Armes à feu: ne pas lâcher prise

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Le lobby des chasseurs prend une direction préoccupante. En date du 12 février dernier, moins du tiers des armes à feu en circulation étaient enregistrées au nouveau Service d’immatriculation des armes à feu du Québec, soit 411 095 des 1,4 million d’armes sur le territoire.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs invite ses membres à respecter la loi, malgré son opposition. « Jamais on ne va encourager la désobéissance civile », a dit son directeur général, Alain Cossette.

Il semble bien que cet appel au sens des responsabilités tombe à plat. La désobéissance civile est au coeur des stratégies du groupe Tous contre un registre québécois des armes à feu, soucieux de défendre ses prérogatives au détriment de l’intérêt public. Son porte-parole, Guy Morin, clame que ses armes ne sont pas enregistrées et qu’elles ne le seront jamais. Quelque 200 opposants au registre ont manifesté, dimanche à Québec, en exigeant que les sommes consacrées au registre soient investies à la place dans la santé mentale. Sacrés sophistes !

Si tous les lobbies enfreignaient les lois et les règlements qui leur déplaisent, le désordre social l’emporterait sur la primauté du droit. Les chasseurs ne sont pas d’accord avec le registre ? Qu’ils en contestent la validité devant les tribunaux. Dans l’intervalle, qu’ils cessent de se faire justice eux-mêmes en s’appuyant sur de fallacieuses questions de principes ou de divergences idéologiques.

Le gouvernement Legault est dans son droit d’exiger l’enregistrement des armes, au nom de l’intérêt public et de la santé publique. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec appuie cette mesure, tout comme le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et les spécialistes de l’intervention en santé mentale. Les armes à feu ne sont pas des biens comme les autres. Même les armes d’épaule, que les chasseurs veulent soustraire au registre, doivent être enregistrées.

Pour l’heure, le gouvernement Legault serait bien mal avisé d’imposer des amendes (elles vont de 500 $ à 5000 $) aux récalcitrants. Le zèle bureaucratique est un piètre substitut à la prévention et à la sensibilisation. Québec doit aussi améliorer les imperfections dans son système d’enregistrement des armes, qui prête flanc à la critique, et rassurer les sceptiques sur ses intentions. Le registre n’est pas et ne deviendra pas un nouvel outil de taxation ou de contrôle social des chasseurs. Ceux-ci peuvent-ils exercer en revanche une citoyenneté responsable ?

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Je ne suis pas Québécois

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En discutant avec des amis, j’ai constaté que nous sommes nombreux à remarquer que, depuis quelques mois, il semble y avoir une recrudescence d’accusations d’intolérance envers les Québécois.

D’ailleurs, lorsqu’on se demande si « les Québécois sont racistes », on parle des francophones. On ne parle pas des Québécois d’origine chinoise, italienne, grecque, et autres, qui habitent Montréal et ailleurs au Québec. Si c’est ça la nouvelle définition du Québécois, j’affirme ceci : je ne suis pas Québécois.

Mais nous sommes nombreux à en avoir soupé de ces accusations, car elles sont injustes. […] Il n’y a pas plus d’intolérants chez les francophones que dans les autres communautés, mais on dirait qu’on tente de nous faire croire le contraire. C’est anormal que nous devions répéter cela en 2019…

Mais je n’abdique pas devant les diffamateurs qui expriment leur propre intolérance en nous lançant injustement de la boue.

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Notre histoire, ce n’est pas du passé

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Il paraîtrait qu’il ne faudrait pas parler d’événements comme celui-là, histoire de ne pas nourrir un sentiment de défaitisme chez les Québécois, chez les jeunes surtout. Des pendaisons comme celles des patriotes, c’est bien connu, ça ne fait pas danser dans les chaumières.

Trop tristes ? Trop sombres ? Trop de larmoiements provoqués ? Trop d’idées noires entretenues trop longtemps ? « Il faut regarder en avant et cesser de rabâcher ces vieilles histoires », soutiennent ceux pour qui n’existerait qu’un futur ayant fait l’impasse sur le passé. Sur notre passé.

