Rapport d’impôt unique: Trudeau ne craint pas de payer un prix politique

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Le premier ministre Justin Trudeau ne croit pas qu’il y aura un prix politique à payer lors de la prochaine élection fédérale pour son refus de permettre au Québec d’administrer une déclaration de revenus unique.

« Je sais que les Québécois comprennent qu’on est toujours en train d’être attentifs à leurs besoins comme on le fait pour les Canadiens à travers le pays », a affirmé M. Trudeau mercredi après-midi.

« Je suis toujours là pour être fier Québécois et regarder comment on peut s’assurer que tout le monde a ce dont il a besoin, mais en même temps, ma responsabilité, c’est de toujours m’assurer qu’on est en train de défendre les bons emplois et qu’on est en train de défendre les principes de notre fédération et des pouvoirs du gouvernement fédéral », a-t-il ajouté.

Les députés de la Chambre des communes doivent voter en fin de journée, mercredi, sur une motion conservatrice pour soutenir la demande du gouvernement de François Legault d’instaurer une déclaration de revenus unique. Les conservateurs promettent d’acquiescer à la demande du premier ministre québécois s’ils forment un gouvernement en octobre 2019.

Le débat fait rage depuis que le M. Trudeau a émis un non catégorique mardi. M. Legault avait prédit que son homologue fédéral allait en payer le prix tout en se gardant d’inciter les électeurs québécois à faire barrage aux libéraux lors l’élection fédérale.

À son avis, « les Québécois sont perdants deux fois » parce qu’ils financent un dédoublement de tâches et parce que ça leur demande plus de temps pour remplir deux déclarations d’impôts.

Les libéraux fédéraux font valoir que donner au Québec le pouvoir d’administrer une seule déclaration de revenus fédérale et provinciale mettrait en jeu les emplois de 5500 fonctionnaires dans les 14 centres de données fiscales d’Ottawa en sol québécois.

Ils soutiennent également que cela pourrait compliquer la lutte contre l’évasion fiscale étant donné que le Québec n’a pas le pouvoir de signer des ententes avec d’autres pays ou d’autres provinces, contrairement au gouvernement fédéral.

Le débat s’est envenimé au cours des deux derniers jours. Le député libéral Anthony Housefather, un Québécois, avait accusé mardi les conservateurs de « faire le jeu des séparatistes », ce qui a fait bondir le député conservateur Gérard Deltell mercredi.

« C’est incroyable les bêtises que j’ai entendues hier. Là, c’était rendu qu’on était les suppôts des séparatistes. […] Qu’il aille donc dire ça à Pierre Arcand, son député provincial, que c’est un séparatiste ! Ils ont complètement perdu la “track”. Pourquoi ? Parce qu’ils savent qu’on a raison. »

Mise en garde du Bloc québécois

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui est en faveur de la déclaration de revenus unique gérée par Québec, doute que les conservateurs respectent leur promesse.

« Je suis convaincu qu’il y a un certain nombre de choses que les conservateurs disent qu’ils ne feront assurément pas s’ils sont portés au pouvoir », a-t-il affirmé.

M. Blanchet accuse le Parti conservateur d’être soumis à de « puissants lobbys ontariens » et d’être tiraillé entre les demandes du Québec et celles de l’Ouest canadien.

M. Deltell a soutenu que les conservateurs allaient bel et bien tenir leur promesse s’ils sont élus lors de la prochaine élection fédérale. Il n’a pas manqué de rappeler que la déclaration de revenus unique fait consensus à l’Assemblée nationale. Une motion unanime avait été adoptée en mai dernier.

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La MRC de Mékinac aurait pu éviter de payer les pirates informatiques

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Un texte de Marie-Pier Bouchard

Depuis 2016, une assurance en cas de cyberattaque est offerte par la Mutuelle des municipalités du Québec (MMQ), une compagnie spécialisée exclusivement dans l’assurance de dommages pour les municipalités et qui travaille étroitement avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

Seulement 85 municipalités, sur un total de 1100 assurées avec la MMQ, se sont prévalues de cette assurance « cyberrisques ».

C’est quelque chose d’un peu ésotérique, un peu abstrait, jusqu’à ce que ça nous arrive et qu’on doive faire un chèque pour récupérer nos données.

Bernard Deschamps, président-directeur général de la Mutuelle des municipalités du Québec (MMQ)

Bernard Deschamps, président-directeur général de la Mutuelle des municipalités du Québec Photo : Radio-Canada

Dans le cas de la MRC de Mékinac, la MMQ affirme que l’assurance « cyberrisques » lui a été offerte, mais qu’elle l’aurait refusée. Si la MRC avait été assurée, tous les frais d’experts et la rançon lui auraient été remboursés.

Le travail d’éducation et de sensibilisation auprès des municipalités serait colossal, d’après Bernard Deschamps.

On va assurer son véhicule avec une franchise de 500 $, mais on ne paiera pas 500 $ pour une prime de « cyberrisques » parce qu’on ne comprend pas le risque, explique-t-il.

