Le plan de la ministre McCann bien reçu par les oppositions à Québec

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Le plan de la ministre de la Santé Danielle McCann visant à confier plus de responsabilités aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) a été plutôt bien accueilli par les oppositions aux Parlement lundi.

Autant le Parti Québécois que Québec solidaire se sont dits généralement favorables à cette stratégie dévoilée notamment dans les pages du Devoir.

« J’étais quand même heureux de lire cette nouvelle-là parce que nous, ça fait longtemps qu’on plaide pour ça », a déclaré Sylvain Gaudreault, porte-parole en santé du Parti Québécois. « Ça a été l’élément central, sinon au coeur de nos engagements électoraux ».

Chez Québec solidaire (QS) aussi, on a réservé un accueil positif à ce plan de match. « Nous, on accueille ça évidemment très favorablement », a déclaré le porte-parole de QS en santé, Sol Zanetti.

Du côté du Parti libéral aussi, on est ouvert aux propositions visant à donner plus de place aux infirmières et aux pharmaciens. « Il semble que c’est positif pour les patients », avance le porte-parole libéral en santé, André Fortin.

Toutefois, le député de Pontiac se désole de la décision de la ministre de ne pas augmenter les rémunérations des préposés aux bénéficiaires.

D’autres détails suivront.

En donnant aux IPS trop d’autonomie, elles risquent de travailler de leur côté sans les médecins

— Louis Godin

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Saint-Adolphe: le ministre sévit contre Hydro-Québec

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Hydro-Québec va devoir rendre des comptes au ministère de l’Environnement pendant trois ans pour les dégâts causés le long du chantier de la ligne de haute tension qui passe par Saint-Adolphe-d’Howard.

En décembre, la ministre de l’Environnement d’alors, MarieChantal Chassé, avait émis un « avis préalable à l’ordonnance » pour informer la société d’État qu’elle avait l’intention de sévir contre elle dans ce dossier.

Hydro-Québec a eu par la suite la possibilité de faire des représentations pour éviter ladite ordonnance. Or, selon les informations du Devoir, cette ordonnance sera bel et bien délivrée.

Une conférence de presse doit avoir lieu à ce sujet vendredi à Saint-Adolphe en présence du ministre de l’Environnement, Benoît Charette, et de la députée locale, Agnès Grondin.

D’une longueur de 42 kilomètres, le chantier de la ligne Grand-Brûlé–Saint-Sauveur vise à mieux fournir en électricité la couronne nord de Montréal.

Depuis l’été, Hydro-Québec et ses sous-traitants ont reçu au moins 15 constats d’infraction du ministère pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l’environnement lors des travaux. La société d’État a aussi reçu deux sanctions administratives avec des amendes, dont la dernière de 10 000 $ remonte à novembre.

Des comptes à rendre

Le ministère reproche à la société d’État d’avoir fait preuve de négligence et de ne pas avoir pris suffisamment de précautions pour empêcher que le chantier entraîne d’importantes boues et des dépôts de sédiments dans les lacs à proximité. S’ajoutent à cela des interventions non autorisées sur des cours d’eau et des atteintes aux milieux humides.

L’ordonnance force Hydro-Québec à tout mettre en oeuvre pour prévenir de nouveaux dégâts tout en remettant en état les milieux humides touchés. Pendant trois ans, la société d’État devra déposer au ministère un rapport de suivi annuel sur l’état du site.

Il s’agit d’une mesure de contrôle assez exceptionnelle. En dix ans, c’est la première fois qu’Hydro-Québec fait l’objet d’un tel recours.

Invitée à réagir jeudi, la société d’État a voulu faire preuve de bonne foi. « Nous allons prendre l’annonce du ministre avec humilité et nous partageons son intention de prendre les mesures nécessaires pour protéger l’environnement », a déclaré son porte-parole Maxence Huard-Lefebvre.

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Le ministre Roberge veut obliger toutes les écoles à offrir la maternelle 4 ans dès 2020

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, veut « rend[re] obligatoire » l’offre de classes de maternelle 4 ans, partout au Québec, à compter de l’année scolaire 2020-2021.

Il a demandé jeudi à l’Assemblée nationale d’appuyer le projet de loi 5 prévoyant que « tout enfant ayant atteint l’âge de 4 ans aura droit au service de l’éducation préscolaire », et ce, « sans égard au milieu économique où il vit ».

« On va l’offrir à tous », a promis M. Roberge lors de la période de questions, jeudi.