Cette idée qu’il faudrait ranger une partie de notre histoire au placard est récurrente. On l’a retrouvée dans la chronique de Mme Francine Pelletier le mercredi 23 janvier dans Le Devoir. « Peut-être faudrait-il regarder plus souvent devant plutôt que toujours derrière, se rappeler là où on veut aller, pas seulement là d’où l’on vient », a-t-elle écrit.

Voilà un passé que d’aucuns s’acharnent à faire oublier, qualifiant de radotage contre-productif les rares occasions qui nous sont données de se souvenir pour ne pas oublier.

Le professeur Jocelyn Létourneau, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et en économie politique du Québec contemporain de l’Université Laval (ouf !), avait mené une enquête, qui a duré dix ans, portant sur la perception qu’ont les jeunes de notre histoire.

Les résultats sont parus chez Fides il y a cinq ans. « La plupart des jeunes Québécois ont ainsi en tête que l’histoire de leur province est teintée par l’idée de la survivance et de la résistance, résume M. Létourneau dans son ouvrage », a-t-on lu dans La Presse.

Plus de 4000 jeunes avaient décrit ce qu’ils pensent du Québec. L’un d’entre eux en avait dit ceci : « La domination des autres pays rendent le Québec ce qu’elle est aujourd’hui. » Létourneau en fait la traduction suivante : « Pour ce jeune, l’aventure québécoise dans le temps se veut tragique en ce qu’elle résulte d’une volonté extérieure au Nous, sorte de contrainte que l’Autre a imposée au Québec et qui a freiné son accomplissement dans ce qu’il aurait pu être ou dû devenir. »

Ici, le jupon du lauréat en 2006 de la bourse de 225 000 $ de la fondation Pierre-Elliott-Trudeau dépasse. Cet Autre, qui revient toujours sous une forme ou sous une autre, n’aurait rien imposé au Nous ?

Doit-on comprendre que la trajectoire du peuple québécois, tout au long de son histoire, n’aurait été qu’une suite ininterrompue d’orgasmes collectifs, de sublimes plaisirs partagés, de moments de grâce irrésistibles ? Qu’il aurait été de mise de se tordre de plaisir en voyant l’armée britannique conquérir le pays ?

Qu’on aurait dû sortir les chaises pliantes, comme pour les feux d’artifice de La Ronde, pour admirer le spectacle offert par les troupes dirigées par le major Scott, qui ont mis le feu aux maisons de la Côte-du-Sud, de Kamouraska à Lévis, dans ce qu’on a appelé l’année des Anglais, en 1759, après avoir détruit les fermes de la Côte-de-Beaupré, de Baie-Saint-Paul et de La Malbaie et en assassinant au passage, à Montmagny, l’ancêtre direct de Philippe Couillard et ses deux oncles ?

Qu’il aurait été plus seyant d’applaudir quand ils ont pendu Chevalier de Lorimier, Joseph-Narcisse Cardinal, les frères Sanguinet et tous les autres, comme nous l’a rappelé l’historienne Micheline Lachance dans un texte saisissant publié dans Le Devoir à l’occasion du 175e anniversaire des exécutions ?

« Ce qui m’a le plus frappée dans les récits et témoignages laissés par leurs contemporains ? La répression féroce exercée par les autorités coloniales : patriotes traqués comme des bêtes dans les bois, femmes et enfants chassés de leurs foyers à moitié nus, jeunes filles ligotées et violées, récoltes pillées, fermes saccagées… »

Qu’il aurait été plus poli de tuer le veau gras à la formation de la Confédération canadienne, même si on a oublié de nous consulter ?

Dans ses Insolences publiées en 1960, il y a donc 59 ans, le célèbre Frère Untel racontait comment il avait testé les connaissances de ses élèves de 10e année en leur faisant écrire la première strophe de l’hymne Ô Canada. Parmi les trouvailles des étudiants d’Alma, il y avait celle-ci :

« Ton histoire est une des pas pires » en lieu et place de « Ton histoire est une épopée » !

Un lapsus révélateur que celui-là ! Quand on y regarde de plus près, en effet, on a une histoire pas pire pantoute.

Déplorer, comme l’avait fait Létourneau, que le peuple québécois ait pratiqué la résistance pour assurer sa survivance, après les heures difficiles qu’il a dû traverser, cela relève d’une mauvaise foi éhontée. Un bon petit peuple par ailleurs, qui honore ses conquérants en leur érigeant des statues ou en donnant leur nom à des lieux publics : Wolfe, Amherst, Sherbrooke, Durham.

