READ MORE: ‘We’re reclaiming our heritage’ — the controversial rise of the Eastern Métis

To explain to the crowd how Riel made his mark on Canadian history, Charles Barner, a grade four student who is part of the Métis Nation of Alberta took to the microphone.

“He formed a provisional government to negotiate the entrance of Manitoba into confederation,” explained Barner.

He spoke about Riel’s monumental achievements, and of his passing.

“Nov. 16, 1885, Louis Riel was hanged in Regina, Saskatchewan.”

Barner also spoke with Global News after the ceremony.

“I think people need to know about our culture and history, the young boy said.

“The Europeans came across to Canada and there was a war. They wanted to take over Canada and Louis Riel said ‘no’.

“He was found guilty and he got hung. He stood up for his country. He didn’t let anything bad happen to it,” said Barner.

READ MORE: New Métis rights tour launches in Winnipeg

The ceremony to honour Louis Riel has grown over the years.

“People and governments are talking to us now. We are moving forward with reconciliation, Poitras said.

“And I think that’s what it takes — more people to stand up and come out.”

Sohi also spoke on behalf of the federal government.

“An essential aspect of overcoming oppression and wrongs of the past, is to learn from and honour our history,” said Minister of Health and Natural Resources Amarjeet Sohi on behalf of Prime Minister Justin Trudeau.

Learning about and understanding Métis people and their relationship with others is why Métis Week is held in Edmonton, and the province.

“We as Métis people are here to work and live with everyone else in this country, and the more we understand each other- the better we can,” Poitras said.

“While we’re promoting and educating who we are as Métis people — we learn from other people who come out to be part of what we’re doing — and that’s really what it’s all about.”

Métis Week celebrations in Edmonton come to a close with a family day celebration at the Edmonton Inn & Conference Centre on Nov. 17.

© 2018 Global News, a division of Corus Entertainment Inc.

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Les Métis «génétiques» minent l’affirmation des Premiers Peuples

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En cette ère de réconciliation, le mythe de la bienveillance des colons français connaît une résurgence dans la société québécoise. Il s’exprime soit comme une croyance en la bonté innée du colonialisme français, soit dans l’idée d’un métissage profond de la première colonie, construisant a posteriori l’identité « autochtone » des descendants de colons français. Ce mythe est commode : il donne un caractère unique au récit national et réduit la réconciliation à l’idée que « nous soyons tous autochtones ». Or, malgré la popularité du discours sur le métissage, on mentionne rarement les enjeux que cela soulève pour les peuples autochtones. […]

Depuis la reconnaissance des droits ancestraux des Métis, des débats sur le statut du peuple métis ont périodiquement éclaté sur la scène fédérale. […] On conçoit généralement ce peuple comme un peuple autochtone tirant ses origines d’alliances politiques fondées sur des relations de parenté avec les Cris, les Saulteaux et les Assiniboines des Prairies répartis sur les territoires correspondant aujourd’hui au Dakota du Nord et au Montana (États-Unis), ainsi qu’au Manitoba, à la Saskatchewan, à l’Alberta, à la Colombie-Britannique et aux Territoires du Nord-Ouest (Canada). Cette conception spécifique du peuple métis tranche avec les discours sur le métissage québécois-autochtone qui ont émergé au Québec avec l’arrêt Powley. Ces discours se concentrent sur la découverte généalogique d’un ancêtre autochtone, pour constituer rétroactivement une « communauté » métissée, datant du XVIIe siècle. Or ce n’est pas la mixité génétique, c’est-à-dire une mixité s’appuyant sur un critère bioracial, qui définit le peuple métis, mais bien l’existence de relations de parenté tissées de longue date — et entretenues jusqu’à aujourd’hui — entre Métis et autres Premiers Peuples, partageant un même territoire. Alors que les Métis de l’Ouest entretiennent des liens importants avec les Premiers Peuples et ont historiquement soutenu leurs revendications, le phénomène d’auto-autochtonisation, au Québec, s’enracine dans un discours qui vise à contrer les souverainetés des Premiers Peuples et à affaiblir leurs revendications politiques et territoriales. On aplanit ainsi le caractère distinct des identités autochtones, comme les droits qui en découlent, minimisant au passage le rapport colonial.

D’ailleurs, lorsqu’on observe les origines des organismes qui représentent les soi-disant « Métis du Québec », il devient clair que leurs actions minent l’affirmation et le mouvement d’émancipation des Premiers Peuples. Mes recherches m’ont plongé dans une mine de documents publics dans lesquels les dirigeants de deux des plus grands organismes qui prétendent représenter les « Métis du Québec » — la Communauté métisse du Domaine-du-Roy et de la Seigneurie de Mingan (CMDRSM) et la Nation métisse du soleil levant (NMSL) — s’opposent ouvertement à l’affirmation des droits ancestraux des Innus et des Mi’kmaq. On constate aussi que les membres fondateurs de ces organisations, avant de s’identifier comme autochtones, étaient à la tête d’associations anti-autochtones ou suprématistes blanches dans leurs régions respectives. […]

Il y a par ailleurs un glissement dangereux vers une définition génétique de l’identité autochtone, qui mise sur l’existence d’un prétendu « ADN amérindien » comme « objet matériel-sémiotique ayant le pouvoir d’influencer les moyens de subsistance et les souverainetés des Premiers Peuples », nous explique l’anthropologue Kim TallBear. Cette définition est problématique, car elle profite exclusivement aux Franco-Québécois, au détriment des Premiers Peuples. […] TallBear explique que l’évocation de « l’ADN amérindien » raconte l’histoire de la migration humaine du point de vue exclusif de « ceux qui découvrent ».

Plusieurs membres des Premiers Peuples, y compris des membres des communautés mi’kmaw et métisses des Prairies, affirment le droit des peuples autochtones de conserver leur autorité sur la définition de leur parenté, de leur identité et de leur citoyenneté, ainsi que sur leurs structures de gouvernance spécifiques. Par exemple, le sociologue métis Chris Andersen conteste le système de classification raciale dominant, qui ancre la catégorisation des Métis dans un registre purement biologique. Selon lui, cette façon de faire mine le statut du peuple métis, car il ne constitue qu’une notion abstraite du métissage. Ce qui définit concrètement le Métis n’est pas son profil génétique, mais plutôt son appartenance à une organisation sociale et politique autochtone particulière, enracinée dans ce qui correspond aujourd’hui aux territoires de l’Ouest canadien. Cela nous montre qu’encore à ce jour, nous sommes loin d’avoir rompu avec la logique de la Loi sur les Indiens, et les Premiers Peuples continuent d’être touchés par des discours coloniaux qui instrumentalisant la science génétique pour invalider la souveraineté ancestrale réelle.

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