Au moyen du projet de loi 5, le ministre veut aussi modifier la Loi sur l’enseignement privé afin que les écoles privées puissent offrir des services d’éducation préscolaire à des enfants ayant atteint l’âge de 4 ans dès l’année scolaire 2020-2021.

L’opposition a dénoncé l’« obsession » du gouvernement caquiste pour les maternelles 4 ans.

D’autres détails suivront.

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L’ancien ministre des Finances et ambassadeur Michael Wilson est décédé

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Michael Wilson, ancien politicien sur la scène fédérale, diplomate et militant pour la sensibilisation à la santé mentale, est décédé à 81 ans.

L’Université de Toronto, où Michael Wilson a été chancelier de 2012 à 2018, a confirmé sa mort dans un message publié dimanche soir sur son site Web.

Le président de l’établissement d’enseignement, Meric Gertler, a qualifié Michael Wilson de grand Canadien qui a amélioré de nombreuses vies grâce notamment à « sa générosité sans prétention et sa compassion silencieuse ».

M. Wilson a été pendant plus de 10 ans député de la circonscription de Etobicoke-Centre dans la région de Toronto, il a par ailleurs été ministre des Finances et ministre du Commerce international dans le gouvernement de Brian Mulroney.

De mars 2006 à octobre 2009, il a été ambassadeur du Canada aux États-Unis.

Après avoir perdu son fils Cameron, qui s’est enlevé la vie 1995, il est devenu un ardent défenseur de la sensibilisation à la santé mentale.

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Le ministre Marc Garneau ordonne d’utiliser les freins à main sur les trains

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En réaction au tragique accident de train qui a coûté la vie à trois employés du Canadien Pacifique, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a imposé par décret, vendredi, « l’obligation de mettre les freins à main lorsqu’un train s’immobilise en terrain montagneux ».

Une décision qui est en vigueur dès maintenant, et jusqu’à nouvel ordre, à toutes les compagnies ferroviaires.

Tout en soulignant que ses pensées accompagnent les proches de victimes du déraillement survenu près de Field, en Colombie-Britannique, le ministre annonce avoir nommé un observateur auprès du Bureau de la sécurité des transports du Canada chargé de le tenir informé de l’enquête en cours sur les causes de l’accident.

Un convoi à destination de Vancouver comptant 112 wagons chargés de grains était immobilisé, avec ses freins à air comprimé actionnés, sur une pente à l’est de Field, en Colombie-Britannique, lorsqu’il a commencé à rouler tout seul vers 1 h du matin, lundi.

Le convoi a ensuite dépassé largement la limite de vitesse fixée dans le secteur, avant que 99 wagons et deux locomotives ne déraillent. Il faisait autour de -20 degrés à ce moment-là dans les Rocheuses.

Le mécanicien Andrew Dockrell, le chef de train Dylan Paradis et le stagiaire Daniel Waldenberger-Bulmer ont tous perdu la vie dans l’accident.

Le froid en cause

Un récent document de la compagnie de chemin de fer impliquée dans le déraillement meurtrier de cette semaine dans les Rocheuses rappelle à quel point il est difficile de faire rouler des trains par très grands froids.

« Les conditions hivernales rigoureuses sont une réalité inévitable dans le climat nordique canadien, rappelle le document [en anglais] sur le site Internet du Canadien Pacifique. L’hiver a de profondes répercussions sur les activités d’une compagnie de chemin de fer et sur sa capacité à maintenir le service pour ses clients. »

Selon le « livre blanc » du Canadien Pacifique, le froid augmente les fuites d’air dans les freins à air comprimé, ce qui entraîne une variation de la pression dans les freins entre la tête et la queue du train. Les convois sont d’ailleurs raccourcis lorsque la température descend au-dessous de -25, afin d’assurer une pression constante sur toute la longueur du train, indique le document.

Un représentant syndical a souligné que le convoi qui a déraillé lundi, avec ses 112 wagons, était plus court que les convois habituels du CP, qui comprennent 135 wagons depuis quelques années. Mais un vétéran mécanicien de train de Boston estime que pour un convoi de grains, 112 wagons, c’est un « gros convoi ».