Enfin, quand on constate à quel rythme effarant sont démolies, dans une indifférence quasi généralisée, des centaines de maisons historiques ou patrimoniales pour faire place bien souvent à des centres commerciaux d’une laideur consommée ou à des parkings, on se dit que c’est la même logique exposée par Mme Pelletier qui s’applique : faire table rase du passé pour le remplacer par du n’importe quoi. Pour autant que ce soit recouvert du vernis du postmodernisme…

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J’ai pas voté pour ça

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À peine huit mois après la victoire libérale d’avril 2003, des milliers de personnes étaient descendues dans la rue à l’invitation des centrales syndicales pour dénoncer les politiques du gouvernement Charest.

À Montréal et à Québec, les transports en commun avaient été sérieusement perturbés. Au Saguenay, sur la Côte-Nord et en Gaspésie, des routes avaient été bloquées. Le ministre de la Sécurité publique de l’époque, Jacques Chagnon, avait lancé un appel au calme.

Les uns protestaient contre la hausse inattendue du tarif des garderies, les autres contre une modification du Code du travail pour faciliter la sous-traitance ou, de façon plus générale, contre la « réingénierie » de l’État. Un même cri : « J’ai pas voté pour ça. »

Inébranlable, le nouveau premier ministre répétait à qui voulait l’entendre qu’il avait reçu un « mandat clair » de la population. Avec 46 % des voix, la victoire libérale avait été impressionnante, mais M. Charest en faisait une mauvaise interprétation.

Craignant pour sa réélection, il avait bientôt mis un terme à la « réingénierie », renoncé aux partenariats public-privé (PPP) et multiplié la tenue de forums pour tenter de se reconnecter avec la population.

À titre de comparaison, la CAQ l’a emporté avec seulement 37,4 % des voix le 1er octobre dernier. Qui plus est, l’étude réalisée par la sociologue Claire Durand, dont Le Devoir a fait état jeudi, indique que seulement 17 % des électeurs caquistes ont été motivés par leur « appréciation générale des politiques, des idées et du chef ».

La grande majorité (55 %) ont plutôt voté pour le « changement » ou pour « chasser les libéraux ». On pourrait y ajouter les 8,4 % qui ont dit avoir voté pour « le moins pire ». Des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale, la CAQ est assurément celui dont le vote était le moins motivé par des facteurs positifs.

 
 

Cela ne remet aucunement en doute la légitimité du gouvernement Legault, ni (et ne signifie pas) qu’il doit(ve) renoncer à ses réformes, mais cela devrait l’inciter à ne pas tenir pour acquis qu’il a l’appui inconditionnel de la population dans tout ce qu’il entreprend et à se montrer plus ouvert aux correctifs qui lui sont suggérés.

Cette semaine, c’était comme si le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, et son collègue de l’Éducation, Jean-François Roberge, avaient reçu un chèque en blanc et avaient hâte de l’encaisser.

Si les Québécois demeurent divisés sur l’opportunité d’abaisser les seuils d’immigration, M. Jolin-Barrette a sans doute raison de croire que la nécessité de revoir la méthode de sélection fait consensus, mais il ne peut pas présumer qu’on lui a donné le feu vert pour envoyer 18 000 demandes à la poubelle simplement parce qu’elles retardent ses projets.

Dans le cas des maternelles 4 ans, il est un peu étonnant de voir M. Roberge, qui répète depuis des années qu’il faut faire confiance aux parents, ignorer aussi superbement les résultats d’un récent sondage Léger selon lequel ceux-ci préfèrent d’emblée les CPE.

Le désir de changement constitue une base fragile, dans la mesure où il est facile d’en devenir la victime. Rien ne dit que la lune de miel du gouvernement Legault va se terminer aussi abruptement que celle des libéraux de 2003, mais l’arrogance de la science infuse n’a jamais donné de bons résultats.

« Pour changer ce qui ne fonctionne pas, il ne suffit pas de décréter, il faut aller chercher l’adhésion du maximum de personnes », disait M. Legault lors de la présentation de son cabinet. Certains semblent l’avoir déjà oublié.

