Erreur de parcours du SPVM

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Autre temps, autres moeurs. Une campagne de prévention contre les agressions sexuelles incitant les filles à consommer avec modération lors des sorties dans les bars pour éviter de se transformer en victimes a enflammé les réseaux sociaux cette semaine. Sur le ton de la dénonciation, les détracteurs de cette campagne élaborée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont ni plus ni moins demandé aux policiers d’être un peu plus de leur temps. Et comment !

Cette campagne désuète intitulée « Je sors avec ma gang, je repars avec ma gang » n’a pas été conçue en 2018, mais bien en 2012. Quand les policiers du poste de quartier 38, secteur Plateau-Mont-Royal, ont distribué un surplus de vieux dépliants, la campagne connut une seconde vie, ce qui provoqua le tollé. Le SPVM a retiré la campagne, pris acte du « malaise », fait amende honorable.

On peut tout de même tirer quelques leçons de cet événement, qui n’est pas qu’un banal accident de parcours. La première, majestueuse et criante : que de chemin parcouru entre 2012 et 2018, avec cet éveil collectif nommé #MeToo ! Après cette déferlante, le discours entourant les agressions sexuelles ne pourra plus rimer avec la banalisation qui teintait une campagne comme celle relancée cette semaine, et que les policiers auraient dû avoir le réflexe d’actualiser. « On a pris conscience qu’il y a beaucoup de choses qu’on acceptait et qu’aujourd’hui, on se sent en bon droit de dénoncer », disait récemment l’essayiste féministe Pascale Navarro dans un dossier du Devoir portant sur le premier anniversaire du mouvement #MeToo. « La frontière de ce qui est acceptable est en train de bouger. »

Autre rappel, qui écorche au passage les corps policiers : la prévention, qui s’est installée de manière tardive dans les manières de faire de la police, n’a rien d’une clause de bonne conscience qu’on fait « aussi » en plus du reste. Essentielle et capitale, elle ne devrait pas toujours reposer sur l’expertise policière dans des champs d’intervention sociale aussi délicats, mais bien s’appuyer sur des données probantes et être réfléchie en accord avec les intervenants de la société civile experts du domaine.

Et de quoi devrait être faite une campagne de sensibilisation efficace destinée à prévenir les agressions sexuelles ? Certes pas de messages à portée culpabilisante pour les femmes, invitées à toujours faire davantage pour ne pas être agressées. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pointe le fait que ces campagnes devraient viser très spécialement les jeunes hommes et les adolescents pour en faire des alliés dans la prévention ; qu’elles devraient aussi « favoriser le dévoilement et la dénonciation précoces des agressions sexuelles » en « déresponsabilisant la victime ». Autre temps, autres moeurs.

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Nuit Blanche 2018 à Paris: notre sélection de parcours

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La 17e édition de l’événement artistique gratuit, confiée à Gaël Charbau, est organisée dans la nuit de samedi 6 à dimanche 7 octobre autour de quatre parcours «constellation» (Île Saint-Louis, Invalides, La Villette et Porte Dorée). Découvrez nos coups de coeur.

La carte des Constellations de Nuit Blanche 2018.
La carte des Constellations de Nuit Blanche 2018. Nuit blanche 2018

La direction artistique de la dix-septième édition de Nuit Blanche (dans la nuit du 6 au 7 octobre) a été confiée à Gaël Charbau. Le curateur a souhaité cette année donner la chance à des artistes de réaliser des projets d’ampleur et d’investir totalement la capitale le temps d’une nuit. Organisée autour de quatre parcours «constellation» (Île Saint-Louis, Invalides, La Villette et Porte Dorée), Nuit Blanche promet cette année de créer des éclairs dans le ciel parisien. Voici notre sélection.

Constellation de l’Île Saint-Louis

Une grosse performance animera toute l’île Saint-Louis, intitulée Un Titanic, reprise et imaginée par les artistes Edgar Sarin et Matteo Revillo comme une grande procession. 300 volontaires déambuleront ainsi sur l’île et sur les quais et réaliseront une sculpture sèche faite d’argile, de sel et de paille, symboles d’une microsociété reconstituée. Quand, dans l’église Saint-Louis, l’organiste Benjamin Viaud jouera les derniers airs entendus sur le Titanic.