« Nos aïeux dans le chemin de fer n’auraient jamais assemblé un convoi aussi gros dans ces conditions climatiques, et espéré ensuite qu’il n’y ait pas de problèmes », a soutenu Joe Mulligan, de l’organisme « Railroad Workers United », un groupe intersyndical bénévole de cheminots d’Amérique du Nord.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a déjà déterminé que le train avait été garé pendant deux heures avant de se déplacer tout seul. Les freins à main n’avaient pas été serrés, a aussi conclu le BST. Mais pour M. Mulligan, « il aurait fallu énormément de freins à main pour retenir un convoi aussi gros » ; il croit qu’il n’y avait plus rien à faire une fois le train parti à la dérive.

La compagnie de chemin de fer de Calgary indique aussi dans son « livre blanc » qu’en hiver, elle place des locomotives à différents endroits dans un convoi. Cette répartition de la puissance du train accélère ensuite la mise sous pression des freins à air comprimé. Le convoi qui a déraillé lundi comptait effectivement une locomotive en tête, au milieu et en queue.

Dans des conditions de froid extrême, des « séchoirs » sont aussi utilisés pour empêcher l’humidité de s’infiltrer dans les freins — ce qui signifie qu’il faut plus de temps pour les pressuriser et faire les vérifications de sécurité requises, indique le « livre blanc » du CP. « Cela augmente inévitablement le temps que passe le train au terminus. »

Le « livre blanc » indique également que par temps très froid, la vitesse du train devait être réduite — d’au moins 16 km/h en dessous de -25 degrés, et d’au moins 32 km/h à -35.

Will Young, mécanicien de locomotive de Kansas City et membre de « Railroad Workers United », a soutenu que le temps froid menace plusieurs composantes d’un train qui ne se brisent généralement pas. « L’acier devient tout simplement friable, les joints en caoutchouc durcissent et ne fonctionnent plus », précise-t-il.

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Lettre à mon premier ministre

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Monsieur le Premier Ministre François Legault, Monsieur le Ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Benoît Charette, ainsi que tous les député(e)s de l’Assemblée nationale du Québec.

Je vous remercie de prendre le temps de me lire aujourd’hui, reconnaissant que la récente reprise des travaux parlementaires à l’Assemblée nationale ne doit pas être de tout repos.

Au cours de ma longue carrière de plongeur cinéaste, j’ai vu les plus beaux paysages sous-marins à plusieurs endroits autour de la planète. Toutefois, j’ai été également aux premières loges pour voir l’impact des changements climatiques sur ces mêmes écosystèmes marins.

Je suis reconnu pour mes plongées en Arctique, où les changements s’opèrent à pleine vitesse. J’ai également eu l’occasion de plonger tout le long de notre fleuve majestueux, jusqu’à chez nous, aux Îles-de-la-Madeleine, au coeur du golfe du Saint-Laurent. Une bonne partie du Québec est bâtie le long de ce corridor fluvial, ce qui nous rend plus vulnérables à chaque addition de perturbation environnementale. Le moindre changement du niveau, de la température ou de la chimie de l’eau pourrait avoir des impacts importants sur les écosystèmes ou les infrastructures. Par conséquent, ce n’est pas qu’une question théorique, c’est plutôt l’économie de la province, celle-là même qui vous préoccupe, qui va en prendre pour son rhume.

Ceci dit, je n’ai pas besoin de vous rappeler en détail les récents avis scientifiques de grandes organisations mondiales spécialisées en environnement, qui vont tous dans le même sens, à savoir qu’il y a urgence d’agir pour inverser la tendance avant qu’il ne soit trop tard. L’année 2018 est assurément un moment significatif de votre implication politique. Elle a été marquée par l’élection de votre parti ayant à coeur de mener le Québec à un meilleur destin. Malheureusement, on a pu lire dans les médias récemment que 2018 se classe au quatrième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées sur terre.

Le Québec est somme toute un bon élève dans plusieurs sphères écologiques et économiques durables, mais les efforts collectifs et individuels doivent être appuyés par un cadre légal plus contraignant.

Dans ce contexte d’urgence, en mon nom, en celui de mes trois enfants, ainsi qu’en celui de ma petite-fille Estelle et des autres à venir, je vous prie de vous rallier et de promouvoir l’adoption du projet de loi visant à assurer le respect des obligations climatiques pour le Québec. De cette manière, l’ensemble des décisions politiques et économiques du gouvernement actuel et de ceux à venir seront faites en priorisant la protection de l’environnement au bénéfice du bien-être de la population actuelle et future.