 
 

À des degrés divers, les trois autres partis disposent d’assises idéologiques plus solides que la CAQ. Cela est particulièrement vrai du PLQ et de QS, dont les idées et les politiques motivent le tiers de leurs électeurs.

Au PQ, c’est seulement un sur cinq. L’étude de Mme Durand apporte des éléments qui illustrent bien ses difficultés, mais qui offrent aussi matière à réflexion pour l’avenir.

Sauf pour quelques vedettes, la personnalité du candidat local a généralement peu d’impacts sur le choix des électeurs. Dans le cas du PQ, elle a motivé celui de 20 % d’entre eux, soit le même poids que les orientations du parti. Au PQ et à QS, c’est 7 % ; à la CAQ, 3 %. En tout respect pour les survivant(e)s du 1er octobre, ce n’est pas normal. Il est également inquiétant que 13 % de ceux qui ont voté pour le PQ l’aient fait simplement « par habitude ». Même au PLQ, ils sont seulement 7 %.

La bonne nouvelle est que le PQ demeure clairement le parti naturel pour les souverainistes. La question nationale est la première motivation de 13,8 % des électeurs péquistes, mais de seulement 0,6 % des solidaires. Alors que 78 % des péquistes sont souverainistes, c’est le cas de seulement 47 % des solidaires. Qu’il se rénove, se rebaptise ou se refonde, l’indépendance est sa planche de salut. Dans son cas, on vote pour ça.

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La CAQ et le PQ ne veulent pas d’un autre débat public sur la laïcité

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Le gouvernement caquiste envisage de ne tenir aucune consultation publique sur le projet de loi visant notamment à interdire le port de signes religieux chez des employés de l’État en position d’autorité.

L’équipe de François Legault veut clore le débat, qui anime la classe politique depuis plus d’une décennie, avant le solstice d’été.

Il n’est pas question de tenir une consultation générale comme à l’hiver 2014. Près de 80 individus et groupes — y compris la famille Pineault-Caron et la communauté des druides du Québec — avaient été invités à l’Assemblée nationale afin de commenter la charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État du ministre péquiste Bernard Drainville.

Il n’est pas question non plus d’organiser des consultations particulières comme à l’automne 2016. Environ 40 individus ou groupes avaient été invités en commission parlementaire pour réagir au projet de loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État de la ministre libérale Stéphanie Vallée.

Plus de 10 ans après le dépôt du rapport Bouchard-Taylor, l’Assemblée nationale doit maintenant légiférer, fait valoir une source gouvernementale.

Les élus péquistes sont « prêts à procéder » sans de nouvelles consultations publiques, a indiqué mercredi le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. « Le moment est venu de trancher cette question. On veut vraiment une adoption qui aura lieu d’ici juin. L’enjeu est très connu. Ce qui manque, c’est de mettre au jeu le projet de loi », a-t-il déclaré dans un impromptu de presse.

Le PQ propose de frapper les employés de l’État en « position d’autorité » — les policiers, procureurs, juges, gardiens de prison, ainsi que les éducateurs en garderie et les enseignants — d’une interdiction d’afficher leurs convictions religieuses. Il prône aussi l’inclusion d’une clause de droit acquis afin que personne ne perde son gagne-pain après la mise en oeuvre de la loi. « Sur un sujet aussi sensible, je pense qu’il faut viser à avoir le plus large consensus possible », a poursuivi M. Bérubé.

La CAQ n’entend pas pour sa part astreindre les éducateurs en garderie à une éventuelle interdiction du port de signes religieux, mais réfléchit à la possibilité d’inclure une « clause grand-père » dans le projet de loi. « On essaie d’aller chercher un consensus », a affirmé le premier ministre, François Legault, dans un bref échange avec des courriéristes parlementaires.

Le chef du gouvernement n’a pas manqué de souligner l’appel de certains élus libéraux — Sébastien Proulx et Gaétan Barrette, a-t-il nommé — à rallier la recommandation d’interdire le port de signes religieux chez les agents de l’État en position de coercition faite par la commission Bouchard-Taylor en 2008. « Il commence à se former un véritable consensus au Québec », a-t-il soutenu, avant de filer vers le Salon bleu pour la période des questions.