L’assurance, qui peut coûter de 750 $ à 1250 $ par année à une municipalité, ne permet pas d’être à l’abri d’une attaque informatique, mais elle assure une compensation pour les pertes engendrées dans le cas d’une cyberattaque et, surtout, le déploiement rapide d’une équipe d’experts.

D’autres cyberattaques

La Mutuelle des municipalités du Québec a répertorié neuf cas de cyberattaques chez ses membres, des municipalités ou des MRC, entre 2012 et 2018.

Fraude, virus, intrusion, menaces, rançon, vol de données : les types de cyberattaques ont été très variés, selon la MMQ.

Cependant, l’organisation précise qu’il ne s’agit là que des cas qui ont été portés à son attention, et que le nombre réel de municipalités touchées au cours des dernières années est probablement plus élevé.

Cyberattaques répertoriées chez les membres de la Mutuelle de municipalités du Québec. Photo : Radio-Canada

Le maire de Fossambault-sur-le-Lac, Jean Perron, n’a pas tardé à se prévaloir de l’assurance « cyberrisques » à la suite de l’attaque informatique dont a été victime sa municipalité en juin dernier.

M. Perron souligne qu’aucune rançon n’a été demandée, mais que cette cyberattaque a nécessité le remplacement de trois postes de travail, la modernisation du système de protection informatique et plusieurs heures de travail pour les experts, ce qui a coûté près de 30 000 $ à la Municipalité, sans compter le temps perdu par les employés.

On s’est rendu compte qu’on n’était pas assez protégé. On ne pensait pas qu’on avait besoin de s’assurer.

Jean Perron, maire de Fossambault-sur-le-Lac

Depuis, le système de protection est testé régulièrement, selon Jean Perron, et les employés de la Municipalité ont été sensibilisés.

Le gouvernement interpellé

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, se dit aussi inquiet d’assister à une hausse du nombre de cyberattaques.

M. Cusson estime que le Québec est en retard en matière de cybersécurité et il espère que le nouveau gouvernement en fera une priorité.

Je pense qu’il faut s’assurer que les lois sont très sévères, que les lois fassent en sorte qu’on puisse facilement intervenir.

Alexandre Cusson, maire de Drummondville et président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ)

Alexandre Cusson, maire de Drummondville et président de l’Union des municipalités du Québec Photo : Radio-Canada

Payer une rançon ou pas?

Dans un mémo informatif qui a été envoyé à l’ensemble des municipalités de la province, la Sûreté du Québec (SQ) les met en garde contre les attaques informatiques et les invite à la plus grande prudence.

Par ailleurs, le corps policier déconseille fortement de payer une rançon à des pirates informatiques, contrairement à ce qu’a fait la MRC de Mékinac.

On ne recommande jamais de payer ça parce qu’on encourage les criminels à continuer dans ce domaine-là, à se perfectionner, explique la porte-parole de la SQ, Éloïse Cossette.

Il faut peut-être se ramener dans notre quotidien. Est-ce qu’on accepterait de donner 50 000 $, 100 000 $ à quelqu’un qu’on ne connaît pas et à lui transmettre par Internet?

Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec

Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec Photo : Radio-Canada

Ce phénomène est en hausse au niveau mondial depuis 2016 et la meilleure protection est d’avoir un système de sauvegarde performant, selon la SQ, qui rappelle l’importance de porter plainte en cas de cyberattaque.

En 2009, les pirates informatiques réclamaient en moyenne une rançon de 40 $. Une somme qui a grimpé à 1000 $ en 2016.

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Payer le bus avec son téléphone intelligent

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Le RTC a lancé lundi un appel d’offres pour mettre au point une solution de rechange aux billets papier et à la carte OPUS.

La plateforme mobile permettra aux consommateurs non seulement d’acquérir leur billet, mais également de le montrer à l’écran pour validation.

D’ici là, plusieurs systèmes utilisés dans d’autres villes et pays seront étudiés.

Le président du RTC, Rémy Normand, explique comment fonctionnera la plateforme. Photo : Radio-Canada/Tifa Bourjouane

Comment ça fonctionne?

Le président du RTC, Rémy Normand, explique en quoi devrait consister le fonctionnement de la plateforme.

« Les gens vont devoir se créer un compte dans le système pour qu’on sache à qui on s’adresse. Ensuite, [les clients] procèdent à l’achat d’un titre. Puis les gens insèrent ça dans un panier d’achat, paient avec leur carte de crédit. Vous entrez, le chauffeur voit votre visuel et c’est parfait », raconte-t-il.

Cependant, le paiement par carte directement à bord des autobus est toutefois exclu pour le moment, ajoute M. Normand.

« On n’a pas pour l’instant un système ouvert où quelqu’un pourrait acheter [son titre] avec sa carte de crédit, comme il met son 3,50 $ avec sa monnaie. »

Le nouveau mode de paiement retenu par le RTC devrait voir le jour dans la deuxième moitié de 2019.

Avec les informations de Tifa Bourjouane

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