Ce geste dans les premiers mois de votre mandat de premier ministre serait reconnu comme étant celui d’un chef d’État courageux et visionnaire. Il importe de faire ce geste fort de sens avant tout pour vos propres enfants et, je le souhaite, pour vos petits-enfants à venir.

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Le premier ministre Legault se porte à la défense de SNC-Lavalin

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Le premier ministre François Legault presse Ottawa de permettre à la firme SNC-Lavalin, qui est embarrassée par des accusations de fraude et de corruption, de payer des « pénalités importantes » et de passer à autre chose.

« Si le dossier traîne pendant des années et on perd des emplois et un siège social, je pense que ce sont tous les Canadiens qui sont perdants », a-t-il mis en garde vendredi.

M. Legault a rappelé avoir témoigné de son inquiétude pour l’avenir de la firme montréalaise SNC-Lavalin auprès de son homologue fédéral, Justin Trudeau, au fil des dernières semaines. « J’ai demandé à M. Trudeau qu’on s’assure de régler le dossier le plus rapidement possible, mais tout en respectant l’intérêt des Québécois, des Canadiens, donc en respectant la loi, en s’assurant que des pénalités importantes soient payées », a-t-il relaté à la presse.

M. Legault n’a toutefois pas précisé s’il souhaitait que SNC-Lavalin puisse participer au programme d’accords de poursuite suspendue, malgré le refus du Service des poursuites pénales du Canada (SPPC). « Il faut être prudent », a-t-il toutefois affirmé. Les ministres fédéral Navdeep Bains et québécois Pierre Fitzgibbon ont amorcé des pourparlers sur le sujet. « Le dossier et les conversations suivent leur cours », a indiqué le bureau de M. Legault.

Par ailleurs, le premier ministre québécois s’est questionné à haute voix vendredi sur la nature de la pression exercée, selon The Globe and Mail, par l’équipe de Justin Trudeau sur l’ex-ministre de la Justice du Canada, Jody-Wilson Raybould, afin qu’elle mette à l’abri SNC-Lavalin d’un procès pour fraude et corruption. « Il y a une différence entre faire des pressions politiques pour abandonner une poursuite et faire des pressions politiques pour s’assurer qu’on règle le dossier le plus rapidement possible », a-t-il fait valoir à la presse.

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Un choix déconcertant du ministre de l’Education

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Bien qu’il faille saluer les bonnes intentions du ministre Roberge dans différents dossiers touchant l’école publique, son choix de l’école privée pour ses enfants suscite un questionnement légitime. Vous me direz sans doute que c’est son droit, comme parent, d’opter pour une institution privée et qu’il n’est pas le premier titulaire de l’Éducation à le faire.

À cet égard, j’ai toujours eu de la considération pour Pauline Marois et d’autres ministres qui ont fait le choix de la cohérence et donc de l’école publique pour leurs enfants.

M. Roberge n’est pas un parent comme les autres car, compte tenu du poste qu’il occupe, il devrait être par-dessus tout le porte-étendard de l’école publique et son premier défenseur. Son choix induit auprès des parents un renforcement de l´image de supériorité de l’école privée.

Ayant enseigné 35 ans au secteur secondaire public, j’ai toujours trouvé affligeant que certains de mes collègues fassent le même choix que l’actuel ministre de l’Éducation. D’ailleurs, que dirait-on d’un président de Coca-Cola qui annoncerait candidement qu’il préfère le Pepsi ?

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Lanceur d’alerte congédié: le ministre de l’Agriculture demande une enquête à la Protectrice du citoyen

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Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, reconnaît avoir « fait une erreur » en disant avoir « personnellement autorisé » le congédiement du fonctionnaire lanceur d’alerte Louis Robert. Il a demandé lundi à la Protectrice du citoyen de faire enquête pour garantir la valeur du processus qui a mené au renvoi de M. Robert.

« J’admets aujourd’hui avoir fait une erreur en prenant sur mes épaules le poids de cette décision, qui est en réalité une décision administrative », a indiqué le ministre en conférence de presse à Montréal. « Dans le feu de l’action, je me suis mal exprimé. »

M. Lamontagne a expliqué avoir été informé par son sous-ministre qu’une enquête avait été menée et qu’elle aboutirait au congédiement de l’agronome. Il a posé des questions sur le processus d’enquête, qui lui a semblé rigoureux et impartial. Partant de là, il a pris sur lui, en point de presse, d’avoir personnellement autorisé le congédiement du lanceur d’alerte.