M. Proulx et M. Barrette ont expliqué avoir invité les autres membres du caucus à appuyer le « compromis » Bouchard-Taylor, mais en vain. Depuis, ils sont tous deux rentrés dans le rang, ont-ils assuré à la presse à tour de rôle.

« Certains d’entre nous ont discuté différemment de ce qui était la position traditionnelle parce que c’est sain de pouvoir le faire », a affirmé le leader parlementaire de l’opposition officielle, Sébastien Proulx, mercredi avant-midi. « Au sein du Parti libéral, il y a des débats et c’est tant mieux », a-t-il ajouté, tout en se disant « à l’aise » avec l’absence de toute interdiction.

La posture du PLQ de défendre les libertés individuelles à tout prix est « inattaquable », a fait valoir Gaétan Barrette. « Il n’y a rien d’autre à dire. »

Cette position n’est pas de nature à gonfler les appuis des francophones à l’égard du PLQ, convient du bout des lèvres l’ex-ministre de la Santé. « Il y a un message qui doit aussi être envoyé à la population francophone. On comprend le sentiment populaire, mais un moment donné, les lois sont faites aussi pour s’adapter », a-t-il lancé.

Le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, appréhende la reprise d’un « débat qui va être divisif » à la faveur du dépôt du projet de loi sur la laïcité de l’État rédigé par Simon Jolin-Barrette.

Il craint de lire un « projet de loi de catho-laïcité » ou de « laïcité à deux vitesses » qui prévoirait une interdiction de signes religieux chez les enseignantes des écoles publiques « souvent de confession musulmane », mais pas dans les écoles privées « de tradition chrétienne ». « C’est un très mauvais message à envoyer. Ça ressemble beaucoup au message qui a été envoyé à l’époque de la charte des valeurs du Parti québécois », a déploré M. Nadeau-Dubois.

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Les véhicules électriques n’aiment pas le froid

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ÉTUDE – Selon l’organisation AAA (American Automobile Association), les températures extrêmes auraient des conséquences désastreuses sur le fonctionnement des véhicules à batteries.

Nous le savons tous, les accumulateurs qui se trouvent dans nos smartphones sont sujets à la surchauffe, et lorsque la température extérieure est très basse leur autonomie diminue de manière inquiétante. On peut se demander si les mêmes règles s’appliquent dans le cas d’un véhicule électrique. L’organisation AAA (American Automobile Association) à but non lucratif au service des automobilistes a fait subir une batterie de tests à cinq modèles roulant à l’électricité pour répondre à cette question: une BMW i3s (2018), une Chevrolet Bolt (2018), une Nissan Leaf (2018), une Volkswagen e-Golf (2017) et une Tesla Model S 75D (2017).

Avant de parler des résultats de ces tests, il est intéressant de s’attarder sur quelques éléments découverts dans les manuels d’utilisation des différents véhicules. Chez BMW, on lit que les systèmes de récupération d’énergie peuvent s’avérer inefficaces si les températures sont trop élevées ou trop basses. De plus, lorsqu’il fait très chaud, la batterie doit être refroidie avant que la charge ne débute, ce qui augmente le temps de recharge. Dans des conditions similaires, si le véhicule est trop exposé au soleil, la batterie surchauffera et il sera impossible de démarrer.

Chez Nissan, on note qu’à partir de -25 degrés la batterie peut geler, et ne pourra ni être chargée, ni envoyer d’énergie au moteur électrique avant d’être déplacée dans un environnement plus clément. Dans le manuel réservé à la Volkswagen e-Golf, on lit que lorsque l’accumulateur gèle, il subit des dégâts irréversibles. Prendre connaissance de ces faits nous montre déjà que le véhicule électrique n’est pas à l’aise face aux températures extrêmes. Les résultats des tests de l’AAA ne font que confirmer le comportement des batteries dans certaines situations.

Selon l’AAA, avec une température extérieure de 35 degrés et la climatisation enclenchée, l’autonomie des véhicules électriques baisse en moyenne de 17 %. Le froid semble avoir un effet bien plus dévastateur, puisque par -6 degrés le chauffage activé, les modèles testés ont perdu en moyenne 41 % de leur autonomie! Cette dernière n’étant déjà pas élevée dans des conditions optimales, se risquer dans un tel environnement avec un engin électrique serait un véritable chemin de croix. Les montagnards et les vacanciers qui auraient dans l’idée de rejoindre leur station de sport d’hiver préférée avec un véhicule électriques pourraient le regretter.