Plus loin, en plein cœur du quartier des Halles, le jardin Nelson Mandela accueillera le travail de l’artiste Bertille Bak en collaboration avec Emmaüs Solidarité et la Collection Pinault. Véritable ovni encore en plein travaux, la Bourse de Commerce sera détournée par l’artiste. Elle réalisera ainsi des effigies du bâtiment dans son état actuel, qu’elle vendra dans un marché de camelots créé pour l’occasion. Nommée Le Fantôme des Halles, cette performance participative donnera l’occasion aux Parisiens d’acheter leur propre effigie de la Bourse de Commerce, et les fonds seront reversés à Emmaüs.

» Tout le programme de la constellation de l’Île Saint-Louis

Constellation des Invalides

Dans ce quartier relativement désert à la nuit tombée, Gaël Charbau a donné carte blanche à Dahan et Pefura. Les deux artistes ont obtenu la piétonnisation du kilomètre qui relie les Invalides au bas des Champs-Élysées. Déjà réalisée pour la Biennale de Dakar, cette performance entend réunir des acteurs du loisir parisien avec tout le long des concerts, des performances, des matchs de foot, des food trucks mais aussi un espace de roller derby. Au bout de cette allée exceptionnellement dédiée aux piétons, le pont Alexandre III accueillera le collectif philanthropique Thanks for Nothing et leur collecte d’objets culturels. Tous les Parisiens seront ainsi invités à déposer un objet culturel contre lequel ils recevront une performance. Parmi les artistes invités: la chorégraphe Marie-Claude Pietragalla ou encore l’artiste Laure Prouvost.

» Tout le programme de la constellation des Invalides

Constellation de la Villette

Tout en sons et lumières, la Villette fait la part belle à la Nuit Blanche. La Philharmonie organisera pour l’occasion cinq marathons musicaux du classique au contemporain. Le parvis de la Cité des sciences et de l’industrie sera lui occupé par le Geyser de boue de l’artiste Fabien Léaustic, une performance chromatique d’ampleur. La Géode sera parée d’une proposition visuelle et sonore de Tremenss et tous les lieux de la Villette accueilleront concerts et performances durant cette nuit. En bonus, le belvédère de la Philharmonie sera exceptionnellement accessible pour admirer les étoiles et les installations du toit du bâtiment.

» Tout le programme de la constellation de la Villette

Constellation de la Porte Dorée

Au bout de l’Est parisien, Philippe Quesne investit le parc zoologique de Paris. Au beau milieu de la nuit, quand aucun visiteur ne peut habituellement accéder aux entrailles d’un tel lieu, les curieux pourront pénétrer dans le parc. Quand les mammifères dormiront à poings fermés, d’autres animaux nocturnes feront un bel accueil aux visiteurs qu’ils ne voient jamais. Cette promenade sera accompagnée par une musique mélancolique diffusée dans les enceintes du zoo invitant à se diriger vers les entrailles du Rocher. «Une cathédrale de béton dans laquelle vous découvrirez le sens de la musique diffusée dans le parc» explique Gaël Charbau.

» Tout le programme de la constellation de la Porte Dorée

Autour de ces grandes installations, graviteront aussi des projets inédits pensés pour cet évènement nocturne. Au musée Guimet (XVIe) avec une installation et une projection du collectif Ascidiacea, à l’IMA (Ve) avec la réalisation en direct d’une œuvre de Houda Terjuman, à la Chapelle expiatoire (VIIIe) avec une installation du street-artiste le Diamantaire ou encore à l’Institut de France (VIe) avec un portrait de Mazarin et des performances dans la cour.

Nuit Blanche. Partout dans Paris, dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 octobre 2018, de 19h à 7h. Gratuit.

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le parcours tout en beauté des jardins de Sothys

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Au cœur de la Xaintrie, aux confins de la Corrèze et du Cantal, les 4 hectares aménagés par Sothys viennent d’obtenir le label « Jardin remarquable » couronnant la démarche originale de la célèbre marque de cosmétique.

Jacques Chirac, en tournée électorale dans les lointains villages de la haute Corrèze, avait coutume de lancer à ses hôtes un goguenard «c’est beau mais c’est loin». La première question que l’on se pose, après avoir avalé kilomètres et virages dans les paysages sublimes de la Xaintrie, far west corrézien entre Tulle et Aurillac, c’est: pourquoi être venu créer un jardin à Auriac, petit bourg désœuvré en granit et en lauzes?