« La nature sensible de ce congédiement, lié à la possibilité exprimée que je sois à titre de ministre intervenu personnellement dans ce dossier, a contribué à créer au sein du public un remous important », a reconnu le ministre lundi. « Je me suis fait rattraper par mon passé d’entrepreneur et par le fait que je suis un joueur d’équipe », a-t-il expliqué en faisant valoir qu’un chef d’entreprise va « au bâton pour ses employés ».

Sauf que le dossier aura permis à André Lamontagne de comprendre que « dans les faits, un ministre n’embauche pas et ne congédie pas de fonctionnaires ».

Pour dissiper tout doute d’ingérence politique dans ce dossier, M. Lamontagne demande donc à la Protectrice du citoyen de faire enquête. On lui demande de se pencher sur quatre éléments :

  • de s’assurer que, s’il y a eu dénonciation dans ce dossier, elle a été « traitée adéquatement » et en respect de ce que prévoit la Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles à l’égard des organismes publics ;
  • de s’assurer que le congédiement ne constitue pas des représailles à la dénonciation ;
  • de s’assurer que les droits de M. Robert ont été respectés et que le processus d’enquête fut équitable ;
  • de confirmer que le ministre n’a eu aucune implication dans la décision de congédier M. Robert.

 

« Tirer la plogue »

L’agronome Louis Robert est à l’origine de la fuite d’un document confidentiel qui a mené des journalistes à révéler l’ingérence du privé dans la recherche scientifique en agroenvironnement au Centre de recherche sur les grains (CEROM), financé en majorité par Québec. M. Robert avait tout d’abord dénoncé la situation à l’interne, avant de finalement se tourner vers les médias.

Le ministre a évoqué ouvertement la possibilité de « tirer la plogue » sur le financement provincial du CEROM, si une évaluation en cours conclut que le centre ne répond pas à trois critères précis : faire un travail indépendant ; avoir une gouvernance dans les règles de l’art ; et bien utiliser les fonds publics.

« Présentement, on est à établir les exigences, les demandes qu’on fait au CEROM. Il faut respecter que ce soit un organisme indépendant avec un conseil d’administration. Par contre, je pense qu’à la hauteur qu’on y contribue, on est en mesure à les inviter à avoir certains comportements et à poser certains gestes. On va avoir à leur signifier certaines invitations au cours des prochaines semaines, certains gestes qu’on voudra qu’ils posent, et on verra où ça va atterrir. »

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«Je me suis senti trahi, Monsieur le Premier Ministre»

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Lettre adressée au premier ministre François Legault

Je venais juste de terminer de ranger à la Grande Mosquée de Québec les derniers tableaux de peinture collective réalisés le 29 janvier, jour de la commémoration à laquelle vous avez accepté gentiment de prendre la parole, quand un journaliste m’appelle pour avoir un commentaire sur votre dernière déclaration nous concernant. J’ai ressenti un coup de massue ou, plus encore, je me suis senti trahi, tellement vos paroles étaient aux antipodes de celles que vous avez prononcées à l’Université Laval.

J’ai relu les articles des différents médias et je vous ai écouté prononcer d’un ton désinvolte : « Bon, écoutez, je ne pense pas qu’il y a de l’islamophobie au Québec. »

Je n’ai pas d’objection à ce que votre gouvernement refuse la proposition d’une Journée contre l’islamophobie. Je ne me sens ni frustré ni trop malheureux, quoique déçu, et encore là, c’est l’émotion des derniers jours qui m’a mis dans cet état.

Je reconnais que la proposition du CNMC en 2018 pour une journée sur l’islamophobie à laquelle la Grande Mosquée de Québec avait adhéré a interpellé des amis qui ne nous veulent que du bien pour nous dire que cette demande est trop prématurée et même inutile pour l’instant. C’est pour cela que j’ai déclaré ensuite que notre mosquée adhère à une nouvelle proposition plus large d’une « journée contre la discrimination et la haine. »

Tout cela pour vous dire que l’essentiel pour moi est l’adhésion de la société à la lutte contre le phénomène général de la haine de l’autre. Aujourd’hui, Monsieur le Premier Ministre, vous avez tranché sur la question de cette journée et j’accepte votre décision. Cependant, ajouter de façon laconique : « Bon, écoutez, je ne pense pas qu’il y a de l’islamophobie au Québec », c’est faire de votre décision une insulte à notre intelligence, nous qui luttons sans cesse pour abolir l’attitude de certains contre les citoyen.ne.s musulman.e.s afin que notre société soit la meilleure et la plus juste qui soit.