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Le malus auto n’augmentera pas en 2019

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PRATIQUE – Le risque de voir le malus auto augmenter cette année est écarté. Le gouvernement a décidé de reporter le passage à la norme WLTP à janvier 2020.

C’est une bonne nouvelle pour les automobilistes et les professionnels de l’automobile. L’entrée en vigueur du cycle d’homologation WLTP (Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure) a été reportée au 1er janvier 2020, soit finalement un an après son application initialement prévue. C’est la seconde fois que la norme WLTP est repoussée. Il y a quelques mois, les pouvoirs publics avaient déjà décidé de son report au 1er septembre 2019, afin de laisser le temps au système d’immatriculations des véhicules (SIV) de se mettre à jour et de digérer une nouvelle masse d’informations générée par le nouveau cycle d’homologation des véhicules. Aujourd’hui, aucune explication n’a été avancée pour expliciter ce nouveau report entériné officiellement par le décret paru au Journal Officiel du 27 janvier 2019. Jusqu’au 31 décembre 2019, le certificat d’immatriculation des véhicules neufs comportera bien la valeur NEDC-c d’émission de dioxyde de carbone. Le décret mentionne que les constructeurs ne sont pas exemptés d’apporter plus de clarté dans les informations délivrées aux clients. Dans le show-room des concessions, chaque véhicule devra ainsi comporter une étiquette mentionnant quatre valeurs: les émissions de CO2 et la consommation de carburant selon les normes NEDC corrélé (5 à 10 % de plus que la norme NEDC) et WLTP.

Le report de l’entrée en vigueur de la norme WLTP est une bonne nouvelle pour les consommateurs comme pour les constructeurs et distributeurs puisque l’on sait que le nouveau protocole d’homologation, plus exigeant et voulu plus proche de la vraie vie, va relever la consommation et les émissions de CO2 de près de 20 %. Et comme la grille du malus auto est indexée en France sur les émissions CO2, les professionnels tirent déjà la sonnette d’alarme face au risque de voir le marché s’écrouler. Or, la croissance économique repose pour une large part sur la bonne santé du marché automobile. Dans certains cas, les rejets de CO2 vont augmenter dans de telles proportions que le montant du malus dissuadera de franchir le pas. Selon les valeurs fournies par d’autres pays comme la Finlande, la norme WLTP donne le vertige.

Des véhicules classés encore hier dans la catégorie des bons élèves du marché se retrouvent ainsi punis sévèrement, au point d’être presque considérés comme hors marché. C’est ainsi que la Peugeot 3008 Pure tech 130, parmi les best-sellers du marché, voit ses émissions de CO2 s’envoler de 119 g/km en NEDC à 151 g/km en WLTP. La Citroën C3 Aircross voit ses émissions passer de 115 à 145 g/km. Dans le premier cas, on passe d’un malus de 45 euros à 2 153 euros. Pour le SUV chevronné, on passe de l’absence de malus à un malus de 1 101 euros. Selon les informations fournies par les constructeurs, la consommation et donc les émissions de CO2 devraient augmenter en moyenne de 20 %. Devant cette triste perspective, les automobilistes devraient profiter de l’effet d’aubaine créé par le report du WLTP pour anticiper le renouvellement de leurs véhicules. Pour 2020, on ne saura trop encourager les pouvoirs publics à revoir la grille du malus écologique, sous peine de voir le marché automobile décrocher. Or une contraction du marché se paie par une franche baisse des rentrées fiscales (TVA). Dans le contexte actuel, la France ne peut pas se payer le luxe de voir ses recettes laminées par la démagogie de quelques esprits étriqués.

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L’affaire Bissonnette: pour que la haine ne change pas de camp

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Algérien de naissance, je fais partie de cette génération dont l’enfance a été marquée à tout jamais par la guerre civile dont ce pays fut le théâtre durant les années quatre-vingt-dix et qui a coûté la vie à autant de citoyens qu’en Syrie. Je prétends donc connaître quelque chose de ces tumultes haineux qui déchirent un peuple au nom de la foi, ou du moins de ceux qui s’en réclament. J’ai ressenti quelque fois dans ma vie, au plus profond de moi-même, quelque chose de la terreur et de la colère qu’éprouvent les familles et les proches de ceux qui ont péri lors du drame de Québec.