Bernard Mas, concepteur du lieu et artisan de la success story Sothys, balaie l’interrogation d’un revers de la main: «Je voulais faire quelque chose pour la terre de mes ancêtres, dans le village où ils se sont installés en 1714». Et aux grincheux qui doutaient, l’octogénaire affiche son résultat: 10 000 visiteurs ont parcouru l’année dernière les 4 hectares de ce jardin pas comme les autres.

«Je voulais faire quelque chose pour la terre de mes ancêtres, dans le village où ils se sont installés en 1714»

Bernard Mas, concepteur du lieu et artisan de la success story Sothys.

Les débuts sont méritoires. «Personne ne voulait venir ici, et j’ai eu un mal fou pour trouver un paysagiste intéressé par ces prés couverts de ronces et de genêts que je parcourais enfant et que mon père m’avait laissés en héritage», explique Bernard Mas. «Au début, ajoute, non sans humour, Marie-Ange Mas en charge des visites, il fallait beaucoup parler pour occuper les premiers visiteurs, car il n’y avait pas grand-chose à voir.» Mais, depuis 2007, date de son ouverture au public, les choses ont bien changé. Aujourd’hui, le lieu, qui occupe une topographie accidentée, cerné de futaies, est un parcours en quinze étapes qui a atteint sa pleine maturité. La beauté en est le fil conducteur, on soigne l’apparence, lien discret avec la marque de cosmétique qui porte, financièrement, le lieu.

Élégant pavillon d’accueil

Dans l'«escapade hydratante», le visiteur se déchausse pour marcher sur des galets massants entourés de plantes tropicales.
Dans l’«escapade hydratante», le visiteur se déchausse pour marcher sur des galets massants entourés de plantes tropicales. Brigitte & Philippe Perdereau.

Après avoir franchi un élégant pavillon d’accueil qui sert de boutique, on est accueilli par une boule de granit posée sur un socle empli d’eau qu’un ingénieux et invisible système hydraulique fait tourner, mappemonde d’une terre promise. À droite, un jardin japonais et, en face, un jardin à la française. Une allée en pente toute en retenue, le «mixed-border» luxuriant, conduit au-delà d’un mur de pierres sèches à une kyrielle d’espaces que séparent des frontières de verdure. Le plus spectaculaire est celui consacré à la peau où l’écorce est fêtée. Un Acer griseum(érable cannelle) s’exfolie au passage de la main, et l’on caresse l’heptacodium comme le pelage d’un chamois dont il a emprunté la couleur et la texture.

Dans l’espace suivant, autrement appelé «escapade hydratante», on se déchausse pour marcher sur des galets massants entourés de plantes tropicales, rafraîchi de brumisateurs qui enchantent les jeunes visiteurs. On atteint une sorte de perfection esthétique avec le jardin égyptien, dédiée à la déesse Sothys, enclos fermé par une grille et agrémenté d’un long miroir d’eau bordé de palmiers. Une curiosité à 700 mètres d’altitude!

«Nous ne sommes pas un jardin publicitaire. (…) Tout ici a du sens»

Christian Mas, directeur général de Sothys

Pour autant, «nous ne sommes pas un jardin publicitaire, insiste Christian Mas, directeur général de la marque. L’œuvre de mon père ne se veut pas non plus pédagogique ou scientifique, on doit la vivre comme une promenade, un plaisir de la vie.» Bancs et chaises invitent le visiteur à des pauses dans ce paysage que le début de l’automne magnifie de tons ocre et rouges. Avec pour précieux compagnon… le silence.

Comme tout est atypique dans ce jardin, les paysagistes se devaient de l’être aussi. Couple breton installé sur les Côtes-d’Armor, Pascal et Cécile Collarec sont ici à la manœuvre, aidés par six jardiniers permanents. Un restaurant aménagé dans une ancienne grange, ouverte sur une pièce d’eau, sert les produits d’un potager dédié, et un gîte de luxe accueille à proximité toute l’année les vacanciers. Chaque été, l’Orchestre Pasdeloup tient festival. Aussi, sur la petite route où jadis les paysans poussaient à pas lents les vaches rousses des hauts plateaux, autocars et voitures venus de toute l’Europe assurent désormais l’animation. «Tout ici a du sens», conclut Bernard Mas, pas peu fier d’avoir donné au Limousin et à l’Auvergne un de ses plus beaux jardins et à Auriac, en Corrèze, un avenir…

Les Jardins Sothys à Auriac (Corrèze). Tél.: 05 55 91 96 89. Adulte, 7 €. Jusqu’au 4 Novembre, du mardi au dimanche de 11h30 à 18h00.

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