Monsieur le Premier Ministre, avec tout le respect que j’ai pour vous, je me permets de vous dire que vous n’avez pas mesuré la gravité de cette phrase à 48 heures à peine après la 2e édition de la commémoration de la tuerie de la Grande Mosquée durant laquelle les citoyen.ne.s du Québec avaient exprimé, comme vous, leur attachement à l’esprit de générosité et de justice pour contrer le geste islamophobe à l’origine de la tragédie que le Québec a connue le 29 janvier 2017.

Jamais, jamais, nous n’avons traité la population entière du Québec d’islamophobe !

Je crains que votre phrase ne redonne vie à l’amalgame que les islamophobes adorent, soit que nous traitons toutes les Québécoises et les Québécois d’islamophobes. Je crains aussi que votre phrase ne soit le préambule à d’autres déclarations gouvernementales musclées, notamment sur les signes religieux qui visent essentiellement les femmes musulmanes.

Je crains aussi que votre phrase ne donne la caution magistrale à cette frange agissante de la société qui s’alimente d’islamophobie.

Vous ne pouvez pas et vous ne devez pas, Monsieur le Premier Ministre, laisser aller ce dérapage (par la force de quelques mots) dans la conscience sociale.

Monsieur le Premier Ministre, permettez-moi de vous rappeler que nous avons subi de la part de cette frange islamophobe des affres qui se sont accentuées en fréquence et en gravité d’année en année depuis que certains politiciens et faiseurs d’opinions ont cherché à créer les amalgames dans la tête des gens à la suite des guerres du Golfe, Iran-Iraq, Israël-Palestine, cas des versets sataniques, les prises d’otages, Afghanistan, Syrie, Daech, etc. Ce sont ces amalgames qui ont mis les musulmanes et les musulmans du Québec à la vindicte de la minorité extrémiste islamophobe.

Permettez-moi enfin, pour justifier mes propos, de vous donner une liste non exhaustive des actes islamophobes que nous avons subis injustement, ici à Québec, en commençant par les pamphlets insultants distribués dans les quartiers environnants de la mosquée, les très nombreuses excitations du public par les animateurs de radio-poubelles, les immenses croix gammées peinturées sur les murs de la Grande Mosquée, la tête de porc tout fraîchement tranchée avec une carte souhaitant aux musulmans « bon appétit », l’offensive référendaire absurde à Saint-Apollinaire lors des démarches de musulmans pour l’installation d’un cimetière, les dépliants placardés sur nos murs montrant des porcs se vautrant dans leur lisier puant nous invitant à y trouver sépultures aux corps des défunts musulmans, l’incendie du véhicule du président en exercice du CCIQ, les excréments humains jetés sur la porte d’entrée de la Grande Mosquée.

Plus islamophobes comme gestes, tu meurs, dira l’adage.

Et cela, Monsieur le Premier Ministre, a culminé par l’assassinat de six pères de famille, citoyens musulmans, tous de grandes et belles compétences québécoises laissant derrière eux 6 veuves et 17 orphelins, par des blessures graves allant jusqu’au coma de 5 autres personnes, dont une est collée à vie à son fauteuil roulant après avoir reçu sept balles dans le corps, dont une est toujours coincée dans son cou, et par l’effroi qu’ont connu les 35 rescapés que l’assassin n’a pu atteindre miraculeusement, dont un a eu le courage d’envelopper de son corps une fillette pour lui éviter de subir le sort des adultes.

Doit-on nier tout cela pour dire qu’il n’y a pas d’islamophobie au Québec ?

Il y a danger en la demeure, Monsieur le Premier Ministre, danger qui oblitère les mémoires, qui existe, qui conforte les extrémismes et qui délie les langues fourchues.

Je fais appel à votre intelligence et à votre générosité pour rester le premier ministre de toutes les Québécoises et de tous les Québécois, et non pas uniquement de la majorité qui vous a élu afin que cette blessure ne se transforme pas en fracture sociale insurmontable dont votre gouvernement portera la responsabilité et qui s’inscrira dans l’histoire de notre pays. […]

Salam, Monsieur le Premier Ministre.

 


Cette lettre a été écrite le jeudi 31 janvier. Le cabinet de François Legault a depuis corrigé le tir et dit estimer qu’il « existe de l’islamophobie, de la xénophobie, du racisme, de la haine, mais pas de courant islamophobe ».

 

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