Heureusement, nous sommes dans un autre pays et à une autre époque. Nous sommes au Québec — terre d’accueil si l’en est — où l’on peut refaire sa vie sans avoir à voir à redouter les atavismes les plus violents. J’ose croire que le drame qui s’est joué à la grande mosquée de Québec au soir du 29 janvier 2017 n’est qu’un funeste accident de l’histoire.

Je ne suis ni juriste ni juge et je ne saurais dire droit si on m’en confiait la lourde charge. Mais comme tant d’autres, je ne crois pas que briser la vie de tant de personnes mérite autre chose qu’un lourd châtiment. Une sentence qui fait exemple sans enlever au bourreau ce que nous pouvons encore partager avec lui : son humanité. Il ne me semble pas que le juge ait ordonné autre chose en privant Alexandre Bissonnette de tout espoir de libération avant 40 ans… toute une vie et bien au-delà.

Toutefois, force est de constater que ce jugement semble être encore plus controversé que l’acte abject, unanimement condamné partout à travers le monde. Les familles des victimes ont immédiatement déploré la clémence de la sentence. Clémence avez-vous dit, quand le meurtrier n’aura à prétendre à une libération qu’au seuil de sa retraite ? Nous avons eu droit à l’imagerie habituelle des familles des victimes indignées qui crient leur colère ô combien légitime. Or chacun sait que l’émotion est rarement bonne conseillère, surtout quand les circonstances sont aussi terribles.

Je ne suis pas pratiquant et je crois bien plus en la justice des hommes qu’en une hypothétique justice divine. J’ai toutefois grandi dans une culture musulmane et, comme tous mes petits camarades, j’ai été initié aux valeurs essentielles de l’islam dès le plus jeune âge, à l’école primaire.

J’aimerais donc rappeler deux préceptes fondateurs de cette religion, le pardon et le repentir. Le repentir dépend de l’autre, mais le pardon dépend de nous. S’il est important de croire en la miséricorde et au pardon de Dieu, n’est-il pas nécessaire de baser les relations humaines sur le pardon ? L’islam n’enseigne-t-il pas que nous ne pouvons attendre le pardon divin à moins de pardonner aussi à ceux qui nous font du tort ? Pardonner à ses ennemis est l’un des enseignements clés de l’islam. Le Coran décrit les croyants comme étant : « Ceux qui évitent les péchés majeurs et que lorsqu’ils sont en colère, ils pardonnent. » (42 : 37). N’est-il pas dit : « Le tribut du mal, c’est son mal, mais quiconque pardonne et se rachète, sa récompense est auprès d’Allah. » (42 : 40). Le prophète ne dit-il pas que Dieu lui a commandé neuf choses, dont le pardon ?

La sentence rendue par le juge François Huot n’est pas inintelligible pour de bons croyants, car la vengeance n’est pas musulmane. Ne laissons surtout pas la haine changer de camp. Rien ne nous y oblige.

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Rapport d’impôt unique: Trudeau ne craint pas de payer un prix politique

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Le premier ministre Justin Trudeau ne croit pas qu’il y aura un prix politique à payer lors de la prochaine élection fédérale pour son refus de permettre au Québec d’administrer une déclaration de revenus unique.

« Je sais que les Québécois comprennent qu’on est toujours en train d’être attentifs à leurs besoins comme on le fait pour les Canadiens à travers le pays », a affirmé M. Trudeau mercredi après-midi.

« Je suis toujours là pour être fier Québécois et regarder comment on peut s’assurer que tout le monde a ce dont il a besoin, mais en même temps, ma responsabilité, c’est de toujours m’assurer qu’on est en train de défendre les bons emplois et qu’on est en train de défendre les principes de notre fédération et des pouvoirs du gouvernement fédéral », a-t-il ajouté.

Les députés de la Chambre des communes doivent voter en fin de journée, mercredi, sur une motion conservatrice pour soutenir la demande du gouvernement de François Legault d’instaurer une déclaration de revenus unique. Les conservateurs promettent d’acquiescer à la demande du premier ministre québécois s’ils forment un gouvernement en octobre 2019.

Le débat fait rage depuis que le M. Trudeau a émis un non catégorique mardi. M. Legault avait prédit que son homologue fédéral allait en payer le prix tout en se gardant d’inciter les électeurs québécois à faire barrage aux libéraux lors l’élection fédérale.

À son avis, « les Québécois sont perdants deux fois » parce qu’ils financent un dédoublement de tâches et parce que ça leur demande plus de temps pour remplir deux déclarations d’impôts.

Les libéraux fédéraux font valoir que donner au Québec le pouvoir d’administrer une seule déclaration de revenus fédérale et provinciale mettrait en jeu les emplois de 5500 fonctionnaires dans les 14 centres de données fiscales d’Ottawa en sol québécois.

Ils soutiennent également que cela pourrait compliquer la lutte contre l’évasion fiscale étant donné que le Québec n’a pas le pouvoir de signer des ententes avec d’autres pays ou d’autres provinces, contrairement au gouvernement fédéral.

Le débat s’est envenimé au cours des deux derniers jours. Le député libéral Anthony Housefather, un Québécois, avait accusé mardi les conservateurs de « faire le jeu des séparatistes », ce qui a fait bondir le député conservateur Gérard Deltell mercredi.

« C’est incroyable les bêtises que j’ai entendues hier. Là, c’était rendu qu’on était les suppôts des séparatistes. […] Qu’il aille donc dire ça à Pierre Arcand, son député provincial, que c’est un séparatiste ! Ils ont complètement perdu la “track”. Pourquoi ? Parce qu’ils savent qu’on a raison. »

Mise en garde du Bloc québécois

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui est en faveur de la déclaration de revenus unique gérée par Québec, doute que les conservateurs respectent leur promesse.

« Je suis convaincu qu’il y a un certain nombre de choses que les conservateurs disent qu’ils ne feront assurément pas s’ils sont portés au pouvoir », a-t-il affirmé.

M. Blanchet accuse le Parti conservateur d’être soumis à de « puissants lobbys ontariens » et d’être tiraillé entre les demandes du Québec et celles de l’Ouest canadien.

M. Deltell a soutenu que les conservateurs allaient bel et bien tenir leur promesse s’ils sont élus lors de la prochaine élection fédérale. Il n’a pas manqué de rappeler que la déclaration de revenus unique fait consensus à l’Assemblée nationale. Une motion unanime avait été adoptée en mai dernier.

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Pas d’islamophobie au Québec: la communauté musulmane exhorte Legault à se rétracter

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Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) estime que les commentaires que François Legault a émis jeudi en niant l’existence de l’islamophobie au Québec sont très offensants et inexacts et il exhorte le premier ministre du Québec à se rétracter publiquement.

Après la réunion du caucus des députés de la Coalition avenir Québec, à Gatineau, François Legault a ajouté qu’il ne voyait pas pourquoi il y aurait une journée nationale de l’islamophobie au Québec.

Ihsaan Gardee, directeur exécutif du CNMC, écrit dans un communiqué que les commentaires du premier ministre, formulés moins de 48 heures après sa participation à la commémoration du meurtre de six musulmans le 29 janvier 2017 au Centre culturel islamique de Québec, sont insultants pour les familles des victimes et les communautés musulmanes québécoise et canadienne qui vivent encore un deuil dans la foulée de cette tragédie.

Ihsaan Gardee déplore que le premier ministre soit, à son avis, manifestement déconnecté des réalités de l’islamophobie sur le terrain au Québec. Il lui demande de reconnaître que l’islamophobie, comme toutes les autres formes de haine et de racisme, existe au Québec et nécessite d’être abordée.

Le CNMC croit que les déclarations de M. Legault ne font que flatter les sentiments réactionnaires et populistes au détriment des musulmans du Québec, lesquels sont déjà vulnérables.

Statistique Canada rapportait en fin de novembre dernier que le nombre de crimes motivés par la haine déclarés à la police avait fortement augmenté en 2017 au pays, et que les incidents ciblant les Noirs, les juifs et les musulmans ont été à l’origine de la majeure partie de cette hausse.

Le maire de Toronto, John Tory, a quant à lui désigné le 29 janvier jour de mémoire et d’action contre l’islamophobie dans sa ville.

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